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Note moyenne 4.07 /5 (sur 388 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Oscar Lalo a passé sa vie à écrire: des plaidoiries, des cours de droit, des chansons des scenarii. Quand est venu le moment d'écrire "Les Contes Défaits" il n'y avait plus de mots disponibles. Alors il les a inventés, et il est devenu écrivain.


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A l'occasion du Festival "Le livre sur la place" 2022 à Nancy, Oscar Lalo vous présente son ouvrage "Le salon" aux éditions Plon. Rentrée littéraire automne 2022. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2640605/oscar-lalo-le-salon Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat

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Citations et extraits (300) Voir plus Ajouter une citation

Je suis non seulement fille de l’Allemagne, mais je suis fille de Berlin. Comme Berlin, je suis une ville débris. Une ville dont on a bombardé la mémoire. Une ville dont on a rasé l’histoire. Je suis née ruine. Je respire la poussière. C’est difficile de se construire sur des gravats.

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Et c'est ainsi qu'en calligraphiant la laideur, j'ai tracé des lignes de vie que je ne connaissais pas. (p. 194)

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Les orphelins s’unissent, parfois. Ils s’agrippent le cœur. Imbibés de leur solitude que personne ne comprend, ils se savent, les orphelins, ils se boivent. Ils se gouttent à gouttent. C’est leur bouche-à-bouche. Leur survie. La rosée de l’amour quand on n’y croyait plus.

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Les livres sombres sont souvent lumineux.
(p. 29)
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Toutes ces personnes existaient, avaient du relief. Toutes ces personnes affirmaient crânement qu'elles étaient libres. Les punitions qui s'ensuivaient étaient le prix de cette liberté. (p. 107)

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On a dû accuser ma mère de collaboration horizontale. Je me raccroche à une collaboration sentimentale. Des dizaines de milliers de femmes qui ont eu des enfants avec des Allemands ont été tondues. Publiquement. Trimballées. Cortège de la honte, ceux qui les insultaient, leur crachaient dessus, leur arrachaient leurs vêtements. Ils hurlaient ceux-là même qui s'étaient tus quand on déportait leur voisins. Proies faciles, les femmes n'en finissent jamais de payer des conflits initiés par les hommes.

(p. 45)

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Je sors de ce coma très particulier où je n'ai cessé d'être éveillé. Eveillé mais impuissant. Eveillé mais comme anesthésié de la possibilité de me prendre par la main. Suffisamment éveillé pour être le spectateur lucide de mon propre abîme. Car je suis abîmé. Très. Spectateur impuissant mais conscient. Très. Conscient que je ne suis et n'ai jamais été qu'un spectateur. Un spectateur dont tous les sens sont interdits. C'est en cela que je suis dans le coma. Rien ne s'exprime. A part la peur. Une cécité d'un genre à part: je vois tout, mais je suis incapable d'articuler un mot car je suis convaincu que les autres ne m'entendront pas. (p. 187)

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Hitler avait un faible pour les enfants. Ce qui peut expliquer que nos mères fussent si jeunes. Comme ses maîtresses. Il rencontre Eva Braun quand elle a dix-sept ans. Maria Reiter quand elle en a seize. Le problème avec lui, c'est que tout finit toujours mal. Deux de ses maîtresses se suicident, dont Geli Raubal, sa nièce, qui s'était installée chez lui à l'âge de dix-sept ans. Deux autres feront des tentatives de suicide. Quant à Eva, elle se suicidera avec le Führer le lendemain de son mariage.

(p. 188)

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Dans "Enfants oubliés d'Hitler", Ingrid von Ölhafen parle des Kinderfachabteilung (les pavillons des enfants). C'est dans ces pavillons que le programme Aktion T4 "prenait en charge" les bébés Lebenborn imparfaits. Sur ordre de Max Sollmann, le chef des Lebenborn, Jürgen Weise, un bébé né dans le foyer Lebenborn de Bad Polzin le 5 juin 1941, fut placé sans soins et sans nourriture dans le Kinderfachabteilung de Brandebourg, où il mourut le 6 février 1942 à l'âge de huit mois. On sait aujourd'hui que cent quarante-sept bébés furent assassinés au pavillon des enfants de Brandebourg. Pourtant, au procès de Nuremberg, les chefs d'accusation de "Crimes contre l'humanité" et de "Crimes de guerre" ne furent pas retenus contre Max Sollmann, qui fut simplement condamné pour avoir été membre d'une organisation criminelle, la SS, et libéré après le jugement.

(p. 161)

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Le sang de l’Holocauste est souillé par la suie. C’est un sang fumée noire dont l’odeur ne pourra jamais s’écrire.

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