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Note moyenne 3.72 /5 (sur 175 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 02/10/1952
Biographie :

Michel Canési est un médecin et écrivain français.

Il exerce la dermatologie depuis le début des années 80. Il a été pendant dix ans le médecin personnel de Rudolf Noureev et l'accompagnera jusqu'à la fin, conjuguant le rôle de médecin personnel et d'ami.

En 2003, il confie le manuscrit d'une ébauche de roman co-écrit avec un confrère Jamil Rahmani à André Téchiné sur un sujet qui lui tient à cœur et qui traite de l'émergence du Sida dans le Paris des années 1980.

Jamil Rahmani et Michel Canesi publient Le Syndrome de Lazare en 2006 puis La douleur du Fantôme en 2010.

Le Syndrome de Lazare a inspiré le film de Téchiné, Les Témoins (2007). Le film a reçu un César ( meilleur second rôle masculin) pour l'interprétation de Sami Bouadjila.

Michel Canési est membre des Comités Scientifique et Médicale de la Fondation Rudolf Noureev.
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Source : Wikipédia
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LES INDISPENSABLES DE LA SEMAINE 23-03-20


Citations et extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
Michel Canési
blandine5674   02 juin 2021
Michel Canési
Les riches sont capables de dépenser des fortunes pour des choses qui ne servent à rien, des choses qui leur font imaginer qu’ils vivent plus fort que les autres.
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Sando   07 septembre 2012
Alger sans Mozart de Michel Canési
Les souvenirs sont des tableaux accrochés sans ordre ni raison sur les murs lézardés de la mémoire. Ils surgissent juxtaposés et peuplent le vide de nos vies presque achevées.
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bonheur93   24 juillet 2021
Alger sans Mozart de Michel Canési
La tragédie de ma vie s’est jouée dans un décor somptueux. Une ville si blanche qu’elle éblouit dans le soleil, si blanche qu’elle brûle les yeux de ses murs immaculés en procession immobile vers la mer, si blanche qu’elle boit, les jours de pluie, tout le ciel et sa lumière.
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mosaique92   24 avril 2021
Ultime preuve d'amour de Michel Canési
Il m'était impossible d'associer le mot « noir » aux paysages d'Algérie, je n'adhérais pas, la couleur noire n'existe pas dans ce pays. Pour moi, les terres autour d'Alger et d'ailleurs irradiaient.

Zéralda, Tipasa, le domaine d'Aïn Allah ceinturé de barbelés, Chréa, La Pérouse, Oran, Bougie, tous ces lieux ne pouvaient être sombres, même sous un soleil qui brûlait la rétine, noyait les contrastes et aveuglait d'une cécité éclatante.
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liratouva2   13 août 2012
Alger sans Mozart de Michel Canési
Donner le plus cher de soi, aimer sans réserve et, pour finir, crever de solitude. Et en prime, ce putain de cœur qui battait comme volaient ces oiseaux: inutile. Je n'avais rien vu venir.
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MicheleP   14 février 2020
Ultime preuve d'amour de Michel Canési
Trois jours de fête, de fraternité, de cris de joie , de youyous poussés si fort, que nous n'avions plus de voix. Un bonheur indescriptible si violent que cinquante ans plus tard il me submerge encore. Et pour les autres, ces Français que nous avions vaincus, un malheur si terrible qu'il les écrase toujours

.
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MicheleP   17 avril 2017
Villa Taylor de Michel Canési
On dit que les murs se souviennent et que, de temps à autre, ils laissent échapper des sons, des images, des parfums du passé.
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najnaje   10 novembre 2017
Villa Taylor de Michel Canési
Je te souhaite de vivre la même expérience, violente et charnelle...solaire... car enfin, tout ce qui reste de nos vies, c'est ce feu, cette intensité, cette joie avant la poussière, cet éclair entre deux néants.
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esperantine   18 septembre 2012
Alger sans Mozart de Michel Canési
Rue Michelet, sur la faïence bleue de La Princière - ma pâtisserie préférée - le saint-bernard des chocolats Suchard, son tonnelet de rhum autour du cou, guettait les rescapés. Je tirais maman par la manche et la suppliait d’acheter un roulé au citron, génoise fourrée d’une onctueuse crème acidulée ; du sucre glace l’enrobait, j’aspirais le poudre blanche les yeux fermés et toussais comme une tuberculeuse, ravie d’inquiéter mes parents.

La Princière a cédé la place à un magasin de fripes et le saint-bernard de la façade bleu azur fracassée par les barbares ne sauvera plus personne. D’horribles pancartes de plexiglas aux couleurs criardes ont remplacé la porcelaine.

Les statues de Jeanne d’Arc, du maréchal Bugeaud, du duc d’Orléans qui ponctuaient nos promenades dominicales, le monument aux morts du plateau des Glières, les noms des places et des rues : Michelet, Burdeau, Clauzel, Dumont d’Urville, les terrasses de café où filles et garçons se mêlaient, les magasins opulents et parfumés, tout a disparu.

Mort.

La nuit, les bruits du port parviennent toujours, lourdes masses tombant sur les quais, chaînes d’acier raclant le béton, sirènes de navires, cris de dockers. Leur écho s’estompe dans l’air humide des collines. Sur le balcon, dans les bras de mon père, je regardais les lumières tremblées de l’été, sa peau était moite, légèrement citronnée. Le phare du cap Matifou tournait dans le noir. « Compte jusqu’à cinq, il reviendra », disait papa, et s’il ne revenait pas, il fallait aller jusqu’à vingt.
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MicheleP   19 septembre 2012
Alger sans Mozart de Michel Canési
La tragédie de ma vie s'est jouée dans un décor somptueux.

Une ville si blanche qu'elle s'éblouit dans le soleil, si blanche qu'elle brûle les yeux de ses murs immaculés en procession immobile vers la mer, si blanche qu'elle boit, les jours de pluie, tout le ciel et sa lumière.

Des montagnes au loin encerclent la baie et ses collines, bleu sombre au printemps, enneigées l'hiver, obscurcie par les incendies d'été, elles sont frontières ; au delà, le bled : terres arabes ou berbères, étendues hostiles et meurtrières. La mer, sans frontière, enchâssée dans une baie au cercle parfait, s'évanouit loin vers le nord. Tous les jours, je guette les bateaux qui nous lient à Marseille, à cette France étrangère et lointaine, à ce pays qui s'éloigne chaque jour un peu plus, oubliant qu'autrefois, son coeur battait ici.
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