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Citations de Michel Jean (85)


Sachenka   14 juillet 2018
Amun de Michel Jean
La foi, je l'ai. Croire plus loin que ce que mes yeux peuvent croire. Surtout lorsque je suis triste, surtout lorsque je suis fragile, surtout lorsque je ne comprends pas cette vie injuste et cruelle, qui épargne les criminels et méprise les mères tranquilles. Je crois qu'il y a plus grand que cette vie, et si j'ai tort, si tout ce qui existe est perceptible, au moins toute ma vie durant j'aurai eu l'espoir.

in NEKA
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dedanso   07 février 2020
Kukum de Michel Jean
J'ai vécu la maternité comme une grande responsabilité qui m'était confiée. La vie en territoire pouvait paraître fragile et elle l'était souvent. La survie des humains dépendait de leur capacité à s'adapter au monde, à vivre en harmonie avec la nature, comme le font les autres espèces. Nous y avions notre place. C'est ainsi que j'en suis venue à comprendre notre existence en forêt.
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julielitaulit   28 janvier 2016
Elle et nous de Michel Jean
Je ne blâme personne d’autre que moi. La vérité cruelle, c’est que j’avais la meilleure professeure devant moi et que je n’ai pas su en profiter. Je n’ai posé aucune question. Ou si peu. Je me suis contenté de suivre les autres et je le regrette amèrement maintenant. Encore une fois, je réalise mon erreur trop tard. On pense toujours qu’on a le temps. Et le temps finit toujours par nous manquer.
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Mimeko   21 octobre 2019
Amun de Michel Jean
Ce qui était important pour le moment, c'était de ne pas laisser la peur prendre le dessus. Les nouvelles rapportaient toujours les disparitions en forêt et leurs dramatiques conséquences. La peur en forêt paralyse ou fait faire des gestes dangereux.
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dedanso   31 janvier 2020
Kukum de Michel Jean
Partout où il existe, les êtres humains aiment le printemps. Après des mois sans lumière, ils ont l'impression de renaître.
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dedanso   09 février 2020
Kukum de Michel Jean
C'est difficile d'expliquer le territoire d'avant. Le bois d'avant les coupes à blanc. La Péribonka d'avant les barrages. Il faut imaginer une forêt sautant d'une montagne à l'autre jusqu'au-delà de l'horizon, visualiser cet océan végétal balayé par le vent, réchauffé par le soleil. Un monde où la vie et la mort se disputent la préséance et au milieu duquel coule, entre des berges sablonneuses ou des falaises austères, une rivière qui ressemble à un fleuve. C'est ardu à expliquer parce que cela n'existe plus. Les usines à papier ont dévoré la forêt. La Péribonka a été soumise et souillée. D'abord par la drave, puis par les barrages qui ont avalé ses chutes impétueuses et créé des réservoirs dont l'eau nourrit maintenant les centrales électriques.
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Sachenka   17 juillet 2018
Amun de Michel Jean
Celui qui ne possède rien ne craint personne. Mais celui qu cache un trésor craint de le perdre.
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HeleneRondeauHoule   27 juillet 2014
Le vent en parle encore de Michel Jean
J'en pleure encore
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JIEMDE   29 juillet 2020
Kukum de Michel Jean
Je ne suis qu'une vieille qui a trop vécu. Toi au moins, mon lac, ils ne peuvent rien contre toi. Tu es immuable.
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dedanso   30 janvier 2020
Kukum de Michel Jean
J'arrivais d'un monde où l'on estimait que l'humain, créé à l'image de Dieu, trônait au sommet de la pyramide de la vie. La nature offerte en cadeau devait être domptée. Et voilà que je me retrouvais dans un nouvel ordre des choses, où tous les êtres vivants étaient égaux et où l'homme n'était supérieur à aucun autre.
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Mimeko   17 octobre 2019
Amun de Michel Jean
Trouver de la nourriture en forêt représentait un travail quotidien auquel tous contribuaient. Les hommes traquaient le gros gibiers très au nord. Les femmes tendaient des collets pour les lièvres, chassaient la perdrix autour du campement : on appelait ça la petite chasse.
(Introduction du recueil).
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dedanso   10 février 2020
Kukum de Michel Jean
J'ai grandi dans un monde immobile où les quatre saisons décidaient de l'ordre des choses. Un univers de lenteur où le salut dépendait d'un bout de terre qu'il fallait travailler et retravailler sans cesse. Mes plus anciens souvenirs remontent à la cabane où nous vivions, guère plus qu'une modeste maison de colons en bois, carrée, avec un toit à deux versants et une seule fenêtre sur sa façade. Devant, un chemin de sable. Derrière, un champ arraché à la force des bras à la forêt. C'est un terroir rocailleux et, pourtant, les hommes le traitent comme un trésor, le retournent, l'engraissent, l'épierrent. Et il ne rend en retour que des légumes fades, un peu de blé et du foin pour nourrir les vaches, qui donnent le lait. La récolte serait bonne ou pas. Cela dépendrait du temps. Le Ciel en déciderait, disait le curé. Comme si Dieu n'avait que ça à faire.
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Mimeko   18 octobre 2019
Amun de Michel Jean
"Mes grands parents sont partis, pourquoi rester quand on a perdu l'enseignement, oublié son identité, changé ses valeurs ? Les herbes ont poussé haut sur le chemin de portage qui date du temps du nomadisme des miens. La rivière ne me parle plus. La bouteille a remplacé le gibier de mon enfance" pense t-elle.
Nashtash va à la ville.
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Mimeko   20 octobre 2019
Amun de Michel Jean
Notre soif infinie est semblable à la douleur intérieure qui traverse les générations et les siècles. Toi et moi, à nous deux, ça serait une folle combinaison de tous ces viols, de ces dépossessions, et de ces hurlements que nous portons tous les deux dans notre ADN. Quand je bois, ça se termine jamais. Je sais jamais quand je m'endors. Je fais juste me réveiller à répétition. Tu fais sûrement la même chose.
J'ai brûlé toutes les lettres de mon prénom.
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Lishbks   09 janvier 2020
Kukum de Michel Jean
Les compagnies forestières ont construit des routes de façon méthodique, pour monter toujours plus loin et couper toujours plus de bois. Nous, nous sommes restés dans la réserve. Il n'y avait de toute façon nulle part où aller. Le bois alimentait les usines de pâte à papier et les scieries. Elles fournissaient du travail aux colons. Le progrès était enfin arrivé. Ainsi les gens le croyaient-ils. Mais la vie est un cercle. Le temps se chargerait de le leur rappeler un jour.
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Mimeko   20 octobre 2019
Amun de Michel Jean
A force de vivre chez les Québécois, au milieu d'eux, j'ai toujours eu du mal à me rapprocher de mes semblables. A force d'avoir grandi dedans, de connaître seulement les codes de cette société-là, j'observe de loin ceux qui sont en moi et ceux de qui je suis.
J'ai brûlé toutes les lettres de mon prénom.
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Mimeko   18 octobre 2019
Amun de Michel Jean
Son origine amérindienne, une fois dévoilée, lui apportait son lot de propositions d'accommodements raisonnables. Elle en avait lu de toutes les sortes. Du fantasme classique de Pocahontas, avec parfois la variante de porter le petit costume à franges, au commentaire "j'ai jamais essayé ça, avec une Amérindienne" qu'elle classait dans les catégories "essai routier" et "connard de première".
Mitatamun (Regret)
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Chabe37   23 septembre 2019
Amun de Michel Jean
Je rêve. Je rêve d'un monde féerique. D'un monde où tout le monde sourit. Où règne un ravissement enchanteur. Aucun préjugé. Le mal n'existe pas. La menterie n'existe pas. La loyauté est là. Aucune jalousie. Aucun maraudage. De la fraternité. Un peuple réuni. Un monde irréprochable. Un monde trop inaccessible...
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LaureConan   22 avril 2016
Une vie à aimer de Michel Jean
L'existence n'est pas toujours ce qu'on imagine. Il faut en profiter, pas la gaspiller.
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Lishbks   09 janvier 2020
Kukum de Michel Jean
Quand on vieillit, les souvenirs deviennent des trésors.
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