AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Citations de Michel Le Bris (97)


cardabelle   24 janvier 2020
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
.
Les livres de poche faisaient leur apparition chez Guiguite , qui tenait dans le bourg de Plougasnou une papeterie-librairie-mercerie-épicerie ( entre-autres ) , dont la brave dame était la seule à maîtriser le chaos et je n'en finissais pas de rêver devant leurs couvertures richement illustrées , Pierre Benoît qui me déçut , " Les Hauts de Hurlevent ", d'Emily Brontë , qui me laissa une impression extraordinaire , " Les Conquérants " et " La Voix royale "de Malraux .

p. 137
Commenter  J’apprécie          284
Michel Le Bris
Fifrildi   15 décembre 2018
Michel Le Bris
Hypérion accumulait les paradoxes et les difficultés comme à plaisir, au fil d'un récit grandiose, puissamment maîtrisé. […] La Chute d'Hypérion, tellement attendue, non seulement résout magistralement ce qui nous restait encore énigmatique, mais surtout l'englobe […] dans une vision nouvelle, proprement stupéfiante, où la constante référence au poème de Keats ("Hypérion") prend pleinement son sens.
Commenter  J’apprécie          240
Sesheta   27 octobre 2012
Bretagne du monde entier de Michel Le Bris
Quoi que je fasse, je l'entends - comme une note dans les lointains qui longuement résonne et mon coeur déjà se serre de nostalgie, tandis que son grondement enfle à toute vitesse, envahit l'espace, et je suis de nouveau l'enfant effaré sur cette côte bretonne qui écoutait, dans les nuits de pleins vents, les forces de la création danser la sarabande : je suis né de ce dialogue et de ce combat entre terre et mer. Et Bretagnes, je le crains, ne seront jamais que les noms multiples de ce mystère en moi...

(p.5)
Commenter  J’apprécie          220
fanfanouche24   10 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
" Une conception étriquée de la littérature, qui la coupe du monde dans lequel on vit, s'est imposée dans l'enseignement, dans la critique et même chez nombre d'écrivains. Le lecteur, lui, cherche dans les oeuvres de quoi donner sens à son existence. Et c'est lui qui a raison. " [ Todorov- La littérature en exil] (p. 108)
Commenter  J’apprécie          210
fanfanouche24   13 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Après tant d'années, l'acte d'écrire me reste toujours un mystère. Et s'il cessait d'être, sans doute n'écrirais-je plus. c'est ce mystère que je traque , pourtant, de livre en livre, non pour l'élucider mais pour l'éprouver. (p. 245)
Commenter  J’apprécie          191
fanfanouche24   10 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
On ne dit jamais assez sa gratitude. Et trop tard, souvent. (p. 45)
Commenter  J’apprécie          190
Oliv   12 août 2018
La porte d'or de Michel Le Bris
Pauvres hères, forbans ou rêveurs éveillés, ils vinrent des quatre coins du monde. Sans armes, souvent, sans équipement, trop pauvres pour cela, et même sans bagages. À travers la Prairie, les Rocheuses, alors inexplorées, les déserts de sel et de pierre. Par le Horn, aussi, et ses tempêtes, dans des vaisseaux pourris où ils crevaient de fièvre. Par Chagres, Cruces, Panama, sa jungle putride, ses marécages infestés de caïmans et de moustiques. Ils mouraient par milliers, en chemin. De faim, de froid, de typhus, de malaria. D'autres les remplaçaient aussitôt, comme les vagues d'une mer inépuisable, sur la grève. L'appel de cet or découvert par hasard, un jour de 1848, là-bas, dans une rivière de lointaine Californie, courait comme une brûlure sur les cinq continents.
Commenter  J’apprécie          190
fanfanouche24   13 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Evidente, l'oeuvre d'art n'en reste pas moins à jamais intraduisible, inexplicable, indicible par quelque autre langage- puisqu'elle ne renvoie qu'à elle-même. (p. 203)
Commenter  J’apprécie          160
fanfanouche24   11 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Etre lecteur compulsif, qui plus est écrivain, exige une forme physique exemplaire et des épaules de déménageur. (p; 148)
Commenter  J’apprécie          160
fanfanouche24   09 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Ce que je serais devenu, s'il n'y avait pas eu monsieur Ropars [son instituteur], d'abord. Et les livres...

Par eux s'opérait une mystérieuse alchimie. Comme si venaient à moi le monde, une infinité de mondes, une cohue de personnages, hommes, femmes, enfants qui se bousculaient, me captivaient- m'envahissaient ? - Non: m'agrandissaient. (p. 20)
Commenter  J’apprécie          150
fanfanouche24   11 janvier 2014
Nous ne sommes pas d'ici de Michel Le Bris
J' étais en train d'apprendre que la littérature, en somme, ne peut pas se réduire au bien-dire d'un discours. que toute littérature est toujours en péril de se scléroser en "littérature"- je veux dire, en -mauvaise- littérature. que toute parole se fige, si l'on n'y prend pas garde. Que la littérature est toujours en danger de périr sous le poids des modes, des conventions, des formes rhétoriques, pour peu qu'elle se soumette aux normes étriquées du "milieu littéraire". Que la littérature n'est jamais aussi vivante que lorsqu'elle s'attache à dire le monde, à en capter, à inventer la parole vive. Que cette parole du monde ne peut certes s'exprimer que par la langue, mais en la contestant, en la brisant, en l'excédant sans cesse...(p.49)
Commenter  J’apprécie          150
fanfanouche24   11 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Chaque librairie, du moins celles qui m'importent, et qui seront peut-être les seules à résister aux bouleversements en cours, sont d'abord des aventures humaines. (p. 130)
Commenter  J’apprécie          140
fanfanouche24   09 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Et si nous faisions confiance à la fiction ? Depuis le fond des âges, dans toutes les cultures, nous déployons une énergie sans limites pour nous raconter des histoires- à cette étrange manie, il doit bien y avoir une raison ! Nous sommes, pour reprendre l'expression de Nancy Huston, une " espèce fabulatrice" . (p. 67)
Commenter  J’apprécie          130
fanfanouche24   09 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Est-il plus belle métaphore du métier d'écrivain, et du pouvoir des mots ? "Il était une fois " : notre première, notre véritable, peut-être notre seule demeure. (p. 14)
Commenter  J’apprécie          130
joedi   07 décembre 2013
Vers de nouveaux horizons de Michel Le Bris
Mais, on le sait, pour les artistes, la "réalité" n'est qu'une façon de confirmer la certitude du rêve.

[Shangaï, l'idée d'un port* René de Ceccaty]

* Senso, juillet 2002, n° 5.
Commenter  J’apprécie          130
michelekastner   20 octobre 2012
Nous ne sommes pas d'ici de Michel Le Bris
J'aime le silence. J'ai besoin du silence. Cette sensation, la nuit, quand on se trouve dans un bois...Ou en mer. Ces bruits qui prennent tout à coup un relief extraordinaire. Des respirations qui s'éveillent. Le souffle du monde ! Le silence, oui, pour qu'on s'entende un peu... Quand je reviens à Plouézoc'h, que je prends mon bateau pour me perdre entre les îles de la baie, j'ai l'impression, au bout d'un moment, que le silence vient à ma rencontre. le clapot, sur la coque, une risée qui effleure les vagues, une voix, qui résonne à des milliers de là, le cri d'une sterne...Le silence de la mer monte vers moi, me traverse, et c'est comme si un autre monde, alors, m'enveloppait. Qui n'a jamais eu cette sensation, que quelque chose vient, pour peu qu'on fasse silence ?
Commenter  J’apprécie          130
fanfanouche24   12 février 2019
Pour l'amour des livres de Michel Le Bris
Encore faut-il s'entendre sur les mots : les dogmes, se donnant comme vérités, sont par nature jaloux, portent en eux la guerre- (...) Les poèmes , eux, ne se font pas la guerre ...(p. 176)
Commenter  J’apprécie          120
gilou33   07 juin 2015
Un hiver en Bretagne de Michel Le Bris
Le silence, ce n'est pas l'absence de bruit, le blanc d'un "rien", non, le silence est peuplé de mille sons, il vit, et nous éveille, le silence, simplement, est la disparition du brouhaha, du bruit de fond, de ce qui rend chacun les êtres et les choses informes, indifférenciées...
Commenter  J’apprécie          120
fanfanouche24   11 janvier 2014
Nous ne sommes pas d'ici de Michel Le Bris
[... ]Marc Twain, qui va faire œuvre à partir de l'expérience de la frontière, des parlers populaires, des tours et des expressions des conteurs populaires, en rupture totale d'avec l'aristocratisme européen. Et c'est bien sûr l'héritage de Mark Twain qui nous fascine, dans le roman américain...Il suffit de considérer l'origine sociale de Jim Harrison, de James Crumley, de Richard Ford, de Raymond Carver , les métiers qu'ils ont exercés. Peut-on imaginer des écrivains de ce calibre, en France, ayant été ouvrier agricole ou chauffeur de camion ? L'Amérique est aussi cet espace culturel où l'on a su et pu faire d'un gardien de vaches un héros digne des tragédies antiques. Essayez seulement de transposer cela en France ! ! Non, dans la littérature française, les gens, trop souvent, n'ont une âme qu'à partir d'un certain niveau social. Un gardien de vaches ? ou de moutons ? tout juste bon pour un peu de couleur locale, de pittoresque. (p.55-56)
Commenter  J’apprécie          120
marlene50   05 septembre 2020
L'homme aux semelles de vent de Michel Le Bris
Aussi bien devons-nous laisser parler en nous "l'homme aux semelles de vent" si nous ne voulons pas finir avec une cervelle de plomb ...

("l'homme au semelles de vent" ainsi Verlaine appela t-il Rimbaud)
Commenter  J’apprécie          110



Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Candide

Où se situe le château du baron au début de l'histoire ?

En Normandie
En Angleterre
Aux Pays-Bas
En Westphalie

12 questions
2646 lecteurs ont répondu
Thème : Candide de VoltaireCréer un quiz sur cet auteur

.. ..