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4.01/5 (sur 2838 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Milan , le 27/01/1978
Biographie :

Paolo Cognetti est un écrivain italien.

Il suit des études universitaires en mathématiques, qu'il abandonne très vite pour étudier le cinéma, afin "d'apprendre à raconter des histoires". En 1999, il est diplômé de l'école milanaise Civica Scuola di Cinema "Luchino Visconti". Il créé, avec Giorgio Carella, une société de production indépendante (CameraCar).

Il débute l'écriture en 2004 en participant avec d'autres jeunes auteurs italiens à un recueil de nouvelles "La qualità dell'aria".
Il publie ensuite deux recueils de nouvelles "Manuale per ragazze di successo" (2004) et "Una cosa piccola che sta per esplodere" (2007) ainsi que "Sofia s'habille toujours en noir" ("Sofia si veste sempre di nero", 2012) et "Le garçon sauvage" ("Il ragazzo selvatico", 2013).

Son roman "Les huit montagnes" ("Le otto montagne", 2016), obtient le Prix Strega Jeunesse et le Prix Médicis étranger en 2017. Il est traduit dans une trentaine de pays.

Il est auteur de documentaires, d’un guide littéraire de New York, d'ouvrages sur la littérature américaine, de livres sur la montagne.

Désireux de faire vivre la montagne en dehors des pistes de ski, il monte, en été 2017, avec son association Gli urogalli un festival consacré à la littérature, aux arts et aux nouvelles montagnardes baptisé Il richiamo della foresta (L'Appel de la forêt) en hommage à Jack London.

Son blog : http://paolocognetti.blogspot.fr/
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Citations et extraits (728) Voir plus Ajouter une citation
Comment pouvez-vous être si sûrs de ce qui convient à la vie d’un autre ? Il ne vous vient pas à l’esprit un seul instant que, peut-être, il le sait mieux que vous ?
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Peut-être ma mère avait-elle raison, chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien. La sienne était décidément la forêt des mille cinq cents mètres, celle des sapins et des mélèzes, à l'ombre desquels poussent les buissons de myrtilles, les genévriers et les rhododendrons, et se cachent les chevreuils. Moi, j'étais plus attiré par la montagne qui venait après : prairie alpine, torrents, tourbières, herbes de haute altitude, bêtes en pâture. Plus haut encore la végétation disparaît, la neige recouvre tout jusqu'à l'été et la couleur dominante reste le gris de la roche, veiné de quartz et tissé du jaune des lichens. C'est là que commençait le monde de mon père.
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« Tu le vois le torrent ? dit-il. Mettons que l’eau, c’est le temps qui coule : si l’endroit où nous sommes, c’est le présent, tu dirais qu’il est où l’avenir ? »
Je réfléchis. Cette question-là me paraissait déjà plus facile. Je répondis ce qui me paraissait le plus évident : « L’avenir est du côté où l’eau descend, en contrebas.
– Faux, décréta mon père, et heureusement ! »

[…]

Si l’endroit où tu te baignes dans un fleuve correspond au présent, pensai-je, dans ce cas l’eau qui t’a dépassé, qui continue plus bas et va là où il n’y a plus rien pour toi, c’est le passé. L’avenir, c’est l’eau qui vient d’en haut, avec son lot de dangers et de découvertes. Le passé en aval, l’avenir en amont. Voilà ce que j’aurais dû répondre à mon père. Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes.
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Il dit:"Il faut faire ce que la vie t'a appris à faire.Si t'es très jeune,à la rigueur,tu peux peut-être encore changer de route.Mais à un moment donné, il faut s'arrêter et se dire:bon,ça je suis capable de le faire,ça ,pas.Et je me suis demandé :de quoi je suis capable,moi?Moi,je sais vivre en montagne.Qu'on me mette là-haut,tout seul,et tu verras que je m'en sors.C'est pas rien,quand même, non?Eh bien il m'a fallu attendre quarante ans avant de comprendre que ce n'est pas donné à tout le monde. "(p277)
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Dans les prés, ces jours-là, la dent-de-lion fleurissait. Tous les pétales s’ouvraient en même temps, au petit matin, et une couche de jaune vif passait alors sur la montagne, comme si le soleil lui-même l’inondait. Les vaches étaient friandes de ces fleurs sucrées. Quand nous arrivâmes à l’alpage, elles se jetèrent sur le pâturage comme à un banquet.
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Là-haut, au milieu des drapeaux de prières entremêlés, Lakba déposa sa pierre sur un tas d’autres pareilles à la sienne. « Ki, ki, so, so », murmura-t-il. Je connaissais ce mantra : « ki », c’est le cri de l’aigle et donc du vent, « so », c’est le souffle profond de la terre ; le col est le lieu où les esprits du vent et de la terre s’affrontent, et lorsque nous arrivons là-haut, nous déposons une offrande pour qu’ils s’apaisent et nous laissent passer.
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Paolo Cognetti
J'éprouve cette impression de second souffle que peut donner un paysage nouveau, et que je n'éprouvais plus depuis longtemps. Le paysage auquel tu t'es habitué procure une sensation différente, de familiarité, ou d'oppression parfois, mais en vérité tu ne le vois même plus, sauf quand tu rentres d'un long voyage ou à travers les yeux d'un nouveau venu.
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C'est dans le souvenir que se trouve le plus beau refuge.
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L’après-midi, je lavai mon linge dans le torrent et l’étendis au soleil........Sur les étendoirs, nos caleçons volaient au vent ; sur les toits, sur les murs, sur les mâts en bois, s’agitaient les drapeaux de prières : mais le bouddhisme apprécie l’ironie et personne, à Shey, ne s’en offusquerait.
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Je commençais à comprendre ce qui arrive à quelqu'un qui s'en va : les autres continuent de vivre sans lui.
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