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3.34/5 (sur 182 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dieppe , le 14/09/1965
Biographie :

Olivier Frébourg est un journaliste, écrivain et éditeur français.

Fils d'un capitaine au long cours et petit-fils d'un patron pêcheur de Douarnenez, il a commencé comme journaliste.

Il a écrit dans Libération, Le Figaro Littéraire, Géo (en tant que grand reporter), Le Figaro Magazine, Grands Reportages, Air France Magazine et différents journaux étrangers.

Conseiller littéraire aux éditions du Rocher de 1988 à 1990, puis directeur littéraire des éditions de La Table Ronde de 1992 à 2003, il a fondé les éditions des Équateurs en 2003.

Ses romans, toujours empreints de la nostalgie d’un âge d’or mythique, ont toujours les faveurs du Figaro Littéraire.

Il est lauréat de nombreux prix dont le Prix des Deux-Magots 1990 pour "Roger Nimier. Trafiquant d'insolence" (1989) et le Prix Décembre 2011 pour "Gaston et Gustave".

Passionné depuis toujours par la mer, lui-même navigateur émérite, il est reçu parmi Les Écrivains de marine en octobre 2004, groupe littéraire fondé par Jean-François Deniau.

Un si beau siècle, Editions Equateurs, juin 2021

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Source : http://www.bibliomonde.com/auteur/olivier-frebourg-479.html
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Et si nous vivions aujourd'hui dans un territoire occupé, pris au piège de nos écrans ? C'est ce qu'affirme l'écrivain et éditeur Olivier Frébourg. "Un si beau siècle" (Éditions des Équateurs) est un pamphlet contre le totalitarisme des écrans, qui oppose le temps de la poésie, la beauté et la lenteur pour sortir de l'accélération du temps et de l'enfer des écrans. Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/

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Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
Olivier Frébourg
Je tiens Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer pour l'un des meilleurs romans maritimes. Seul, je repasse souvent le film qu'il en a tiré, avec Rochefort, Perrin et Dufilho. Surtout la scène du début, l'appareillage de l'escorteur dans une aube grise, de Lorient. Un enseigne de vaisseau donne les ordres sur l'aileron de passerelle. Il suit une route dangereuse entre les coffres flottants. D'un coup, le pacha intervient : "Je prends." Il récupère la manoeuvre, corrige la position de barre. "Merci, commandant", dit le jeune midship pour l'avoir sauvé d'une collision certaine. La réponse est d'un autre siècle : "Un officier n'a jamais à dire merci, ni à s'excuser devant un supérieur. Jamais! C'est un de nos privilèges."
J'aime Le crabe-tambour pour ses dialogues, ses conversations au carré quand le navire roule, son cérémonial militaire. Je ne peux monter à bord d'un bateau de la Royale sans y penser. Janséniste de la mer, Schoendoerffer a fixé les rites religieux de la navigation. Il y a du moine trappiste chez cet homme, marqué par Dieu, la fidélité. Son roman est culte dans la marine.
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Je regrette le temps où l'on arrivait au Portugal par bateau. J'ai passé des heures devant un cargo grec, au coeur de la ville, à côté de la place du Commerce. Les vieux bateaux accostent les toits d'Alfama et de Lapa. Tout est maritime à Lisbonne. De la tour de Belém, "la loge du portier de l'Europe dont Lisbonne était l'antichambre", à la banque Ultramarine des Açores, aux boutiques d'accastillage de la rue de Sao Paulo. De l'azulejo bleu et blanc représentant frégates et caravelles à des écrivains qui sont les argonautes de notre littérature. De ses librairies contant des aventures de flibuste à ses cafés pareils à des embarcadères.
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Je ne suis rien
Jamais je ne serai rien.
Mais je porte en moi tous les rêves du monde.

Je me récite ce vers de Pessoa, en pensant comme lui prendre la route de Sintra à bord d'une Chevrolet noire. Pessoa, Ulysse resté à quai en faisant voguer ses hétéronymes sur toutes les mers du monde.
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J'ai appris que le premier devoir du marin est de maîtriser ses émotions. Cela sert aussi à ça un uniforme.
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Une propriété en bord de mer, c'est un rêve de Terrien, pas de marin.
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Edmond de Goncourt a toujours nourri des sentiments contradictoires à l'égard de Maupassant. Lancé dans le monde des lettres par Flaubert que Goncourt considère comme un génie, Maupassant connaît un succès fulgurant grâce au journalisme, qu'Edmond jugeait indigne d'un écrivain. Hyperactif et polygraphe, Maupassant, comme Zola, représente l'homme de lettres moderne bien ancré dans la société de son temps. En homme d'affaires avisé, il gère au mieux sa popularité et l'argent que lui rapportent ses livres. Il s'oppose à l'image de l'auteur retiré dans sa tour d'ivoire, au milieu des objets d'un autre âge, ciselant les mots avec une précision d’orfèvre, pour les happy few.
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Nous étions au mois de septembre. Un an plus tôt, le jour de mon anniversaire, j'avais reçu une lettre d'avocat me demandant le divorce "pour les raisons que vous savez". Non, je ne savais pas les raisons puisqu'elle était partie, sans préavis d'un coup, à la fin de l'été. Elle avait renversé notre monde comme un plateau d'échecs dans le fracas de toutes les pièces maîtresses et des pions.
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Il n'y a pas si longtemps les hommes labouraient les champs, juste derrière chez nous, avec des charrues : le soc traçait les sillons. Nous, nous avançons sur le macadam, aggripés à nos poussettes. Ce sont nos sillons de laboureurs urbains.
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Olivier Frébourg
Un poème ressemble à une tige de bambou, à une aquarelle de Za Wou-Ki. Il permet d'avancer sur les chemins et sert d'arme d combat. Il donne à celui qui le tient une énergie de fer. Sa surface est polie par le temps.Il a des attaches régulières qui évoquent des anneaux d'or.Une tige de bambou invite à méditer sur l'infini, à se concentrer sur soi et la nature environnante. C'est un exercice spirituel et physique à lui tout seul, un voyage. Il caresse, lave les affronts, remet droit.
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En mer, nous avons l'infini devant nous et nos cartes de navigation nous servent de cadre. Dans la peinture, nous avons un cadre dans lequel nous devons trouver l'infini.
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