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Note moyenne 3.84 /5 (sur 113 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Ixelles (Bruxelles) , le 03/04/1898
Mort(e) à : Schaerbeek (Bruxelles) , le 01/04/1962
Biographie :

Michel de Ghelderode, pseudonyme d'Adémar Adolphe Louis Martens, est un auteur dramatique, chroniqueur et épistolier belge d'origine flamande et d'expression française.

Auteur prolifique, il a écrit plus de soixante pièces de théâtre, une centaine de contes, de nombreux articles sur l'art et le folklore. Également auteur d'une impressionnante correspondance de plus de 20 000 lettres, il est le créateur d'un univers fantastique et inquiétant, souvent macabre, grotesque et cruel.

On a parfois considéré Michel de Ghelderode comme un précurseur de Ionesco et de Beckett. C'est que son théâtre tragique et outré, trivial jusqu'à la caricature, situé au carrefour du théâtre élizabéthain et de l'expressionnisme, s'inscrit dans la même perspective et ouvre la voie au théâtre moderne.
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Les plages du Nord ; 7 : Ostende : Max Ernst, James Joyce, Michel de Ghelderode et Paul Delvaux
- à 1'30, Willy VAN DENBUSCH, directeur du Musée d'Art Moderne : parle de James ENSOR et de Constant PERMEKE, peintres d'Ostende et de la côte belge, enracinés en terre flamande, et évoque ses projets pour le Musée et le quartier populaire d'Ostende (au total 6'45) - à 10'15, Xavier TRICOT, historien d'art : évoque sa passion pour ENSOR (au total 4'10) - à 13'35, Norbert HOSTYN,...
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Bobby_The_Rasta_Lama   16 octobre 2019
Sortilèges et autres contes crépusculaires de Michel de Ghelderode
L'antiquaire daigna de quitter son fauteuil à mon entrée. Sa voix était incolore.

- Monsieur a vu quelque chose ? ... Chez moi, il y a de tout. C'est rempli, des caves au grenier...

- Inutile, ça se sent... dis-je.

Le marchand parut sortir de sa somnolence et son regard se fit plus vif. Il existait donc en cet homme un sentiment, si rudimentaire fût-il, une vanité professionnelle ? C'était bien le moins. Et sa voix prit corps :

- Je ne sais pas qui vous êtes, monsieur, mais assurément pas le premier passant venu... " Et il me servit mon mot : "Cela se sent... Aussi bien, demandez-moi un objet introuvable, loufoque même, afin de m'éprouver. Je le possède."

Ce défi me plaisait.

- Je cherche une petite sirène, répliquai-je.



("L'amateur de reliques")
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gill   12 janvier 2017
Sortilèges et autres contes crépusculaires de Michel de Ghelderode
Et n'oubliez pas qu'il est écrit quelque part, en exergue à un film maudit : "Dès que Hutter eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre".

(extrait de la préface signée par Henri Vernes)
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gill   19 mai 2016
Théâtre V de Michel de Ghelderode
Hérode .- Barabbas ! Tu es méconnaissable. Toi, peur ? Tu as peur de Jésus ?

Barabbas .- C'est insensé. Oui, j'ai peur. De lui. De tout. De rien. Pour la première fois de ma vie. J'ai peur des ténèbres, des vivants et des morts. J'ai peur de moi-même ...
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gill   19 janvier 2017
Sortilèges et autres contes crépusculaires de Michel de Ghelderode
Parmi les objets bizarres, inusités, qui encombrent ma chambre, se voit un assez joli bocal ancien, en verre de bohême, empli d'une eau émeraudine et dont l'ouverture est couverte d'un parchemin.

Il contient une sorte de menaçant insecte tout en griffes et antennes, de verre aussi et d'un rouge brillant.

A le regarder de plus près, on remarque qu'en cet insecte se précise une forme humaine, à laquelle les antennes et les griffes confèrent un aspect diabolique.

Le bocal contient un petit diable ...
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wellibus2   13 mars 2016
La Balade du grand macabre de Michel de Ghelderode
VIDEBOLLE. ---Alarme ! Il arrive, il est arrivé ! Qui ? Le fantasmagorant, le coupe-ficelles, le croque-vivants, le désossé, l'histrion des derniers jour, le montreur de cataclysmes, l'ordonnateur du Grand Raffût, le maître des asticots, le dégonfleur de panses, l'équarrisseur fatidique, l'étouffeur, le carbonisateur, le pulvérisateur, l'échaudeur, l'écorcheur, l'émusculateur, le broyeur...

Il vient celui que nul n'attend. Accourez, contemplez, admirez...On prend ses places...

A minuit le théâtre flambera, explosera, croulera, et rien ne sera plus grandiose !...
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lavinia02   08 novembre 2012
Sortilèges et autres contes crépusculaires de Michel de Ghelderode
Ce que nous avons intensément désiré finit presque toujours par advenir une fois ; mais telle est l'insatisfaction personnelle du coeur que nous ne le reconnaissons pas, ou que ce qui advient ne paraît plus correspondre au rêve qu'on en fit.
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gill   13 mai 2016
Théâtre V de Michel de Ghelderode
La chambre haute et obscure du docteur Faust.

Comme des signaux pendant tout l'acte et dans la croisée du fond, des éclairs de magnésium et parfois la rame embrasée d'un carrousel.

La pénombre submerge des formes d'objets dérisoires - tout l'accessoire d'une sentimentalité scientifique abolie.

Dans cette chambre, on est au XVIème siècle, avec de cette époque les résonances, couleurs, aspects.

Siècle dont Faust, qui s'agite dans ce décor imaginaire, est las.

Et bien qu'empli d'inquiétude et de divination, il restera ignorant du monde moderne qui bourdonne et se déploie autour de sa maison - par coïncidence.

Faust : dans son costume classique.

On ne pourra un instant le croire réel.

Et s'il paraît vivant, c'est qu'il joue mal.

Il perçoit la vie extérieure sans s'y arrêter sérieusement.

L'ondée contre les vitres noie les rumeurs de la foire - sirènes, cloches, musiques, syncopées, crépitement des tirs.

La chambre est hors des perspectives habituelles.

Faust déclamera et exagérera tous ses gestes.

Sa voix sera forcée.

Il doit apparaître au spectateur comme un clown auquel a été confié un rôle de tragédien ...
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Caliban   14 décembre 2017
Escurial ; Barabbas de Michel de Ghelderode
C'est moi le roi, puisque j'avais l'amour d'une reine .
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Medelie   14 décembre 2012
Sortilèges de Michel de Ghelderode
Sincèrement, j'admirais ce distingué diable qui avait un aspect de prélat, oublieux de l'heure et du siècle, sans plus remarquer la carnavalesque vêture de cet homme de génie dont le silence même était expressif ; je l'admirais en toute bonne foi, de toute l'ingénuité survivant en mon âme, et sous l'empire de ses yeux de félin qui erraient sans jamais se poser. Parfois son regard m'effleurait et, alors, lançait une lueur verte, un phosphorescent signal que je ne comprenais pas. Que pensait-il de moi, ce diable, et comment me jugeait-il ? Assurément, il s'agissait de ma personne. Et tout à coup, le diable se mit à pouffer, riant si fortement que je le crus ivre. Mais avant que j'eusse le temps de l'interroger, il me parlait, sur un rythme enjoué :

— Cher ami, oui, cher ami, car je ne puis plus vous appeler cher inconnu, bien qu'ignorant votre état civil. Je vous ai vu déjà ; je vous connaissais. Et je viens de vous reconnaître singulièrement, à un détail. Vous me contempliez, plongé dans une berçante hypnose, et votre esprit devait naviguer dans le bleu. J'ai remarqué votre geste, un geste d'enfant en extase ; le geste que vous faites en ce moment encore !

Pris en flagrant délit pour ainsi dire, je retirai précipitamment ma main droite de ma bouche, honteux d'être resté inconsciemment dans cette position puérile. Combien de temps étais-je resté avec ma main droite enfoncée dans ma bouche ? Le diable riait toujours et ma confusion semblait accroître son plaisir.

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lavinia02   23 novembre 2012
Sortilèges et autres contes crépusculaires de Michel de Ghelderode
Le spectacle de cette végétation devenue monstrueuse avec l'âge n'est pas sans induire au malaise, même à la crainte, non pour ce qu'elle doit contenir de vie animale, mais pour ce qu'elle exprime de force inéluctable. Les lierres, les glycines, les vignes vierges se livrent un combat de poulpes, étouffant les arbustes et bousculant les murailles. Ce malaise - voire cette peur - ne vient pas d'imaginer que la végétation pourrait, saisie d'un prurit, déborder du jardin et envahir comme une lame de fond la maison et les chambres - son anormale luxuriance restant arrêtée à quelque distance de mes fenêtres par un pavement bordé d'une rampe basse mais suffisante pour démarquer la limite d'une cour ; mon malaise naît plutôt de la pensée que cette masse verdâtre peut et doit nécessairement celer le mystère.

C'est une zone interdite - je le sens - et de même que certains visages restent fermés, ce jardin se veut hostile, se garde seul. Il ne se défend pas qu'avec les mailles des branchages et les faisceaux d'épines ; c'est pire, il se défend par son expression, oui, c'est le terme : il semble malade, et malgré l'air circulant largement dans ce quartier et le soleil généreusement distribué, ce qui le compose reste sans éclat, blafard, si tant est que des végétations épanouies jusqu'au paroxysme puissent paraître dépérissantes.
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