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Bibliographie de Naima Afif   (1)Voir plus


Citations et extraits (5) Ajouter une citation
enkidu_   03 mars 2017
Hassan Al-Bannâ : Textes originaux de Naima Afif
Que les parents veillent à ne pas laisser leur enfant accéder à des livres peu sérieux et des revues immorales, non pas en les interdisant et en faisant des menaces à l’enfant, car c’est ce qui augmenterait son désir et son intérêt pour la chose mais plutôt en l’orientant vers des ouvrages à la fois utiles et agréables ; lui en donner le goût, toujours dans une perspective bénéfique. Ici, je rappelle le grand besoin que nous avons de livres pour enfants qui traitent de l’histoire islamique en général ; ce type d’ouvrages susciterait à la fois la curiosité à la lecture, serait adapté au niveau de compréhension et aux facultés intellectuelles des enfants et transmettrait des valeurs islamiques. Les sources islamiques regorgent d’histoires relatives aux Compagnons, à leur postérité et à d’autres encore.



Je rappellerai également que la maison doit compter une bibliothèque aussi mince soit-elle, mais que les livres doivent être sélectionnés entre les ouvrages d’histoire islamique, les biographies des prédécesseurs, les livres de morale et de sagesse, les ouvrages qui traitent des voyages islamiques, des conquêtes, etc. De la même façon que la pharmacie de la maison est nécessaire pour soigner les corps, la bibliothèque islamique dans la maison est indispensable pour renouveler les intelligences. Il est bon que je rappelle ici la parole de Sa’d ibn Abî Waqqâs : « Nous racontions à nos enfants les campagnes militaires du Messager de Dieu – paix et bénédiction – comme nous leur récitions une sourate du Coran. » (pp. 65-66)
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enkidu_   03 mars 2017
Hassan Al-Bannâ : Textes originaux de Naima Afif
Il est à ce stade bon de rappeler à vous ici présents que l’éducation est une chose qui englobe tout ce qui influence la vie de la personne, et que l’enseignement en est l’un des instruments tout court, même s’il en est l’agent majeur et donc, synonyme d’éducation dans l’esprit de beaucoup. Pour notre part, lorsque nous parlons d’éducation, nous envisageons par là le sens courant qui inclut à la fois l’enseignement et d’autres éléments qui s’y rapportent.



Les chercheurs qui étudient la vie des nations soulignent que le secret de l’essor et de la grandeur des Anglais tient aux méthodes qu’ils ont adoptées en matière de vraie éducation, grâce à des pédagogues comme Spencer, Huxley, Charles Eliot, et d’autres encore parmi les anciens et les contemporains. De son côté, l’éminent spécialiste de la société, le Français Edmond Demolins, encourageait sa nation à penser un procédé de réforme éducative, compte tenu du fait que les lacunes et la dégradation de l’éducation sont la cause première de toutes les difficultés et des crises que l’on rencontre, et que dans la réforme et le développement de l’éducation, on a un remède à tout cela. Le point de vue de ce médecin qui a quitté sa discipline pour s’occuper des problèmes propres à l’éducation et les traiter, n’est pas très éloigné de ce qui est dit là. Quand on lui pose la question à ce sujet, il a pour réponse : « A bien y regarder, je me suis rendu compte que la plupart des causes de maladies humaines, physiques et psychologiques, provenaient du manque d’éducation. Je préfère éradiquer le mal à la racine, en arracher la cause première plutôt que de passer du temps à soigner ce qui en résulte : mieux vaut en effet prévenir que guérir. Ce faisant, je ne doute pas m’occuper d’un travail moins important pour l’humanité car il en va de même de la thérapie des nations et celle des individus. »



L’imam al-Ghazâlî écrivait : « A la naissance, le corps ne vient pas au monde tout à fait achevé : ce n’est qu’à travers la croissance et à force de nourriture qu’il atteint la maturité et se bonifie. De la même manière, l’esprit naît imparfait. Il est cependant susceptible de se développer. Or, seules l’instruction, l’éducation aux bonnes mœurs et la nourriture intellectuelle peuvent le corriger… Car l’enfant, pour peu qu’il soit délaissé au début de son développement, devient dans la plupart des cas grossier, menteur, envieux, voleur, médisant, têtu, indiscret, peu sérieux, sournois et effronté. Seule une bonne éducation peut empêcher tout cela. »



Compte tenu de ces éléments, messieurs, vous voyez que la responsabilité majeure incombe aux enseignants, étant donné que c’est dans leurs mains que reposent la formation morale et la future ligne de conduite de la nation. (pp. 58-59)
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enkidu_   09 mars 2017
Hassan Al-Bannâ : Textes originaux de Naima Afif
J’aimerais avant de conclure ce propos insister particulièrement auprès de vous sur le fait que tant la politique intérieure qu’extérieure de l’islam se porte garante des droits des non-musulmans en ce qui concerne aussi bien les droits internationaux que les droits nationaux des minorités non musulmanes. Parce que l’honneur national de l’islam est le plus sacré que l’histoire ait connu. Dieu dit : « Et si tu redoutes la trahison d’un peuple, dénonce en toute franchise l’acte qui te lie à lui, car Dieu n’aime point les traîtres. » [8, 58] ; « à l’exception des polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte qu’ils ont toujours respecté, sans jamais soutenir un mouvement dirigé contre vous. Exécutez fidèlement les clauses de l’engagement qui vous lie à ces gens-là jusqu’à l’expiration du terme fixé, car Dieu aime les gens de bonne foi. » [9, 4] ; « s’ils penchent pour la paix, fais de même en te confiant à Dieu, car Il est l’Audient et l’Omniscient » [8, 61].



Si l’Italie pourtant civilisée a envahi et pris l’Éthiopie sans lui déclarer officiellement la guerre ; idem pour le Japon – pays pourtant développé – dans la guerre contre la Chine – pas de déclaration –, l’histoire n’a jamais rapporté que le Messager de Dieu ou les Compagnons aient combattu un peuple ou conquis une tribu sans leur adresser de message au préalable, en faisant fi de cette démarche.



L’islam garantit les droits des minorités dans un texte coranique, parole de Dieu : « Dieu ne vous défend pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et qui ne vous expulsent pas de vos foyers. Dieu aime ceux qui sont équitables » [60, 8].



De plus, la politique islamique dans son essence n’entre nulle part en contradiction avec le régime constitutionnel consultatif : elle en est la base et oriente les gens dans cette direction. Et selon la parole de Dieu à propos des qualités propres aux croyants, ils « se consultent entre eux au sujet de leurs affaires » [42, 38]. Et Il dit encore : « Consultez-les quand il s’agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise, place ta confiance en Dieu » [3, 159]. Le Prophète consultait ses compagnons et se soumettait aux opinions des individus tant que lui en apparaissait la pertinence, comme il le fit avec al-Husâb ibn al-Mundhir lors de l’expédition de Badr. Il dit aussi à Abû Bakr et ‘Umar : « Si vous vous mettez d’accord sur une question, je ne vous contredirai pas. » De même, ‘Umar autorisa le système de la concertation entre les musulmans, et bienheureux les musulmans tant qu’ils règlent leurs affaires en se concertant. (pp. 150-152)
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enkidu_   09 mars 2017
Hassan Al-Bannâ : Textes originaux de Naima Afif
Les gens considèrent souvent les mouvements d’un point de vue de leurs manifestations concrètes et de leurs tendances particulières, et négligent beaucoup de prendre en compte les raisons psychologiques et les motivations spirituelles qui sont en réalité l’adjuvant, la substance, le fondement du succès et du développement de tout mouvement. C’est là une réalité que seul démentira quelqu’un d’étranger à l’étude et à la science qui en étudie les dessous. En effet, dans tout message sous-tend, derrière l’ensemble des apparences, un esprit idéologique et une force intrinsèque qui l’oriente, le régit et l’anime. Il est dès lors peu probable qu’une nation puisse se construire sans un profond réveil intérieur : « Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant qu’il ne change pas intérieurement » [13, 11]. C’est pourquoi je peux affirmer que la préoccupation première de notre message et la condition indispensable de son développement, de sa visibilité et de sa diffusion, c’est une prise de conscience intérieure.



Nous voulons d’abord un réveil spirituel, une activité intérieure conscience qui prenne effet dans la vie et dans les cœurs. Cela ne signifie pas que nous envisageons, dans le présent message, les branches de la réforme sous l’angle des différents aspects pratiques seulement, mais nous envisageons également l’insuffler un certain état d’esprit. Nous voulons des consciences dynamiques, énergiques et actives, des cœurs nouveaux et enthousiastes, des esprits critiques, capables de concevoir des idéaux et des objectifs à atteindre. Il faut déterminer ces objectifs et ces idéaux, définir des valeurs. Il faut également les faire intérioriser jusqu’à en faire une norme parfaitement intégrée. Car sans cette définition et ce recadrage, ce réveil sera semblable à un rayon perdu dans le désert, sans lumière ni chaleur.



Qu’en est-il donc de nos objectifs et de nos finalités ? Nous recherchons par notre message la démarche du message premier. Nous essayons de faire en sorte que le message nouveau soit le fidèle écho de celui proclamé par le Prophète de Dieu dans la vallée de La Mecque, il y a mille et quelques centaines d’années. Notre démarche, qui consiste à retourner par nos intelligences et nos capacités d’interprétations à cette période éclairée par la lumière de la prophétie et l’éclat de la révélation, veut suivre les pas du premier éducateur (l’éducateur par excellence, la fierté des messagers chargé d’orienter les hommes) pour en extraire à nouveau les enseignements de la réforme, et à nouveau nous imprégner du message. (pp. 225-227)
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enkidu_   09 mars 2017
Hassan Al-Bannâ : Textes originaux de Naima Afif
Étant donné que le but du combat islamique est le plus noble, les procédés en sont les meilleurs également, car Dieu interdit l’agression : ne « jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aime pas ceux qui les transgressent » [2, 19]. Il ordonne d’être juste même vis-à-vis de l’ennemi : « Que l’aversion que vous ressentez pour certaines personnes ne vous incite pas à commettre des injustices ! Soyez équitables, vous n’en serez que plus proches de la piété ! » [5, 8] et conduit les musulmans à une extrême clémence : au combat, ils ne s’écartent pas de la justice, ne commettent pas d’exactions, ne volent pas, ne pillent pas les richesses, ne profanent pas ce qui est sacré et ne causent pas de dégâts.



En guerre, ils sont les meilleurs soldats, tout comme ils sont les premiers pacifistes dans la paix. De même on rapport l’interdiction de tuer les femmes, les enfants et les vieillards, l’interdiction de poursuivre les déserteurs, d’attaquer les religieux, les ermitages et qui ne prend pas les armes.



Où se trouve une telle bonté dans les hordes d’envahisseurs et les horreurs des hommes civilisés ? Où en est le Droit international par rapport à cette justice divine globale ? Seigneur, enseigne aux musulmans leurs religion et à l’aide des lumières de l’islam, sauve le monde des ténèbres ! (pp. 127-128)
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