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Note moyenne 3.67 /5 (sur 1942 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Fort Worth, Texas , le 19/01/1921
Mort(e) à : Locarno, Suisse , le 04/02/1995
Biographie :

Mary Patricia Plangman, dite Patricia Highsmith, est une romancière américaine connue pour ses thrillers psychologiques.

Elle est élevée par sa grand-mère à New York où elle fait ses études (diplômée en anglais, latin et grec). En 1938, elle s'inscrit à l'université Columbia qu'elle quitte diplômée en 1942.
Patricia Highsmith s'intéresse à l'écriture dès l'adolescence et publie sa première nouvelle "L'Héroïne" ("The Heroine") dans le magazine Harper's Bazaar en 1944 (prix O. Henry en 1946).
Elle exerce un temps le métier de scénariste de bandes dessinées avant de s'atteler à la rédaction de son premier roman "L’Inconnu du Nord-Express" ("Strangers on a Train") qui est publié avec succès en 1950. Il a été adapté trois fois au cinéma, notamment par Alfred Hitchcock en 1951.

En 1952, elle publie un roman, "Carol", sous le pseudonyme de Claire Morgan en raison de la description de relations lesbiennes. L'édition de poche se vendra à plus d'un million d'exemplaires.

Un séjour en Europe lui inspire le personnage cruel et mystérieux de Monsieur Ripley qu'elle réutilisera dans quatre autres romans au cours de sa carrière. Le roman, "The Talented Mr. Ripley" ("Plein soleil" / "Le Talentueux Mr Ripley"), publié en 1955 est un de ses plus grands succès. Grand prix de littérature policière en 1957, il sera l'objet de deux adaptations cinématographiques.

Elle s'établit ensuite en Europe (d'abord en Angleterre, puis en France et en Suisse) où ses livres suivants sont plus appréciés que dans son pays d'origine. Son œuvre se compose d'une vingtaine de romans, d'un grand nombre de nouvelles et d'un essai (L'Art du suspense, 1981).

Patricia Highsmith avait des relations avec des hommes et des femmes, mais n'a jamais été mariée et n'a pas eu d'enfants. Elle vivait essentiellement seule pour ne pas être dérangée dans ses travaux d'écriture et appréciait la compagnie des chats. Elle est morte, âgée de 74 ans, atteinte de leucémie.
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« Les dernières pages sont un véritable choc ! À tel point que le lecteur est immédiatement tenté de revenir au début pour comprendre comment l'auteure a réussi si brillamment ce qu'elle a entrepris avec cet exceptionnel premier roman ! » – The New York Times Mrs March vit oisive dans un appartement huppé de New York. Alors que George, son mari, atteint la consécration littéraire avec son dernier roman, l'existence de Mrs March se met à vaciller. Aurait-elle, comme on le dit, servi de modèle à l'un des personnages peu reluisant du livre de son mari ? Impossible, connaissant George. Mais le connaît-elle vraiment ? N'aurait-elle pas été aveuglée, toutes ces années, par son existence dorée ? Mrs March se met alors à enquêter sur la vie intime de l'homme qui partage sa vie. Et elle découvre que celui-ci se passionne pour l'étrange disparition d'une jeune femme. Simple travail de romancier ? Peu à peu, le doute s'installe, et ses soupçons la mènent bien au-delà de ce qu'elle pensait. Au-delà même de la raison ? Avec ce portrait d'une femme dont le monde s'effondre, Virginia Feito nous offre un récit à la tension extrême. Un coup de maître, pour un premier roman, qui la place d'emblée en digne héritière de Patricia Highsmith. Les droits d'adaptation du livre ont été achetés par l'actrice Elisabeth Moss. « Ce livre m'a tellement captivée que je n'ai plus eu qu'une envie : l'adapter et jouer Mrs March. C'est un personnage fascinant, complexe, profondément humain – et je brûle d'impatience de m'y faire les dents ! » Elisabeth Moss En savoir plus : https://bit.ly/3KPYwEg Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/lecherchemidi.editeur Twitter : https://twitter.com/lecherchemidi/ Instagram : https://instagram.com/cherchemidiediteur

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Citations et extraits (229) Voir plus Ajouter une citation
Eric76   13 août 2017
Carol - Les Eaux dérobées de Patricia Highsmith
" Quel est votre prénom demanda Thérèse.

- Carol. Surtout ne dîtes pas Carôle, comme les Américains prononcent ce qu'ils croient être français.

- Eh bien ne m'appelez pas Thiriise, à l'américaine.

- Comment dois-je dire ? Thérèse ?

- Oui. Comme ça. " Carol avait accentué à la française. Thérèse avait l'habitude d'entendre son prénom écorché de toutes les manières et elle-même ne savait pas toujours comment le présenter. Elle aimait la façon dont Carol le prononçait, elle aimait voir les lèvres de Carol dire son nom. Un désir ancien, dont elle n'avait que vaguement conscience par moments, se réveilla, un désir si embarrassant qu'elle l'écarta de son esprit.

" Que faîtes-vous le dimanche ? demanda Carol.

- Je ne sais pas toujours quoi faire. Rien de particulier. Et vous ?

- Récemment, rien. Si vous voulez venir me voir, à l'occasion, vous êtes la bienvenue. Au moins, c'est la campagne, là où je vis. Aimeriez-vous venir dimanche ? " Les yeux gris la regardèrent en face, et pour la première fois Thérèse soutint leur regard. Elle y vit une pointe d'humour. Et encore : de la curiosité. Et peut-être du défi.

" Oui, dit Thérèse.

- Vous êtes une drôle de fille.

- Pourquoi ?

- Tombée d'une autre planète, on dirait ", dit Carol.
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Eric76   17 août 2017
Carol - Les Eaux dérobées de Patricia Highsmith
Elle se sourit à elle-même. L'air était frais et doux à son front, bruissant comme un mouvement d'ailes, et elle crut voler à travers les rues. Vers Carol. Peut-être savait-elle en ce moment, car Carol souvent avait deviné de ces choses. Elle traversa encore une rue, et aperçut la marquise de l'Elysée.

Le majordome l'arrêta un instant mais elle dit : " je cherche quelqu'un" et entra dans la salle de bar. Elle s'immobilisa à l'entrée, parcourut les tables du regard. Quelqu'un jouait du piano dans l'ambiance tamisée. Elle ne l'aperçut pas immédiatement, cachée dans l'ombre à l'autre extrémité de la pièce. Carol ne la voyait pas. Un homme était assis face à elle, dos tourné. Carol leva lentement la main et repoussa une mèche de cheveux de chaque côté. Thérèse sourit parce que ce geste était Carol, et c'était Carol qu'elle aimait et aimerait toujours. Oh, différemment maintenant, parce qu'elle était différente, nouvelle, et c'était comme refaire connaissance, mais c'était toujours Carol et personne d'autre. Ce serait Carol, dans un millier de villes, un millier de maisons, dans des contrées étrangères où elles iraient ensemble, au ciel comme en enfer. Thérèse attendit. Elle allait s'avancer quand Carol la vit, la regarda, incrédule, tandis que s'élargissait doucement son sourire, puis soudain elle leva le bras, agita la main en un salut empressé, impatient, que Thérèse ne connaissait pas. Thérèse marcha vers elle.
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nameless   17 mai 2019
Le journal d'Edith de Patricia Highsmith
"A l'aube, après ma mort quelques heures avant,

La lumière s'étendra comme toujours à sept heures

Sur ces arbres que je connais.

Les ombres céderont, face au vert éclatant,

Face à la cruauté bénigne, indifférente du soleil

Indifférents se dresseront les arbres dans mon jardin,

Et sans larmes pour moi au matin de ma mort.

Semblables à eux-mêmes, les racines assoiffées,

Les arbres se reposeront dans le calme plat de l'aube,

Aveugles et insouciants,

Les arbres que je connaissais,

Dont je prenais soin."

p. 238 (poésie rédigée par Edith dans son journal)
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nameless   01 février 2019
Des chats et des hommes de Patricia Highsmith
Personne, aucun adulte, n'avait un passé absolument sans tache, un passé vierge de toute mauvaise action...

p. 114
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nameless   13 mai 2019
Le journal d'Edith de Patricia Highsmith
La différence entre le rêve et la réalité constitue l'enfer véritable.

p. 399
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nameless   14 mai 2019
Le journal d'Edith de Patricia Highsmith
N'est-il pas plus sûr, et même plus sage, de croire que la vie n'a absolument aucun sens ?

p. 15
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kuroineko   26 avril 2018
Carol - Les Eaux dérobées de Patricia Highsmith
J'aime échapper aux étiquettes. Ce sont les éditeurs américains qui en sont friands.



Avant-propos de l'auteure, 24 mai 1989
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HORUSFONCK   04 avril 2019
L'art du suspense, mode d'emploi de Patricia Highsmith
Simenon lâche ses romans et ses nouvelles dans la nature comme des pigeons du haut d'un toit, avec un "Prenez votre envol, à présent!"

c'est aussi mon attitude.
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manU17   01 mai 2017
Carol - Les Eaux dérobées de Patricia Highsmith
Pourquoi les gens sont-il tellement fascinés par la vie sexuelle des autres ? Peut-être parce qu'on y trouve matière à nourrir ses fantasmes, les révélations des journaux étant d'autant plus juteuses qu'elles concernent un membre de quelque famille royale, en vertu, sans doute, du raffinement du décor, une autre raison, plus ignoble, en est le besoin primitif de surveiller et de punir ceux qui s'écartent de la tribu. Si on rencontre sur une route, dans le brouillard, une vague silhouette vêtue d'un imperméable informe, la première question qu'on se pose est : homme ou femme ? C'est une question immédiate et inconsciente qui exige réponse. Si la silhouette informe nous arrête pour nous demander son chemin, et qu'à cause de son âge, de son cache-col ou d'une voix androgyne, on ne peux pas déterminer son sexe, alors cela devient une anecdote amusante à raconter à ses amis. Le sexe est défini par des caractères physiques, et il doit être indiqués sur les passeports. L'amour est dans la tête, c'est un état d'esprit.



[Extrait de la postface]

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kuroineko   27 avril 2018
Carol - Les Eaux dérobées de Patricia Highsmith
Tomber amoureux, pour certains, est démodé, dangereux et même inutile. Pas d'émotion forte, voilà le slogan. Jouez le champ, comptez les points et soyez content. Le sexe, pour eux, n'est qu'une occupation narcissique.



Postface de l'auteure, octobre 1983
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