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Note moyenne 3.52 /5 (sur 72 notes)

Nationalité : Brésil
Né(e) à : Rio de Janeiro , le 02/10/1962
Biographie :

Patrícia Melo (née en 1962 à Rio de Janeiro), est un écrivaine brésilienne. La violence est très souvent présente dans ses œuvres qui se déroulent dans le Brésil contemporain.
Œuvres :
O Matador,
Éloge du mensonge,
Enfer,
Acqua-toffana,
Le diable danse avec moi,
Monde perdu,
Le Voleur de cadavres.

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (146) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001   24 mars 2015
Le voleur de cadavres de Patricia Melo
La culpabilité, a-t-elle dit, est le sentiment qui entraîne le plus de conséquences néfastes dans ces moments-là. Les gens n'arrivent tout bonnement pas à supporter ce poids supplémentaire sur leurs épaules. Ils veulent s'en débarrasser pour dormir. A vrai dire, les aveux relèvent plus du soulagement que du remords.
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missmolko1   30 décembre 2016
Acqua-Toffana de Patricia Melo
Je suis un homme ponctuel. Depuis vingt-cinq ans que je travaille à la mairie je ne suis jamais arrivé en retard, pas une seule fois. L'ascenseur était là. Je suis entré en vitesse, et cette porte idiote, si paresseuse pour se refermer, a gâché ma matinée. J'ai appuyé sur le bouton du rez-de-chaussée, au moment où j'allais sortir j'ai senti une main se poser sur mon coude. J'ai horreur de ça. Je déteste qu'on me touche, toutes ces mains sales. C'était la femme du septième étage. Je ne me souviens jamais de son nom.
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bdelhausse   17 mai 2016
O matador de Patricia Melo
Une femme riche est arrivée, elle voulait acheter une moto pour son amant, un jeune mec, dix ans de moins qu'elle. Le genre de couple, donne-moi-ta-jeunesse, tiens-voilà-mon-argent. (p.36)
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bdelhausse   19 mai 2016
O matador de Patricia Melo
Des fois, j'ai dit, des fois, j'ai l'impression que le monde tourne le dos aux hommes, que les hommes tournent le dos à Dieu, que Dieu tourne le dos au monde, un bordel intégral, pas toi? (p.293)
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patatarte2001   23 mars 2015
Le voleur de cadavres de Patricia Melo
Je me suis assis, j'ai décapsulé une bière, c'était un de ces dimanches tranquilles, ensoleillés, où la pensée vagabonde sans direction ni préoccupation.
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Lybertaire   20 avril 2015
Enfer de Patricia Melo
Cette honte qu’elle avait ressentie, votre fils a commis un vol, on lui avait dit, fils maudit, voler, jamais, une honte, une humiliation, espèce de rat, elle, Alzira, qui avait même du mal à accepter qu’on lui offre quoi que ce soit, avait accouché d’un voleur, elle aurait préféré accoucher d’un cul-de-jatte, d’un débile mental, mon Dieu, d’un mongol, toute sa vie à travailler, à nettoyer et à frotter la maison des autres, même dans les moments durs, elle n’avait pris ne serait-ce qu’une poire dans le frigo des patrons, toute sa vie comme ça, à vouloir et ne pas pouvoir, et maintenant cette racaille, un rat, un voleur, oh là là mon Dieu.
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missmolko1   02 avril 2019
Acqua-Toffana de Patricia Melo
A côté de l’appartement n°3 il y avait marqué : Dora M. Le deuxième étage était à louer. Rubào a sonné à l’interphone ou était écrit : « Dora ». Une femme lui a répondu, à qui il s’est présenté en disant qu’il était le locataire du deuxième étage, qu’il y avait une fuite d’eau dans la salle de bains : « Est-ce que ça ne vous gênerait pas que je monte voir ? Il est possible que la fuite vienne de votre appartement. » La femme a acquiescé, sans hésitation. Rubào est monté et une blonde lui a ouvert la porte. Elle lui a dit qu’elle était en visite chez Dora, qu’elle n’était pas au courant de cette histoire de fuite d’eau, mais que Rubào pouvait aller voir ce qu’il voulait. L’abrutie complète, quoi. Elle lui a montré ou se trouvait la salle de bains et lui à dire de faire comme chez lui, une fois de plus. Alors qu’elle repartait vers le salon, Rubào a frappé. La blonde a essayé de réagir, mais ce n’est [as bien difficile d’étrangler une fille idiote, qui laisse n’importe quel inconnu entrer chez elle et qui en plus lui précise de bien faire comme chez lui et qui le lui dit plutôt deux fois qu’une. C’est facile de la tuer. Je le comprends, Rubào. C’est vrai que ça a de quoi vous porter sur les nerfs. Les gens vous tendent la perche. A croire qu’ils le cherchent. Ils en redemandent. Ils implorent. Vous n’avez jamais eu cette envie organique de tuer, commissaire ? D’accord, d’accord, je continus.
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patatarte2001   23 mars 2015
Le voleur de cadavres de Patricia Melo
Elle parlait en vous regardant en face, sans faire de manières, d'une façon très féminine, je ne sais pas comment me comporter avec ce genre de personne. Il y a certaines combinaisons, richesse et bonté, beauté et bonté, richesse et beauté ou même bonté toute seule ou beauté pure, dont le résultat est particulièrement destructeur. cela vous met à bout. Tu te retrouves réduit en cendres, voilà la vérité.
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patatarte2001   23 mars 2015
Le voleur de cadavres de Patricia Melo
Pendant longtemps, j'ai cru que l'apprentissage de la méchanceté se faisait pas à pas. Ces jours-là, j'ai enfin compris que c'est la bonté que l'on apprend difficilement, par des exercices quotidiens, que les gens, parfois, appellent Dieu ou Bouddha, selon leurs croyances. La méchanceté, elle, nous est inoculée à la naissance, comme un virus latent, qui attend seulement le moment de faire surface.
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missmolko1   01 avril 2019
Acqua-Toffana de Patricia Melo
Je n’aime pas sortir. C’est inutile, quand on a le téléphone et la télé. Trente personnes assassinées par jour. Dix voitures volées toutes les vingt minutes. Et les morsures de chien, le port illégal d’armes à feu, la prostitution, la corruption, l’ivresse, les suicides, le vagabondage, la mendicité, et j’en passe. La réalité, c’est chiant. Aller à la banque, c’est chiant. Les factures, les gosses, les chèques, faire la queue, les feux rouges, aller chez boucher, l’emploi du temps, les déjeuners, les accouchements, le ménage, tout ça c’est chiant. C’est des Fèces, du latin falcis, qui signifie « faire ». Donc faire toutes ces choses, c’est de la merde, CQFD. La réalité est une merde infranchissable. Jour après jour, elle me met KO, la réalité. Je ne sais pas aller à la banque, je ne sais pas faire la queue, je ne sais pas aller au supermarché, chez le boucher, je n’arrive pas à tenir une maison, gérer les employées, conduire une voiture, ça me met les nerfs en feu, ça me retourne, me laisse impuissante, malade, rageuse et épuisée.
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