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Note moyenne 3.41 /5 (sur 49 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 12/12/1946
Biographie :

Michel Lacroix est un philosophe et écrivain français.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il est agrégé de philosophie, docteur d'État et maître de conférences honoraire à l’Université de Cergy-Pontoise.

Il a soutenu en 1989 une thèse de philosophie sur "L’idée de la politesse dans les manuels de bienséance (XIXe et XXe siècles)".

Michel Lacroix est l’un des premiers à s’être intéressé au phénomène du développement personnel venu des États-Unis dans les années 1960, l'individu se réalise en avançant sur le chemin de la vie.

Auteur de plusieurs ouvrages, il a reçu le Grand Prix de philosophie de l’Académie française en 1991 pour son ouvrage "De la Politesse. Essai sur la littérature du savoir-vivre" (1990).

Le livre qu’il a consacré au problème de la réalisation de soi : "Se réaliser. Petite philosophie de l’épanouissement personnel" (Robert Laffont, 2009), a reçu le Prix Psychologies-Fnac de l'essai pour mieux vivre.

Il est marié et père de trois enfants.

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Source : http://www.psychologies.com
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Michel Lacroix parle de "Ma philosophie de l'homme" Partie 1


Citations et extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
Mia   27 janvier 2012
Paroles toxiques, paroles bienfaisantes : Pour une Ethique du langage de Michel Lacroix
Quand on comprend ce rôle clé du langage dans l'édification du moi, quand on mesure la place qu'il occupe dans le processus de construction de l'identité personnelle, (...) alors la question de la responsabilité du sujet parlant apparaît dans toute sa dimension. Cette question est proprement vertigineuse. De sorte qu'on ne devrait s'approcher du langage qu'avec "crainte et tremblement".
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Michel Lacroix
BigDream   31 mai 2017
Michel Lacroix
Sous le regard aimant de l'autre, je déchiffre mon identité.
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lrntv   26 juillet 2020
L'idéologie du New Age de Michel Lacroix
Le Nouvel Age ne représente-t-il pas, au fond, l’aboutissement ultime de l’agression de la technique moderne contre le réel à laquelle Martin Heidegger a donné le nom d’ « arraisonnement de l’Être » ? On « travail sur la conscience », « sur la personne », « sur le moi ». On pose le moi sur l’enclume et, avec les outils de la transformation, on le tord, on l’ouvre, on le décoince, on l’élargit. Toute la vie intérieure est soumise à une entreprise de reconstruction. Un « new-ager » travaille sur le « souffle », sur les « émotions », sur les « aspirations », sur les « croyances », sur les « contenus de l’inconscient », sur le « ressenti » et même sur le « divin qui est en lui ». Il y a là une tentation « fabricatrice » qui peut, le cas échéant, prêter la main à toutes les manipulations mentales. Les techniques du Nouvel Age peuvent conduire au lavage de cerveau pratiqué dans les sectes.
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Eowyn85   08 août 2013
Le culte de l'émotion : Redécouvrir les sensations simples de Michel Lacroix
L'émotion-contemplation (...) implique une présence au monde caractérisée par la disponibilité. Alors que l'émotion-choc aide à survivre dans le monde, l'émotion-contemplation permet de jouir de la saveur du monde. La première est l'instrument du corps agissant, la seconde est liée au coeur réceptif.
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lrntv   24 juillet 2020
Ma philosophie de l'homme de Michel Lacroix
Il y a deux sortes de raison : il y a d'une part la raison instrumentale et d'autre part la raison critique. La raison instrumentale (ou calculante) correspond à la science, à la technique, à la gestion économique et aux méthodes d'organisation et d'administration. Elle est orientée vers la maîtrise du réel. Elle s'intéresse aux moyens, non aux fins. Son principal critère est l'efficacité. La raison critique, elle, recouvre le champ de la philosophie et de l'éthique. Sa vocation est de réfléchir aux finalités. Alors que la raison instrumentale est axiologiquement neutre, la raison critique soulève la question des valeurs. Elle pose le problème du sens, en particulier face aux recherches scientifiques et techniques. Quelle est, demande-t-elle, la justification de ces recherches ? Sont-elles compatibles avec les grands principes moraux, en particulier le principe de responsabilité, le principe de précaution, le respect de la vie, le souci des générations futures, la dignité de l'homme ? Les innovations qui sont envisagées sont-elles utiles aux êtres humains, ou bien ne sont-elles que des "gadgets" (selon l'expression de Jacques Ellul), pire encore, des objets toxiques ? Bref, la raison critique est la mauvaise conscience de la raison instrumentale. Cette distinction entre les deux composantes de la raison éclaire, je crois, la crise que nous traversons. Il n'est pas exact de dire que nous souffrons d'un excès de rationalité. Nous souffrons d'un déséquilibre entre les deux composantes de la rationalité, ce qui est différent. La rationalité instrumentale est adulée, fétichisée et, enivrée par ses triomphes, elle s'autorise à écarter la raison critique. Elle l'empêche d'exercer son droit de regard. Par suite, le questionnement éthique et philosophique ne peut plus se faire entendre. Alors, si nous voulons empêcher les dérives du progrès, il n'y a qu'une solution : rétablir l'équilibre qui a été rompu entre les deux composantes de la raison. Il faut que le pilotage du progrès soit pris en main conjointement par la raison instrumentale et par la raison critique. La science est une chose trop sérieuse pour être confiée exclusivement aux scientifiques...
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lrntv   25 juillet 2020
Se réaliser de Michel Lacroix
En 1960 parut un livre qui connut un très grand succès, Libres Enfants de Summerhill. Son auteur, Alexander Neill, était un pédagogue qui jouissait d’une immense popularité. Je voudrais extraire de ce livre une courte citation qui illustre parfaitement la conception contre-culturelle de l’épanouissement qui prévalait à cette époque. « Je vous le demande, s’exclame l’auteur, que peuvent nous apporter des discussion sur le français, l’histoire ancienne ou Dieu sait quoi encore, alors que de tel sujets ne valent pas un iota, comparés au domaine plus large de l’accomplissement naturel de la vie, de l’épanouissement du coeur humain ? » Dans cette phrase au style apparemment interrogatif, mais en réalité péremptoirement affirmative, l’idéologie contre-culturelle s’exprime sans retenue. La réalisation de soi, déclare Neill, ne requiert pas la culture. Celle-ci ne peut être que nocive. D’un côté il y a la « vie », le « cœur humain », qu’il faut laisser s’exprimer spontanément et librement, car ni la vie ni le cœur humain ne sauraient se tromper. De l’autre, il y a des « discussions » érudites, artificielles, oiseuses, sur la langue et la littérature, la grammaire, l’histoire, le passé. Ce ne sont que de stériles occupations, qui font perdre un temps précieux et qui nous éloignent de l’authenticité. On est en plein manichéisme. D’une plume irritée et dédaigneuse, Neill ajoute « Dieu sait quoi encore ». Le lecteur n’a pas de peine à extrapoler. Il devine tout ce que l’auteur enferme dans sa vindicte : la poésie, le théâtre, la musique, la philosophie, la géographie, les langues anciennes, le solfège, l’harmonie, la peinture. Pour s’épanouir, il n’est nul besoin de tout cela.
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lrntv   26 juillet 2020
L'idéologie du New Age de Michel Lacroix
Le monde du Nouvel Age est un monde non problématique. Notre monde occidental est un monde tragique. Cependant, c’est dans ce monde tragique que nos âmes respirent l’air de la liberté et trouvent de puissantes raisons de mener le combat de la vie. [...] Pour arriver à vivre malgré tout dans cette situation tragique, il faut impérieusement créer, créer sans relâche. La motivation profonde des œuvres de l’esprit, de l’art, de l’invention scientifique, technique, sociale, politique, réside dans cet effort incessant. C’est l’inquiétude de l’homme occidental, c’est son sentiment de l’inachèvement et de la séparation qui expliquent le dynamisme créateur de notre civilisation dans le domaine littéraire, artistique, poétique, religieux, scientifique, philosophique. Alors, quand le Nouvel Age endort l’homme dans la quiétude, qu’il l’accable sous le poids des béatitudes, qu’il l’enferme dans le nombrilisme, qu’il l’engloutit dans les sables mouvants du fusionnel, nous nous demandons : pourquoi être artiste, philosophe, écrivain, homme de science, inventeur, réformateur, dès lors que tout est donné ? La source de la création culturelle ne va-t-elle pas tarir ? Il se pourrait bien que le Nouvel Age, qui aime tant se comparer à cette époque si créative que fut la Renaissance, stérilise toute vie culturelle, artistique, scientifique, et qu’il entraîne la mort de l’esprit.
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lrntv   29 juillet 2020
Le Développement personnel de Michel Lacroix
La palme de l'antisociologisme revient à Anthony Robbins. Lors d'un séminaire de développement personnel aux États-Unis, ce célèbre praticien de la PNL et du chamanisme convia un clochard devant l'auditoire. On interrogea ce dernier et l'on apprit que sa mère avait été une prostituée et que son père, alcoolique, avait été condamné pour meurtre. C'était là, assurément, un vrai cas d'école pour une pensée sociologisante, qui n'eût pas manqué de déployer la batterie des circonstances atténuantes : que restait-il d'autre à cet individu que de devenir clochard ? Mais Robbins ne l'entend pas ainsi. Il refuse cet alibi. Une seule chose l'intéresse : démontrer le mécanisme mental que l’intéressé a mis en place à l'aube de sa vie face aux événements dont il était le témoin. « Comment avez-vous traité l'information venant de votre milieu ? Demande-t-il en substance. Quelles conclusion l'enfant que vous étiez a-t-il tirées de ce qu'il voyait et subissait ? Quelles croyances erronées avez-vous laissé s'installer en vous ? Vous avez tiré des conclusions négatives de ce qui vous arrivait, mais il ne tenait qu'à vous d'interpréter la situation familiale d'une façon différente, ne serait-ce qu'en vous disant : « Voilà l'exemple que je ne suivrai pas » »... Verdict de Robbins : ce clochard a choisi sa déchéance.
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Eowyn85   10 août 2013
Le culte de l'émotion : Redécouvrir les sensations simples de Michel Lacroix
Le pouvoir, l'attitude technicienne, la maîtrise, le contrôle, l'arraisonnement ont pour fonction, en partie, de protéger le sujet contre les émotions. Ils lui évitent d'être perturbé. Ce sont des moyens défensifs, des écrans protecteurs contre les rayonnements issus de l'extérieur. On préfère peser sur le monde que de le laisser peser sur nous. On remue pour l'empêcher de nous remuer.

Cette observation vaut particulièrement pour les relations entre individus. La présence d'autrui comporte pour chacun une menace de perturbation. D'une manière générale, nous craignons d'être interpellés par le contact d'autrui. C'est ce que suggère le mot même "altérité" : le propre de l'altérité (du latin alter = autre) est, justement, de nous altérer, c'est-à-dire de nous transformer. L'altérité nous effraie car elle possède le pouvoir de nous remuer et, partant, de convoquer des changements. D'où nos réflexes défensifs.
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lrntv   29 juillet 2020
Le Développement personnel de Michel Lacroix
Dans la première partie de ce livre, nous avons vu que le développement personnel partait en guerre contre le sociologisme en affirmant que l'individu n'est pas soumis aux déterminismes de son milieu. Nous voyons maintenant l'aboutissement de cette démarche. C'est non seulement l'influence de la société, mais sa réalité même qui est niée. Le corps politique, les structures socio-économiques sont désintégrées par la psychologisation. À l'image de tout existant, la société semble n'être plus qu'une entité virtuelle. Il en résulte un relativisme subjectiviste qui résume très bien cette sentence de Robbins : « Rien n'est en soi bon ou mauvais dans ce monde. Il n'y a que des représentations positives ou négatives ». Un tel relativisme, qui ôte sa raison d'être au combat pour changer les structures sociales, risque de conduire à l'indifférentisme politique.
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