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Note moyenne 4.05 /5 (sur 962 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Milan , le 27/01/1978
Biographie :

Paolo Cognetti est un écrivain italien.

Il a suivi des études universitaires en mathématiques, qu'il abandonne. En 1999, il est diplômé de la Civica Scuola di Cinema "Luchino Visconti", école de cinéma de Milan. Il créé, avec Giorgio Carella, une société de production indépendante (CameraCar).

Il débute l'écriture en 2004 avec "La qualità dell'aria". Dans les années suivantes, il publie deux recueils "Manuale per ragazze di successo" (2004) et "Una cosa piccola che sta per esplodere" (2007) ainsi que "Sofia s'habille toujours en noir" (Sofia si veste sempre di nero, 2012) et "Le garçon sauvage" (Il ragazzo selvatico, 2013).

"Les huit montagnes" (Le otto montagne, 2016), son premier roman, obtient le Prix Strega Jeunesse et le Prix Médicis étranger en 2017.

Il est auteur de documentaires, d’un guide littéraire de New York, d'ouvrages sur la littérature américaine, de livres sur la montagne.

Son blog : http://paolocognetti.blogspot.fr/
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Citations et extraits (367) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   16 octobre 2017
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Comment pouvez-vous être si sûrs de ce qui convient à la vie d’un autre ? Il ne vous vient pas à l’esprit un seul instant que, peut-être, il le sait mieux que vous ?
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Piatka   22 septembre 2017
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Peut-être ma mère avait-elle raison, chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien. La sienne était décidément la forêt des mille cinq cents mètres, celle des sapins et des mélèzes, à l'ombre desquels poussent les buissons de myrtilles, les genévriers et les rhododendrons, et se cachent les chevreuils. Moi, j'étais plus attiré par la montagne qui venait après : prairie alpine, torrents, tourbières, herbes de haute altitude, bêtes en pâture. Plus haut encore la végétation disparaît, la neige recouvre tout jusqu'à l'été et la couleur dominante reste le gris de la roche, veiné de quartz et tissé du jaune des lichens. C'est là que commençait le monde de mon père.
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Jeanfrancoislemoine   02 septembre 2018
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Il dit:"Il faut faire ce que la vie t'a appris à faire.Si t'es très jeune,à la rigueur,tu peux peut-être encore changer de route.Mais à un moment donné, il faut s'arrêter et se dire:bon,ça je suis capable de le faire,ça ,pas.Et je me suis demandé :de quoi je suis capable,moi?Moi,je sais vivre en montagne.Qu'on me mette là-haut,tout seul,et tu verras que je m'en sors.C'est pas rien,quand même, non?Eh bien il m'a fallu attendre quarante ans avant de comprendre que ce n'est pas donné à tout le monde. "(p277)
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Bookycooky   17 octobre 2017
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Dans les prés, ces jours-là, la dent-de-lion fleurissait. Tous les pétales s’ouvraient en même temps, au petit matin, et une couche de jaune vif passait alors sur la montagne, comme si le soleil lui-même l’inondait. Les vaches étaient friandes de ces fleurs sucrées. Quand nous arrivâmes à l’alpage, elles se jetèrent sur le pâturage comme à un banquet.
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Bookycooky   27 mai 2019
Sans jamais atteindre le sommet de Paolo Cognetti
Là-haut, au milieu des drapeaux de prières entremêlés, Lakba déposa sa pierre sur un tas d’autres pareilles à la sienne. « Ki, ki, so, so », murmura-t-il. Je connaissais ce mantra : « ki », c’est le cri de l’aigle et donc du vent, « so », c’est le souffle profond de la terre ; le col est le lieu où les esprits du vent et de la terre s’affrontent, et lorsque nous arrivons là-haut, nous déposons une offrande pour qu’ils s’apaisent et nous laissent passer.
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LoloKiLi   28 juillet 2018
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
« Tu le vois le torrent ? dit-il. Mettons que l’eau, c’est le temps qui coule : si l’endroit où nous sommes, c’est le présent, tu dirais qu’il est où l’avenir ? »

Je réfléchis. Cette question-là me paraissait déjà plus facile. Je répondis ce qui me paraissait le plus évident : « L’avenir est du côté où l’eau descend, en contrebas.

– Faux, décréta mon père, et heureusement ! »



[…]



Si l’endroit où tu te baignes dans un fleuve correspond au présent, pensai-je, dans ce cas l’eau qui t’a dépassé, qui continue plus bas et va là où il n’y a plus rien pour toi, c’est le passé. L’avenir, c’est l’eau qui vient d’en haut, avec son lot de dangers et de découvertes. Le passé en aval, l’avenir en amont. Voilà ce que j’aurais dû répondre à mon père. Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes.
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Bookycooky   27 mai 2019
Sans jamais atteindre le sommet de Paolo Cognetti
L’après-midi, je lavai mon linge dans le torrent et l’étendis au soleil........Sur les étendoirs, nos caleçons volaient au vent ; sur les toits, sur les murs, sur les mâts en bois, s’agitaient les drapeaux de prières : mais le bouddhisme apprécie l’ironie et personne, à Shey, ne s’en offusquerait.
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Nastie92   10 décembre 2017
Le garçon sauvage : Carnet de montagne de Paolo Cognetti
J'ai trouvé le plus valeureux des arbres à 2500 mètres : un pin cembro qui avait grandi dans une minuscule corniche qui le protégeait du vent et recueillait pour lui un peu d'eau de pluie. Il m'a semblé découvrir un temple secret, et j'ai dû dire quelque chose comme une prière.
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cardabelle   10 avril 2018
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Plus haut [...]

la végétation disparaît , la neige recouvre tout jusqu'à l'été et la couleur dominante reste le gris de la roche , veiné de quartz et tissé du jaune des lichens .



C'est là que commençait le monde de mon père .



Au bout de trois heures de marche , prés et bois cédaient la place aux pierrailles , aux petits lacs cachés dans les combes à neige , aux couloirs creusés par les avalanches , aux ruisseaux d'eau glacée .



La montagne se transformait en un lieu plus âpre , plus inhospitalier et pur : là-haut , mon père arrivait à être heureux .



p. 54
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joedi   17 avril 2018
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Un des chiens vint à notre rencontre en aboyant, et mon père eut un geste que je ne l'avais jamais vu faire : il tendit la main pour le laisser renifler son odeur, lui dit un mot gentil et lui fit une caresse entre les oreilles. Il s'en sortait peut-être mieux avec les chiens qu'avec les hommes.
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