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Critiques de Michel Picard (II) (6)
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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  09 juillet 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
Je remercie chaleureusement les Éditions L’Harmattan ainsi que l’auteur Michel Picard pour cette lecture et leur confiance !



« L’ŒIL ÉTAIT DANS L’ARBRE Et regardait de drôles d’oiseaux« , rarement un titre n’aura été à ce point évocateur des moments truculents que réserve le thriller déjanté de Michel Picard. Ce dernier se lâche complètement dans ce roman qui est irrésistiblement « foutraque », car de folie il va en être question tout au long de ces près de 450 pages qui vont nous narrer les excentricités, les perversions d’un couple chapeauté par une espèce de gourou sadique atteint des pires déviances. Les personnages sont tous aussi barrés les uns que les autres et c’est effectivement jouissif de se retrouver à lire le récit des péripéties nombreuses que contient cette histoire. Un univers fantasque et délirant que ne renierait pas un certain Albert Dupontel et son humour noir ravageur des débuts. Comme dans « Bernie », le gentil petit oiseau est en mauvaise posture prêt à se faire croquer. Les dialogues sont ciselés et décapant avec un second degré qui m’a beaucoup plu. On ressent tout le travail de scénariste de Michel Picard qui commence son récit par l’immersion dans une grotte du jeune Adrien qui transporte dans une vieille moquette élimée un corps qu’il va cacher dans ces recoins perdus de la forêt. Tout cela c’est « Le jour d’après » car il y a eu « un jour d’avant » et le récit d’être partagé, de balancer entre ces deux pôles temporels. L’auteur ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer car l’action est prépondérante et les dialogues font mouches. Il faut dire qu’avec Blandine, cynique et perverse à l’extrême, présentatrice d’une émission qui récolte de l’argent à des fins caritatives pour sauver des animaux dont elle n’a strictement rien à faire, ou bien encore son mari Cyril, tout aussi dingue, chirurgien esthétique de son état ayant la fâcheuse propension à rater une opération sur deux, on est servi. Leurs enfants ne sont pas en reste : il y a Vincent, l’aîné de la fratrie parti en Colombie et qui aurait été kidnappé contre rançon, en sachant qu’il n’en est pas à sa première tentative d’extorsion d’argent à ses parents, lui qui détient des vidéos compromettantes d’eux. Vincent veut la valise d’argent de ses parents.. Flore, leur sœur, a perdu son petit ami, mystérieusement suicidé tandis qu’Adrien le petit dernier, 18 ans à peine, est aussi épris des oiseaux que de sa petite amie Karine avec qui il désespère de trouver enfin le bon moment pour conclure et avoir, enfin, sa première expérience sexuelle. Le rythme est soutenu, le scénario malin car il va jusqu’au bout de son délire. Le fond de l’histoire est sombre, les sujets abordés sont tout sauf évident mais j’ai aimé être embarqué par Michel Picard qui par son écriture peut se rapprocher d’un Tonino Benacquista. Car ce livre cache une enquête retors sur les agissements de ce couple Cyril et Blandine, qu’ont-ils à cacher ? qui sont-ils réellement ? L’ensemble passe très bien car Michel Picard est, on le ressent dans son écriture pleine de malice, toujours sur cette corde raide, à mi chemin entre le rire et la tragédie, il s’amuse avec ses personnages, du plus infâme au plus naïf, candide, pour leur insuffler des idées délirantes. Volontiers baroque, Michel Picard signe un thriller détonnant. A découvrir aux éditions L’Harmattan.
Lien : https://thedude524.com/2020/..
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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  14 février 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
J'ai découvert ce polar il y a quelques jours.

J’avoue que j’ai eu une petite appréhension en le soupesant et en l’ouvrant. Je me suis dit que ce serait le livre de mes vacances!

Et non, en 3 jours je l’avais lu ! J’ai clairement été prise par l’histoire, l'écriture fluide et riche, des situations cocasses et loufoques à la Tom Sharpe.

Merci beaucoup pour ces moments de lecture réjouissants.

J’espère vraiment qu’aucun personnage et situation ne soient réels si ce n’est le cochon de le bureau de cette terrible productrice.

J’attends le prochain !

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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  12 avril 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
Baroque, gothique, hallucinant, cynique, déjanté, morbide, cet œil est vraiment tout cela à la fois.



Accrochant au récit dès les premières lignes, car l’auteur sait s’y prendre pour faire lever et durer le suspense, j’y ai prêté un œil (et oui) très attentif pour ne pas m’y perdre.

L’action alterne sur deux jours mais fourmille de mille détails, de liens extravagants, de flash-back, on assiste à une vraie enquête au sein de deux familles voisines.



C’est rythmé, j’ai eu l’impression que l’auteur me faisait danser cette gigue infernale menée par un gnome étripé.



De manière très furtive, j’ai parfois éprouvé un ras le bol devant tant d’horreurs, de perversions, de cruauté, de macabre.



L’humour est présent, aidant le lecteur à encaisser et à continuer sa lecture parmi ce catalogue d’horreurs.



Le personnage d’Adrien est également très attachant, il ouvre le bal en enterrant un cadavre et quitte la scène non pas en laissant derrière lui une pantoufle de vair mais restituant un doudou-hibou et un étui de clé USB fait d’un lambeau de peau tannée avec un tatouage de naja tricéphale.



Là je sens que j’émoustille votre curiosité, vous désirez en savoir plus, procurez vous cet ouvrage.



Pour ma part, je le referme en me disant cet auteur a vraiment une très grande imagination et, dans le même temps, je suis abasourdie de découvrir l’existence des écorchés de Fragonard… je n’ai jamais aimé les animaux empaillés et avec ces écorchés, on atteint le summum du macabre.



Je vous en conjure monsieur Picard ne quittez pas le domaine du cinéma ou de l’écriture.

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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  16 avril 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
Dans ce drame familial, sous forme de thriller, les rebondissements s’enchainent à une vitesse hallucinante. Pendant près de 450 pages le lecteur est pris dans le tourbillon des événements qui se jouent autour d’Adrien, le benjamin de la famille Montbrun. Un roman palpitant, rythmé, mettant en scène des personnages hauts en couleurs. On aurait aimé que l’auteur développe un peu plus l’aspect psycho des protagonistes pour donner plus de profondeur au roman et plus de caractère. Karine par exemple, mériterait un meilleur traitement que passer pour la « girlfriend » de service.



En parlant de caractère, ce roman n’en manque pas. C’est non seulement un drame et un thriller, mais aussi un roman noir et glaçant. L’intrigue est multiple ; on en découvre les ramifications tout au long du roman, de plus en plus noires et terribles pour les protagonistes de l’histoire, et ça tient en haleine. Et les amateurs de « gore » ne seront pas déçus ; sans être un exemple du genre on découvre les « crush movies » et autres thèmes truculents petit à petit et le dénouement presque fantasmagorique finit en beauté.



Si je devais apporter un bémol, j’ai trouvé certains rebondissements un peu « faciles », comme la façon dont Bao, le chauffeur de taxi vietnamien, retrouve trace du cousin de Loan la nounou perdue de vue depuis plus de 10 ans, via des membres de sa propre famille, en 2 heures de temps ; et le cousin de Loan qui se tient à disposition de Flore comme ça, sur demande. Idem pour Shirley, l’enseignante qui accepte sans sourciller le squat de son appartement pour élucider un crime… J’aurais aimé que la façon d’amener les choses soit plus … « réaliste ».



Quand je lis un livre, je me projette souvent en images réelles pour vivre l’action. Et après avoir tourné les dernières pages de ce livre je me dis qu’il ferait un bon film. Merci en tous cas à Babelio de m'avoir fait découvrir cet auteur et ce roman, grâce à une opération « masse critique ».
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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  12 mai 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
Bon, est-ce qu'écrire cette critique va être aussi ardu que la lecture de ce roman ? J’espère que non. Mais j'ai comme un doute.

En plus, j'ai du retard dans la publication de celle-ci. Merde, ça se fait tellement pas. Mais bon, tant pis, allons-y et profitons-en pour remercier L'Harmattan et Babelio pour cette Masse Critique.



Plusieurs choses m'ont dérangé dans ce livre, certaines ne sont que des détails, mais d'autres sont bien plus problématiques.

Au départ, je voulais commencer par cette couverture floue qui ne donne pas du tout envie de s'attarder pour un feuilletage en règle, étape quasi-indispensable avant l'achat. Mais après réflexion, je me dis que ce n'est peut-être pas le plus important. Cela dit, une belle couverture donnera toujours plus envie qu'une photo floue. Surtout qu'à 30 balles le bouquin on est en droit de s'attendre à un livre qui a un peu de gueule.



Hélas, la couverture non aboutie se marie au final assez bien avec le texte dont elle est la vitrine et dont l'épaisseur fait un peu peur (perso, je m'engage assez rarement pour presque 450 pages si je n'ai pas de bons indices qui m'indiquent que l'aventure va me plaire).



C'est amusant, mais je remarque seulement maintenant que la couverture donnait un indice supplémentaire sur ce qu'on risquait de découvrir dans le livre.

L’œil était dans l'arbre... Et regardait de drôles d'oiseaux.

Quitte a révéler d'un coup trois des défauts du livre j'aurais été plus loin et l'aurais appelé L’œil était dans l'arbre... Et regardait... de « drôles d'oiseaux ».

Je ne m'attarderais pas la dessus des heures non plus car le problème relève, à mon sens, de ce que je m’apprête à exposer juste après, mais l'une des premières choses à m'avoir vraiment gavé fut l'emploi abusif des points de suspensions et des guillemets pour un oui ou pour un non. Autant les ... dans les dialogues pour signifier que le personnage a des difficultés à parler ne me dérange pas, autant quand ce sont les phrases du narrateur qui se mettent à terminer de la sorte, probablement dans le but d'ajouter un peu de mystère et de suspense, là je dis non. Ça donne juste l'impression d'un texte écrit par un amateur qui n'a pas d'autre façon de faire passer son message tellement surprenant et cryptique.

Les guillemets souffrent un peu du même problème et sont utilisé de façon assez anarchique. Ainsi le frère de sang du héros devient « son frère » et un figurant qui s'occupe de gérer la prise de son sur un plateau de télé a droit à un « ingé-son » alors qu'il s'agit vraiment de son boulot.



Ces deux problèmes ont pour moi la même origine : un travail de réécriture absolument bâclé. Ce genre d'erreurs ne doit pas pouvoir se retrouver dans le produit fini. L'auteur a-t-il eu le temps et l'occasion de relire et réécrire son histoire ? A-t-il été bien encadré pour le faire ? Si la réponse est oui, il y a un problème. Si elle est non, il y en a un plus gros encore. Car cette partie du boulot aurait dû mettre à jour un autre problème : le livre est trop gros. Ou l'histoire est trop longue, comme on veut. Certaines choses nous sont répétées trois voir quatre fois, certains événements nous sont racontés du point de vue de différents personnages, mais sans rien nous apporter de plus, certains détails que l'on peut aisément deviner au vu de ce que les personnages racontent, nous sont confirmés au bout de plusieurs chapitres, parfois laborieux, juste au cas où on n'aurait pas encore compris. Tout ça cumulé m'a donné l'impression qu'on me prenait pour un abruti fini incapable de déduire des choses pourtant très simples. Ça m'a aussi souvent fait soupirer et poser le livre dans un coin pendant plusieurs jours. (D'où mon retard. Pour le coup c'est ma faute, j’aurais du mieux gérer mon temps. Mais venir à bout d'un livre énorme qui ne nous emballe pas, c'est chaud.)



Encore une fois, il me semble que ce genres de problèmes auraient dû être vus et corrigés lors de la relecture/réécriture.



Hélas, au-delà de ça, j'ai aussi noté deux-trois petites choses inhérentes à l'histoire elle-même qui ont fait que cette lecture n'était pas aussi plaisante qu'elle aurait pu l'être.

Déjà, j'ai mis plus de 100 pages avant de m'attacher à un personnage. Tous semblaient suspects et aucun n'était franchement attachant. Bien sûr, je me demandais qui était le cadavre qu'Adrien faisait disparaître au début de l'histoire, mais je ne m’inquiétais pour aucun d'entre eux. La disparition de l'un ou l'une d'entre eux, que ce soit parmi les gentils ou les méchants me laissait assez indifférent.

Il y a aussi eu quelques réactions illogiques au vu de la personnalité des personnages (Vincent surtout).

Et puis ce foutu Jack Russel qui ne sert à rien et qui est une sorte de mauvais comic relief, on s'en serait passé. J'attendais le moment où il servirait à quelque chose tout en étant persuadé qu'il n'arriverait jamais... Et j'avais raison.



Les détails à la con, mais qui spoilent un peu (pas beaucoup)





Maintenant que tout est dit, est-ce qu'il y a malgré tout quelque chose à sauver de tout ça ? Étonnement, oui.

L'histoire est complexe, il y a beaucoup de personnages et leurs destins sont tous imbriqués d'une façon ou d'une autre. Il y a énormément de ramifications, on a l'impression que ça part dans tous les sens, mais au final tout est lié. Si certaines choses sont un peu grosses (comme la fin) l'idée en elle-même et l'histoire qui est racontée ne sont pas mauvaises du tout



Si le manuscrit avait été suffisamment retravaillé et s'était retrouvé amputé d'une bonne moitié de ses 430 pages, il y a fort à parier qu'il aurait gagné en rythme, en cohérence et qu'il aurait plus facilement maintenus ses lecteurs et lectrices en haleine.



Je terminerais sur une chose que j'ai trouvée très dommage et qui l'aurait été tout autant même avec un bouquin deux fois plus concis, mais qui spoile la fin. Si vous n'avez pas lu le roman il est inutile de cliquer, ça ne vous apportera rien, si vous l'avez lu, en revanche, et que vous êtes arrivés jusque là, ça ne vous fera qu'une poignée de lignes en plus à lire, alors, au point où vous en êtes, autant allez jusqu'au bout.



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L'oeil était dans l'arbre… et regardait de dr..
  16 avril 2020
L'oeil était dans l'arbre… et regardait de drôles d'oiseaux de Michel Picard (II)
Adrien, passionné d'ornithologie, presque dix-huit ans, ensevelit un cadavre dans une grotte qu'il connaît bien et rentre chez lui. La veille, son père, chirurgien plastique renommé et sulfureux a reçu des menaces ainsi que sa mère, présentatrice d'une émission télévisée censée parler de protection animale. Des menaces personnalisées. Plus Vincent, leur grand fils qui a disparu et pour lequel une rançon est demandée. Bref, c'est le foutoir dans la famille !



Gros livre qui ferait une arme redoutable dans un sac, et en plus c'est écrit petit. Foisonnant. Des détails à la pelle. Michel Picard a une imagination illimitée et sait la faire partager. Malgré la densité de son texte, on prend plaisir à le lire et plus on tourne les pages plus le volume devient léger. Il faut dire que c'est le bocson et que lorsqu'on croit qu'on a atteint une acmé bordélique, un énième événement ou personnage en rajoute une couche.



Adrien paraît sympathique, ses parents beaucoup moins et on a peine à les plaindre. L'intrigue avance dans une ambiance joyeuse et détendue pour nous, beaucoup moins pour ses protagonistes. Michel Picard a l'air de partir dans tous les sens, mais sait nous ramener à ses histoires, les liens entre elles. Je ne tairai pas un petit coup de mou dû à l'épaisseur de livre, mais la lecture est aisée et va assez vite, grâce notamment à un humour toujours présent.
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