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Note moyenne 3.84 /5 (sur 28 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Psychologue et mathématicien, Nicolas Gauvrit enseigne les mathématiques à l’université d’Artois. Il s’intéresse particulièrement aux liens entre les mathématiques et la psychologie.

Ses recherches, qu'il poursuit au sein de l'équipe PARIS-reasoning de l'Université Paris-8-Saint-Denis , portent sur la perception humaine du hasard, le raisonnement et l'éducation mathématique.

Il est également membre de la Société Française de Statistiques, membre institutionnel du laboratoire universitaire Cognitions humaine et artificielle (CHArt) et du comité de rédaction de la revue Science...et pseudo-sciences éditée par l'Association Française pour l'Information Scientifique.

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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
musaraneus   13 décembre 2014
Les surdoués ordinaires de Nicolas Gauvrit
Une représentation trompeuse assez répandue laisse croire que les petits zèbres forment en quelque sorte une autre espèce, en marge ou carrément à côté de l'espèce humaine, un peu comme les X-men: des mutants, au fonctionnement profondément différent de celui du reste de la population. Cette image caricaturale ne tient pas la route. Il y a une continuité parfaite entre la normalité et la douance, sans heurt ni rupture;
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Lepkducomen   26 juillet 2014
Les surdoués ordinaires de Nicolas Gauvrit
Nous avons tendance à concevoir les choses de l'esprit comme séparées et indépendantes de la biologie. Cette manière de penser le psychologique, que l'on appelle souvent "dualisme", est régulièrement dénoncée par les chercheurs car il s'agit bien d'une erreur.
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gazellll   11 octobre 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
L'être humain, animal social sous influences - Paul Bertin et Sylvain Delouvée

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Deutsch et Gerard (1955) : influences informationnelles et normatives



Les travaux de Morton Deutsch et de Harold B. Gerard s'inscrivent dans la continuité de ceux de Sherif et d'Asch sur les influences sociales. Ils ont fait l'hypothèse que les influences sociales étudiées par Sherif et Asch dans leurs expériences n'agissaient pas sur les processus psychologiques individuels en tant qu'influences de groupes, c'est-à-dire que les participants ne fondaient pas leurs jugements uniquement sur une appartenance groupale. Cette nuance apporte une distinction importante entre influence sociale informationnelle et influence sociale normative, et nous renseigne sur les motivations sous-jascentes aux influences sociales.

L'influence sociale informationnelle conduirait à accepter une information obtenue de quelqu'un d'autre comme une preuve à propos de la réalité, elle corrobore une motivation informationnelle. Bien que proche et souvent confondue, l'influence sociale normative est définie comme l'influence à se conformer aux attentes positives d'autrui, elle renvoie à une motivation d'intégration au groupe. Deutsch et Gérard ont entrepris de tester expérimentalement la pertinence d'une telle distinction. Ils ont pour ce faire repris la condition expérimentale développée par Asch, en ajoutant plusieurs conditions. Ainsi, en plus de la condition dans laquelle les comparses sont physiquement présents, ils ajoutèrent notamment une condition anonyme, dans laquelle les sujets "naïfs" étaient isolés dans des boxes et où les comparses étaient remplacés par de fausses réponses présentés aux sujets à l'aide d'indicateurs lumineux censés représenter les réponses des autres participants. De plus, ils ajoutèrent une condition de groupe, dans laquelle il était dit aux participants qu'ils formaient un groupe avec les autres participants (présents physiquement ou non) et qu'ils seraient récompensés s'ils faisaient moins d'erreurs de jugements que les autres groupes.

Ils observèrent qu'en situation anonyme, l'influence sociale normative conduisaient les participants à commettre 2x plus d'erreurs lorsqu'il leur était demandé d'agir comme un groupe plutôt que lorsqu'ils n'avaient pas reçu de consignes. Les participants commettaient également plus d'erreurs lorsque les comparses étaient physiquement présents plutôt qu'en condition anonyme, témoignant de l'importance de l'anonymat dans la résistance à la pression au conformisme. Néanmoins, même en situation d'anonymat, plus d'erreurs étaient commises en comparaison des répondants totalement seuls. Cela dénote du poids de l'influence sociale informationnelle : même lorsque les participants n'étaient pas placés en situation de groupe, la réponse d'autrui pesait néanmoins sur les jugements. Ainsi, nous considérons le jugement d'autrui comme une source d'information à propos de la réalité, et qui peut donc influence et distendre nos propres jugements.
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Lepkducomen   17 janvier 2015
Les surdoués ordinaires de Nicolas Gauvrit
Certes, tous les enfants précoces ne souffrent pas de leur scolarité. Au contraire, la douance est le plus souvent une bénédiction. Les documents officiels sont en accord avec la science lorsqu’ils insistent sur ce point. Il reste qu’une fraction de nos zèbres souffre de difficultés affectives ou d’apprentissage, et que l’ignorer débouche sur un gâchis tant pour la société que pour les enfants concernés.
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gazellll   11 octobre 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
Internet peut favoriser la crédulité - Pascal Bronner

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On aurait pu espérer que la libéralisation du marché cognitif serait favorable aux produits intellectuels les plus robustes. Dans la concurrence qui l'oppose aux croyances et hypothèses farfelues et/ou dangereuses sur ce marché, le vrai l'emportera toujours, supposaient les plus optimistes. Sur bien des points, la réalité oopose un démenti sévère à cette espérance.

Il se trouve que certaines idées fausses ou douteuses dominent, perdurent et ont parfois plus de succès que des idées plus raisonnables et équilibrées parce qu'elles capitaliseront sur des processus inférentiels douteux mais attractifs pour l'esprit. C'est la propagation de ce que l'on pourrait nommer la "démagogie cognitive" qui voit peu à peu s'imposer les points de vue intuitifs et parfois erronés sur toutes sortes de sujets. Ces tendances trouvent à s'exprimer plus facilement lorsque l'offre cognitive cherche à complaire à une demande sur un marché de l'information dérégulé. Pour bien comprendre ce mécanisme, il suffit de le rapporter à celui qui régit notre appétence pour le sucre. La nature conserve en nous bien des choses qui n'ont pas toujours leur utilité. C'est le cas bien connu de notre appendice, c'est aussi celui de notre goût pour le sucre. Ainsi, nos lointains ancêtres ont sans doute tiré quelques avantages de leur disposition à consommer des choses sucrées et à constituer ainsi des réserves d'énergie biologique. Mais cette disposition est devenue sous-optimale dans une société où nous pouvons produire le sucre en grande quantité et où elle met notre santé en danger. C'est ainsi que dans nombre de pays industrialisés, l'obésité constitue un problème durable. Selon l'OMS, le taux d'obésité a triplé depuis 1980 dans de nombreuses régions. Il n'en va pas différemment de certains processus intellectuels très anciens qui ont sans doute eu une utilité pour la survie de l'espèce mais qui, dans un environnement différent, peuvent s'avérer très encombrants. De la même façon que nous prenons le risque de devenir obèse parce que la fluidification des rapports entre l'offre et la demande fait émerger des produits gras et sucrés et qu'il est difficile de résister à un hamburger, des frites ou des sucreries, de même il est difficile de résister aux raisonnements captieux qui se répandent à grande vitesse sur la toile.
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gazellll   14 octobre 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
La vie après la mort - Sebastian Dieguez

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PENSER L'IMPENSABLE

Envisager que nous ne survivrons pas à notre mort mobilise en effet des représentations mentales et des affects à la fois pénibles et peu intuitifs, deux obstacles à la pensée critique. Nous sommes des créatures dotées de conscience autoréflexive. Nous sommes capables de penser à notre propre pensée, d'envisager le futur et d'imaginer des réalités alternatives. De plus, nous sommes mus par un impératif biologique de survie : nous voulons vivre. Cela conduit à un problème considérable : nous devons vivre avec la conscience de mourir un jour et nous devons également compter sur la possibilité que nos proches disparaissent avant nous. De nombreux penseurs ont relevé l'horreur de ce traquenard existentiel auquel nul ne peut échapper et ont tenté d'y apporter des solutions. Parmi celles-ci, il semble que la négation du caractère définitif de la mort ait remporté un franc succès, sous une forme ou une autre de croyance en l'au-delà. Ces croyances se sont pour ainsi dire institutionnalisées et ont été transmises culturellement à travers les siècles et les continents, souvent en association avec des pratiques communautaires et des doctrines métaphysiques que l'on appelle "religions".

Exercer la pensée critique dans ce domaine ne se réduit pas à examiner si ces croyances sont vraies ou à simplement les rejeter comme fantaisistes. Il faut se demander pourquoi l'alternative, la position parfois appelée extinctiviste, mortaliste ou annihilitionniste, qui consiste à rejeter l'hypothèse survivaliste d'un au-delà, est si impopulaire. Il faut également décrire en quoi consiste exactement l'idée de l'au-delà, quelle forme elle prend ou ne prend pas, et sur quoi elle se fonde. Il faut enfin, et à mon avis surtout, expliquer ses origines, non seulement historiques, mais psychologiques. De plus, il convient aussi d'envisager une conversation franche et ouverte sur les conséquences de telles croyances, et si véritablement elles ne concernent qu'une option spirituelle purement subjective et non pas un problème social plus général. Dans ce qui suit, je ne donne que quelques pistes générales de ce programme.
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ChezLo   10 mars 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
Les comportements humains sur les réseaux sociaux amplifient le cloisonnement que l'on trouve déjà dans le monde "réel". Les internautes sont d'abord en contact avec des gens qu'ils connaissent IRL (in real life, dans la vraie vie) et avec ceux qui partagent les mêmes centres d'intérêt, opinions ou engagement. La manière dont se créent et se consolident les contacts et les interactions aboutit à ce que l'on appelle des "bulles de filtre". Certains individus se retrouvent ainsi dans des chambres d'écho où s'expriment des opinions, des points de vue, des "vérités" jamais remises en question, jamais replacées dans un contexte plus large, jamais réellement argumentées.
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gazellll   11 octobre 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
La mollesse du raisonnement humain - Nicolas Gauvrit



Dans ce monde (des mathématiques) idéalisé fondé sur la logique classique, une proposition ne peut pas être vraie en même temps que sa négation. Règle absolue et évidente qui prend le nom de principe de non-contradiction parce qu'elle indique que deux énoncés contradictoires ne sauraient être simultanément vérifiés. Autre principe, chaque proposition est nécessairement soit vraie, soit fausse. Pas de demi-mesure. Cette loi, un peu moins intuitive peut-être, est nommée principe du tiers exclus, car elle impose que le vrai et le faux sont les deux seules valeurs de vérité. Nulle tierce valeur n'est possible.
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Gribouille_idf   19 octobre 2019
Des têtes bien faites : Défense de l'esprit critique de Nicolas Gauvrit
Les éducateurs de tous niveaux ont à coeur de développer en chaque étudiant, en chaque élève, un esprit d’autonomie, de respect, d’écoute et de raison.
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Lepkducomen   03 mai 2015
Stats pour psycho de Nicolas Gauvrit
En décidant de devenir science, la psychologie gagne en efficacité. La démonstration par l'expérience est acceptée de tous. En psychologie philosophique, tout résultat est douteux parce qu'il se fonde sur des postulats invérifiables. En psychologie scientifique, tout résultat brut est acquis et peut servir de base à une future recherche.
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