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3.71/5 (sur 2509 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Fort Worth, Texas , le 19/01/1921
Mort(e) à : Locarno, Suisse , le 04/02/1995
Biographie :

Mary Patricia Plangman, dite Patricia Highsmith, est une romancière américaine connue pour ses thrillers psychologiques.
Elle est élevée par sa grand-mère à New York où elle fait ses études (diplômée en anglais, latin et grec).
En 1938, elle s'inscrit à l'université Columbia qu'elle quitte diplômée en 1942. Elle s'intéresse à l'écriture dès l'adolescence et publie sa première nouvelle "L'Héroïne" ("The Heroine") dans le magazine Harper's Bazaar en 1944 (prix O. Henry en 1946).
Elle exerce un temps le métier de scénariste de bandes dessinées avant de s'atteler à la rédaction de son premier roman "L’Inconnu du Nord-Express" ("Strangers on a Train") qui sort en 1950. C'est un succès, adapté au cinéma, par Alfred Hitchcock en 1951, puis dans 3 reprise, dont une par le réalisateur indien Aanand L. Rai (Strangers, 2007).
En 1952, elle publie un roman, "Carol", sous le pseudonyme de Claire Morgan en raison de la description de relations lesbiennes. L'édition de poche se vendra à plus d'un million d'exemplaires.
Un séjour en Europe lui inspire le personnage cruel et mystérieux de Monsieur Ripley qu'elle réutilisera dans quatre autres romans au cours de sa carrière. Le roman, "The Talented Mr. Ripley" ("Plein soleil" / "Le Talentueux Mr Ripley"), publié en 1955 est un de ses plus grands succès. Grand prix de littérature policière en 1957, il sera adapté au cinéma par René Clément en 1960 et par Anthony Minghella en 1999.
Elle s'établit en Europe (Angleterre, France puis Suisse) où ses livres suivants sont plus appréciés que dans son pays d'origine. Son œuvre se compose d'une vingtaine de romans, d'un grand nombre de nouvelles et d'un essai (L'Art du suspense, 1981).
Patricia Highsmith avait des relations avec des hommes et des femmes, ne s'est jamais mariée et n'a pas eu d'enfants. Elle préférait la compagnie des chats, et vivre seule stimulait son imagination pour écrire (interview de 1991). Toute sa vie, elle a souffert de dépression. Atteinte de leucémie, elle meurt en 1995, à 74 ans.
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" Quel est votre prénom demanda Thérèse.
- Carol. Surtout ne dîtes pas Carôle, comme les Américains prononcent ce qu'ils croient être français.
- Eh bien ne m'appelez pas Thiriise, à l'américaine.
- Comment dois-je dire ? Thérèse ?
- Oui. Comme ça. " Carol avait accentué à la française. Thérèse avait l'habitude d'entendre son prénom écorché de toutes les manières et elle-même ne savait pas toujours comment le présenter. Elle aimait la façon dont Carol le prononçait, elle aimait voir les lèvres de Carol dire son nom. Un désir ancien, dont elle n'avait que vaguement conscience par moments, se réveilla, un désir si embarrassant qu'elle l'écarta de son esprit.
" Que faîtes-vous le dimanche ? demanda Carol.
- Je ne sais pas toujours quoi faire. Rien de particulier. Et vous ?
- Récemment, rien. Si vous voulez venir me voir, à l'occasion, vous êtes la bienvenue. Au moins, c'est la campagne, là où je vis. Aimeriez-vous venir dimanche ? " Les yeux gris la regardèrent en face, et pour la première fois Thérèse soutint leur regard. Elle y vit une pointe d'humour. Et encore : de la curiosité. Et peut-être du défi.
" Oui, dit Thérèse.
- Vous êtes une drôle de fille.
- Pourquoi ?
- Tombée d'une autre planète, on dirait ", dit Carol.
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Elle se sourit à elle-même. L'air était frais et doux à son front, bruissant comme un mouvement d'ailes, et elle crut voler à travers les rues. Vers Carol. Peut-être savait-elle en ce moment, car Carol souvent avait deviné de ces choses. Elle traversa encore une rue, et aperçut la marquise de l'Elysée.
Le majordome l'arrêta un instant mais elle dit : " je cherche quelqu'un" et entra dans la salle de bar. Elle s'immobilisa à l'entrée, parcourut les tables du regard. Quelqu'un jouait du piano dans l'ambiance tamisée. Elle ne l'aperçut pas immédiatement, cachée dans l'ombre à l'autre extrémité de la pièce. Carol ne la voyait pas. Un homme était assis face à elle, dos tourné. Carol leva lentement la main et repoussa une mèche de cheveux de chaque côté. Thérèse sourit parce que ce geste était Carol, et c'était Carol qu'elle aimait et aimerait toujours. Oh, différemment maintenant, parce qu'elle était différente, nouvelle, et c'était comme refaire connaissance, mais c'était toujours Carol et personne d'autre. Ce serait Carol, dans un millier de villes, un millier de maisons, dans des contrées étrangères où elles iraient ensemble, au ciel comme en enfer. Thérèse attendit. Elle allait s'avancer quand Carol la vit, la regarda, incrédule, tandis que s'élargissait doucement son sourire, puis soudain elle leva le bras, agita la main en un salut empressé, impatient, que Thérèse ne connaissait pas. Thérèse marcha vers elle.
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Son parfum, à nouveau, parvint à Thérèse, clair- obscur, légèrement sucré, évocateur d'une soie vert sombre, un parfum qui lui appartenait en propre comme à une fleur.
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Pendant la nuit, elle rêva d'oiseaux, de longs oiseaux flamboyants semblables à des flamants, qui sillonnaient d'éclairs une forêt noire, dessinaient des arabesques, des arcs de feu incurvés comme leurs cris.
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La nuit était très noire, malgré les ampoules clignotantes qui ornaient quelques réverbères. Elle regarda le visage de Richard, éclairé un instant par la flamme de son briquet. Son front lisse et bombé, au-dessus de ses yeux rétrécis, lui fit penser à la face d'une baleine fonçant vers l'obstacle.
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Thérèse regarda la main qui levait une fourchette emplie de petits pois. Elle n'avait pas besoin de jeter un regard sur le visage pour savoir à quoi il ressemblait. Il serait comme tous les visages des quinquagénaires qui travaillaient chez Frankenberg, marqué par l'épuisement et l'effroi, les yeux déformés derrière des verres qui grossissait ou rapetissaient, les joues barbouillées d'un fard rouge qui n'avivaient pas la peau terne.
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Simenon lâche ses romans et ses nouvelles dans la nature comme des pigeons du haut d'un toit, avec un "Prenez votre envol, à présent!"
c'est aussi mon attitude.
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J'aime échapper aux étiquettes. Ce sont les éditeurs américains qui en sont friands.

Avant-propos de l'auteure, 24 mai 1989
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Les rues étaient comme des veines, se dit-il, et les gens étaient le sang qui circulait partout.
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Pourquoi les gens sont-il tellement fascinés par la vie sexuelle des autres ? Peut-être parce qu'on y trouve matière à nourrir ses fantasmes, les révélations des journaux étant d'autant plus juteuses qu'elles concernent un membre de quelque famille royale, en vertu, sans doute, du raffinement du décor, une autre raison, plus ignoble, en est le besoin primitif de surveiller et de punir ceux qui s'écartent de la tribu. Si on rencontre sur une route, dans le brouillard, une vague silhouette vêtue d'un imperméable informe, la première question qu'on se pose est : homme ou femme ? C'est une question immédiate et inconsciente qui exige réponse. Si la silhouette informe nous arrête pour nous demander son chemin, et qu'à cause de son âge, de son cache-col ou d'une voix androgyne, on ne peux pas déterminer son sexe, alors cela devient une anecdote amusante à raconter à ses amis. Le sexe est défini par des caractères physiques, et il doit être indiqués sur les passeports. L'amour est dans la tête, c'est un état d'esprit.

[Extrait de la postface]
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