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Citations de Nikos Kazantzakis (531)


Nous sommes partis d'un chaos tout-puissant, d'un abîme épais, inextricable, fait de ténèbres et de lumière. Et tous - végétaux, animaux, hommes, idées -, dans le bref passage de la vie individuelle, nous luttons pour ordonner en nous le chaos, pour clarifier l'abîme, pour travailler dans nos corps le plus de nuit possible et en faire de la lumière.
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Nikos Kazantzakis
(Sur la tombe de Nikos Kazantzakis est inscrite l'épitaphe:) Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre.
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Nikos Kazantzakis
Les meilleurs professeurs sont ceux qui savent se transformer en ponts, et qui invitent leurs élèves à les franchir.
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Ce Hussein Aga était un saint homme. Un jour il me prend sur ses genoux et pose sa main sur ma tête comme s'il me donnait sa bénédiction : "Alexis, qu'il me dit, je vais te confier quelque chose. Tu es trop petit pour comprendre, mais tu comprendras quand tu seras plus grand. Écoute-moi, mon enfant : le bon Dieu, tu vois, ni les sept étages du ciel ni les sept étages de la terre ne peuvent le contenir. Mais le coeur de l'homme le contient. Alors, prends garde, Alexis, de ne jamais blesser le coeur de l'homme!"
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Si le cœur de l'homme ne déborde pas d'amour ou de colère, rien ne peut se faire en ce monde.
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Le bon maître ne veut pas de récompense plus éclatante que celle-là : former un élève qui le dépasse.
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Nous restâmes silencieux auprès du brasero, tard dans la nuit. Je sentais de nouveau combien le bonheur est chose simple et frugale : un verre de vin, une châtaigne, un misérable poêle, la rumeur de la mer. Rien d'autre. Et pour sentir que tout cela c'est du bonheur, il ne faut qu'un coeur simple et frugal.
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Nikos Kazantzakis
La poésie est le sel qui empêche à la vie de pourrir.

Écrit sur le livre d'or d'une librairie d'Antibes
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Mer, douceur automnale, îles baignées de lumière, voile diaphane de petite pluie fine qui couvrait l'immortelle nudité de la Grèce. Heureux, pensai-je, l'homme à qui il a été donné, avant de mourir, de naviguer dans la mer égéenne.
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Confucius dit : "beaucoup cherchent le bonheur plus haut que l'homme ; d'autres, plus bas. Mais le bonheur est à la taille de l'homme." C'est juste. Il existe donc autant de bonheurs qu'il y a de tailles d'hommes. Tel est, mon cher élève et maître, mon bonheur aujourd'hui : je le mesure, le remesure, inquiet, pour savoir quelle est maintenant ma taille. Parce que, tu le sais bien, la taille de l'homme n'est pas toujours la même.
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Nikos Kazantzakis
Dans ma vie, mes plus grands bienfaiteurs ont été les voyages et les rêves.
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- Peut-être que je resterai avec toi, ici... fis-je, effrayé par la tendresse farouche de Zorba. Peut-être aussi que je reviendrai avec toi. Je suis libre!
Zorba secoua la tête:
- Non, tu n'es pas libre, dit-il. La corde avec laquelle tu es attaché, est un peu plus longue que celle des autres. C'est tout. Toi, patron, tu as une longue ficelle, tu vas, tu viens, tu crois que tu es libre, mais la ficelle tu ne la coupes pas. Et quand on ne coupe pas la ficelle...
- Je la couperai un jour! dis-je avec défi, car les paroles de Zorba avaient touché en moi une plaie ouverte et j'avais eu mal.
- C'est difficile patron, très difficile. Pour ça, il faut un brin de folie; de folie, tu entends? Risquer tout! Mais toi, tu as un cerveau solide et il viendra à bout de toi. Le cerveau est un épicier, il tient des registres, j'ai payé tant, j'ai encaissé tant, voilà mes bénéfices, voilà mes pertes! C'est un prudent petit boutiquier; il ne met pas tout en jeu, il garde toujours des réserves. Il ne casse pas la ficelle, non! il la tient solidement dans sa main, la fripouille. Si elle lui échappe, il est foutu, foutu le pauvre! Mais si tu ne casses pas la ficelle, dis-moi, quelle saveur peut avoir la vie? Un goût de camomille, de fade camomille! Ce n'est pas du rhum qui te fait voir le monde à l'envers!
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Je me souvins d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait beaucoup, et moi j'étais pressé. Énervé je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se derouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamais l'horreur que j'éprouvai alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses et de tout son petit corps tremblant il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil, maintenant il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre , je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je le comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer le grandes lois[...]. (Il faut) suivre avec confiance le rythme éternel.
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Le temps n'est pas un champ que l'on mesure par coudées ; ce n'est pas une mer que l'on mesure par milles ; c'est le battement d'un coeur.
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Non, l'Enfer et les démons ne sont pas au fond du gouffre de la terre, ils sont dans le coeur de l'homme - même du plus vertueux et du plus juste.
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Calmement, clairement, je regarde le monde et je dis : tout cela, que je contemple, que je perçois, que je savoure, que je flaire et que je touche, tout cela est une fiction de mon esprit.
C'est à l'intérieur de mon crâne que se lève et se couche le soleil. À l'une de mes tempes apparaît le soleil, à l'autre il disparaît.
C'est dans mon cerveau que brillent les étoiles ; les idées, les hommes et les animaux paissent dans ma tête temporaire. Chants et pleurs emplissent les coquilles sinueuses de mes oreilles et agitent l'air un instant.
Que s'éteigne mon cerveau, et tout disparaît, le ciel et la terre.
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Si notre Mahomet et votre Christ, dit l'agha en s'essuyant la moustache, avaient bu du raki et trinqué ensemble, comme nous faisons, ils seraient devenus amis intimes; ils n'auraient pas cherché à s'arracher mutuellement les yeux... Mais ils ne buvaient pas, et ils ont plongé le monde dans le sang.
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Sur la montagne, va s'avancer bientôt la lune pâle et tranquille et, comme l'oeil tendre de quelque Mère inconnue, elle veillera sur le sommeil des enfants.
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Oui, le but de la Terre n'est pas la vie, ce ne sont pas les hommes. Elle a vécu sans eux, elle vivra sans eux. Ils ne sont que d'éphémères étincelles dans sa vertigineuse révolution.
Unissons-nous, embrassons-nous, mêlons nos cœurs. Tant que la température de la Terre le permet, avant que séismes, cataclysmes, glaces et comètes ne viennent nous anéantir, créons un seul cerveau et un seul cœur pour la Terre, donnons un sens humain au combat surhumain!
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Le vieux monde est palpable, solide, nous le vivons et luttons à chaque instant avec lui, il existe. Le monde de l'avenir n'est pas encore né, il est insaisissable, fluide, fait de la lumière dont sont tissés les rêves, c'est un nuage battu par des vents violents - l'amour, la haine, l'imagination, le hasard, Dieu...
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