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Note moyenne 3.04 /5 (sur 66 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 07/10/1949
Biographie :

Patrice Delbourg est un poète, romancier et chroniqueur français.

Animateur d'ateliers d'écriture, membre de l'Académie Alphonse Allais et du Grand Prix de l'Humour Noir, lauréat des prix Guillaume-Apollinaire et Max-Jacob, il a publié plus d'une trentaine d'ouvrages sur des sujets aussi variés que l'humour noir, la poésie contemporaine, le journal intime, le sport ou les jeux télévisés.

Il est, avec Gérard Mordillat, Henri Cueco, Ricardo Mosner, Jean-Bernard Pouy, Patrice Minet, Lucas Fournier et d’autres, l'un des "papous" de l’émission de France-Culture Des Papous dans la tête, fondée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard. Celui-ci, en guise de propos, cite aisément "Desproges" "Beckett" et "tous les autres jongleurs de mots". Présent chaque année au salon des Mots Doubs, à Besançon, depuis ses origines, Patrice Delbourg affirme "n'avoir qu'un seul véritable fanatique de ses ouvrages".

Patrice Delbourg fait partie, au côté notamment de Jean-Philippe Toussaint, Enki Bilal ou Erri de Luca, des trente artistes européens qui ont contribué à l'exposition "Football de légendes, une histoire européenne. 30 joueurs, 30 photos, 30 écrivains" inaugurée le 9 mai 2016 par le Président de la République.

En 2017, les éditions du Castor Astral publient un nouveau roman, "Une douceur de chloroforme".
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Patrice Delbourg - Une douceur de chloroforme
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
michfred   13 mars 2020
Les désemparés. 53 écrivains au bord des mots de Patrice Delbourg
"Les Poulpes", excroissance fantasmatique et baroque qui retrace la vie larvaire des prisonniers de guerre, impitoyable réquisitoire contre la tyrannie de la chiourme nazie, guignol dérisoire d'un gnouf de mort lente écrasé sous la botte totalitaire, élève l'entreprise de Guérin à la hauteur d'une Métropolis moderne. Des pages concassées, broyées pour faire digue contre le temps. Maëlstrom de langage en fusion, coulée croissante, irrésistible, qui jette la passerelle d'une osmose entre quotidien et imaginaire.
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aleatoire   09 novembre 2011
Les désemparés. 53 écrivains au bord des mots de Patrice Delbourg
Mon âme est comme un cil sans bornes ;

Elle a des immensités mornes

Et d'innombrables soleils clairs ;

Aussi, malgré le mal, ma vie

De tant de diamants ravie

Se mire au ruisseau de mes vers.



Charles Cros (la solitude du hareng saur)
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aleatoire   09 novembre 2011
Les désemparés. 53 écrivains au bord des mots de Patrice Delbourg
Gare de la douleur, j'ai fait toutes tes routes.

Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir.

J'ai traîné sous tes ciels, j'ai crié sous tes voûtes.

Je me tends vers le jour où j'en verrai sortir

Le masque sans regard qui roule à ma rencontre

Sur le crassier livide où je grimpe vers lui,

Quand le convoi des jours qui brûle ses décombres

Crachera son repas d'ombres pour d'autres ombres

Dans l'étable de fer où rumine la nuit."



Léon-Paul Fargue (taxi en maraude)
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Patrice Delbourg
OumG   27 janvier 2018
Patrice Delbourg
convoitise d'elle une pointe de paprika

jus ou sorbet son corps juché sur une chaise haute frangipane

fond huileux d’une cocotte pommes fondues à la cannelle

au freezer sa bouche douceur de la myrtille

coulis même velouté de la langue astuce suave

darjeeling et pêche toi lynchage d’herbes moulues

une feuille de basilic gingembre frais en tranches

cuisses ambrées marinées dans du poivre mignonette et du sel

peau en petits grumeaux beurre tiède mais entier

on agite on fouette énergiquement on pose sur le bain-marie

mornay curry nantua béarnaise amour à l’angle du fourneau

l’ail au fond du cul goutte d’angustura pilipili

les pruneaux peuvent être servis en purée à part

gibelotte d’elle safran coriandre reins tendus à la cuisson

petite béchamel que l’on mêle doucement

dans un moule fariné en porcelaine ou en verre

ses seins coque brouillés durs pochés en meurette

une aventure d’huile qui brûle d’orange sanguine

l’eau vient en bouche recette de vous truc de toi

sueur d’ingénue où se confondent rituel et souvenir

pulpe violette fondu de la chair servir en nage
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Fleitour   20 juillet 2018
Faire Charlemagne de Patrice Delbourg
La seule vie de café le tenait en équilibre

comme l'assiette en kaolin toupille au bout de la tige du saltimbanque chinois.

p 49 
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fanfanouche24   14 avril 2014
Max Jacob, un drôle de paroissien de Patrice Delbourg
L'aimable barde est bavard, disert, aime les méandres de la conversation, l'engage avec des gens divers et de toutes conditions, du diplomate au manutentionnaire, du préfet au savetier. Querelles et brouilles font partie de la représentation. (p.12)
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aleatoire   09 novembre 2011
Les désemparés. 53 écrivains au bord des mots de Patrice Delbourg
Sur les bords du Léman, les feuilles de marronniers prennent de l'ampleur. Une sauterelle protège le siècle sous son abdomen grenat. Une gare, un fjord, une route, tenace exhalaison, c'est là que crépitent les moteurs et les crabes. L'ombre de Cingria glisse doucement, à minuit tiède, les lèvres dans de folles répétitions :"Je ne crois qu'au bitume de l'être."

Un trottoir qui a couleur d'albâtre. Celle de l'éternité.
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aleatoire   10 novembre 2011
Les désemparés. 53 écrivains au bord des mots de Patrice Delbourg
dans la poussière

j'écris ton nom

mon beau désastre

mon précipice

ma route défoncée

dans une cavalcade

de désirs inassouvis

je gravis

les collines de grande misère

l'oeil avide

jamais ne rêve

à la blancheur des murs

où je voulais m'étendre

pour que le soleil envahisse

mon corps repu de souffrance.



Francis Giauque (soufre noir)
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Fleitour   22 avril 2018
Solitudes en Terrasses de Patrice Delbourg
transi sous son feutre taupé mendiant d'éternité

Léon Bloy siffle un Pécharmant

p 230
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moravia   22 février 2014
Max Jacob, un drôle de paroissien de Patrice Delbourg
Il donne le change à son entourage, se voulant toujours gai comme un pinson.

Que dire de ce " J'suis l'bouquet, j'suis l'bouquet, j'suis l'bouc émissaire ", chantonné par Max quelques jours avant son arrestation
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