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Note moyenne 3.82 /5 (sur 94 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , 1967
Biographie :

Professeur de mathématiques, Olivier Martinelli a enseigné à la Réunion, à Paris, Avignon et Nîmes, avant de revenir en 2003 à Sète, comme professeur au collège Paul Valéry, où il fut élève.

Impliqué dans la vie culturelle et littéraire de sa ville, tant dans l’organisation de festivals (Festival de la Fonderie) que par la création d'une maison d'édition associative (« Poussière Édition ») et d'une revue (GARDIOLAREM), il a publié trois romans, un recueil de nouvelles, cinq nouvelles dans cinq recueils collectifs et des petites nouvelles publiées dans de nombreuses revues.

Source : Wikipédia
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Bibliographie de Olivier Martinelli   (15)Voir plus

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Autopsie Tome 01 de Maniscalco Kerri aux ditions Milan Jeunesse https://www.lagriffenoire.com/67459-poches-autopsie-t1-white-chapel.html Remade de Alex Scarrow aux éditions Casterman https://www.lagriffenoire.com/94236-romans-remade-vol1.html L'enfant Mouche de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/89027-divers-litterature-l-enfant-mouche.html Les huit montagnes de Paolo Cognetti aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/89137-divers-litterature-les-huit-montagnes.html L'embaumeur de Isabelle Duquesnoy aux éditions De La Martinière https://www.lagriffenoire.com/88347-divers-litterature-l-embaumeur-ou-l-odieuse-confession-de-victor-renard.html L'homme de miel de Olivier Martinelli aux éditions Christophe Lucquin https://www.lagriffenoire.com/90405-article_recherche-l-homme-de-miel.html Pas un mot de Brad Parks aux éditions L'Harmattan https://www.lagriffenoire.com/95446-divers-polar-pas-un-mot.html Kong de Michel le Bris aux éditions Grasset https://www.lagriffenoire.com/88322-divers-litterature-kong.html Desproges par Desproges de de Pierre Desproges aux éditions du Couroux https://www.lagriffenoire.com/95803-divers-litterature-desproges-par-desproges.html Mon autopsie de Jean-Louis Fournier aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/90020-divers-litterature-mon-autopsie.html Tu ne perds rien pour attendre de Janis Otsiemi aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/73759-divers-polar-tu-ne-perds-rien-pour-attendre.html Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com

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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Spilett   23 décembre 2014
Une légende de Olivier Martinelli
Elles ont un de ces pouvoirs les filles. C'est dingue quand on y pense. Elles peuvent vous donner un baiser, un seul. Et vous savez que, toute votre vie, il sera là, dans un recoin du cerveau... à juger en silence tous les baisers qui suivront.
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hcdahlem   21 mars 2019
Mes nuits apaches de Olivier Martinelli
Quand mon frère a eu son BAC, ça a été un drame pour ma mère et moi. On pressentait que la vie ne serait plus la même. La joie de Fred était un couvercle posé sur nos blessures. En désertant la maison, il allait emporter le couvercle avec lui. Les plaies de ma mère et les miennes s’ouvriraient de nouveau.

On a pris la route tous les trois pour l’installer à Bordeaux où il devait rentrer à l’école normale. La 504 émettait des cliquetis inquiétants. Le pot d’échappement percé vrombissait comme celui d’une Porsche. Avec plus de 150 000 kilomètres au compteur, elle était au bout du rouleau. Ma mère était muette. Elle conduisait, les yeux rivés à l’asphalte devant nous. Elle était tendue, son corps menu collé au volant. Elle avait toujours conduit comme si une planche de fakir était posée sur le dossier de son siège. 
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Charybde2   07 janvier 2019
Mes nuits apaches de Olivier Martinelli
Le rock n’est pas arrivé tout de suite dans ma vie. Je ne vais pas vous raconter qu’en primaire j’écoutais les Clash et les Rolling Stones. Non, à cet âge, j’étais plutôt branché Julio Iglesias et Gérard Lenorman. Ca me fait toujours marrer, ces musiciens qui racontent que leur premier disque acheté à huit ans, c’était un Sex Pistols ou un Velvet Underground. Je suis sûr qu’ils racontent des salades pour se rendre intéressants. Pour s’acheter une crédibilité à peu de frais, montrer à quel point ils sont « rock », ils sont authentiques !

J’écoutais tout sans a priori, les vieux disques de variété un peu mièvres de ma mère comme les trucs bizarres qui provenaient de la chambre de Fred. Dans tous les romans, on trouve des super-héros. S’il y en a un dans cette histoire, c’est mon frère. Parce que dans cet océan de tristesse, Fred a été le seul à nous tenir la tête hors de l’eau. Il avait sept ans de plus que moi, un Vespa et des tas de copains. Guy et Steph, les plus fidèles, étaient toujours à la maison à squatter le vieux canapé de ma grand-mère, à rire et à se disputer. Ma mère les aimait bien. Ils restaient souvent dîner. Leur présence était un répit dans notre immense isolement. Elle confisquait notre solitude.
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Charybde2   27 septembre 2016
L'ombre des années sereines de Olivier Martinelli
Je me suis remis en marche. Les rues étaient écrasées par la canicule. À certains endroits, des petits mirages faisaient scintiller le bitume. Une odeur épaisse et écœurante montait du sol. J’ai tourné mon visage vers le soleil. J’avais besoin de ressentir sa chaleur, qu’elle me caresse comme une gifle, une dernière fois.
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Charybde2   12 août 2017
L'Homme de miel de Olivier Martinelli
L’ambulance qui passe me prendre tous les matins est pleine de morts. Il n’y a pas moyen de leur échapper. Mon chauffeur me parle d’eux tout le temps. Chaque matin, en me conduisant à ma séance de radiothérapie, il évoque un client. Oui, les personnes qu’il transporte, mon chauffeur les appelle ses clients.

Il en choisit un au hasard et il me raconte son histoire. Chaque jour, une nouvelle. Toutes les histoires sont différentes. Mais la fin est toujours la même. Elle arrive, impitoyable, au moment où je commence à m’attacher au personnage. Quelquefois, je me prends à espérer que son nouveau récit se finira bien. Mais non, jamais personne ne survit au monologue de mon ambulancier.

J’ai fini par les voir, tous ces morts, autour de moi, dans la voiture. Quelquefois, je suis tenté de m’excuser quand je m’assois trop brusquement sur l’un d’eux.

Mon chauffeur a du talent. Ses descriptions sont précises. Elles grouillent de détails. Alors, ses clients, je les imagine, je vois leurs visages. Celui de la gamine de douze ans, si fraîche, si pleine de vie, jusqu’à celui du borgne acariâtre qui passe son temps à cracher des jurons. Quand le chauffeur me questionne, je reste évasif. Je lui en dis très peu sur moi. J’entretiens le mystère. Je ne veux pas devenir une histoire à raconter à ses prochains clients.

Mon ambulance est pleine de morts. Un jour, on va se faire arrêter. On est trop nombreux dans la voiture.
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nelly76   27 juillet 2019
Quelqu'un à tuer de Olivier Martinelli
"Tu as demandé pardon?"

" J'ai demandé pardon pour le mal que je lui avais fait à elle.Y avait pas de pardon possible pour le reste .....Pour tout le reste.....Aujourd'hui ,je fais toujours ce rêve avec tous ces morts qui m'attendent ,qui me montrent du doigt.Mais je suis prêt à les affronter.Maintenant j'ai Candela, là, avec moi.Oui,elle est bien cachée.... Juste là ".

J'ai entendu trois coups sourds.Et j'ai compris que le poing d'Ignacio frappait contre sa poitrine.
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nelly76   26 juillet 2019
Quelqu'un à tuer de Olivier Martinelli
Bonjour tristesse

Paris -1963-1990



J'AI COMMENCÉ TRÈS TÔT LA TRISTESSE.J'etais tellement doué pour ça. Ça venait sans doute de ma mère, de ses épaules voûtées, de l'air accablé qu'elle promenait dans toutes les pièces de l'appartement.
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chardonette   18 juillet 2011
La nuit ne dure pas de Olivier Martinelli
Je n'avais pas l'intention de me griller. Seulement de m'étourdir un peu. Certains disent qu'on boit pour oublier. C'est des conneries tout ça. On boit pour se souvenir de tout ce qu'on a perdu... On boit surtout pour prendre conscience de tout ce qu'on va perdre.
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Charybde2   15 octobre 2020
Le livre des purs, tome 1 : Le roi des Krols de Olivier Martinelli
Il neigeait depuis deux jours. Les flocons doux et paresseux marquaient le début de l’hiver. Ils s’accrochaient aux toits et recouvraient déjà les champs et les cimes qui cernaient la contrée. Des paysages magnifiques, paisibles qui me réchauffaient le cœur. Ce n’était pas encore le grand froid, mais ma mère avait exigé de chacun de nous qu’il adopte la tenue de saison, une courte et épaisse tunique, un pantalon chaud et le long manteau rouge des Belecks. Nous avions grandi tellement vite, mes frères et moi, que nos pantalons étaient trop courts. Ils nous arrivaient aux mollets. Nous avons beaucoup ri, le jour de l’essayage. Les rires, c’était ma mère qui les faisait entrer dans la maison. Mon père était plutôt sombre, peu loquace. Il nous a observés comme s’il nous découvrait, comme si nous étions des étrangers. Ma mère a donné mon pantalon à Lak, âgé de quinze ans. Lak a donné le sien à Luk qui venait, lui, de fêter ses treize printemps. Et j’ai récupéré l’une des nombreuses tenues de mon père. Comme toutes les filles, Zila devait porter un fuseau jaune. Elle aussi s’était allongée. À seize ans, elle était, à présent, aussi grande que ma mère, qui s’est mise au travail tout de suite.

Mon frère Lak avait une auréole bleu-jaune autour de l’œil gauche. Il avait gagné cet hématome dans la partie de boulon contre les frères Gouriak. Entre un coude et un œil, c’est toujours le coude qui gagne. Zila portait une griffure sur la joue. Le cerclage d’une bille l’avait éraflée lors d’un accrochage avec un adversaire. Mais nous avions vaincu la meilleure équipe de Glomek. À présent, nous pouvions affronter celles des autres villages. Le grand tournoi au Temple devait se dérouler bientôt.
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oran   05 octobre 2016
Quelqu'un à tuer de Olivier Martinelli
J’ai fabriqué une croix avec deux bouts de bois et je l’ai plantée dans la terre meuble. Je me suis signé et je suis redescendu vers le village. Je crois que je ne m’étais jamais senti aussi seul de toute ma vie. J’ai lu quelque part qu’être seul, c’est s’entraîner à la mort. C’est un écrivain français qui a dit ça… Un dénommé Céline. Je n’ai jamais rien lui de lui. Mais un type qui voit si clair peut pas être totalement mauvais. Oui, depuis la disparition de Francisco, j’ai passé ma vie à m’entraîner à la mort.

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