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Note moyenne 3.59 /5 (sur 380 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) le : 5/02/1982
Biographie :

Myriam Leroy est une journaliste belge.

Elle est l'auteure de la pièce de théâtre "Cherche l'amouré, jouée à guichets fermés au Théâtre de la Toison d'Or à Bruxelles ainsi qu'en Wallonie en 2016 et 2017.

Son premier roman, "Ariane", paraît en janvier 2018 aux éditions Don Quichotte. C'est le récit d'une amitié toxique entre deux adolescentes qui font l'apprentissage de la séduction et de la cruauté dans la bourgeoisie de province belge des années 1990.

Son deuxième roman, "Les yeux rouges", paraît en août 2019. C’est un roman partiellement autobiographique qui traite d’un insidieux et inexorable harcèlement à l’heure du numérique.

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Les Yeux rouges, Myriam Leroy - rentrée littéraire 2019 éditions du Seuil


Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
Stelphique   02 janvier 2018
Ariane de Myriam Leroy
J’ai intégré que l’amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l’espèce, le désir soluble dans l’habitude et l’amitié une disposition occupationnelle.
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krzysvanco   02 décembre 2019
Ariane de Myriam Leroy
À quatorze ans, je formulai le vœu de me suicider à vingt. Je pensais que c’était le bon âge pour fiche le camp. Qu’après, il ne se passerait plus rien de bon, juste la lente agonie du corps et de l’esprit.
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AMR_La_Pirate   24 mars 2018
Ariane de Myriam Leroy
Quel est l’intérêt de se replonger dans cette mésaventure vieille de vingt ans, dont les protagonistes se sont pratiquement tous évanouis dans la nature ?

Possiblement aucun. Mais peut-être que si, comme je le crois, elle a eu des répercussions prégnantes sur ma vie et celle de ceux qui m’ont approchée ensuite, l’explorer pourrait permettre quelque chose de l’ordre de la purgation. Voire de la libération.

Thérapie classique par l’écriture. On est loin de la littérature.

Peut-être qu’à force de spéléo dans les galeries accidentées de la mémoire apprendrais-je qu’Ariane est la raison pour laquelle j’ai toujours préféré me tenir sur le seuil du grand amour plutôt qu’y entrer de plain-pied. Peut-être saurais-je que je lui dois le périmètre de sécurité qui me protège des autres, épais cordon sanitaire au-delà duquel je repousse les assaillants à l’huile bouillante, fussent-ils animés de nobles intentions. Et qu’ainsi éclairée sur les tenants et les aboutissants de mes névroses, je pourrais garder, pour me vêtir luxueusement, les quatre-vingts euros que je tends chaque semaine à mon psy.



[…]



J’ai modifié les noms, parfois les métiers, j’ai emprunté des raccourcis, quelquefois rallongé, j’ai fait le ménage dans le paysage, mélangé les dates, créé des fausses conséquences à partir de causes réelles et vice versa. Mais je crois sincèrement qu’après tout cela, tous ces petits et grands accommodements, je vous raconte la vérité vraie, la vérité nue, plus vraie encore que lorsque je l’ai vécue. »



[…]



Je me suis néanmoins remise de toutes les séparations, de toutes les trahisons. J’ai même appris à ne plus me faire d’illusions. J’ai compris que la vie n’avait d’autre sens que de la vivre et, si je ne m’en réjouis pas forcément, j’en fais mon affaire, je l’accepte et n’en veux à personne (enfin, pas vraiment) de ne pas m’en avoir avertie. J’ai intégré que l’amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l’espèce, le désir soluble dans l’habitude et l’amitié une disposition occupationnelle.

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hcdahlem   02 avril 2018
Ariane de Myriam Leroy
Je souhaitais à présent être appréhendée comme une jeune femme insaisissable, émouvante et dangereuse à la fois, je voulais qu’on me voie ardente et raffinée, qu’on m’aborde comme une fille dont on espère, à force d’offrandes et de serments, palper le grand secret dans les replis compliqués de l’âme. À cet effet, pour la rentrée, je décidai de m’habiller en noir de pied en cap, ongles et lèvres lie-de-vin, dans une tentative d’occuper un créneau subtil entre la veuve sicilienne et la jeune gothique de cimetière. De mes origines culturellement prolétaires je ne dirais rien, et la découverte de mes racines difficiles par les plus téméraires de mes camarades allait forcer le respect pour l’éternité.
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krzysvanco   18 mars 2020
Les yeux rouges de Myriam Leroy
Mais enfin mais pourquoi ne virais-je pas ce mec de mes contacts Facebook s’il me faisait chier á ce point, s’exasperait Salomé ? S’il me mettait si mal à l’aise, je n’avais qu’à l’éjecter et le bloquer.
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krzysvanco   02 décembre 2019
Ariane de Myriam Leroy
Haïr les riches, qu’ils soient ou non gentils, haïr davantage les gentils, les riches philanthropes, ceux qui donnent aux pauvres, qui leur ouvrent leurs bras et leur porte. Ceux qui aiment l’exotisme de la vraie vie, qui trouvent un charme fou aux masses populaires, qui se délectent de l’idiome des jeunes des quartiers, ceux qui vont chercher leurs épices sur des marchés, près des gares qui sentent l’urine. Ceux-là qui ne sont même pas foutus de rester entre eux, discrètement repliés sur leurs réseaux de semblables, à dissimuler au regard de la roture les codes et coutumes ancestraux qui excluent d’emblée les gens qui ne sont pas nés dedans. Ceux qui croient te faire un cadeau en t’accueillant alors que, ce qu’ils te lèguent, c’est la rage sourde qui découle de l’instantané constat que quoi que tu fasses dans la vie - y compris gagner au Loto - non seulement tu ne seras jamais aussi riche qu’eux, mais surtout tu ne seras jamais comme eux.
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Olivia-A   04 juin 2018
Ariane de Myriam Leroy
J'en étais sûre. Notre binôme était surnaturel. Nous étions plus que la somme de nos parties, nous étions cette complétude en tous points soudée dont naissaient les rayons laser et les pouvoirs magiques. Nous imaginions avoir en poche deux médaillons orphelins, le croissant de lune et le soleil qui, s'emboîtant, devenaient la clef des Mystérieuses Cités d'or. Sauf que l'univers auquel notre union donnait accès était un royaume de ténèbres, peuplé de démons ondulant dans la brume humide du crépuscule. Dans notre souterrain, à quelques mètres sous la surface des hommes, nous nous accordions le droit de lâcher les monstres intérieurs qui grattaient à nos portes.
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saigneurdeguerre   24 août 2019
Les yeux rouges de Myriam Leroy
Sandrine :



"Ouais, clair, c'était illégal. Mais les flics, putain, elle les vomissait, les flics n'étaient qu'un visage de plus de la domination masculine, la justice était une institution patriarcale, tout ce petit monde était de mèche, ils se tenaient, les harceleurs, les policiers, les avocats, les journalistes, et elle se demandait si ça valait bien la peine de mettre le doigt dans la machine, parce que des luttes, elle en avait déjà tant et plus à mener et était-ce vraiment celle-là qui était prioritaire ?"
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Shatzy   19 août 2013
Myriam Leroy n'aime pas ! de Myriam Leroy
Je vomis Claude François. Quand je l'entends dans une fête, j'ai immédiatement envie de regagner mon lit et mes boules Quies. Pourant, il fait partie de la programmation de toutes les soirées de mariage, de cercle ou de scouts, au même titre que les lacs du Connemara de Michel Sardou et Les Sunlights des tropiques de Gilbert Montagné. Un trio qui constitue à mes yeux la playlist idéale pour décéder.
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Shatzy   19 août 2013
Myriam Leroy n'aime pas ! de Myriam Leroy
Extrait de Myriam Leroy n'aime pas les enfants !



J'ai bien réfléchi et je vous annonce que je n'aime pas les enfants. Bon, je n'irai sans doute pas jusqu'à dire, comme Didier Super, qu'il faut les brûler comme au Brésil, tout simplement car je suis contre l'incinération des déchets.
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