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4.03/5 (sur 257 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : Mexico , le 31/03/1914
Mort(e) à : Mexico , le 19/04/1998
Biographie :

Octavio Paz est un poète, essayiste et diplomate mexicain. Il fut animé toute sa vie durant par la double flamme de la passion et de la critique.

En 1937, en Espagne, il se range du côté des Républicains. Après la seconde guerre mondiale, en 1945, installé à Paris, il collabore avec les Surréalistes. En 1962, il est nommé ambassadeur du Mexique aux Indes, poste dont il démissionne six ans plus tard, en désaccord avec la politique de répression du gouvernement mexicain à l’égard du mouvement étudiant.

Octavio Paz est considéré comme l’un des plus grands poètes de la culture latino-américaine. Son œuvre est considérable. Elle contient des inspirations multiples, une rencontre entre des cultures mondiales afin d'élaborer une cosmogonie personnelle et originale. Il est lauréat du Prix Cervantès en 1981 et du prix Nobel de littérature en 1990 « pour ses écrits passionnés aux vastes horizons qui se reconnaissent par leur intelligence sensuelle et leur intégrité humaniste. »

Parmi ses œuvres, on peut citer : "Liberté sur parole", "Versant Est", "Le feu de chaque jour" et "Le Labyrinthe de la solitude".
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« […] […] comme le dira Octavio Paz (1914-1998), “la poésie mexicaine ne trouvait pas sa forme propre. Chaque fois qu'elle se risquait à exprimer le meilleur et le plus secret de son être, elle ne pouvait que mettre en oeuvre une culture qui ne lui appartenait que par un acte de conquête spirituelle“. […] Enrique González Martínez annonçait qu'il fallait “tordre le cou au cygne“ moderniste pour pénétrer dans la réalité concrète de la vie quotidienne : “Cherche dans tout chose une âme et un sens / caché ; ne te drape pas dans la vaine apparence“ […] » « Le poème tournoie sur la tête de l'homme en cercles proches ou lointains L'homme en le découvrant voudrait s'en emparer mais le poème disparaît Avec ce qu'il peut retenir l'homme fait le poème Et ce qui lui échappe appartient aux hommes à venir » (Homero Aridjis, « Le Poème », in Brûler les vaisseaux, 1975.) 0:00 - EFRAÍN BARTOLOMÉ 1:49 - MANUEL ULACIA 3:40 - VERÓNICA VOLKOW 4:36 - MARISA TREJO SIRVENT 5:41 - AURELIO ASIAÍN 6:12 - Générique Contenu suggéré : #5 : https://youtu.be/Dy5mG3qb2ho #4 : https://youtu.be/5GaBI91HT7c #3 : https://youtu.be/qKoV8tio8AA #2 : https://youtu.be/iOf81sRLafc #1 : https://youtu.be/iKU5MlWz6ng https://youtu.be/2¤££¤63De Claude Couffon45¤££¤0 https://youtu.be/jmEDJCd6z0Y https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8rtiqkMjM0D1L-33¤££¤58Attribution License60¤££¤ Référence bibliographique : Poésie mexicaine du XXe siècle, traduction de Claude Couffon et René Gouédic, Genève, Patiño, 2003. Images d'illustration : EFRAÍN BARTOLOMÉ : https://es.wikipedia.org/wiki/Efraín_Bartolomé#/media/Archivo:Efraín_Bartolomé_en_Berna,_1999.jpg MANUEL ULACIA : https://www.lavenderink.org/site/books/manuel-ulacia/?v=76cb0a18730b VERÓNICA VOLKOW : https://www.rogeliocuellar.mx/archivo/fotografia/4559/mx-rcu-esc-vovo-a-00020 MARISA TREJO SIRVENT : http://www.elem.mx/autor/datos/109900 AURELIO ASIAÍN : https://www.amazon.es/Aurelio-Asiaín/e/B001JWYBQ2/ref=dp_byline_cont_pop_book_1 Bande sonore originale : Mike Durek - The Good News Or The Bad News The Good News Or The Bad News by Mike Durek is licensed under a CC-BY Attribution License. Site : https://freemusicarchive.org/music/Michael_Durek/Piano_Music_for_The_Broken_Hearted_1221/05_The_Good_News_Or_The_Bad_News/ SOUTENEZ les efforts du « Veilleur des Livres » : https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=W2WVWAMNPGV4E #PoésieMexicaineDuXXeSiècle #PoèmesMexicains #PoésieSudAméricaine

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Citations et extraits (557) Voir plus Ajouter une citation
Octavio Paz
"Détaché de mon corps, détaché
Du désir, je retourne au désir,
à la mémoire de ton corps. Je retourne.
Et ton corps flambe en ma mémoire,
Et flambe en ton corps ma mémoire."
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Octavio Paz
Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations.
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Octavio Paz
Savoir parler a toujours été savoir se taire, savoir qu'il ne faut pas toujours parler
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Octavio Paz
Arbre qui parle

Ce livre a la forme d'un arbre à cinq branches. Ses racines sont mentales et ses feuilles sont des syllabes. La première branche s'oriente vers le temps et cherche la perfection de l'instant. La deuxième parle avec les autres arbres, ses prochains lointains. La troisième se regarde sans se voir : la mort est transparente. La quatrième est une conversation avec des images peintes, la forêt " des vivants piliers ". La cinquième se penche vers une source et apprend les mots du commencement.
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Octavio Paz
Toute œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes.
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Octavio Paz
Les armes de l'été

Ecoute la palpitation de l'espace
ce sont les pas de la saison en chaleur
sur les braises de l'année

Rumeur d'ailes et de crotales
tambours lointains de l'averse
crépitation halètement de la terre
sous son vêtement d'insectes et de racines

La soif éveille et construit
ses grandes cages de verre
où ta nudité est eau enchaînée
eau qui chante et se déchaîne

Avec les armes de l'été
tu entres dans ma chambre entres dans mon front
et tu détaches le fleuve du langage
regarde-toi dans ces promptes paroles

Le jour brûle peu à peu
sur le paysage aboli
ton ombre est un pays d'oiseaux
que le soleil d'un geste dissipe
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Octavio Paz
GERBE

DIRE : FAIRE (A Roman Jakobson)

Entre ce que je vois et dis,
entre ce que je dis et tais,
entre ce que je tais et rêve,
entre ce que je rêve et oublie,
la poésie.
Elle glisse
entre le oui et le non :
elle dit
ce que je tais,
elle tait
ce que je dis,
elle rêve
ce que j'oublie.
Elle n'est pas un dire :
elle est un faire.
Elle est un faire
qui est un dire.
La poésie
se dit et s'entend :
elle est réelle.
Et à peine dis-je
" elle est réelle ",
qu'elle se dissipe.
Est-elle ainsi plus réelle ?


Idée palpable,
mot
impalpable :
La poésie
sème des yeux sur la page,
sème des mots dans les yeux.
Les yeux parlent,
les mots regardent,
les regards pensent.
Entendre
les pensées,
voir
ce que nous disons,
toucher
le corps de l'idée.
Les yeux
se ferment,
les mots s'ouvrent.
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Octavio Paz
La solitude est le fond ultime de la condition humaine. L’homme est l’unique être qui se sente seul et qui cherche l’autre.
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Entre ce que je vois et dis,
entre ce que je dis et tais,
entre ce que je tais et rêve
entre ce que je rêve et oublie,
la Poésie.
Elle glisse
entre le oui et le non :
elle dit
ce que je tais,
elle tait
ce que je dis,
elle rêve
ce que j'oublie.
Elle n'est pas un dire :
elle est un faire.
La poésie
se dit et s'entend :
elle est réelle.
Et à peine je dis
« elle est réelle »
elle se dissipe.
Est-elle ainsi plus réelle ?
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Vent, eau, pierre

L'eau perce la pierre,
le vent disperse l'eau,
la pierre arrête le vent.
Eau, vent, pierre.

le vent sculpte la pierre,
la pierre est coupe de l'eau,
l'eau s'échappe et elle est vent.
Pierre, vent, eau.

Le vent dans ses tours chante,
l'eau en marchant murmure,
la pierre immobile se tait.
Vent, eau , pierre.

On est autre et personne :
entre leurs noms vides
passent et s'évanouissent
eau, pierre, vent.

A Roger Caillois (p. 520)
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