AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.48 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sucy-en-Brie , 1936
Biographie :

Michel Balard est un historien français, spécialiste du Moyen Âge.

Agrégé d'histoire (1959), étudiant à l’École pratique des Hautes Études (IVe section), il a ensuite été membre de l’École française de Rome de 1965 à 1968. Il soutient sa thèse de doctorat intitulée La Romanie génoise (XIIe- début du XVe siècle) (1976, Paris-I).

Il s'est intéressé surtout à la colonisation en particulier dans l'Orient médiéval du XIe (à partir de la Première croisade) jusqu'au XVe siècle, lors de l'apogée des cités-États de la péninsule italienne.

Ses recherches s'effectuent autour du commerce, des institutions politiques et culturelles de la Méditerranée orientale (Terre sainte, Chypre, Syrie), en Asie centrale (l'empire de Gengis Khan) et en Chine.

Il est aujourd'hui professeur émérite à l'université de Paris-I Panthéon-Sorbonne.

Il est président de la Société Historique et Archéologique de Sucy-en-Brie (SHAS).
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Blackbooks   10 juin 2020
Croisades et Orient latin - XIe-XIVe siècle (3è éd.) de Michel Balard
(...) les croisades ont fait l’objet d’interprétations très divergentes.

L’historiographie matérialiste y voit volontiers la prépondérance des facteurs économiques. Tantôt ce serait des cadets de familles nobles, sans espoir de terres, qui iraient en Orient se tailler des seigneuries et de vastes domaines, pour rivaliser avec leurs aînés, héritiers exclusifs des biens du lignage. Sans nier le fait que l’appât du gain ait pu motiver certains des chefs croisés – l’exemple de Bohémond, fils de Robert Guiscard, le démontre – le désir d’acquérir des biens fonciers pouvait plus facilement se satisfaire dans les grandes opérations de défrichement, menées alors en Occident, que dans d’hypothétiques conquêtes de terres bien souvent arides. Tantôt, l’impulsion viendrait des républiques maritimes italiennes, dont l’essor rapide exigerait d’autres débouchés et de nouveaux marchés. En fait les hommes d’affaires italiens, qui avaient établi des liens avec les ports du Proche-Orient plus d’un siècle avant la Première Croisade, ont eu peur d’une aventure guerrière qui risquait de rompre des solidarités commerciales préexistantes. Leur réticence s’affaiblit ensuite, lorsqu’ils virent dans les croisades la possibilité d’élargir le champ de leurs activités, et de faire sauter les verrous byzantin et musulman, pour acheter les produits d’Orient à leur source même. Mais dans leur réseau commercial, Constantinople et Alexandrie comptent plus qu’Acre et Beyrouth. L’occupation de la Palestine par les croisés n’a que modérément stimulé le mouvement des affaires. La bourgeoisie « conquérante » italienne, encore bien réduite au XIIe siècle, n’est pas l’élément moteur de telles expéditions. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Pixie-Flore   04 mai 2012
Le Moyen Age en Occident de Michel Balard
Il y avait là quelque contradiction avec les exigences de la règle cistercienne. L'action contre les hérétiques, bien souvent infructueuse, la participation aux grandes tâches de l’Église entravaient la contemplation et la fuite du monde. La richesses des maisons cisterciennes acquises grâce à une bonne gestion, posait de redoutables problèmes. Faute de pouvoir concilier l'idéal originel et les réalités du temps, l'expérience cistercienne perdit de son dynamisme dès la fin du XIIe siècle.
Commenter  J’apprécie          60
Malachite   13 avril 2020
Le Moyen Age en Occident de Michel Balard
Issue de la recommandation, couramment pratiquée pendant tout le haut Moyen Age, la vassalité demeure un contrat conclu entre deux individus et n'engageant que deux personnes, au cours d'une cérémonie dont l'hommage est l'acte essentiel. Décrit par les chroniqueurs et les actes de la pratique, illustré par maintes représentations figurées, le rite comporte un don de soi-même du dépendant au seigneur. Le futur vassal se présente tête nue, sans armes, s'agenouille, place ses mains dans celles du seigneur (immixtio manuum), geste qui rappelle sans doute le mélange des sangs qui scellait les compagnonnages anciens ou le don total de soi-même puisque les mains sont sans armes. Il devient ainsi l'homme du seigneur. Ce geste rituel suffirait à créer les liens de subordination, mais afin de préciser que la dédition est l'acte volontaire d'un homme libre, il est souvent accompagné d'une déclaration de volonté qui en renforce la portée. La subordination du vassal, contrairement à celle de l'esclave, est librement consentie.



p.120.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

LNHI-49992

Où se déroula la journée des Barricades, le 12 mai 1588?

à Londres
à Paris

10 questions
15 lecteurs ont répondu
Thèmes : révolutionCréer un quiz sur cet auteur