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Note moyenne 3.93 /5 (sur 7 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1965
Biographie :

Noël Herpe est un écrivain et historien du cinéma, né à Villeneuve-les-Avignon.

D'abord critique pour le "Cahier Livres" de Libération, il continue régulièrement à contribuer à des revues littéraires (La Nouvelle Revue française, L'Atelier du Roman, La Revue littéraire...). Entré au comité de rédaction des revues de cinéma Positif et Vertigo, il y a publié de nombreux articles, principalement consacrés au cinéma français. En parallèle, il a travaillé dans le cadre de la sélection des films étrangers pour la compétition officielle du Festival de Cannes.
Ancien élève de Sciences Po Paris (où il enseigne actuellement), titulaire d'un DEA de lettres modernes et d'un doctorat d'études cinématographiques, il est nommé professeur de cinéma à l'Université de Chicago, puis maître de conférences à l'Université de Caen, avant d'être élu à l'Université de Paris-VIII. Il est organisateur de colloques, auteur de plusieurs ouvrages (sur le cinéma d'Éric Rohmer, de René Clair, ou de Max Ophuls)
En 2009, avec le soutien de la mission cinéma de la Ville de Paris, il réalise son premier film : C'est l'homme .
En avril 2011, il publie chez Gallimard un choix d'écrits autobiographiques intitulé Journal en ruines.
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Source : Wikipédia
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Florent Georgesco vous présente "Comment construire une cathédrale" de Mark Greene et "Dissimulons !" de Noël Herpe.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ninachevalier   14 mai 2016
Objet rejeté par la mer de Noël Herpe
Aimer quelqu'un, c'est peut-être cela: faire affleurer, en lui, ce qui se dérobe à la lumière.
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ninachevalier   16 mai 2016
Objet rejeté par la mer de Noël Herpe
Ce qu'ils visitent tous, ce n'est pas un lieu où ils pourraient projeter leur futur: je n'ai fait aucun effort pour rafraîchir la peinture, qui se fissure et s'abîme de toutes parts. Ce qu'ils visitent, c'est mon appartement, encombré de mes livres, de mon histoire, des habitudes qui se sont incrustrées là au fil des ans et qui ont fini par dessiner une espèce de grotte qui me ressemble.
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YANCOU   21 septembre 2016
Dissimulons ! de Noël Herpe
"Je me souviens singulièrement d'un quadragénaire, qui se prénommait Thierry comme Thierry la Fronde, l'idole de ses quinze ans. À cet âge tendre, il s'était fait moquer par ses petits camarades, au vestiaire, parce qu'il portait des collants sous son pantalon. C'est là, me disait-il, qu'il avait compris : les garçons avaient le droit de porter des collants dans les films - mais pas dans la vie. Cet écart entre la fiction et la réalité me déchirait, comme me déchiraient ces bons bourgeois que leur conjointe ne saurait voir travestis.

Pour décliner ce pathétique, j'écrivis le scénario d'un film intitulé C'est l'homme. Le protagoniste émergeait de l'armée des ombres dont j'ai parlé, il osait sortir dans la rue et cherchait même le danger. Il ne manquait pas de le rencontrer, incarné par trois garçons qui lui faisaient subir toutes les humiliations. Et qui le livraient à une foule haineuse, en le faisant passer pour un pédophile. Outre mes travelos tirés du placard, j'avais mis là-dedans beaucoup de choses. les images soulevées par le rapt d'Ilan Halimi, qui venait d'horrifier la France. Les cauchemars que m'avait valus Funny Games de Haneke. Le souvenir aussi de Panique, dont j'essayais, avec mes moyens modestes, de reproduire le chemin de croix final, au pied de l'église, avec la grande meute des bien-pensants qui s'acharne sur un homme seul.

C'était un catalogue de mon répertoire, et surtout, pourquoi ne pas le dire ? de mes fantasmes masochistes. Il s'abreuvait au calvaire que je croyais vivre à Caen. Il se gonfla des refus essuyés auprès des festivals, ce qui prolongeait l'atmosphère paranoïaque du film. J'y trouvais le moyen d'exprimer un certain nihilisme christique, qui fait de la Passion l'unique défi à jeter aux mille têtes de la bêtise humaine. Au passage, je réfléchissais sur la phobie du désir masculin qui caractérise notre époque - et qui, au delà du bouc émissaire commode qu'est le pédophile, accable les pulsions considérées comme perverses : toutes les formes de libido, en vérité, coupables de ne point rentrer dans la norme du macho domestiqué.

Quand je songe aujourd'hui au film, ce n'est pas cette dimension sulfureuse qui me semble la plus précieuse. Elle me renvoie à un théâtre que je connais bien : celui qui consiste à contredire l'ordre établi, à résister à la répartition des rôles conventionnelle - quitte à se retrouver écrasé, non sans un sombre plaisir, sous l'édifice qu'on prétendait ébranler... Ce qui me touche à présent, ce sont plutôt les premières scènes. Mon alter ego en train de déambuler vainement dans les rues parisiennes, affublé d'un déguisement qui ne trompe personne, ne sachant pas au juste ce qu'il veut. Comme s'il y avait là un mouvement qui pourrait se suffire à lui-même. Le pur rêve d'un autre."
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ninachevalier   01 mai 2016
Objet rejeté par la mer de Noël Herpe
J'expérimentais, déjà, combien l'amour est un spectacle, qu'on se donne à soi-même ou à autrui. N'importe qui, au gré du caprice et du moment, pouvait en devenir l'objet: une petite fille aperçue dans la cour, une poupée cassée, un tronc d'arbre. N'importe quel fantôme pouvait prendre un corps de paroles.
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nilebeh   03 mars 2017
Dissimulons ! de Noël Herpe
" Au lendemain de ses nuits passées sur mon canapé, il repartait vers de nouvelles chimères, petit soldat de l'impossible, jamais découragé par la malchance. Sa silhouette s'éloignait au bout de la rue. Ce rêve de roman que j'avais caressé lors de mes premiers voyages en province, il l'incarnait à sa manière. D'une manière que je n'avais pas prévue, dérisoire et grandiose. "
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