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Note moyenne 3.4 /5 (sur 279 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Liège , le 23/05/1971
Biographie :

Nicolas Ancion est un écrivain belge né à Liège en Belgique, le 23 mai 1971, de parents marionnettistes professionnels.

Dès son adolescence, il se lance dans l'écriture de théâtre et de nouvelles. Récompensé en 1989 et 1991 par le Prix International Jeunes Auteurs, il publie en 1995 son premier roman, Ciel bleu trop bleu aux Editions de l'Hèbe, en Suisse. Viendront ensuite une série de romans et de recueils de poésie qui lui vaudront de nombreux prix en Belgique et à l'étranger. Nicolas Ancion est également critique de bandes dessinées et auteur de littérature jeunesse. Après Bruxelles, Madrid et Liège, il habite désormais Caux-et-Sauzens (Aude), où il s'est installé avec son épouse et leurs deux enfants.

Source : Wikipédia
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Quelques questions à propos de vos lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire?


Il y en a tant que la réponse n’est pas simple. Disons que celui qui me donne encore envie d’écrire des années après sa lecture est La Vie mode d`emploi de Georges Perec.

Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?


Récemment : Testament à l`anglaise de Jonathan Coe : c’est un roman engagé et plein d’humour, passionné et documenté, mais qui se lit sans effort.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


L’alphabet ? La grammaire ? Non, sans doute les grands albums pour enfants de Richard Scarry.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


C’est fatalement mes livres d’enfance : les albums de Tintin et, surtout, ceux d’Astérix, puis le Petit Nicolas. Je ne parviendrai plus dans ma vie à trouver un livre que je relis dix ou vingt fois comme toutes les aventures d’Astérix de la grande époque. René Goscinny était un grand auteur jeunesse.

Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


Il y en a des bibliothèques entières. Peut-être bien François Rabelais, parce que je sais que ses livres me plairaient, et Don Quichotte de Cervantès, que je n’ai jamais attaqué.

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


Il y en a beaucoup. Disons que parmi les trouvailles des dernières années, il y a Epépé de Ferenc Karinthy, un thriller étrange écrit en 1970 par un auteur hongrois. Le héros, prof de linguistique quitte Budapest pour assister à un congrès à Helsinki, son avion atterrit dans un pays qu’il ne reconnaît pas, dont il ne comprend pas la langue, et il se retrouve très vite dans un véritable cauchemar éveillé. Ce roman peut se lire de dix manières différentes mais il est toujours passionnant. L’enquête du linguiste pour tenter de comprendre le monde et de se faire comprendre des autres est haletante de bout en bout.

Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


La Princesse de Clèves ? J’ai lu ce roman il y a vingt ans et je ne le classe pas du tout dans les indispensables de ma bibliothèque. Tout le monde s’est dressé pour le défendre mais je ne pense pas que ce soit un monument, même si je comprends la réaction unanime à l`attaque du président envers la culture classique française. Je préférerais qu’on se batte pour qu’on fasse lire dans les écoles 325.000 Francs de Roger Vailland ou qu`on pose des questions aux fonctionnaires sur Ubu roi d`Alfred Jarry. C’est politiquement moins recevable encore, à mon avis.


Avez vous une citation fétiche issue de la littérature ?


Oui, bien sûr. « On ne mordra jamais assez dans son propre cerveau », c’est de Tristan Tzara.

Et en ce moment que lisez-vous ?


Kenneth Cook, Cinq matins de trop et De briques et de sang de Hautière et François chez Casterman.

Quelques questions à propos de votre œuvre :



Vous êtes auteur de nombreux romans, recueils de nouvelles, recueils de poésie, romans, jeunesses et autres pièces de théâtre. Comment s`effectue le choix de travailler dans tel ou tel genre ? Est-ce que c`est un choix qui s`effectue très tôt dans le processus d`écriture ?


Lorsque je démarre l`écriture d`un texte, j`ai presque toujours une idée de sa longueur et son type de diffusion. Je ne sais jamais si je vais atteindre le résultat que j`ai en tête, surtout quand il s`agit d`un roman qui nécessitera donc plusieurs mois d`écriture, mais je ne me mets au travail que lorsque j`ai une idée précise en tête. Pour moi, un texte est toujours écrit avec une idée – même fausse, ce n`est pas là l`important – du public auquel il va s`adresser. J`ai ainsi des idées de nouvelles, des pistes de roman, des sujets que j`ai envie de traiter en poésie, etc. Un mauvais sujet pour un roman, éculé, banal, peut faire un très bon sujet de recueil de poésie.

Le public jeune mis à part, avez-vous le sentiment de vous adresser à des publics différents à chacun de ces genres ? Ou s’agit-il du même public ?


Autant il est important d`avoir un public imaginaire en tête au moment où on écrit, autant on est surpris de découvrir le public réel, une fois le texte publié. Ce n`est pas tant le genre qui conditionne les lecteurs que le canal de diffusion. Un même roman peut ainsi connaître plusieurs éditions et toucher des publics différents. C`est notamment le cas pour la publication en poche, qui entraîne souvent la lecture scolaire, ou pour la traduction, qui amène de nouveaux lecteurs, très différents des premiers. Pour la poésie, un texte perdu dans un recueil que peu de gens possèdent peut trouver un tout nouveau public via les réseaux sociaux et mon blog. Le texte est le même, les publics sont assez différents. Je sais que quelques lecteurs sont fidèles et tentent de lire tout ce que je publie (mais c`est presque impossible, car je me fais un plaisir de publier aussi en revue, chez de tout petits éditeurs, ou en ligne... mais ce n`est pas le cas de la majorité de ceux qui m`ont découvert avec la publication en poche de Nous sommes tous des playmobiles et qui peuvent penser que Quatrième étage est mon premier roman, par exemple... Merci à ceux qui sont fidèles (ils doivent être rudement souples pour s`adapter à tout ce que j`écris) et bienvenue à tous les autres.

Lors de la parution de L`homme qui valait 35 milliards vous avez déclaré à la presse que "La littérature n`[avait] guère de pouvoir". Le livre va bientôt être adapté en film. Pensez-vous que le cinéma a plus de pouvoir que la littérature ?


Je ne le saurai qu`après la sortie du film, ce qui laisse quelques années de suspense avant de répondre ;-) À vrai dire, je sais déjà que le cinéma ne jouit pas de la même liberté que la littérature. Je devrai changer le nom des personnes vivantes, je ne pourrai pas citer de nom d`entreprise... Le droit à l`image est beaucoup plus restrictif que le droit d`auteur et, surtout, que la liberté d`expression. Je peux dire ce que je veux par écrit, je ne peux pas montrer une marque à l`écran sans l`autorisation de son propriétaire. Ça, c`est pour l`aspect liberté. Mais pour la question du pouvoir, je crois que les films, même confidentiels, sont vus par un public beaucoup plus large que les lecteurs de romans. Même en poche, le roman ne dépassera pas les dix ou quinze mille lecteurs, à mon avis. Un film belge indépendant trouve rapidement vingt mille spectateurs en salle et c`est sans parler des diffusions télé dans les années qui suivent, qui multiplieront les spectateurs par dix, certainement.

Près de huit mois après la Foire du Livre de Bruxelles et l’écriture du polar Une très petite surface , que retenez-vous de cette expérience d’écriture et de publication en direct ?


Beaucoup de choses, dans des registres très divers. D`abord que j`ai toujours autant de plaisir à écrire au kilomètre, en direct, en utilisant l`écriture comme moyen de contact avec les gens, même s`ils ne sont pas physiquement présents. C`est le même plaisir que je ressens en ce moment en répondant à vos questions sur mon clavier, dans un train qui traverse la France. Ensuite, j`ai découvert que l`écriture et l`imagination ne sont pas différentes après vingt-trois heures sans dormir. On ne passe pas dans un état second, ou plutôt, on reste dans le même état étrange que lorsqu`on écrit depuis quelques minutes et qu`on vit dans le texte plus que dans la réalité. Enfin, j`ai compris que la télévision est un média étrange, qui vampirise ce qu`elle est censée observer. Autant le public de la Foire était respectueux, gentil, courtois, autant les équipes de télévision empiétaient sur le travail d`écriture dont elles espéraient rendre compte en image. En même temps, le fait de montrer au journal télévisé des images d`un auteur occupé à écrire doit être un événement assez rare pour que ça vaille la peine d`y consacrer un peu de temps. Mais je ne peux m`empêcher de penser que sans les reportages télé, j`aurais eu trois heurs d`écriture de plus sur les vingt-quatre... Maintenant, je voudrais trouver une autre occasion de passer vingt-quatre heures à relire et réécrire ce texte pour lui permettre de sortir enfin en papier et en librairie.

Pensez-vous que la littérature contemporaine manque de spontanéité comme le laisserait éventuellement entendre cette expérience ?


La littérature n`est pas un acte très spontané et ne l`a jamais vraiment été. C`est peut-être une des ses forces d`ailleurs. Contrairement à d`autres types d`activité qui se déroulent dans l`instant (un match de foot, un concert, une tuerie dans une école...), le texte littéraire est toujours en recul, en réflexion. Même s`il s`écrit en direct. À moins qu`il ne cherche à décrire ce qui se passe en direct (je pense en particulier à la Tentative d`épuisement d`un lieu parisien de Georges Perec). L`expérience ne cherchait pas à rendre la littérature plus spontanée, elle visait plutôt, à mes yeux, à montrer l`écriture dans un lieu qui ne montre que des livres et des écrivains qu`on transforme en célébrités décérébrées, en dehors des débats. Un auteur qui signe son livre en dédicace ressemble furieusement à Paris Hilton ou Ronaldo qui signe un autographe ou se fait prendre en photo à côté d`un fan inconnu. Le livre mérite mieux que ça. Les auteurs aussi. J`ai plein d`amis écrivains qui souffrent à chaque fois qu`ils doivent endurer cette séance d`attente derrière une pile de livres. J`avais envie, tout simplement, de rappeler que s`il y a tant de piles de livres à disposition dans la Foire du Livre, c`est surtout parce qu`il y a des gens qui se sont mis à l`écart du brouhaha et en retrait du monde pour écrire et imaginer des histoires. Sur ce plan-là, on peut dire que le pari était réussi, on ne m`a jamais autant parlé d`écriture à la Foire du Livre. Même entre auteurs, on a discuté de cela, alors que c`est un sujet dont on discute rarement. (ndlr : retrouvez ici les informations sur la Foire du Livre de Bruxelles )

Les illustrations et les couvertures de vous ouvrages occupent une place importante. Comment se passe la collaboration avec les illustrateurs ?


La couverture, et la présentation du livre en général, sont la chasse gardée de l`éditeur. La plupart du temps, l`auteur n`est pas consulté. Et quand on lui demande son avis, c`est pour qu`il dise qu`il est content (quand je fais autre chose, ça se passe toujours mal, les éditeurs et illustrateurs sont fâchés parce que je ne suis pas du même avis qu`eux). En général, je ne rencontre les illustrateurs qu`après la publication des livres : le livre sert de prétexte pour que nous entrions en contact. Il y a deux grandes exceptions récentes : j`ai rédigé pour la défunte revue Kramix des nouvelles que Jürg devait illustrer. J`ai pu découvrir et apprécier son travail avant de rédiger mes textes, j`ai senti quels sujets pouvaient susciter de jolies images dans son univers et le tandem a du coup, je pense, bien fonctionné. J`adore ses illustrations, elle sont noires et colorées à la fois, sombres mais toujours en décalage. Impeccable. De même, pour « L`homme qui refusait de mourir », mon dernier roman, je savais que Killoffer allait l`illustrer, j`avais envie d`écrire un récit dans lequel son dessin noir et blanc à l`encre (qui fait merveille dans 676 apparitions de Killoffer publié à l`Association ou dans les illustrations réalisées pour la nouvelle édition des aventures de Fantômette dans la Bibliothèque Rose) pourrait s`épanouir. Il est parvenu à donner un rythme très particulier au roman et je suis persuadé que la fin du texte résonne bien plus longtemps dans la tête des lecteurs quand ils découvrent sa splendide dernière double page.

Vous avez notamment fait le portrait de Bruxelles dans Nous sommes tous des playmobiles et celui de Liège dans L’homme qui valait 35 milliards.
Maintenant que vous habitez dans l’Aude, peut-on s’attendre à une « Aude Insurrection » ??


Oui, mais il faudra encore un peu de patience. Quand j`habite dans un lieu, il me faut des années pour m`en imprégner et, petit à petit, sentir qu`il contamine mon imaginaire. Comme pour les rêves. On passe sa vie à rêver avec des images qui nous ont marquées dans l`enfance, il faut du temps pour se fabriquer de nouveaux cauchemars aussi puissants. Mais j`y travaille en ce moment...

En tant qu`auteur et lecteur, quel regard avez-vous sur la littérature belge contemporaine ?


La littérature belge est le parent pauvre de la culture belge en terme de reconnaissance. Alors que le cinéma belge a le vent en poupe, que les speculoos et les gaufres de Liège envahissent le monde, que les danseurs et plasticiens s`exportent à travers la planète, on continue à faire comme si Georges Simenon ou Amélie Nothomb, Henri Michaux ou André Franquin étaient belges par accident, pas même par coïncidence. Je suis convaincu, depuis une vingtaine d`années, depuis que je me suis mis à lire en quantité les œuvres d`auteurs belges, qu`il existe un imaginaire propre à la Belgique, fait de misérabilisme et d`autodérision, de liberté et d`audace dans les marges, qui trouve dans l`imaginaire le meilleur antidépresseur et la meilleure arme de résistance. Parmi les auteurs qui ont le plus compté dans mon parcours de lecteur, il y a Michaux, bien sûr, mais aussi André Baillon, Paul Émond, Jacques Sternberg ou Eugène Savitzkaya. Ce sont tous des belges et ce n`est pas un hasard.

Aujourd`hui, on n`a plus honte d`être belge à l`étranger mais, en Belgique, on continue à attendre que les auteurs aient fait leur trou à Paris pour les encenser à Bruxelles. On ne s`est toujours pas émancipé de la critique parisienne, qui est pourtant lamentablement clientéliste et fermée. La chance de la plupart des auteurs belges, c`est de savoir qu`ils ne font pas partie de ce petit milieu éditorial qui se regarde le nombril et se renvoie les ascenseurs à grands coups de flatteries et de coups dans le dos. Ils n`écrivent pas pour remporter le Goncourt ou faire tourner les têtes au Flore, ils écrivent parce qu`ils ont des choses à faire sortir et des histoires à partager. Maintenant, je sais que les étiquettes sont faites pour se décoller et les drapeaux pour que le vent les déchire : je peux trouver des contre-exemples de tout ce que je viens d`écrire. Nous avons aussi des écrivains prétentieux, des arrivistes et d`autres qui n`ont rien à dire, ils ne sont pas moins inintéressants parce qu`ils sont belges ;-) Il faut juste espérer qu`il subsistera assez d`éditeurs indépendants pour accueillir les nouveaux auteurs qui écrivent aujourd`hui les textes intéressants en Belgique et que nous ne connaissons pas encore. Beaucoup d`éditeurs littéraires belges ont disparu ces dernières années et cela va se ressentir sur la production de nos lettres.

L`homme qui refusait de mourir est inspiré des travaux de François Taddéi. Par quel biais vous êtes vous intéressé à cet univers des bactéries et du vieillissement ?


C`est l`éditrice des Éditions Dis Voir , Danièle Rivière, qui avait lu « Nous sommes tous des playmobiles » et m`a proposé de rencontrer François Taddéi avec Patrice Killoffer. Nous avons accepté de l`écouter et de lui poser toutes les questions qui nous passaient par la tête (il a très gentiment accepté d`y répondre d`ailleurs, alors que ses sujets de recherche ne sont pas vraiment très accessibles, a priori, pour un non scientifique comme moi). Suite à ces rencontres, je devais écrire un texte en toute liberté, qui, d`une manière ou d`une autre, ait été déclenché par cette rencontre. Alors que François est un chercheur rayonnant, didactique, passionnant, j`ai imaginé une histoire très sombre. J`avais envie de plonger le lecteur dans un cauchemar éveillé, j`avais envie d`écrire un livre qui se lise comme un roman de genre, un thriller, plus particulièrement. Et qu`on découvre ainsi les informations scientifiques plutôt par accident. Je ne voulais pas faire un simple compte-rendu de ce que j`avais appris (j`aurais eu bien trop de mal à parler de tout ce qu`on avait abordé lors des rencontres, c`était trop riche et je n`aurais pas pu choisir), je préférais choisir un angle d`attaque précis et avancer dans l`obscurité sur les pas du personnage, en révélant petit à petit ce qui était important pour le récit. Le domaine du vieillissement est passionnant et les bactéries sont des êtres fascinants. À un moment, j`ai imaginé leur donner la parole dans mon roman mais j`ai eu peur de me couper des lecteurs non scientifiques...

Avez-vous déjà en tête votre prochain ouvrage ? Pouvez-vous nous en dire plus sur le genre et sur les thèmes abordés ?


J`en ai plusieurs en cours d`écriture : un polar d`arnaque à l`assurance et un roman sur un atelier d`écriture dans un univers post-apocalyptique. Deux projets assez différents. Mais, avant cela, on devrait trouver en librairie « L`ombre de la Tour Eiffel » un roman pour enfants qui est le premier épisode d`une série dont les héros sont récurrents et qui permet de découvrir les grandes villes à travers des récits fantastiques et haletants. Du moins, c`est ce que j`espère. Je saurai si les jeunes lecteurs apprécient en février prochain !

Merci beaucoup à Nicolas Ancion pour avoir pris de son temps pour répondre à nos questions !
Merci également à peterglitter et Paulinette pour leur aide pour l`entretien !


Découvrez l`œuvre de Nicolas Ancion sur Babelio :

L`homme qui refusait de mourir par Nicolas Ancion L`homme qui refusait de mourir

Nous sommes tous des playmobiles par Nicolas Ancion Nous sommes tous des playmobiles

L`Homme qui valait 45 milliards par Ancion N L`homme qui valait 35 milliards



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Videos et interviews (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
ACTU-tv interview par Bob Boutique de l'auteur belge, Nicolas Ancion dans un café de Bruxelles pour l'émission "Nos amis et les amis de nos amis" d'avril 2010.
Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   10 mai 2019
Quatrième étage de Nicolas Ancion
Ce n’est pas courant à Bruxelles, les fleurs sauvages, les mauvaises herbes diraient les mauvaises langues, les chicorées, les orties, il y a des quartiers entiers où on ne les voit pas, mais ici, ça va avec les antennes paraboliques et les façades lépreuses. Ça se regroupe. Solidarité du sincère. Ici, on n’a pas l’argent qu’il faudrait pour camoufler sa misère.
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Ladybirdy   11 mai 2019
Quatrième étage de Nicolas Ancion
Si on cherche du réconfort et de la consolation, ce n’est pas trop compliqué, suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles. De regarder les gens dans le bus, devant leur télé, dans leurs bagnoles, accrochés à leur caddie dans les allées du supermarché. De les regarder en pensant que leurs mains soudées au chariot ou au volant de la voiture, que leurs lèvres sont immuablement figées en position déprime. Tout va mieux d’un coup, on comprend qu’on n’est pas de ce monde-là, de celui des éternels râleurs, des gueules d’enterrement, qui attendent que la tombe se referme pour sourire aux asticots.
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latina   21 juin 2015
En mille morceaux de Nicolas Ancion
C'est un moment important que nous venons de traverser. Gardons-le précieusement avec tous les grands moments de la vie, sur notre étagère intérieure, là où les petits bonheurs sont rangés à côté des plus terribles peines. Là où tout éblouit, là où tout fait mal. Dans cet espace secret qui n'appartient qu'à nous.
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latina   03 juin 2012
Quatrième étage de Nicolas Ancion
Depuis la nuit des temps, on nous bassine les oreilles avec les clichés du mâle dominateur, du territoire à conquérir, de la nourriture à ramener au nid pour les oisillons affamés ; vêtu d’une peau de bête ou d’un costume cravate, l’éternel Adam armé de son pénis fait tourner l’univers.

Ca, c’est pour la vitrine. Pousse la porte, viens voir l’intérieur de la boutique et tu découvriras qu’il y a toujours une Eve pour faire trimer l’Adam, ou pour le retarder dans sa quête formidable.

Le coup de la pomme, ce n’est pas la faute d’Eve : Adam aurait pu refuser. Mais ce n’est pas vrai, ça ne se passe jamais comme ça, on voudrait dire non et rester raisonnable mais il y a toujours une excuse : on ne veut pas faire de peine, on se dit qu’on parviendra à éviter l’inévitable, tout ça parce qu’au bout du compte, avouons-le, nous, les mâles de l’équipe, on aime bien qu’on nous aime. C’est vrai, au fond, c’est ça le vrai levier du monde. Ce n’est pas pour faire le malin qu’on loupe le Graal ou qu’on bousille le jardin d’Eden, c’est pour sentir encore le petit frisson qui traverse le dos quand on sent qu’on est important pour quelqu’un.

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tulisquoi   31 mars 2010
L'homme qui valait 35 milliards de Nicolas Ancion
Tu n'achètes plus que ce dont tu as vraiment besoin : ta nourriture, ton pain de savon, ton bouquin pour lire le soir et t'endormir tranquille loin de la télé. Tu ne seras pas plus malheureux qu'aujourd'hui, tu auras peut-être envie de sortir de chez toi pour rencontrer des gens. Ils te feront sans doute moins peur vu que tu n'entendras plus les conneries que la radio et la télé propagent.
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brigetoun   16 mars 2011
Les ours n'ont pas de problème de parking de Nicolas Ancion
On n’est jamais vieux quand on regarde la télévision, on est juste déjà mort. Le corps ne sert à rien et le cerveau non plus, le temps passe, on joue à se faire croire qu’on s’amuse alors qu’on n’a jamais ressenti un ennui si profond, si intime.
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Zazette97   17 avril 2010
Les ours n'ont pas de problème de parking de Nicolas Ancion
Je ne sais pas ce qui se passe, peut-être que je vieillis - même si je n'ai pas encore tout à fait trente ans- j'ai l'impression que les gosses changent. Ils ont l'air trop sérieux avec leurs vêtements d'adultes pleins d'étiquettes, de tirettes et de bandes fluorescentes. On dirait qu'ils s'ennuient ou qu'ils en ont déjà marre.

A leur âge, je passais des heures à jouer au foot et je souriais tout le temps. Je ne savais même pas comment on faisait pour être triste. p.87
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Bibalice   15 novembre 2010
Nous sommes tous des playmobiles de Nicolas Ancion
S'il vous arrivait -sait on jamais- de découvrir Bruxelles par le ciel, balancé d'un nuage, tombé d'un avion, parachuté d'une montgolfière, s'il vous arrivait donc de débarquer à Bruxelles par la voie des airs sans passer par Zaventem, si vous étiez un ange par exemple, droit descendu d'un cumulus blanc et chaud, un séraphin, un chérubin, Cupidon lui-même, sait-on jamais, et si dans votre descente vers le sol vous visiez le plein centre ville, alors il y aurait de fortes chances pour que le premier personnage que vous croisiez au cours de votre chute soit un saint Michel tout doré, perché au sommet d'une tour. Un collègue en quelque sorte. Perché sur son clocher pourrait-on dire. Ou son beffroi. Lui ne dirait rien en tout cas, car tout brillant et tout doré qu'il soit il n'en resterait pas moins muet, raide et immobile. Peut-être figé par le vertige, plus probablement raidi par les années de pose et les intempéries.
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Kittiwake   18 novembre 2012
Le Pape a disparu de Nicolas Ancion
Il en profita pour le bénir une ou deux fois avec de l'eau pétillante. Il n'y croyait pas trop, mais on lui avait parlé du pari de Pascal. Cela ne coutait rien de toute façon
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BouquetdeNerfs   31 décembre 2010
Nous sommes tous des playmobiles de Nicolas Ancion
Ça faisait tellement longtemps que je me disais qu'il aurait fallu créer une école pour former les assassins et les meurtriers que j'avais fini par en ouvrir une. J'étais persuadé qu'avec un enseignement rigoureux et des étudiants motivés, on pourrait obtenir rapidement des résultats tangibles : des meurtres vraiment anonymes, des prisons vides, des morts bien morts et des coupables introuvables. Mais pour ça, il aurait fallu que l'État soutienne mon initiative et ce n'était pas le cas. J'étais en avance sur mon temps, l'Éducation nationale n'était pas encore prête à subsidier ma filière de formation.
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