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Note moyenne 3.38 /5 (sur 116 notes)

Nationalité : Turquie
Né(e) à : Gaziantep , 1951
Biographie :

Nedim Gürsel est un écrivain turc vivant à Paris.

Il passe son enfance à Balıkesir et fait ses études en tant qu’interne au lycée français de Galatasaray d’Istanbul où il passe son baccalauréat en 1970. Il publie très jeune des textes dans des revues littéraires. Il se rend ensuite à Paris, pour étudier les lettres modernes à la Sorbonne, et soutient en 1979 sa thèse de littérature comparée sur Louis Aragon et Nazim Hikmet.

Le coup d’État militaire de 1980 l’empêche de rentrer dans son pays pendant trois ans. Depuis, il vit à Paris. Il partage son temps entre Paris, où il enseigne la littérature turque à la Sorbonne et à l’Institut national des langues et civilisations orientales, et Istanbul.

Il est l’auteur d’une vingtaine de romans, nouvelles, essais et récits de voyage, pour la plupart traduits en français et dans de nombreuses autres langues. Son écriture est multiple dans ses formes, mêlant lyrisme, romance, humour, épique, érotisme, ou même fantastique.
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Source : Wikipédia
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Les Matins de France Culture - Regard sur la Turquie, des manifestations de laïcs au conflit syrien

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   19 avril 2017
Le Dernier Tramway de Nedim Gürsel
Avant d'aménager à Paris rue du Figuier, je considérais l'écriture comme une manière de vivre. Je n'ai pas changé d'avis, mais, depuis mon installation dans cette rue bordée de vieilles bâtisses, la démarche littéraire - qui implique d'être en communication avec le monde et les hommes, de prendre le pouls de la mer, des rues, des villes, des enfants et des arbres, de la terre et des oiseaux, du jour et de la nuit, bref, de la nature et de la société -, cette ouverture à l'Autre, s'est d'abord transformée en une totale solitude, puis, progressivement, en une domination autoritaire. Je ne suis plus comme avant tendre et libre dans ma relation avec les mots. Je ne m'abandonne pas aisément à leurs virevoltes au-dessus de ma tête, comme celles des petits papillons qui la nuit affluent par la fenêtre ouverte vers la lumière de ma lampe. Au lieu de goûter leurs formes exquises, l'éclat chatoyant de leurs ailes, les bruits qu'ils font dans leur vol, de surmonter la nostalgie de mon pays et de ma langue maternelle en les caressant du regard, je me comporte en chasseur implacable et rusé.
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Sachenka   20 avril 2017
Le Dernier Tramway de Nedim Gürsel
Quoiqu'on fasse, on ne peut réparer le cœur brisé d'une jeune fille.
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Sachenka   25 avril 2017
Les Turbans de Venise de Nedim Gürsel
[...] Giovanni avait songé que l'art ne devait pas seulement consister à toujours répéter le même modèle, que la pâte du génie se pétrissait par le changement, et que l'artiste qui ne craignait pas de changer réussissait à se dépasser.
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Sachenka   18 avril 2017
Les Turbans de Venise de Nedim Gürsel
Il n'était pas seul dans ce voyage entrepris à minuit vers l'ancienne Sérénissime. Il portait en lui l'image d'une ville inconnue dont il connaissait pourtant, d'après les romans, les peintures et les photos, les vieilles bâtisses, les palais somptueux, les places animées, les ponts et les canaux, oui, tout dans les moindres détails, jusqu'au plus étroit de ses canaux. Cette image ne correspondait peut-être pas tout à fait à la réalité mais ne pouvait pas non plus être considéré comme totalement inexacte.
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Under_the_Moon   19 septembre 2014
Le Dernier Tramway de Nedim Gürsel
Dans sa chambre, où il n'y a pas la moindre trace de son pays, de son passé, ni même de la saveur masochiste d'être un écrivain en exil, il fera l'amour avec les mots jusqu'au matin. D'ailleurs, depuis son arrivée dans cette ville, c'est la seule manière de le faire qu'il puisse pratiquer avec succès. Peut-être ne jouit-il pas, mais il ressent la joie passagère de l'union, de la fusion dans un corps familier. Il trouvera les mots à tâtons, ces vieux mots morts dont il n'a jamais plus besoin dans sa vie quotidienne. (…) Les mots turcs, comme des amantes fidèles, viendront à lui un par un, et sans établir de liens entre eux, sans s'ordonner pour former des phrases, indifférents les uns aux autres, chacun à son affaire, ils couleront en lui goutte à goutte dans la simplicité de la lumière du jour.
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Under_the_Moon   17 septembre 2014
Le Dernier Tramway de Nedim Gürsel
[...] dans ce monde éphémère, l'un des rares bonheurs accordés aux hommes est de s'assembler autour d'une table opulente, de s'unir avec une femme sur un lit, avec le ciel printanier tout bleu en montagne, de s'anéantir dans les vagues de la mer, dans le déchaînement d'une étreinte passionnée.
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Under_the_Moon   06 mars 2014
La première femme de Nedim Gürsel
L'écrasement des petits par les grands, le mépris du puissant pour le faible, du natif d'Istanbul pour le provincial formaient les piliers du système.
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cicou45   05 février 2016
Mirages du Sud de Nedim Gürsel
"Ce ne sont pas les bâtiments d'une ville mais ses habitants qui la font vivre."
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Sachenka   22 avril 2017
Les Turbans de Venise de Nedim Gürsel
Qu'il était vaste, le monde! Va jusqu'où tes pas te porteront à l'ouest, dirige-toi vers le nord ou le sud, franchis mers et montagnes, passe vallées et plaines, tu ne parviendras pas à atteindre un confin!
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Under_the_Moon   28 septembre 2014
Le Dernier Tramway de Nedim Gürsel
- Mais les livres n'ont pas besoin d'être éduqués !

- Pourquoi pas ? A l'instar des hommes, ils naissent, grandissent et peuvent bien ou mal tourner. Ensuite, mon cher, ils meurent. Leurs pages se détachent puis disparaissent comme des cadavres se décomposant sous terre.

- Non, les livres sont immortels ! Les hommes meurent, mais pas les livres !

- Certains meurent avant de voir le jour. [...]



( dans "Le Cimetière des livres non écrits ")
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