AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Note moyenne 4.08 /5 (sur 282 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nantes , le 25/09/1966
Biographie :

Patrice Jean a 55 ans et est professeur de français au lycée de Saint-Nazaire. Il vit dans une maison de paludiers, à Guérande, au cœur des marais salants – en couple, sans enfants, sans bateau, sans cheveux.

Il a étudié la philosophie et en 1993, il sort, en collaboration avec un ami, un petit livre de pensées "Tout à fait Jean-Michel" avec des dessins de Sempé (éditions du Seuil).

Ses romans, "La France de Bernard" (2013) et "Les structures du mal" (2015), sont publiés aux éditions 'Rue Fromentin'.

Source : Wikipedia
Ajouter des informations
Bibliographie de Patrice Jean   (11)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
La Poursuite de l'idéalPatrice Jean Éditions Gallimard Collection Blanche Cyrille Bertrand, 23 ans, vit chez ses parents à Dourdan. Deux ans plus tard, il accepte un poste de chef de rayon à Carrefour Market. Sa petite amie Amandine veut un enfant, et son rêve de vivre de la poésie s'éloigne encore un peu plus. Âgé de 30 ans, alors qu'il travaille désormais dans l'audiovisuel pour un grand groupe américain, il n'est pas épanoui et remet en question son choix de vie. ©Electre 2021 https://www.laprocure.com/poursuite-ideal-patrice-jean/9782072920417.html
+ Lire la suite
Podcasts (1)


Citations et extraits (162) Voir plus Ajouter une citation
migdal   25 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
-Alors ? Quelle importance ? Qui, aujourd'hui, est en mesure de repérer une contradiction ? Tout le monde s'en fout, des contradictions ! Depuis les années soixante-dix, depuis la pop philosophie, le structuralisme, l’anti-œdipe et autres babioles, on joue avec les concepts, on écrit des choses vagues que personne n'est en mesure de contredire : contredit-on le vent ? Vous ne me comprenez pas. Clément, c'est un peu décevant... Quand le monde appartient aux pignoufs et aux sophistes, on est bien obligé, pour vivre, de jouer le jeu... En privé, certes, je m'occupe d'autre chose, mais en privé. En privé !
Commenter  J’apprécie          360
migdal   24 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Le chiffre d'affaires explosa, d’autant que « Littérature humaniste » battait son plein. D'autres maisons d'édition s'engouffraient dans le même secteur de vente, et l'on vit des collections expurgées fleurir à l'étal des libraires : « Belles-lettres égalitaires », « Romances sans racisme », < La Gauche littéraire » et la plus célèbre, conçue pour les enfants, « Bébé, Sade, Maman ».



Dans le métro, on n'osait plus lire un roman qui ne fût justifié par l’une de ces collections, de peur d'affronter le regard réprobateur des passagers. Les journaux se plurent à rapporter les brimades qu'un lecteur de Mauriac en version originale, non expurgée, dut subir de la part de femmes outragées par cette scène qu'elles qualifièrent, par la suite, d'obscène : un homme lisant le Bloc-notes ! Devant des enfants ! Que le romancier de Thérèse Desqueyroux ne fût pas le plus scandaleux des écrivains, et même un catholique scrupuleux et moral, n*y changeait rien : ces mères en colère n'en voulaient rien savoir. Pour quelles raisons, expliquèrent-elles, si les livres de Mauriac ne sont pas des immondices, les publie-t-on dans des collections qui en suppriment les passages orduriers ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          353
migdal   25 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Pour les sociologues, en général, tout se vaut en termes d'esthétique ou de mode de vie, tout se vaut, sauf leur vérité, totalement imprenable celle-là, et pas discutable, pas relativisable !
Commenter  J’apprécie          360
Christophe_bj   07 février 2021
La Poursuite de l'idéal de Patrice Jean
Une vie réussie, ce serait donc le plaisir de bronzer, à côté d’une piscine bleu turquoise, en slip de bain ? Ce serait de passer à la télévision ? D’être reconnu dans la rue ? Quelle timidité ! Vous n’avez pas écrit les Mémoires d’outre-tombe et vous pensez avoir réussi votre vie ? Vous ne laisserez pas même un sonnet digne de traverser les siècles ? Ni une sonate ? Vous n’êtes pas mort pour sauver des innocents ? Vous n’avez jamais médité, dans un cloître, à l’existence ou l’inexistence de Dieu, et vous prétendez à la gloire ? Jamais le frisson du Rien n’a couru sur votre peau ? Le plébiscite de l’humanité irréfléchie et ingrate vous suffit, vous contente, vous réjouit ?
Commenter  J’apprécie          340
Bookycooky   31 mai 2021
La Philosophie selon Bernard de Patrice Jean
Le sujet de la soirée , “sexe et moral “éveillait sa curiosité ....L’exposé fut plus difficile à suivre qu’il ne l’avait prévu, les concepts de libido, de surmoi,, de ça, d’éthique et de perversion polymorphe se déployaient davantage que ceux, plus familiers à Bernard, de fesses, bites et nichons.
Commenter  J’apprécie          341
migdal   23 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Tous les corps de métier inventent un lexique singulier. Nous n’échappâmes pas à cette règle universelle. Ainsi naquit le verbe « céliner ». Lorsque Beaussant m'informait qu'il avait céliné une œuvre, c'est qu'il n'en restait, dans le volume et dans l'esprit, presque rien. Le verbe, on l'aura compris, se référait à Céline : Voyage au bout de la nuit, gros roman de plus de six cents pages, avait subi une cure d'amaigrissement, de sorte qu'il se présentait, dans notre collection, sous la forme d'une petite plaquette d'à peine vingt pages, dont le contenu guilleret, printanier et fleuri, n'aurait pas choqué les séides les plus soumis au politiquement correct. C'était devenu une bluette pour jeunes filles naïves (s'il en restait), qu'elles auraient pu déposer dans un panier d'osier, à l'arrière d'une bicyclette, parmi les framboises et les bouquets de marguerites, lorsqu'elles pédalent à travers les chemins de campagne, les beaux soirs de juin.
Commenter  J’apprécie          300
migdal   24 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
L’art ne se maintient qu'en des temps où les élites terrorisent les foules plébéiennes ; mais si elles s'inclinent devant le nombre, le peuple, les ventes, eh bien, l'art disparaît dans l'indiscernable. Nous y sommes. Je ne crois pas que l'Europe s'en sortira. Encore quelques dizaines d'années, peut-être... Un jour, Molière et Verlaine ennuieront tout le monde, on leur préférera des récits à la mode, les chanteurs du jour, les films en 3D, le tout-venant de l'industrie culturelle... Le lien avec le passé sera coupé, et nous nous écraserons le nez sur le présent... Fin de partie…
Commenter  J’apprécie          300
migdal   23 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Mais où trouver de nos jours une prostituée qui lût les Évangiles ? Et si ni son épouse, ni ses enfants, ni personne ne l'aimaient, pourquoi Dieu lui accorderait-il cette faveur ? Cependant, il comprit que son désarroi l'obligeait à s’interroger sur la foi : pour Dieu, il n'y avait pas d'hommes en trop ; chacun, du plus miserable au plus glorieux, relevait de son administration miséricordieuse. Certes, si tous étaient élus, aucun ne l'était plus qu'un autre ; c'était un peu embêtant, mais au point où il en était, il n’allait pas faire la fine bouche.



Il devait bien reconnaître qu’il n'avait jamais pensé sérieusement à Dieu. La vie était déjà assez compliquée comme ça, avec l'école, le lycée, l'université, puis les traças professionnels à l'âge adulte ; sans compter la quête d'une femme, l'entretien d'une famille, plus tard, et les courses chez Leclerc. Si, en plus, il fallait jeter Dieu dans la bataille, on ne s’en sortait plus !
Commenter  J’apprécie          280
migdal   25 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Aujourd'hui, le succès des super-héros, ou tout simplement des héros, est encore une façon de célébrer les potentialités humaines. Nous, chez Langlois, nous allons plus loin, nous ne réservons pas seulement à quelques privilégiés l'honneur d'un panégyrique, nous démocratisons l'héroïsme : chacun a le droit d'être le héros d'un roman, car chacun est le héros de sa propre vie.



Et croyez-moi, il faut plus de courage et de volonté pour, tous les matins, affronter les odeurs du métro ou le carnet de correspondance de ses enfants, que pour.contempler de loin, comme Napoléon, un champ le bataille, avec une longue-vue !
Commenter  J’apprécie          270
migdal   23 janvier 2022
L'homme surnuméraire de Patrice Jean
Au fond, le Serge ressemblait à un oignon, on pouvait en dénombrer plusieurs couches, sans qu'aucune fût plus essentielle que l’autre : une couche du Serge souffrait de l'insignifiance universelle, une couche plus ancienne continuait de peinarder dans la vie conjugale, une autre couche (très récente) souffrait de jalousie, une couche ombreuse songeait au suicide, etc.



Si un philosophe avait tenté de réduire Serge à une essence, une idée, il aurait été bien embêté, c'était le bazar là-dedans, la confusion, le chaos. Il fallait bien s'y résoudre : l’unité du Serge était une vue de l'esprit. Et de ce millefeuille, de ces mille Serge, l'intéressé n'avait pas une conscience très précise : aucune contradiction, à ses yeux, entre le sentiment d'inutilité de tout et la tristesse d'être largué. Or, si tout est insignifiant, pourquoi souffrir d'un fait aussi banal qu'une séparation (fût-elle la vôtre)? Une seule réponse : l’oignon et ses mille feuilles !
Commenter  J’apprécie          240

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Le Temps en Littérature

Dans ce recueil de poèmes, Victor Hugo dépeint l'histoire et l'évolution de l'Humanité et nous offre une oeuvre magistrale. Quel est son titre : " La légende ..." ?

du millénaire
des siècles
des ans
du Temps

10 questions
206 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur