AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.4 /5 (sur 151 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Steinbach, Manitoba , 1964
Biographie :

Miriam Toews est une romancière et une essayiste.

Née de parents mennonites, elle a quitté à 18 ans sa ville natale pour partir vivre à Montréal et à Londres avant de s'installer à Winnipeg. Elle est diplômée en cinéma de l'Université du Manitoba et en journalisme de l'Université de King's College à Halifax.

Elle a écrit son premier roman, "Summer of My Amazing Luck" (1996), en travaillant comme pigiste et animatrice de radio. Son père, qui souffrait de psychose maniaco-dépressive grave, s'est suicidé en 1998. Dans "Jamais je ne t'oublierai" ("Swing Low: A Life", 2000), elle raconte sa vie.

Son troisième roman "Drôle de tendresse" ("A Complicated Kindness", 2004) fut sa véritable percée littéraire, passant plus d'une année sur les listes de meilleurs vendeurs canadiens et gagnant le prix du Gouverneur général pour une œuvre de fiction en langue anglaise. Il a également remporté l'édition 2006 du concours radiophonique canadien le "Combat des livres".

Miriam Toews a tenu un rôle principal dans le film "Lumière silencieuse" ("Stellet Licht", 2007), écrit et réalisé par le cinéaste mexicain, Carlos Reygadas - une expérience qui a inspiré son cinquième roman, "Irma Voth" (2011).

"Pauvres petits chagrins" ("All My Puny Sorrows", 2014) est basé sur l'histoire vraie de sa sœur Marjorie, décédée à la suite d'un suicide en 2010. Le roman a remporté le Rogers Writers' Trust Fiction Prize de 2014, et il a été nommé l'un des meilleurs livres de l'année par Kirkus, Publisher's Weekly, The Globe and Mail, The Boston Globe, The Washington Post...

Elle a écrit pour WireTap de Radio-Canada, Canadian Geographic, Geist, The Guardian, The New York Times Magazine, Intelligent Life, et Granta. En 1999, Miriam Toews a remporté la médaille d'or de l'humour de Prix du magazine canadien. Elle est l'auteur des "Lettres X" ("The X Letters"), une série de dépêches personnels adressée au père de son fils, présentés sur "This American Life" dans un épisode à propos de parents disparus.

En 2018, elle publie son septième roman, "Ce qu'elles disent" ("Women Talking"), qui a figuré dans les 10 romans les plus vendus au Canada la même année.

page Facebook : https://www.facebook.com/MiriamToewsAuthor/
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Miriam Toews & Carolin Emcke Rencontre animée par Sophie Joubert – Interprète : Fabienne Gondrand Deux ans après #Metoo, la voix puissante et singulière de Carolin Emcke, docteur en philosophie, ancienne reporter et éditorialiste pour Die Zeit, nous offre un texte saisissant sur les violences faites aux femmes et le consentement. Quand je dis oui… explore cette question et décrit les relations de pouvoir et l'humiliation qui peuvent surgir sur toutes les scènes sociales ou privées, de la chambre d'hôtel de puissants prédateurs au salon d'un couple en crise. Avec Ce qu'elles disent, Miriam Toews nous plonge dans un huis clos au sein d'une colonie mennonite de Bolivie. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes tiennent une réunion secrète. Depuis quatre ans, nombre d'entre elles sont retrouvées, à l'aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l'explication est évidente, c'est le diable qui est à l'oeuvre. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes. Inspiré d'un fait divers, ce roman retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage, leurs aspirations… Deux textes de statuts différents qui dénoncent, chacun à sa façon, les rapports de pouvoirs et la domination masculine au sein d'une société. À lire – Carolin Emcke, Quand je dis oui..., trad. de l'allemand Alexandre Plateau, le Seuil, 2019. Miriam Toews, Ce qu'elles disent, trad. de l'anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Buchet/Chastel, 2019. Le Jeudi 3 octobre 2019 - 20H00
+ Lire la suite

Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   19 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
En principe il n'était pas permis dans notre ville de posséder un piano, instrument qui faisait trop penser aux saloons, aux bars clandestins de la prohibition et à la joie débridée, mais mes parents en avaient fait entrer un en douce chez nous parce qu'un médecin avait laissé entendre qu'il serait salutaire de fournir à Elf un "exutoire créatif" qui canaliserait son énergie et l'empêcherait de devenir "extravagante", mot aux connotations sinistres. Dans une collectivité fondée tout entière sur la conformité, l'extravagance était une calamité. (p. 23 / Christian Bourgois, février 2017
Commenter  J’apprécie          250
fanfanouche24   19 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Je lui dis qu'il faut faire un pied de nez à la vie (...)

On sera des soldats ensemble. On sera comme deux soeurs siamoises. Tout le temps, même quand on sera dans des villes différentes. (p.41)
Commenter  J’apprécie          210
fanfanouche24   22 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Il me dit qu'Elf pense la même chose au sujet des jours, des jours qui recommencent sans cesse, le soleil se lève, les oiseaux se mettent à chanter, il ya un moment où tout semble possible, un moment d'espoir extrêmement douloureux, et puis c'est fini, tout s'assombrit, le jour n'est qu'un pétard mouillé, un de plus. (p. 120)
Commenter  J’apprécie          200
fanfanouche24   23 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Notre famille tente d'échapper à tout, d'un seul coup, même à la gravité, même au rivage. Nous ne savons même pas ce que nous fuyons. Peut-être sommes-nous seulement des âmes inquiètes. Peut-être sommes-nous des aventuriers. Peut-être sommes-nous des fous. Peut-être la planète Terre n'est-elle pas notre vrai foyer. (p. 135)
Commenter  J’apprécie          200
fanfanouche24   26 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Quand Elf est partie en Europe, ma mère a décidé de s'émanciper, elle aussi, et elle a suivi des cours à l'université, en ville, pour devenir assistante sociale, puis psychothérapeute. Les anciens de l'église avaient fini par faire une croix sur la famille Von Riesen. Après avoir obtenu son diplôme, elle a transformé la chambre d'amis en cabinet de consultation, et un flot régulier de mennonites en proie à la tristesse et à la colère a commencé à y déferler, habituellement en cachette. car, dans la hiérarchie des perversions, la psychothérapie venait plus bas que la bestialité, qu'on pouvait à la rigueur comprendre dans le contexte de villages isolés. (p. 159)
Commenter  J’apprécie          180
Sachenka   30 avril 2017
Les Troutman volants de Miriam Toews
Difficile de ne pas céder un brin à l'hystérie quand on tente désespérément de garder en vie quelqu'un qu'on aime, surtout si la personne en question n'est pas sûre de vouloir être sauvée.
Commenter  J’apprécie          190
fanfanouche24   21 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
C'était la première fois que nous articulions notre principal point de désaccord. Elle voulait mourir; moi, je voulais qu'elle vive et nous étions des ennemies qui s'aimaient. (p. 49)
Commenter  J’apprécie          160
fanfanouche24   24 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Elf a été hospitalisée de son plein gré, pas contre sa volonté, elle peut donc partir quand bon lui semble. Je lui demande si ce n'est pas trop tôt et Janice répond qu'il est très important d'habiliter les patients en les laissant prendre de grandes décisions.

Eh bien, dis-je, décider de se tuer serait une grande décision et personne ne veut qu'elle la prenne , celle-là, pas vrai ? (p. 132)
Commenter  J’apprécie          130
fanfanouche24   21 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
(...) Elf rouvrait les yeux et, en un assaut sauvage, elle se jetait sur le piano tel un léopard sur un serpent, comme si l'instrument était à la fois son amant et son ennemi personnel. (p. 36)
Commenter  J’apprécie          130
fanfanouche24   28 mars 2017
Pauvres petits chagrins de Miriam Toews
Très bien, le cerveau est un organe conçu pour régler les problèmes et si le problème est la vie, l'impossibilité de la vivre, un cerveau rationnel et fonctionnel cherchera un moyen d'y mettre fin. Non ? Je ne savais pas quoi faire. (...)

Il faut que tu vives, il faut que tu aies envie de vivre, il faut absolument que tu vives. C'est l'impératif suprême, la toute première règle de l'univers. (p. 181)
Commenter  J’apprécie          120

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Le quiz PRO !! 👍 ✌️

Professeur :

est favorable aux châtiments corporels
déclame des antibacchées

10 questions
23 lecteurs ont répondu
Thèmes : charades , définitions , jeux de mots , baba yagaCréer un quiz sur cet auteur

.. ..