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Note moyenne 3.77 /5 (sur 12 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Mils bei Imst , le 03/06/1961
Biographie :

Norbert Gstrein est un écrivain autrichien.

Après des études de philosophie et de mathématiques, Norbert Gstrein entreprend un doctorat sur la philosophie du langage. Hôte du Literarisches Colloquium de Berlin, écrivain en résidence à Graz, il a été distingué par plusieurs prix littéraires, en particulier le prix Alfred Döblin décerné par Günter Grass en 1999 et le prix de la Fondation Konrad-Adenauer en 2001 décerné par Jorge Semprun. Norbert Gstrein, qui vit actuellement à Hambourg et Berlin, est un des écrivains de langue allemande les plus reconnus et les plus prometteurs.

Bibliographie
À qui appartient une histoire ?, trad. Bernard Banoun, Laurence Teper, 2005
Le Métier de tuer, trad. Valérie de Daran, Laurence Teper, 2005
Les Années d’Angleterre, trad. Bernard Lortholary, coll. « Du Monde entier », Gallimard, 2002
Le Registre, trad. Colette Kowalski, Gallimard, coll. « Du Monde entier », 1994
Un d’ici, trad. Isabelle Boccon-Gibod, Gallimard, coll. « Du Monde entier », 1991
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Source : impressions d'europe
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   16 août 2020
Une vague idée du début de Norbert Gstrein
Il semblerait que le spectre humain soit moins large qu’on ne le pense, et quoique nous tirions tous la plus grande vanité de nos particularités, quelques traits suffisent pour dresser une caricature.
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Bookycooky   15 août 2020
Une vague idée du début de Norbert Gstrein
J’étais arrivé à la hauteur du terrain de football,....C’était un des chemins que j’avais coutume d’emprunter lors de mes promenades nocturnes, et, quand j’approchais du terrain, j’avais toujours l’impression qu’il suffirait d’un rien pour que les projecteurs s’allument brusquement, et soustraient à l’obscurité deux équipes qui, dans le rond central, prêtes à donner le coup d’envoi, attendaient seulement que le sifflet retentisse. Et les tribunes pleines expliqueraient que la ville, à cette heure, fût si morte......Derrière les buts, dans le clair de lune, le vent semblait faire vibrer le grillage, un léger sifflement dont je ne savais pas si je l’entendais ou me l’imaginais simplement, et qui m’évoquait des chauves-souris. Un mouvement ondulatoire animait tout entier le treillis métallique aux mailles serrées, c’était comme si l’on voyait le monde depuis les profondeurs marines, ou dans la chaleur vibrante d’un jour d’été, même si ce spectacle me faisait plutôt frissonner.
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5Arabella   01 février 2020
A qui appartient une histoire ? : Des faits, des fictions, ainsi qu'une preuve contre toute vraisemblance de la vie réelle de Norbert Gstrein
Si je me vois conduit à exposer ici le rapport existant entre les fait et la fiction dans le mon roman Le métier de tuer, c'est à cause des tentatives faites à force de révélations parfois hasardeuses des "clés" de ses personnages, pour transformer cet ouvrage en un objet de scandale.
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5Arabella   28 janvier 2020
Le métier de tuer de Norbert Gstrein
Ce n'était pas la première fois que nous sortions ensemble, même si les occasions s'espaçaient de plus en plus ; cela tenait à moi, ou à elle, à chaque fois, l'un de nous semblait reculer, et les mois passant, il en était résulté une facture en attente de règlement plutôt qu'une sorte de promesse non tenue. Comme si j'avais une obligation, comme si je devais lui faire la cour et m'exposer nécessairement à des blessures, les choses n'étant pas envisageables autrement, je m'était mis à l'éviter, mais dans cette tactique de l'évitement, elle n'était pas en reste, cela faisait des semaines que je ne l'avais plus vue, et je fus surpris qu'elle ne cherche pas d'excuse et se réjouisse même de me voir.
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5Arabella   04 septembre 2019
Une vague idée du début de Norbert Gstrein
Je me souviens tout particulièrement de certains jours de fin d'année, quand la nuit tombait tôt, que la ville se nimbait d'une brume jaunâtre, que je regardais les lumières s'allumer une à une sur les rives, sur les bateaux dispersés à la surface de l'eau, et que j'avais la sensation, après avoir lu des heures durant, que la réalité allait se dissoudre sous mes yeux et que je pénétrais dans un monde intermédiaire, désamarré, ni dans l'histoire que j'étais en train de lire, ni dans le monde des passants qui, entre Beyoglu et Sultanehmet, déambulaient, et ne pouvaient voir ce que je voyais.
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ay_guadalquivir   18 février 2011
Le métier de tuer de Norbert Gstrein
"On dit toujours que le pire, c'est le silence avant ou après une attaque, mais en réalité, c'est beaucoup trop poétique, dit-il. Seuls ceux qui n'ont encore jamais eu dans les oreilles le vrai bruit du combat peuvent avoir une idée pareille."
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5Arabella   31 janvier 2020
Le métier de tuer de Norbert Gstrein
Il y avait quelque chose d'un profond chagrin en elle, une bouche déçue, péniblement arrangée par le maquillage comme si cette bouche pouvait, sans ce maquillage, fondre à tout moment, des yeux pleins d'une nostalgie désespérée, comme brûlés de l'intérieur, et quand en riant elle cacha son visage derrière un rideau de cheveux comme une fillette, je me demandais si l'on pouvait vivre ainsi sa vie, s'humilier comme elle parce que sa propre chair devenait un obstacle, pensais-je, parce qu'elle voyait les années fuir, parce qu'on lui avait dit si souvent qu'elle était belle et que pourtant cela ne la préservait de rien.
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5Arabella   27 janvier 2020
Le métier de tuer de Norbert Gstrein
Je me demande si c'est par hasard qu'il était tombé sur moi ; s'il ne m'avait rencontré moi, peut-être eût-il choisi quelqu'un d'autre qui se serait encore moins défendu contre lui, peut-être cette rencontre était-elle due à mon origine qui, à ses yeux, nous rapprochait l'un de l'autre, peut-être avait-il pris confiance, pressentant que j'étais saisi du même mal que lui, du rêve d'écrire un jour un roman qui nous rendrait la vie supportable et nous dédommagerait, sans que je puisse dire de quoi.
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5Arabella   02 septembre 2019
Une vague idée du début de Norbert Gstrein
Le spectacle de la grand-rue plongée dans la nuit me donnait toujours le frisson. De nombreux magasins ont fermé ces dernières années, aussi y avait-il toujours quelque chose d'un peu angoissant à passer devant ces locaux vides où, parfois, à l'étage, une lumière inattendue perçait l'obscurité, renforçant encore cette impression. Les vitrines des autres boutiques semblaient n'avoir pas changé depuis des années, ici une enseigne au néon vacillante, là une lumière clignotante, et, comme surgie de très loin, une voiture solitaire contournait les bacs à fleurs paradoxalement disposés là pour ralentir le trafic. C'était comme si j'étais le seul homme en chemin dans la rue, pas seulement ce soir-là, et pas seulement à cause de la pluie, mais parce qu'il en était ainsi tous les jours, sauf peut-être le samedi, et il y a deux, trois ans encore, ç'aurait été suffisant pour que je me demande s'il ne valait pas mieux partir, à Vienne ou quelque part à l'étranger ; mais deux, trois ans, c'était déjà un bout de temps.
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5Arabella   03 septembre 2019
Une vague idée du début de Norbert Gstrein
Je les avais tous lus ou relus à Istanbul, ces dizaines et dizaines de romans que je lui avais conseillé au fil des ans, le lui offrant d'abord, avant qu'il pût se les acheter lui-même. Ils étaient à mes yeux la chose la plus intime qui subsistât de lui, la plus personnelle, celle à quoi je croyais pouvoir me raccrocher, sans naturellement y parvenir jamais.
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