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Critiques de Ombeline Marchon (4)
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No Fun
  17 juillet 2021
No Fun de Ombeline Marchon
Moi qui suis en totale overdose du mot Covid et de tout ce qui tourne autour depuis bien trop longtemps, j’ai lu un livre qui parle de confinement ! La faute à Anaïs (Serial Lectrice, of course) qui l’a adoré… Pourtant, si quelqu’un est encore plus allergique que moi à tout ce qui touche au confinement , c’est bien elle ! Son enthousiasme a donc eu raison de mes barrières, et j’ai sauté le pas. Je n’ai pas lu ces pages, je les ai dévorées ! A quelques variantes près (j’ai la chance de vivre dans un très bel endroit où le confinement ressemble à des vacances d’été en all-in sans les russes qui picolent à 9h du mat’ et sans obligation de me lever avec le soleil pour m’assurer d’avoir un transat au bord de la piscine) les mots d’Ombeline Marchon ont résonné avec une terrible justesse dans mon coeur, et comme en plus ils sont présentés avec humour et cynisme, je me suis réellement régalée ! J’avais envie de noter au moins une phrase par page, à tel point que si je l’avais fait, à la fin, j’aurais fini par recopier tout le livre !

Dans ces lignes, l’auteure nous raconte son 2020, qui ressemble à peu de choses près à notre 2020 à tous, puisque nous n’avions, tous, le droit de ne faire qu’une seule chose : rien !

Tour à tour désopilant ou émouvant, je me suis retrouvée dans chaque ligne et bon Dieu, c’est bien la première fois que j’accepte de passer autant de temps à penser au Covid sans avoir envie de noyer mon chagrin dans un verre (ouais, de cidre, et limite 0%, mais vous voyez l’idée !). Et puis il y a aussi quelques digressions qui n’étaient pas pour me déplaire (les réseaux, les selfies…), de même que des réflexions sur des comportements de masse à la limite du supportable quand on possède deux grammes de jugeotte.

J’ai donc passé un excellent moment de lecture à penser à l’un des trucs que je déteste le plus au monde ! Cela n’a été possible que grâce à une plume parfaite, drôle et maîtrisée. Et si vous êtes, vous aussi, des adeptes de l’autodérision, ce livre est fait pour vous !

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No Fun
  18 juillet 2021
No Fun de Ombeline Marchon
Excellent. Brillant.

Drôle. Fin.

Superbement écrit.

Bourré de clins d’œil et références artistiques (musique, littérature, peinture, etc.).

Ce livre d’une centaine de pages se dévore.

C’est bien plus qu’un simple retour d’expérience sur le covid : réflexions sur notre mode de vie, notre époque, la technologie, les rapports humains…

Fun et pas fun

Seul bémol : trop court.

Vivement le tome 2 !

Bravo à l’auteure
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No Fun
  12 juillet 2021
No Fun de Ombeline Marchon
Si l'on en croit les sondages à la con comme ceux régulièrement présents sur les sites d'auto-édition : 8 Français sur 10 aiment écrire, et plus de la moitié ont déjà eu envie d’écrire ou ont écrit un livre et ça donne des pourcentages du genre: plus de 80% des Français aimerait publier un livre et la moitié des Français l’ont déjà fait. Tu m'étonnes. Dans la foulée on te vend des ateliers d'écriture et des conseils pour se faire publier.

Pour un peu que vous soyez un lecteur éclairé ( à la bougie ou avec un projo du stade de France) il y aura un jour l'ami d'une amie où le père d'un copain qui a un neveu qui a sorti son premier livre. A la question tu pourrais me dire ce que t'en penses ? Sincèrement?

La plupart du temps vous êtes comme moi : diplomate. Vous avez cherché longtemps la seule phrase pas trop culcul, un peu lyrique ou poétique du recueil mal imprimé en auto édition toute pourrie que vous avez en plus payé une blinde pour faire plaisir à celui qui a pris la peine de vous le dédicacer et vous avouez : j'ai bien aimé la phrase page 258 vers la fin du premier paragraphe quand le chat se laisse glisser avec grâce le long du tronc du palétuvier. Même si vous vous demandez encore ce que faisait le chat dans la mangrove vu que vous avez déjà oublié de quoi parlait le bouquin.

Vous ne trouverez pas de chat chez Ombeline Marchon. Le livre est nickel, bien imprimé et il ne m'a rien couté puisque c'est un cadeau. J'avais pourtant les moyens, il est à 10 euros tout net. J'avoue quand même que je n'aimais pas trop le titre anglais avant de savoir qu'il fait écho au premier titre de la face B du premier album des Stooges. Je n'ai pas aimé non plus quand elle utilise ( une seule fois) le mot meuf, mais elle se rattrape en avouant détenir l'intégrale de Neil Young. Si vous détestez les selfies et que vous êtes pourtant bourré de contradictions assumées, si vous aimez les pubs Monoprix et le vin des Corbières, Kessel et Baudelaire, Fabcaro et Clémentine Mélois, le cinéma et Alain Souchon alors ce petit récit bourré de références ( 95 pages) est pour vous. J'avais commencé le pavé (1152 pages) de Lucy Ellmann, Les Lionnes, traduit pourtant par Claro et j'y reviendrais peut-être un jour mais il m'est tombé des mains à la centième page, j'avais mis plus de huit jours à me les ingurgiter. Quand Marchon a évoqué ses trois enfants, son mari, sa mère, son appartement, j'ai tout de suite pensé à Ellmann et à son bouillonnement de pensées, mais contrairement aux Lionnes j'ai dévoré son bouquin en deux jours. Je lis lentement, j'ai savouré.









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No Fun
  21 juin 2021
No Fun de Ombeline Marchon
J’avais juré craché que jamais personne ne me ferait lire quoi que ce soit sur la pandémie ou sur le confinement.



Puis un jour mon double maléfique débarque « Hey Anaïs, ça te dirait de lire No fun que je viens d’autopublier sur Amazon ? ». Prise d’une soudaine double angoisse, la première de lire quelque chose qui n’est pas un polar, la deuxième de lire quelque chose sur le confinement que j’ai hyper mal vécu, la troisième et sans doute la pire, je ne pouvais pas refuser au moins d’y jeter un œil pour décider si j’allais continuer ou pas. Et en l’espace de quelques pages me voilà embarquée dans ce récit de tranche de vie qui fait drôlement écho au mien (les gosses en moins), bourré d’humour noir, d’autodérision, mais pas que !



Mais qui c’est d’ailleurs, cette Ombeline Marchon ? Je l’ai découverte à la lecture de chouchou du nord Ragnar Jonasson car c’est elle qui a traduit de l’anglais au français une partie de ses ouvrages publiés en France. Traductrice donc, mais également correctrice ultra pointue en quasi AVC à chaque faute qui lui passe sous les yeux (Grammar nazie, j’en fais régulièrement les frais), ou encore rédactrice de comptines pour enfant, c’est autant de cordes à son arc qu’elle utilise pour se faire sa place dans ce milieu.



EXCELLENT !

Il y a ceux qui ont appris à faire du pain, des yaourts, et tout un tas de petits plats « home made » pendant leur confinement (« Regardez Instagram, c’est moi qui l’ai fait ! »).



Il y a ceux qui ont pris ça avec philosophie « Nan mais c’est quelque chose qui va changer notre vie, notre perception du monde, de l’Autre, et qui va rapprocher les gens ». (Mon cul ouais !)



Il y a ceux qui ont chialé jour et nuit devant leurs albums photos de voyages « Ma vie est foutue, je n’ai plus aucun but et chuis juste bonne à bosser bosser bosser et à continuer de faire tourner un pays à l’arrêt » (Toute ressemblance avec une personne existante serait purement fortuite).



Et il y en a d’autres qui ont utilisé cette période inédite de notre vie pour coucher sur le papier ce qu’ils ont vécu.



Loin des journaux de confinement des bourgeoises citadines parties se réfugier dans leur résidence secondaire à la campagne et qui te pondent une belle photo de coucher de soleil par jour pour te dire à quel point c’est beau et à quel point il faut philosopher cette épreuve, ici on est plutôt dans un mix entre le journal de confinement d’une parisienne désespérée de se retrouver enfermée et contrainte de l’être (surtout), qui se demande comment elle va pouvoir traverser ça sans faire une dépression et sombrer dans l’alcoolisme et un journal intime qui est une sorte d’exutoire pour cette p’tite nana correctrice, traductrice indépendante, et qui se retrouve avec une activité réduite à néant du fait de la pandémie.



C’est badass, cynique, bourré d’humour noir et d’autodérision. J’ai savouré chaque page et relevé un nombre incalculable de petits passages qui faisaient écho à mon ressenti, à mon désespoir aussi, moi qui ne supporte pas d’être privée de ma liberté de mouvement. J’ai souri, j’ai ri, voire même éclaté de rire parfois.



Un petit condensé de bonne humeur d’une personne sérieuse qui ne se prend pas au sérieux.



Et en plus c’est foutrement bien écrit car Ombeline joue avec les mots en les maniant à merveille.



Je recommande !




Lien : https://anaisseriallectrice...
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