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Note moyenne 4.21 /5 (sur 102 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Roubaix , le 22/04/1919
Mort(e) à : Paris , le 05/03/2004
Biographie :

Michel Décaudin, né à Roubaix le 22 avril 1919 et mort le 5 mars 2004, est un professeur de lettres français.

D'abord professeur au collège d’Armentières (1945-1947), il passe l’agrégation des Lettres modernes en 1947, enseigne au lycée Henri-Wallon de Valenciennes (1947-1948), puis au lycée Faidherbe à Lille (1948-1951).

Assistant à la faculté des Lettres de Lille de 1951 à 1957 et lecteur à l’université de Gand, il est nommé professeur à Toulouse (1957-1969). Il rejoint Paris X-Nanterre (1969-1972) puis la Sorbonne nouvelle (Paris III) dont il devient professeur émérite en 1984.

Il a été maître d’œuvre d’un grand nombre de publications, surtout de travaux d’édition.

Il a été par ailleurs régent du collège de 'Pataphysique.

Spécialiste de Guillaume Apollinaire dont il édita, seul ou en collaboration avec Pierre-Marcel Adéma ou Pierre Caizergues, les œuvres en quatre volumes dans la bibliothèque de la Pléiade (Éd. Gallimard) : le premier (Œuvres poétiques) en 1956, trois Œuvres en prose complètes depuis 1977, dont Les Œuvres en prose I, dont il fut seul responsable.

On lui doit également une édition des Calligrammes au Club du meilleur livre en 1955, la publication chez Balland et Lecat de quatre volumes des Œuvres complètes (1965-1966), ainsi que la révélation des Lettres à Lou (Gallimard, 1969), des Diables amoureux (1964), des correspondances, et du Journal intime…
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Source : Wikipedia
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POÉSIE CONTEMPORAINE – Qu’est-ce que l’École fantaisiste ? (France Culture, 1982) L’émission « Relecture », par Hubert Juin, diffusée le 30 juillet 1982 sur France Culture. Invités : Michel Decaudin, Louis Forestier et Bernard Delvaille.
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
milado   22 décembre 2012
Alcools de Guillaume Apollinaire de Michel Décaudin
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure
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patrick75   09 février 2014
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
CHANSON D'AUTOMNE





Ecoutez la voix du vent dans la nuit,

La vieille voix du vent, la lugubre voix du vent,

Malédiction des morts, berceuse des vivants...

Ecoutez la voix du vent.

Il n'y a plus de feuilles, il n'y a plus de fruits

Dans les vergers détruits.

Les souvenirs sont moins que rien, les espoirs sont très loin.

Ecoutez la vois du vent.



Toutes vos tristesses, ö ma Dolente, sont vaines.

L'implacable oubli neige sinistrement

Sur les tombes des amis et des amants...

Ecoutez la voix du vent.

Les lambeaux de l'été suivent le vent de la plaine;

Tous vos souvenirs, toutes vos peines

Se disperseront dans la tempête muette du temps.

Ecoutez la voix du vent.



Elle est à vous, pour un moment, la sonatine

Des jours défunts, des nuits d'antan...

Oubliez-la, elle a vécu, elle est bien loin.

Ecoutez la voix du vent.

Nous iront rêvez, demain, sur les ruines

D'aujourd'hui; préparons les paroles chagrines

Du regret qui ment quotidiennement,

Ecoutons la voix du vent.



Le Poème des décadences

( O.v.de L.Milosz ).





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patrick75   30 janvier 2014
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
Ombre des bois



Je suis tout à la tristesse de ma vie perdue dans les

bois que le vent berce.



Je suis tout à la détresse de ma vie sans but dans

l'ombre des bois touffus.



Mon bonheur est d'y frémir, je m'y sens perdu. Tout

ajoute à ma tristesse.



Je le dis, j'ai du plaisir dans les bois touffus qu"aucun

sentier ne traverse.



Ballades françaises

Paul Fort
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patrick75   01 février 2014
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
MINUIT



Au fond de l'impasse,

Un hôtel de passe:

Il pleut, c'est minuit,

J'entends sonner l'heure

D'une voix qui pleure

Et le pavé luit.

Qui donc ici passe ?

Quelle ombre s'efface ?

Quelle autre la suit,

Au fond de l'impasse,

Par ce soir de pluie ?



Romance de Paris ( francis Carco ).
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patrick75   11 février 2014
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
Ce jour-là, quand je t'ai vue,

j'étais comme quand on regarde le soleil;

j'avais un grand feu dans la tête,

je ne savais plus ce que je faisais,

j'allais tout de travers comme un qui à trop bu,

et mes mains tremblaient.



Je suis allé tout seul par le sentier des bois,

je croyais te voir marcher devant moi,

et je te parlais,

mais tu ne me répondais pas.



J'avais peur de te voir, j'avais peur de t"entendre,

j'avais peur du bruit de tes pieds dans l'herbe,

j'avais peur de ton rire dans les branches;

et je me disais:" Tu es fou,

ah! si on te voyait, comme on se moquerait de toi!"

Ca ne servait à rien du tout.



Et, quand je suis rentré, c'était minuit passé,

mais je n'ai pas pu m'endormir.

Et le lendemain, en soignant mes bêtes,

je répétais ton nom, je disais:" Marianne..."

Les bêtes tournaient la tête pour entendre;

je me fâchais, je leur criais:" Ca vous regarde ?

allons, tranquilles, eh! Comtesse, eh l la Rousse."

et je les prenais par les cornes.



Ca a duré ainsi trois jours

et puis je n'ai plus eu la force.

Il a fallu que je la revoie.

Elle est venue, elle a passé,

elle n'a pas pris garde à moi.





Le Petit Village

Charles Ferdinand Ramuz.
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patrick75   01 février 2014
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
PHASES



L' enfant pourra bien mourir

S'il se fatigue à courir

Parmi les objets aimés.



On écoute à la croisée

Le pauvre faire sa cour

Au silence du grand jour.



Bruit du jour, fais ta prière.

L'heure passe lente et claire

Sur la place somnolente,

Sous le ciel d'hiver tremblant.



Comme la vie fait souffrir,

Sans reproche, sans mot dire,

Pour un rien, pour le plaisir...



Léon-Paul Fargue
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museumdetoulouse   13 juillet 2012
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
TARD DANS LA NUIT



Je suis dur

Je suis tendre

Et j'ai perdu mon temps

A rêver, à dormir

A dormir en marchant

Partout où j'ai passé

J'ai trouvé mon absence

Je ne suis nulle part

Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles

A la place où la foudre a frappé trop souvent

Un coeur où chaque mot a laissé son entaille

Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement



PIERRE REVERDY
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ignatus-reilly   16 avril 2011
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
LES QUATRE SANS COU



Ils étaient quatre qui n'avait plus de tête,

Quatre à qui l'on avait coupé le cou,

On les appelait les quatre sans cou.



Quand ils buvaient un verre,

Au café de la place ou du boulevard,

Les garçons n'oubliaient pas d'apporter des entonnoirs.



Quand ils mangeaient, c'était sanglant,

Et tous quatre chantant et sanglotant,

Quand ils aimaient, c'était du sang.



Quand ils couraient, c'était du vent,

Quand ils pleuraient, c'était vivant,

Quand ils dormaient, c'était sans regret.



Quand ils travaillaient, c'était méchant,

Quand ils rodaient, c'était effrayant,

Quand ils jouaient, c'était différent.



Quand ils jouaient, c'était comme tout le monde,

Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,

Quand ils jouaient, c'était étonnant.



Mais quand ils parlaient, c'était d'amour.

Ils auraient pour un baiser

Donné ce qui restait de leur sang.



Leurs mains avaient des lignes sans nombre

Qui se perdaient parmi les ombres

Comme des rails dans la forêt.



Quand ils s'asseyaient, c'était plus majestueux que des rois

Et les idoles se cachaient derrière leurs croix

Quand devant elles ils passaient droits.



On leur avait rapporté leur tête

Plus de vingt fois, plus de cent fois,

Les ayant retrouvés à la chasse ou dans les fêtes,



Mais jamais ils ne voulurent reprendre

Ces têtes où brillaient leurs yeux,

Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.



Cela ne faisait peut-être pas l'affaire

des chapeliers et des dentistes.

La gaieté des uns rend les autres tristes.



Les quatre sans cou vivent encore, c'est certain

J'en connais au moins un

Et peut-être aussi les trois autres.



Le premier, c'est Anatole,

Le deuxième, c'est Croquignolle,

Le troisième, c'est Barbemolle,

Le quatrième, c'est encore Anatole.



Je les vois de moins en moins,

Car c'est déprimant à la fin,

La fréquentation des gens trop malins.



- Fortunes - Robert DESNOS

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absolu   31 juillet 2012
Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Michel Décaudin
DÉJÀ !





Hé quoi ?... Déjà ?... Amour léger comme tu passes!

A peine avons-nous eu le temps de les croiser

Que mutuellement nos mains se désenlacent.

Je songe à la bonté que n’a plus le baiser.





Un jour partira donc ta main apprivoisée!

Tes yeux ne seront plus les yeux dont on s’approche.

D’autres auront ton coeur et ta tête posée.

Je ne serai plus là pour t’en faire un reproche.



Quoi? sans moi, quelque part, ton front continuera!

Ton geste volera, ton rire aura sonné,

Le mal et les chagrins renaîtront sous tes pas;

Je ne serai plus là pour te le pardonner.





Sera-t-il donc possible au jour qui nous éclaire,

À la nuit qui nous berce, à l’aube qui nous rit,

De me continuer leur aumône éphémère,

Sans que tu sois du jour, de l’au’be et de la nuit?





Sera-t-il donc possible, hélas, qu’on te ravisse,

Chaleur de mon repos qui ne me vient que d’elle!

Tandis que, loin de moi, son sang avec délice

Continuera son bruit à sa tempe fidèle.





La voilà donc finie alors la course folle?

Et tu n’appuieras plus jamais, sur ma poitrine,

Ton front inconsolé à mon coeur qui console,

Rosine, ma Rosine, ah! Rosine, Rosine!





Voici venir, rampant vers moi comme une mer,

Le silence, le grand silence sans pardon.

Il a gagné mon seuil, il va gagner ma chair.

D’un coeur inanimé, hélas, que fera-t-on?





Eh bien, respire ailleurs, visage évanoui!

J’accepte. À ce signal séparons-nous ensemble...

Me voici seul ; l’hiver là... c’est bien... Nuit.

Froid. Solitude... Amour léger comme tu trembles!





Le Beau Voyage, Henry Bataille
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LiliGalipette   25 avril 2013
Anthologie de la poésie française du XIXe siècle de Michel Décaudin
Alfred de Musset, présent dans ce recueil :



Sur la paresse, 1842



Oui, j’écris rarement, et me plais de le faire.

Non pas que la paresse en moi soit ordinaire,

Mais, sitôt que je prends la plume à ce dessein,

Je crois prendre en galère une rame à la main.

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