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Note moyenne 4.05 /5 (sur 22 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nancy , le 16/06/1962
Biographie :

Michel Lallement est un sociologue français.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Cachan, il est spécialiste de sociologie du travail. Il a enseigné au lycée de Fresnes, à l’ENS de Fontenay-Saint Cloud, à l’université de Paris X et à l’université de Rouen.

Depuis 2000, il est professeur titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du Conservatoire national des arts et métiers à Paris.

Il enseigne la sociologie du travail et de l’emploi, la sociologie de l’action collective et la sociologie générale. Ses travaux portent sur les transformations du travail dans ses dimensions multiples (organisation, temporalités, relations professionnelles, marché, trajectoires sociales…) ainsi que sur l’histoire de la sociologie.

Particulièrement intéressé par les comparaisons internationales, il travaille actuellement sur les utopies concrètes du travail en France et aux Etats-Unis.
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Source : http://www.docteur-michel-lallement.com/qui-suis-je/
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Le succès soudain des hackerspaces est a priori fort paradoxal. Au milieu de la décennie 2000, l'Association pour l'enseignement technologique et industriel ne se désole-t-elle pas de la disparition depuis le début des années 1980, des trois quarts des cours de technologie des lycées de Californie? La situation n'est pas propre, semble-t-il, au pays des des Beach Boys et des industries de technologie de pointe. Ailleurs aux Etats-Unis, il s'avère presque impossible de recruter des enseignants de qualité pour ce type de cours. Le paradoxe gagne encore en force au constat de l'extension d'autres communautés proches parentes des hackerspaces, si proches qu'il n'est pas toujours aisé de tracer des frontières précises entre les différentes formes organisationnelles.
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Aux Etats-Unis, l'explosion du nombre de hackerspaces et des autres espaces dédiés au faire est certainement lié, il est vrai, à la puissance d'une vague qui consacre le renouveau du Do it yourself et du Do it with others. L'épuisement de l'ère taylorienne, la personnalisation accrue des technologies de l'information et de la communication, la valorisation de la créativité dans tous les segments de la vie, l'investissement de soi dans des rôles sociaux de moins en moins corsetés, la volonté de repenser et de pratiquer autrement l'éducation et la pédagogie... tous ces facteurs participent également de la montée en grâce du bricolage, du savoir-faire artisanal, du travail gratuit et de la coopération volontaire.
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Extrait : Page 28 : j ai assisté également aux réunions qui, chaque mardi soir, rassemblent les membres et tous ceux qui le souhaitent en vue de réguler la vie collective.

Extrait : Page 70 : Deux constats sont partagés par tous : Quand un problème rencontré par un hackerspace est mince et futile (une fuite dans les toilettes par exemple), chacun se sent concerné. Le risque alors est

Extrait : Page 71 : Le mouvement faire, dont les années 2000 et 2010 portent l'empreinte, a connu un tel succès aux Etats-Unis que les 2 et 3 juin 2013 ont été décrétées «jounées nationales du hacking civil» par le gouvernement américain.Ce mouvement est souvent présenté par ses promoteurs les plus médiatisés comme un mélange de révolution technologique et de retour aux sources grâce à la valorisation des compétences
les plus ordinaires. Dale Dougherty estime que «tous les hackerspaces reflètent un nouvel esprit Do it yourself qui va transformer la culture, le commerce et la communauté dans les années à venir.
HackforChange.org.

Extrait : Page 72 : Le postulat de ce mouvement Maket est que ce que l'on fait compte, et que ce que l'on partage compte encore plus. Donner vie à ses pôles d'intérêt est un
moyen de se lier aux autres et de poser les bases d'espaces communautaires. L'épuisement de l'ère taylorienne, la personnalisation accrue des technologies de l'information et de la communication, la valorisation de la créativité dans tous les segments de la vie, l'investissement de soi dans des rôles sociaux de moins en moins corsetés, la volonté de repenser et de pratiquer autrement I'éducation et la pédagogie... tous ces facteurs parti-
cipent également de la montée en gråce du bricolage, du savoir-faire artisanal, du travail gratuit et de la coopération volontaire.

Extrait : Page 80 : HACKING ET FAIRE
On peut aussi, à la manière de Pekka Himanen ou de Kenneth McKenzie Wark, assouplir la définition et convenir
que, si le hacking doit ses lettres de noblesse à l'industrie électrique et l'électronique ainsi qu'au secteur de l'informatique, d'autres univers sont également concernés. A ce titre,
il est possible de nommer hackers toutes les personnes qui veulent réaliser leur passion avec d'autres et créer quelque chose de positif pour la société avec lequel ils obtiendront
la reconnaissance de leurs pairs » et le hacking comme «la possibilité de faire quelque chose de et avec le monde, et de
vivre des surplus produits grâce à des opérations abstraites appliquées à la matièere (nature), n'importe quel type de matière ».

Extrait : Page 155 : «Hackerspace : espace créatif où des personnes qui pratiquent le do it yourself partagent des outils, leur intelligence et font communauté. HackerMoms : c'est vous. Créative, curieuse, inventive, indépendante, artiste/bricoleuse/designeuse/technicienne, visionnaire, extravertie, audacieuse, pleine d'en-
train, expressive, mobile et maker de n'importe quel âge.»

Extrait : Page 199 : Les femmes ne devraient pas passer leur temps à apprendre aux hommes les rudiments du feminisme ou à leur
dire comment ne pas se comporter comme des abrutis. Il y a
beaucoup à lire sur le s sujet et les hommes devraient se sentir
tenus de le faire par eux-mêmes. Les femmes sont bienvenues [dans ce club de lecture féministe] bien súr mais elles ne doivent pas se sentir obligées de venir: il y a des tas de choses plus intéressantes à faire que d'enseigner aux hommes comment faire pour être des êtres humains décents.

Extrait : Page 279 :
Les sept principes de Joreen Freeman destinés à structurer toute communauté sont: 1) le groupe doit savoir déléguer son autorité à des individus qui ont les compétences pour l'exercer dans
certains domaines spécifiques; 2) si certains peuvent exercer un pouvoir,
il revient toujours au groupe de décider comment celui-ci ci doit l'être; 3) le pouvoir doit être distribué raisonnablement entre plusieurs de façon à éviter tout risque de monopole; 4) la rotation des tâches et des responsa-
bilités est bénéfique (à condition que les changements ne soient pas à ce point fréquents qu'ils empêchent l'apprentissage et diminuent la satisfacation du travail effectué); 5) il convient de répartir les fonctions selon les compétences, l'intérêt et le niveau de responsabilité de chacun; 6) il faut
diffuser autant d'informations que possible dans le groupe; 7) chacun
doit pouvoir accéder à toutes les ressources offertes par la communauté.

Extrait : Page 374 «J'estime que la règle d'or est que, si j'aime un programme, je dois le partager avec d'autres qui aiment ce programme. Les éditeurs de logiciels cherchent à diviser et à conquérir les utilisateurs, en interdisant à chacun de partager avec les autres. Je refuse de rompre la solidarité avec les autres utilisateurs de cette manière. Je ne peux pas, en mon
äme et conscience, signer un accord de non-divulgation ou une licence de logiciels. Richard Stallman dit avoir été
traumatisé - du moins c'est ainsi qu'il entretient sa propre légende-par l'impossibilité, alors qu'il travaillait encore au Laboratoire d'intelligence artificielle du MIT, de réparer une
imprimante dont le fabricant refusait de livrer le programme lui permettant de fonctionner. Après avoir démissionne en
janvier 1984 du MIT et renoncé du même coup à achever son doctorat, Richard Stallman prend son ordinateur et son
baton de pelerin pour se faire apologue des logiciels libres. Parce qu'ils sont assortis de sommes rondelettes, des prix internationaux lui permettront de limiter le ravail de consultant que, en début de carrière, il doit effectuer pour gagner sa vie.

Extrait : Page 384 : Le système d'exploitation Linux incame presque à lui tout seul la force d'un mouvement qui, puisant aux sources de l'éthique hacker, a su composer avec de puissants intérêts. Linus Torvalds est le principal héros de cette histoire à suces.
Alors étudiant à l'université d'Helsinki, ce demier crée en 1991 le Linux Operating System. Le coup de génie du jeune informaticien est de mettre à disposition le code source de son programme sur une mailing list et de permettre à qui le
veut de collaborer à distance afin d'améliorer le système.
Très rapidement, un rapprochement est opéré avec le GNU de Richard Stallman pour donner naissance au GNU/Linux
Le succès est au rendez-vous. Des milliers de volontaires participent à l'aventure et des organisations aussi importantes que la Nasa et le fabricant de microprocesseurs Intel adoptent le nouveau système d'exploitation, tout aussi efficace et complet que celui vendu par Microsoft. A la fin des
années 1990, près du tiers des services web mondiaux utilisent GNUILinux contre 23 % pour Windows 95/98/NT. Les consommateurs ordinaires se sont révélés, en revanche, beaucoup moins intéressés par le système au pingouin.

Extrait : Page 410 : Toute activité sociale, à commencer par le travail, est un foyer de conflits potentiels entre des forces aux intéréts qui ne sont pas toujours compatibles.
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À l’évidence, Twin Oaks n’est pas un paradis. Pour une raison simple : je ne suis pas un ange. Si vous viviez ici, vous ne seriez pas un non plus. Le commun des mortels ne peut bâtir de paradis. Nous pouvons cependant nous efforcer de construire une utopie. Ce n’est pas grave si nous n’y sommes pas encore parvenus. Nous y travaillons
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Un hackerspace est, enfin, un vecteur de promotion et d'application des valeurs issues de l'éthique hacker dont les principes sont la libre coopération, le refus de la hiérarchie, la liberté d'échange de l'information et des connaissances, le rejet de la discrimination, la conviction que les techniques ont des potentiels à valeur émancipatrice, ou encore l'importance conférée à la do-ocratie (pouvoir du faire).
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La valeur des possessions des quatre cents personnes les plus riches [des États-Unis] équivaut à celle des 200 millions qui composent les deux tiers les moins aisés de la population. (p.10)
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Les Etats-Unis sont de longue date une terre propice aux mouvements associatifs, communautés d'égaux soucieux de faire rempart aux abus de la majorité.
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"Ciel, Amour, Liberté : quel rêve, ô pauvre Folle !

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