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Note moyenne 3.94 /5 (sur 36 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1955
Biographie :

Professeur à l’Université de Bourgogne, Michel Erman est un spécialiste de l'oeuvre de Marcel Proust. Il est notamment l'auteur d'une biographie de Proust, du bottin proustien ainsi que du bottin des lieux proustiens.
Philosophe, il est également l'auteur d'un essai sur la cruauté, publié en 2009 aux PUF et et de l'Eloge de la vengeance en 2013.
En 2015, il publie Le Paris de Proust aux éditions Alexandrines.


Source : www.franceinter.fr
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Michel Erman et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Depuis ma jeunesse, j`admire énormément les romans de Stendhal.


Quelle a été votre première grande découverte littéraire ?

A douze ans, L`Iliade en « Morceaux choisis ». C`était formidable ! Ensuite, durant l`adolescence, j`ai beaucoup aimé la littérature dite populaire. J`ai relu récemment La Madone des Sleepings de Maurice Dekobra, un grand romancier complètement oublié aujourd`hui.
Je n`ai jamais aimé la culture pour la culture. Un roman ça doit parler de la vie. Si pour certains lecteurs c`est San-Antonio qui parle de la vie, c`est très bien. Le problème serait de ne lire que cela. Mais c`est formidable, les San Antonio parlent de façon satirique de la vie.
Voilà, j`aime lire Proust et San-Antonio !


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Je relis souvent Madame Bovary. Même si Proust disait qu`il n`y a pas une seule métaphore acceptable chez Flaubert, et je suis assez d`accord.
Proust je le relis beaucoup par fragments. Cela vous paraîtra peut-être étrange mais je crois que c`est comme cela qu`il faut le lire.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir encore lu ?

Il y a toute une tradition du roman qui m`intéresse moins. Thomas Mann, par exemple, cela m`ennuie un peu…


Quelle est la perle que vous voudriez faire découvrir à nos membres ?

Il y a un roman de Morgan Sportès qui s`intitule L`aveu de toi à moi et qui est un roman magnifique sur la liberté et la contingence. Sportès est un romancier épique, c`est rare aujourd`hui.
Son roman qui fait l`actualité en ce moment, Tout, Tout de Suite a été justement remarqué mais ce précédent texte est un grand livre.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

II y a une phrase que j`aime bien c`est « Rira bien qui rira le dernier » de Diderot, à la fin du Neveu de Rameau. C`est une phrase de fin qui fait du roman un espace ouvert.


En ce moment que lisez-vous ?

Je lis un livre très étonnant ! Il s`intitule Petit manuel de campagne électorale de campagne électorale. Il s`agit de leçons de démagogie pour se faire élire rédigées par Quintus Tullius Cicéron, le frère de Cicéron, au premier siècle avant JC, vers la fin de la république. Il s`adresse aux futurs candidats au Sénat.
Je pense que notre époque a quelque chose en commun avec cette période de la fin de la république romaine. Les discours électoraux utilisent beaucoup le jeu et la séduction. On est loin des grands discours d`un Caton ou d`un Jaurès…
Ça m`a intéressé de tomber sur ce livre. Même si je ne suis pas du tout du parti des déclinologues, je vois à l`œuvre, aujourd`hui, une façon semblable d`instrumentaliser le discours politique.



L`entretien de Michel Erman avec Babelio : Le Bottin des lieux proustien


Vous êtes déjà l`auteur d`un bottin sur les personnages dans l`œuvre de Proust ( Le Bottin proustien). Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux lieux ?

J`ai travaillé sur les personnages parce que c`était une nécessité. Songez qu`il y a plus d`une centaine de personnages de fiction dans la Recherche. Moi-même comme lecteur, pourtant averti, il m`arrivait de m`interroger sur tel ou tel. Et puis l`utilité d`un tel ouvrage a été validé, si je puis me permettre, par Proust lui-même puisqu`il s`est servi pour bâtir son propre roman du Répertoire de La comédie humaineDe Balzac, établi en 1887 par Anatole Cerfberr et Jules Christophe.
En travaillant sur les lieux je me suis aperçu qu`on a tous, écrivains, critiques, spécialistes, une idée de ce qu`est la temporalité dans le roman. le roman c`est du temps … Mais le roman c`est aussi de l`espace, et, en dehors des réflexions de Mikhail Bakhtine, on ne dispose pas de théorie de l`espace dans le roman. Dans l`introduction de mon ouvrage, je me suis donc interrogé sur cette notion. Je me suis, entre autres, aperçu de l`importance des lieux amovibles qui permettent de traverser de vastes espaces peu décrits et, donc, de les rendre vivants. Les moyens de locomotion sont des lieux importants chez Proust : la voiture d`Odette où se passe la scène des catleyas rappelle la scène du fiacre dans Madame Bovary lorsque Léon et Emma s`unissent bibliquement...
De même, j`ai pris la mesure de l`extrême richesse de L`espace proustien. La quête du temps passé, c`est aussi la quête des espaces passés. Je ne me souviens pas seulement de moi, de mes sentiments, mes sensations, mes remords mais aussi des lieux où ils ont pris corps. Donc d`un moment de vie dans un espace donné. La mémoire est locale et cela a été peu évoqué. Il y a, bien sûr, le beau livre de Georges Poulet, L`espace proustien, paru en 1963 mais, depuis, cette thématique n`avait jamais été vraiment explorée. En tant que critique, je trouve qu`on devrait s`intéresser à ce que les romanciers font de l`espace. C`est une chose à laquelle on ne pense pas assez.
Quand on dit que tel ou tel roman est « proustien », je cherche toujours à savoir pourquoi et c`est bien souvent parce qu`une voix raconte une enfance douloureuse… de fait, le rapport à l`œuvre de Proust est souvent stéréotypé, et il me semble que l`une des raisons à cela c`est que le rapport à l`espace est un peu confus dans la tête des critiques.


Pourquoi avoir choisi la forme d`un bottin ?

Comme il en va à propos des personnages, Il arrive que le lecteur soit quelque peu perdu dans L`espace proustien. D`ailleurs, au tout début du roman, on ne sait pas où on est : il s`agit d`une chambre que l`on pourrait qualifier d`alchimique car la mémoire du corps y transmue le souvenir en littérature. On se trouve dans un espace-temps non pas intemporel mais atemporel.
Ce livre peut être lu comme une introduction à Proust. Mais c`est aussi une manière de revisiter l`histoire du roman. Il faut parfois être modeste et se faire médiateur. C`est dans cet esprit que j`ai conçu ce livre. L`introduction, par exemple, est dense mais n`est pas écrite dans un style savant.


On voit bien à travers ce Bottin que Proust associe chaque personnage à des lieux. Comment Proust construisait-il les personnages ? Les construisait-il en fonction des différents lieux qu`il visitait ?

Il me semble qu`il pensait déjà à des personnages, mais ces derniers étaient nécessairement liés à des espaces. La fameuse Albertine, par exemple, est liée à la mer et le reste tout au long du roman. La duchesse de Guermantes, c`est les ciels d`Île-de-France, ce qui renvoie à une vision picturale. On voit bien que Proust crée des personnages qu`il associe assez vite à des espaces.


On remarque en outre que la chambre est un lieu essentiel de l`œuvre…

La chambre est un lieu archétypal dans l`univers proustien. C`est un endroit fermé, protecteur mais aussi, parfois, angoissant. C`est le lieu du corps et de la psyché.
C`est le lieu princeps, celui qui va permettre d`aller à la recherche des autres : Combray, Balbec…


On est le plus souvent en France.

Oui. du point de vue de l`espace, Proust est un écrivain hexagonal. Bien sûr, il y a Venise mais la cité des doges est en quelque sorte un autre Combray, aussi étrange que cela puisse paraître. Proust compare, par exemple, la sociabilité de Venise à celle de Combray, non pas en sociologue mais en phénoménologue qui repère des perceptions et des impressions analogues.


Mais pourquoi Venise précisément ?

A cause de l`exotisme et de l`art. Certains peintres que Proust admire sont vénitiens, comme Carpaccio. D`un point de vue architectural et historique, c`est une ville qui a quelque chose d`oriental. Comme d`autres écrivains de la Belle Epoque, Proust rêve d`Orient. On retrouve d`ailleurs l`orient à Balbec parce que cette station balnéaire, située en Normandie, a quelque chose de persan dans son nom mais aussi parce que son église serait, à la fois, persane et romane.


Quelque chose qui frappe le lecteur c`est que malgré cette diversité de lieux dans le roman, tous semblent liés les uns aux autres. Est-ce seulement une impression ?

Il y a des relations entre les lieux. On peut d`abord penser que les lieux sont assez indépendants les uns des autres, comme des monades. Mais du point de vue de l`existence des personnages, du point de vue de l`imaginaire du narrateur, les lieux sont tous en rapport. C`est une sorte de technique de peinture impressionniste ou post-impressionniste que Proust emploie, celle du « contraste et du passage » et que l`on retrouve, par ailleurs, dans sa phrase.


On est justement surpris de voir que les voitures sont citées dans le Bottin. Sont-elles des lieux à part entière ?

La voiture, pour moi, c`est un lieu car un lieu littéraire est un espace dans lequel il se passe quelque chose.
La scène des catleyas, dont je parlais tout à l`heure, se déroule dans le fiacre d`Odette. Les voitures sont souvent des lieux amoureux dans la Recherche.


Un autre élément important réside dans le caractère ambivalent des lieux. Ils comportent plusieurs aspects parfois contradictoires…

Les lieux peuvent entraîner à la fois du côté du plaisir et du côté de l`angoisse. C`est le cas des chambres mais aussi du bois de Boulogne, pour ne prendre qu`un exemple. le narrateur le décrit comme un lieu de sociabilité festive à la Belle Epoque. En 1914, juste avant la guerre, c`est dans ce bois qu`il s`aperçoit qu`il y a quelque chose de la vie contemporaine qui a profondément changé. C`est devenu un espace désenchanté.


On voit à cette occasion que le roman montre l`évolution de Paris.

Oui. On voit Paris se construire, les lieux sociaux évoluer. Après la guerre, le prince de Guermantes va quitter le faubourg Saint Germain pour habiter le XVIe arrondissement. L`esprit bourgeois et l`air du temps ont modifié la géographie du fameux Faubourg.


Pourtant, Proust ne décrit rien…

A la recherche du temps perdu est un très grand livre sur Paris mais il ne comporte pas de descriptions réalistes. Tout passe par la conscience des personnages, par la manière dont les évènements se reflètent dans les personnages. Il n`y a donc pas de descriptions de l`évolution de Paris comme chez Balzac. Proust ne parle pas du métro par exemple. Il n`en parle pas, sauf dans une scène quand, plus ou moins par hasard, son héros errant dans le Paris de la guerre entre dans un bordel pour homosexuels masochistes. Une alerte à la bombe pousse tout le monde à se réfugier dans le métro qui fait alors office, pour certains, de bordel de substitution.
De même, Proust ne décrit pas les voitures à Paris. En 1900, il y a encore très peu de voitures automobiles mais en quatre ou cinq ans cela va changer. En arrière plan, on a donc besoin de connaître un peu le contexte historique pour lire Proust.


Qu`en est-il des intérieurs ? Proust ne se montre-t-il pas plus descriptif ?

Proust décrit des chambres, des appartements selon les multiples impressions du narrateur ou des autres personnages, ce qui nous permet tout de même de reconstituer un espace. Les chambres, il les décrit par une impression de chaleur, par la fenêtre ouverte qui fait courant d`air, par la manière dont un personnage est couché sur le lit… Il relate non pas une action mais l`effet d`une action, d`un évènement. Il relate toujours ce qui est ressenti.


Proust se livrait-il en amont à une vraie recherche sur les lieux évoqués ?

Tout à fait. Proust est allé visiter, durant ses séjours en Normandie, de nombreux lieux architecturaux et historiques comme les églises. Il se documentait mais seulement dans le but de s`inspirer du réel et non de le reproduire.
Il faisait beaucoup de recherches historiques et a, notamment, beaucoup emprunté aux livres d`Emile Mâle et de Ruskin sur l`Architecture religieuse.
Alors oui, il avait la curiosité d`aller visiter les lieux mais ce n`était un documentaliste à la Zola. Balbec c`est la Normandie mais c`est aussi un peu la Bretagne. C`est composite.


Certains lieux, justement, sont réels quand d`autres sont plus imaginés. Pourquoi utiliser ces deux prismes ?

Prenons Balbec. La station balnéaire a une histoire qui n`est pas celle de Cabourg. C`est un lieu éminemment poétique. Cela eût été compliqué de lui donner un nom réel. D`autre part il y a à Balbec un lieu amovible qu`est le petit train. Dans Géographie de Marcel Proust, merveilleux livre publié en 1939, André Ferré, un grand proustien, a fait tout un travail sur Cabourg et a bien vu que les lignes de chemin de fer entre les diverses stations de la côte ne correspondaient pas à ce qui avait pu exister. Proust a eu besoin de créer deux lignes pour faire se déplacer ses personnages. Ce qui compte sur la côte normande, c`est non seulement que le lieu doit avoir une histoire mais également que les personnages s`y déplacent. Proust a recréé un espace à partir d`un espace référentiel. Et on y croit. On est vraiment dans une ville normande.


Chaque lieu de la Recherche du temps perdu semble avoir une importance dans le récit. Ont-ils tous été construits ainsi ?

Chaque lieu a une identité qui lui est en partie donnée par sa territorialité et par ce qu`il s`y passe.
Il y a des lieux plus ou moins identitaires. Les Champs-Elysées par exemple, sont éminemment identitaires. L`espace renvoie à l`enfance, à la sociabilité de l`époque mais aussi aux premiers émois amoureux … Les chambres sont quant à elles des espaces symboliques par excellence.
Les hôtels particuliers sont importants car ils renvoient à l`identité sociale. Ce sont des lieux de pouvoir. le roman de Proust, c`est aussi un roman social et politique. Pour moi, A la recherche du temps perdu est une grande fable qui montre une évolution de la société mais aussi les mécanismes de pouvoir dans le groupe. le roman mondain est, en fait, un roman politique. Madame Verdurin, qui épouserait-elle aujourd`hui ? Elle épouserait un homme politique en vue ou un patron du CAC 40, un prince de notre époque. Alors qu`au début de l`affaire Dreyfus elle n`est pas dreyfusarde, après la réhabilitation du condamné on trouve dans son salon tous les vainqueurs de l`Affaire, au premier rang desquels Clémenceau et Picquart. Il y a certains lieux, tel son salon, qui sont là pour montrer les ambitions, les volontés… En revanche, Proust ne parle jamais d`argent. Il évoque une bourgeoisie qui a de l`argent et qui veut entrer dans le monde du pouvoir. Les clans sociaux que l`on retrouve dans le roman ressemblent, dans leur fonctionnement, aux partis politiques.
En lisant Proust d`un point de vue politique, je me suis dit que les relations mondaines sont d`une cruauté inouïe. On joue sur les envies des gens, sur leur besoin de reconnaissance jamais assouvi… La cruauté n`est pas simplement sociale mais presque ontologique.


Vous êtes un des grands spécialistes de Proust, vous lui avez aussi consacré une biographie remarquée (Marcel Proust, Fayard). Pourquoi avez-vous autant travaillé sur son œuvre ?

J`ai commencé à travailler sur Proust en rédigeant un mémoire puis une thèse. La Recherche a d`abord été une lecture universitaire mais, très vite, j`ai trouvé dans ce roman une manière de percevoir le monde qui m`apportait énormément. L`envers de la médaille, c`est qu`en tant qu`écrivain, on peut se sentir écrasé. Ça pèse un peu quand on veut écrire soi-même des romans. Ce n`est peut-être pas tant son héritage mais, disons, une sorte de poids dont il faut se délester. Proust pousse à se poser beaucoup de questions sur le style…


Comment analysez-vous le regard que le public porte sur Proust Aujourd`hui ?

Proust se vend très bien, du moins le premier volume, Du côté de chez Swann. Les deux téléfilms diffusés récemment sur France Télévisions étaient passionnants, en dépit des nombreux clichés qu`ils reproduisaient ; ils ont suscité beaucoup d`intérêt, me semble-t-il.
Alors mon sentiment c`est que Proust parle de quelque chose qui fait partie de la condition humaine, la durée. Je crois que les gens pensent qu`ils vont trouver dans cette œuvre de la densité sur la manière d`être dans le temps à une époque qui est celle de la fluidité, de la circulation de l`information à la manière des marchandises.
Il me semble que le roman contemporain français ne parle pas du temps. Plateforme de Houellebecq, par exemple, se termine par ces mots : « On m`oubliera, on m`oubliera vite ». Ces mots sont très symptomatiques. Aujourd`hui, le roman français dit l`impossibilité d`exister dans le temps. Par contraste, L`oeuvre de Proust parle de la durée, c`est-à-dire du temps vécu.
Enfin, cet intérêt est également dû au fait que Proust est devenu dans l`imaginaire l`un des très grands écrivains français.



Découvrez Le Bottin des lieux proustiens aux Editions de La Table Ronde :

Merci à Michel Erman, les Editions de Table Ronde et Fabrice Lardreau pour cet entretien !

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Depuis octobre, le monde semble s'être embrasé. de Hong-Kong à Paris, du Liban au Chili, les mouvements de contestation se sont multipliés. Les revendications se recoupent, les symboles utilisés sont les mêmes. Quels liens entre ces manifestations de la colère ? Est-ce un cri unanime ? Pour en parler, Emmanuel Laurentin reçoit le philosophe Michel Erman (auteur Au bout de la colère, Ed. Plon), Myriam Catusse (chargée de recherche en sociologie politique au CNRS) et Erica Guevara (maîtresse de conférence en sciences de l'information et de la communication à Paris 8). Le Temps du débat d?Emmanuel Laurentin ? émission du 29 octobre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/temps-du-debat Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤23Michel Erman7¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Bibalice   12 août 2013
Marcel Proust: Une biographie de Michel Erman
Proust tient en piètre estime les célibataires de la grammaire, collectionneurs de mots rares, amateurs de sens etymologiques et gardiens du temple de la syntaxe.
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Adrienne   07 juin 2013
Les 100 mots de Proust de Michel Erman
On ne boit pas que du thé, dans la Recherche! Quelques grands crus de Bordeaux sont servis à la table des Verdurin, et la consommation de porto favorise parfois les entreprises de séduction du héros, à Balbec. Mais c'est le champagne devenu, à la Belle Epoque, le nectar des dîners mondains ou galants (...) qui est la boisson la plus consommée.
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Marti94   02 mai 2017
Le Paris de Proust de Michel Erman
Marcel Proust, Daniel Halévy, Jacques Bizet, Louis de la Salle, Robert Flers et Fernand Gregh se mettent en quête de signatures dans le monde des lettres et de la culture afin d’obtenir la révision du procès Dreyfus : ils tiennent conseil au café des Variétés, boulevard Montmartre, dans le quartier des grands journaux. Le 13 janvier 1898, Zola vient de faire paraître, dans l’Aurore, sa lettre adressé au président de la République, sous le titre « J’accuse… ! », les jeunes gens décident alors de rendre leur manifeste public. L’Aurore le publie le lendemain, avec les signatures, entre autres, d’André Gide, Jules Renard, Edmond Rostand, Octave Mirbeau, Claude Monet et surtout celle d’Anatole France, que Proust a convaincu, en dépit des réticences de Mme de Caillavet qui ne voulait pas se fâcher avec le président de la République.

Marcel Proust, qui est avant tout un être de cœur et de vertu, s’est engagé en homme libre au nom de la vérité et de la justice.

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Adrienne   14 juin 2013
Les 100 mots de Proust de Michel Erman
A Combray, les célèbres déjeuners du dimanche composés d'aliments les plus divers sont les fruits du hasard ou de la fantaisie de Françoise, la cuisinière prodigue (...). Les cardons à la moelle, le gigot de 7 heures, les abricots ou le gâteau aux amandes (...). Dans chaque plat, on devine la douceur du temps de l'enfance (...)
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Marti94   07 mai 2017
Le Paris de Proust de Michel Erman
A la recherche du temps perdu devient le projet d’un stoïque à la Montaigne qui considère que l’homme trouve son humanité dans la souffrance et veut dominer son destin par l’écriture.
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Marti94   02 mai 2017
Le Paris de Proust de Michel Erman
Écrire est une école de rudesse. Peu à peu, Marcel Proust va composer des récits fictionnels élaborés autour des thèmes de l’incapacité à aimer et du désenchantement amoureux – ce qui résonne avec sa vie- ainsi que des articles à connotations politiques dont l’un prend à partie l’anticléricalisme.
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Julian_Morrow   16 avril 2019
Bottins proustiens de Michel Erman
Laitière (petite)



Jeune employée, blonde extravagante, hardie mais sans réel charme. Le fait d'apprendre qu'elle a la réputation d'être délurée suffit à susciter le désir du héros (III, 646-647). Elle est désirable parce qu'imaginaire.
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