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4.33/5 (sur 1764 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Alma , le 22/03/1960
Biographie :

Michel Jean est journaliste et auteur québécois d'origine innue.

Après un baccalauréat en histoire et sociologie et une maîtrise en histoire, il commence sa carrière à la radio en 1986, à CJSO à Sorel. Quelques mois plus tard, il passe à la télévision, au réseau Radio-Nord à Rouyn-Noranda d'abord, puis en 1988 à Radio-Canada à Regina, où il devient courriériste parlementaire à l'Assemblée législative de la Saskatchewan. De 1990 à 1995, il travaille pour la société Radio-Canada à Toronto, à Montréal et à Québec.

En 1995, il occupe le poste de chef d'antenne de Québec en direct à RDI, où il couvre pendant huit ans divers événements qui ont marqué le Québec, des inondations du Saguenay au Grand Verglas, en passant par les attentats du 11 septembre 2001 à New York. En 2002, Michel devient reporter national au Téléjournal/Le Point. Il y commente notamment la guerre en Irak, le départ du président Aristide, le désastre des Gonaïves en Haïti et le tsunami au Sri Lanka.

Depuis 2005, Michel Jean a le plaisir de coanimer l'émission JE à TVA, en compagnie d'Annie Gagnon. Le succès de ces enquêtes hebdomadaires donne lieu à la publication de son premier ouvrage aux Éditions du Trécarré, "J.E. : Le guide de survie du consommateur québécois", en 2007.

Dès lors, le goût de l'écriture saisit Michel Jean, qui fait paraître "Envoyé spécial" l'année suivante chez Stanké. Il y décrit son métier de reporter avec brio et sensibilité. Cet ouvrage, chaudement salué par la critique, est réédité dans la collection de poche "10/10" en 2011.

Puis il se tourne vers la fiction, chez Libre Expression, avec "Un monde mort comme la lune" en 2009 et "Une vie à aimer" en 2010. Dans "Elle et nous" (2012), l'auteur livre un récit poignant inspiré de la vie de sa grand-mère.

En mars 2017, il a été invité au Salon du livre de Paris, grâce au titre "Amun", un recueil de nouvelles dont il a assuré la direction. "Tsunamis" (2017) est son sixième roman.

Issu de la communauté de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean au Québec, son livre "Kukum" (2019) obtient le Prix du meilleur roman des lecteurs et libraires Points 2023.

page Facebook : https://www.facebook.com/micheljeanecrivainjournaliste/
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Source : http://www.editions-libreexpression.com/michel-jean/auteur/jean1062
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A l'occasion de la parution de 'Tiohtiá:ke [Montréal]' (Seuil), l'auteur Michel Jean nous présente en quelques mots son livre, à travers la critique d'une lectrice Babelio. Abonnez-vous à la chaîne Babelio : http://bit.ly/2S2aZcm Toutes les vidéos sur http://bit.ly/2CVP0zs Retrouvez nos rencontres passées et à venir, et inscrivez-vous juste ici : https://www.babelio.com/article/1939/Retrouvez-toutes-nos-rencontres-dauteurs-et-inscr Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : Babelio, le site : https://www.babelio.com/ Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/

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Citations et extraits (344) Voir plus Ajouter une citation
Elle a aussi du mal à se faire à l'idée que la vieille devant elle a bien vécu tous ces événements terribles. Cela lui rappelle quand, à ses premiers procès criminels, elle s'est retrouvée face à des victimes et à leurs agresseurs. Il lui avait été ardu d'imaginer les crimes que décrivaient témoins et victimes. Son cerveau refusait d'admettre des faits et des actes qui lui paraissaient inhumains. Elle n'arrivait pas à concevoir que la jeune femme sage aux traits délicats en train de parler devant le juge avait bel et bien été violée avec brutalité par l'homme posé, bien vêtu et rasé de près, assis dans le box des accusés. C'est une chose d'entendre des histoires d'horreur, cela en est une autre de les voir incarnées.
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J'ai vécu la maternité comme une grande responsabilité qui m'était confiée. La vie en territoire pouvait paraître fragile et elle l'était souvent. La survie des humains dépendait de leur capacité à s'adapter au monde, à vivre en harmonie avec la nature, comme le font les autres espèces. Nous y avions notre place. C'est ainsi que j'en suis venue à comprendre notre existence en forêt.
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Parfois, les mots sont inutiles contre le chagrin.
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Pour la première fois de notre histoire, les jeunes Innus ne se tournaient plus vers les aînés pour apprendre. Pire, ils s'en méfiaient, car leurs professeurs leur avaient répété que leurs parents, incapables de lire, étaient des sauvages, des incultes, des arriérés. À force de l'entendre, ils ont fini par le croire.
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La foi, je l'ai. Croire plus loin que ce que mes yeux peuvent croire. Surtout lorsque je suis triste, surtout lorsque je suis fragile, surtout lorsque je ne comprends pas cette vie injuste et cruelle, qui épargne les criminels et méprise les mères tranquilles. Je crois qu'il y a plus grand que cette vie, et si j'ai tort, si tout ce qui existe est perceptible, au moins toute ma vie durant j'aurai eu l'espoir.

in NEKA
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C'est difficile d'expliquer le territoire d'avant. Le bois d'avant les coupes à blanc. La Péribonka d'avant les barrages. Il faut imaginer une forêt sautant d'une montagne à l'autre jusqu'au-delà de l'horizon, visualiser cet océan végétal balayé par le vent, réchauffé par le soleil. Un monde où la vie et la mort se disputent la préséance et au milieu duquel coule, entre des berges sablonneuses ou des falaises austères, une rivière qui ressemble à un fleuve. C'est ardu à expliquer parce que cela n'existe plus. Les usines à papier ont dévoré la forêt. La Péribonka a été soumise et souillée. D'abord par la drave, puis par les barrages qui ont avalé ses chutes impétueuses et créé des réservoirs dont l'eau nourrit maintenant les centrales électriques.
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Je ne blâme personne d’autre que moi. La vérité cruelle, c’est que j’avais la meilleure professeure devant moi et que je n’ai pas su en profiter. Je n’ai posé aucune question. Ou si peu. Je me suis contenté de suivre les autres et je le regrette amèrement maintenant. Encore une fois, je réalise mon erreur trop tard. On pense toujours qu’on a le temps. Et le temps finit toujours par nous manquer.
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La pelle frappe le sol, comme la hache l'arbre à abattre. Cette terre ne se laisse pas travailler facilement et l'acier s'y enfonce avec difficulté. Il creuse un coup à la fois, avec une sourde résolution. À mesure que s'ouvre le sol, il bute contre des pierres, de plus en plus nombreuses, de plus en plus grosses, qu'il extrait à la main, une à une.
Le vent du nord gifle son visage. Les effluves de sel et d'algues lui donnent la nausée. Sur ses joues, les larmes se mêlent à la sueur. Le vacarme de la mer, griffant de sa rage les rochers dégarnis, couvre le bruit de son travail.
Quand le trou est assez profond, il s'en extirpe enfin. Son regard mouillé se perd un instant au fond de la fosse. Puis il se tourne vers le vent pour le défier une dernière fois. Il voudrait hurler plus fort que l'océan, cracher son dégoût, vomir sa honte pour la jeter à la face de ce monde de roche et de sel. Mais face à l'immensité sombre et mouvante de l'océan, sa gorge d'homme de la forêt et des montagnes reste nouée.
Il hésite, puis, résigné, prend dans ses bras le corps qui gît sur le sol, vérifie une dernière fois qu'il est bien enveloppé dans l'épaisse couverture de laine qu'il a volée...
(Incipit)







(incipit)
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Plus l'hiver avance, plus le temps semble ralentir dans la rue. Quand le jour se lève enfin, la température ne monte pas. Élie a connu le froid dans le bois. Moins trente même. Mais en ville, l'air glacial s'insinue sous les vêtements les plus chauds et s'amuse à ronger les humains.
Marcher dans Montréal leur permet de se réchauffer, mais ils se résignent à chercher un abri plus sûr que leurs tentes. Tous les refuges sont pleins. L'humidité transperce les os, bleuit les chairs. Élie sent la peur le gagner. A-t-il passé au travers de tout ce qu'il a vécu pour mourir de froid dans une ville insensible ?
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Le paysage défile, et Élie caresse le bracelet en peau de caribou décoré de perles de verre que Lisbeth a fabriqué et qu'elle lui a donné ce matin à son départ. Autrefois, les femmes apprenaient cet art de leur mère et de leur grand-mère. Mais c'était avant que le gouvernement du Québec oblige les Inuit à abandonner leur vie nomade et les regroupe de force dans des villages où les maisons préfabriquées ont remplacé les igloos, où les monotoneiges ont pris la place des traîneaux et des chiens, et où les gens noient maintenant leur mélancolie dans l'alcool, la drogue et toutes les violences que l'homme blanc a apportées dans son sillage.
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