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Note moyenne 2.57 /5 (sur 7 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Philosophe française. Long séjour à San Francisco en 1994
- 1995 : Doctorat de 3ème cycle en philosophie, thèse de philosophie morale, Dette et Culpabilité (sous la direction de François Chirpaz, université Lyon III). DEA de philosophie sur Walter Benjamin (Paris 1, avec Olivier Revault d’Allones). Maîtrise de philosophie, étude comparée de La Naissance de la tragédie de Nietzsche et du Théâtre et son Double d’Antonin Artaud (Paris 1, avec Sarah Kofman).

Rédactrice en chef adjointe de la revue Etudes depuis novembre 2007
Editrice aux Éditions Fleurus durant 7 ans de 2000 à 2007.
Professeur de philosophie en Licence de Sciences Politiques à l’I.C.E.S (Institut Catholique d’Études Supérieures) à La Roche-sur-Yon (Vendée) : option philosophie pour des étudiants en licence de droit, histoire et littérature (1996-1999).
Professeur de philosophie et de français en classes de terminale (1989-1994) : au lycée Saint-Aspais à Melun (2 ans), au lycée Jeanne d’Arc à Montrouge (2 ans), au lycée Catherine Labouré à Paris (1 an).
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Source : http://www.revue-etudes.com
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Table ronde du jeudi 16 janvier 2020 Philosophie et religion Présentée par Philippe Büttgen, philosophe (Paris 1 Panthéon Sorbonne) Avec Gérard Bensussan, philosophe (Strasbourg) Philippe Portier, philosophe (EPHE) Nathalie Sarthou-Lajus, philosophe (Paris) Olivier Abel, philosophe (Faculté de théologie protestante, Montpellier) Dans le cadre du colloque Où va la philosophie française ? Organisé en association avec la Bibliothèque Nationale de France, l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, le Collège International de Philosophie, le Columbia Global Center Paris, l'École Doctorale de Sciences Po – Paris et la School of Philosophy – University College Dublin.

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
FRANGA   24 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
J'aime un être dans ce qu'il a d'ombrageux, de blessé, de fragile que je voudrais éclairer, secourir, sauver. D'où me vient cette folle aspiration ?

Sans doute une vie n'est-elle jamais aussi intense que par ce qu'elle communique d'énergie, ce qu'elle tente de réparer d'anciennes blessures, de combler de présences manquantes. Mais la passion du don manque sa destination à se croire générique et à ne pas reconnaître le manque, la pauvreté, l'aveuglement dont elle procède. Le psychanalyste Jacques Lacan a raison : "Aimer c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas."

Le don n'est jamais l'exercice glorieux d'un sujet libre qui comble un autre sujet libre parce que l'amour n'est pas de l'ordre du "combler" ni de la libre décision. En ce sens, aimer c'est toujours aimer tragiquement.
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
Survivre, sauvegarder des forces pour continuer, aller simplement de l'avant, vivre sans justification et sans promesse de rédemption, c'est noble. Pourtant, nous savons que dans la traversée des épreuves, ça ne fonctionne pas toujours ainsi. Au lieu de gagner en force de vie, nous nous épuisons à vivre toujours au bord du gouffre, au plus près de nos fêlures ou des fractures du monde. La traversée des épreuves ne nous rend pas forcément plus créatifs, plus drôles et plus légers. A peine sommes-nous plus blindés. Il y a quelque chose d'abrutissant dans l'absurdité du malheur qui ne vient pas tant de la douleur que de la confrontation au vide de nos vies.
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FRANGA   20 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
Le barrage le plus important que les femmes rencontrent aujourd'hui pour trouver une place et un style qui leur soient propres n'est pas simplement l'effet de la domination masculine ou de la misogynie, mais des contraintes mentales qu'elles s'imposent par manque de confiance en soi, sentiment d'imposture, intériorisation d'une hiérarchie entre les sexes et d'une infériorité supposée. Quand elles accèdent à des postes à responsabilité élevée et à la possibilité d'exercer tous leurs talents, c'est souvent dans les affres du doute et au risque de sacrifier leur féminité car elles sont hantées par le modèle masculin et le souci d'imiter les hommes pour les égaler.

Pourtant, comme le soulignait déjà Virginia Woolf, "il serait infiniment regrettable que les femmes écrivissent comme les hommes ou vécussent comme les hommes, car si les deux sexes sont tout à fait insuffisants quand on songe à l'étendue et à la diversité du monde, comment nous en tirerions-nous avec un seul ?" (Virginia Woolf, Une chambre à soi, traduction de Clara Malraux, Denoël, 1986, p.132).
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FRANGA   17 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
D'un point de vue étymologique, le salut (en latin salus et en grec sôtéria) désigne le fait d'être en bonne santé, d'être tiré d'une situation périlleuse : on dit "être sain et sauf". Ce lien entre le salut et la guérison est aujourd'hui réactivé notamment à travers les différentes thérapeutiques de l'âme. Alors que la notion religieuse de salut a perdu son aura, les termes de "soin", de "protection" s'y substituent parfois. Mais ils n'en sont que des versions plus faibles. Notre péril contemporain n'est plus celui d'une condamnation divine, mais davantage l'angoisse devant l'insignifiance de nos vies, l'appréhension d'une mortalité sans rédemption, d'une apocalypse sans révélation, l'expérience d'une solitude nue.
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FRANGA   20 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
Certains croyants peuvent se révéler plus athées que des grands douteurs quand ils sont prisonniers d'une foi qui ne les bouleverse plus ou qu'ils ne savent plus se remettre en question. L'athée véritable, l'athée qui cherche, qui ne remplace pas une idole par une autre (le pouvoir, l'argent, la jouissance) est plus proche de la démarche de croyance que celui qui se laisse enfermer dans une confession routinière ou dogmatique Il est dans l'ouverture, le questionnement. La perdition est au coeur même de la foi, elle ne se réduit pas à l'absence ou au manque de foi.
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
Freud souligne ainsi la présence du sentiment de culpabilité et de son indignité personnelle dans l'affect du deuil. A la douleur de la perte de l'être aimé s'ajoute le sentiment plus ou moins diffus et avouable d'avoir voulu sa mort. L'ambivalence des sentiments engendre dans la mélancolie le sentiment d'un amour toujours déjà manqué et d'un vide intérieur issu de la difficulté d'aimer. Le mélancolique pleure les premières blessures de l'enfance, celles des promesses non tenues, de la confiance trahie, de l'amour brisé par l'infiltration de la jalousie, de la haine et de la négligence. Le mélancolique est "plombant" parce que son deuil est interminable. Il ne peut se désinvestir de l'objet aimé, il y reste attaché comme aux premières fixations amoureuses de l'enfance.
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
De tous les liens, l'amour maternel est le plus archaïque, le plus inconditionnel, le plus violent. Il rattache chacun de nous à la vie. La force constante de cet amour-là peut permettre à l'enfant une certaine élaboration de la séparation d'avec l'être aimé, sans provoquer la rupture du lien ou susciter son effondrement intérieur. Selon le psychanalyste Donald Winnicott, la capacité d'être seul se développe en présence de l'autre, notamment quand l'enfant peut vivre la solitude en présence de la mère sur un mode autre que celui de l'abandon ou du délaissement.

-Donald Winnicott - La capacité d'être seul - Payot - 1969
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
Celui qui veut garder à tout prix le contrôle de sa vie de peur qu'on la lui prenne ou reprenne, celui-là la perd.

Perdre ma vie à vouloir la sauver, c'est l'impasse mélancolique contre laquelle je bute.
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
J'errais, regard éteint et coeur glacé, quand soudain tu m'es apparu et l'indifférence du monde s'est évanouie. Du mystère de l'apparition, l'aura ne dit que l'éclat, la manifestation dont la marque de reconnaissance est l'intensité lumineuse, son double effet d'éblouissement et de brûlure. Dans l'art des icônes, l'aura est la visible auréole d'un mystère invisible. Et l'auréole n'est elle-même que le symbole pictural d'une lumière intérieure dont aucun oeil ne peut saisir la splendeur parce qu'elle excède les capacités visuelles de l'homme. Ce rayonnement qui peut émaner d'une personne, d'une oeuvre d'art, constitue le pôle magnétique de l'existence, ce qui rend la vie attirante et fait vivre l'homme dans l'intensité de la ferveur amoureuse. Mais comment reconnaître que la lumière ostentatoire de l'éclat ne ment pas, que l'apprition ne dissimule pas une apparence trompeuse prenant à son piège une âme crédule en mal d'émerveillement et d'amour ? Comment discerner que le mystère révélé n'est pas un mystère de polichinelle ?
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FRANGA   25 février 2013
Sauver nos vies - méditations sur la renaissance de Nathalie Sarthou-Lajus
La mélancolie est définie par Michel de Certeau comme un "deuil inaccepté, devenu la maladie d'être séparé". (Michel de Certeau, La Fable mystique). Elle dit l'incapacité de faire son deuil de la perte de l'objet aimé, de se résoudre à son absence. Au creux de l'absence, le fantôme de l'être aimé revient toujours et rend sa perte inacceptable. Pire que la haine qui n'est pas "absolument mauvaise", la tristesse est selon Spinoza le pire des affects, car elle ne laisse aucun espoir de s'en sortir par ses seules forces. Freud compare la mélancolie au deuil et la décrit comme "une dépression profondément douloureuse, une suspension d'intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d'aimer, l'inhibition de toute activité et la diminution de l'estime de soi qui se manifeste en des autoreproches et des auto-injures et va jusqu'à l'attente délirante du châtiment". (Sigmund Freud, "Deuil et mélancolie").
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