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Note moyenne 3.6 /5 (sur 52 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 19-04-1949
Biographie :

Patrick Buisson est un journaliste et politologue français, né le 19 avril 1949 à Paris. Spécialiste des études d'opinion, conseiller de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, il est aussi directeur général de la chaine Histoire depuis 2007.
Patrick Buisson a été correspondant de Minute dans les années 80, puis directeur du Crapouillot et directeur de la rédaction de Valeurs actuelles.
Il a également animé sur LCI l’émission "Politiquement Show", aux côtés de Michel Field, ainsi que l’émission "Questions qui fâchent".
Conseiller politique de Jimmy Goldsmith puis de Philippe de Villiers (il dirige la campagne présidentielle de ce dernier en 1995), il lance en 1996 le magazine Politique opinion, une revue hebdomadaire.

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La merveilleuse histoire... de Patrick Buisson ! (J'suis pas content TV).


Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
AntonyM   03 janvier 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
2009 - 250 000 nouveaux immigrés sous Sarkozy

"Pour la France des plans sociaux, les déclarations de cet acabit faisaient désormais l'effet d'une insupportable provocation. L'immigration ne lui apparaissait plus comme une fatalité ou une laxité, mais comme un plan concerté, une forme de délocalisation à domicile quand l'outil de travail, pour une raison ou pour une autre, n'était pas exportable. Elle en imputait quasi exclusivement la responsabilité au patronat, à l'oligarchie financière et à ses représentants dans la l'appareil d’État. A ses yeux, l'économie comptable du phénomène n'avait plus aucun secret : le recours à la main-d’œuvre d'immigrée créait un profit qui allait essentiellement aux entreprises (bas salaires, restauration des marges, désyndicalisation du salariat), et les coûts sociaux (santé, logement, aides et prestations sociales) de cette main-d’œuvre étaient à la charge de la collectivité. Toute la "France d'en bas" l'avait compris et ne tolérait plus qu'on cherchât à l'abuser sous le couvert d'une pseudo expertise."
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enkidu_   09 mars 2020
La cause du peuple de Patrick Buisson
Avec la financiarisation du capitalisme, la mentalité économique que stigmatise Pasolini a si bien progressé qu’elle a fini par étendre la logique de la marchandise à la sphère non marchande des activités humaines. Pour ce faire, elle s’attaque à tout ce qui peu ou prou forme un écran entre le désir de l’individu isolé et le marché unifié qui aspire désormais à organiser la totalité de son existence. ‘’L’économie transforme le monde, constate Guy Debord, mais le transforme seulement en monde de l’économie.’’ En ce sens, le néolibéralisme est bien une forme économique du totalitarisme, tout comme le nazisme et le communisme en ont été au XX e siècle les formes politiques. Comme eux, il a pour projet l’utopie d’un ‘’homme nouveau’’, qu’il soit le produit d’une manipulation psychologique ou biologique, d’un reformatage médiatico-publicitaire ou d’une expérimentation en laboratoire. Car, pour bien fonctionner, l’économie de la cupidité a besoin d’une nouvelle humanité exclusivement mue par le désir du consommateur et la raison du technicien. C’est pourquoi elle s’attache à produire en série cet homo oeconomicus libéré de toute appartenance ou attache symbolique et, demain, émancipé des limites physiologiques qui fixaient jusqu’ici sa condition.



La droite française n’a pas pris le chemin de Pasolini. Aujourd’hui encore, elle veut croire que le libéralisme n’est qu’un mode d’organisation de l’économie. Le meilleur et le plus efficace, celui dont on peut attendre croissance, emplois, création et partage de richesses. A aucun moment, elle n’a voulu prendre en compte les conséquences que pouvait avoir sur les rapports sociaux tout autant que sur les comportements individuels le passage du libéralisme restreint au libéralisme généralisé, principale caractéristique du monde contemporain. Pas plus qu’elle n’a voulu voir qu’en changeant de nature, le capitalisme s’emploie à liquider toutes les valeurs altruistes et sacrificielles, qu’elles soient commandées par la foi en une autre vie ou par des finalités profanes, pour laisser place à la tyrannie des désirs instables. C’est donc un enjeu de civilisation que porte le débat sur le libéralisme et la mondialisation
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AntonyM   07 janvier 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
"La mort du père

Toute la littérature engagée de l'époque établit un lien systémique entre l'ordre patriarcal et l'ordre politique. Rejeter la "religion archaïque du père", l'hégémonie du " despote paternel" représente la meilleure façon de s'attaquer aux fondements mêmes du pouvoir, ainsi que le résume la sociologue Evelyne Sullerot: "La société sans pères à créer doit être une société de liberté (....) dans laquelle les adolescents prennent la parole, eux qui représentent demain se faisant, et imposent silence aux "vieux", à ceux qui prétendent savoir, enseigner, commander, gouverner, aux pères, aux profs, aux ministres, et aux Vieux par excellence, le général de Gaulle.". Le "premier des Français" aura beau, le 30 mai 1968, dans une fameuse allocution radiodiffusée, siffler la fin de la récréation, rameuter la "France profonde" avec les mâles accents d'un chef de guerre, brandir les attributs de la légitimité, mettre en déroute les apprentis insurgés, ce sera bel et bien la dernière fois que la voix du père se fera entendre et imposera son autorité à la nation tout entière. Après, selon le mot de Philippe Muray, viendra le temps des "papas poussettes".

(...)

Au bout du compte, la postmodernité se réduira à un vaste processus visant à délégitimer, décrédibiliser et destituer tout rapport à la transcendance et à l'immatériel; bref, à ébranler et annihiler les valeurs qui déterminaient un individu à agir indépendamment de la stricte rationalité comptable. Quoi de plus absurde, en effet, que la coutume, le sacré, la tradition qui, tous, énonçaient la loi du père ? Le défi de l'homme postmoderne sera à vouloir affronter le monde sans la protection du roi, prêtre, du soldat et autres figures à l'ombre titulaire desquelles les générations précédentes s'étaient, des siècles durant, abritées.

Par-delà la crise de la représentation de la masculinité,c'est l'autorité qui n'est plus acceptée."
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Mimimelie   17 mars 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
Les Français, dans cette affaire, auront retenu deux choses.

Primo : que les banques ont fait de l’argent pendant la crise, que ce sont leurs activités financières qui ont le plus profité des aides de l’Etat et que, si l’avenir est toujours incertain pour nombre d’entreprises et de salariés, l’horizon s’est considérablement dégagé pour les opérateurs financiers.

Deusio : que les banquiers peuvent continuer à faire ce qu’ils veulent, pour ne pas dire n’importe quoi, puisqu’ils sont adossés à la garantie publique.
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AntonyM   16 janvier 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
"L'un des non-dits les plus assourdissants du débat actuel consiste à taire la responsabilité du progressisme de gauche dans la séparation de l'islam et de le société Française. Il n'est pourtant pas abusif d'imputer pour une large part aux effets conjoints de l'individualisme hédoniste et de l'idéologie émancipatrice le processus de radicalisation des musulmans français travaillés par le double sentiment explosif et contradictoire de la supériorité de leur civilisation et de l'infériorité de leur puissance. Le mépris que leur inspire la société française, jugée à la fois apostate et décadente, est pour beaucoup dans leur refus croissant d'intégrer la communauté nationale. De la banalisation de l'avortement à la légalisation du mariage gay, de l'exaltation du féminisme à la marchandisation de la maternité, de la dévalorisation de l'autorité masculine à la proscription des vertus viriles, de la théorie des genres à l'ABCD de l'égalité, de l'obscénité à la pornographie télévisuelle, les musulmans se sentent et se disent agressés en permanence dans leur être de croyants comment dans leur identité la plus profonde par nos lois et par nos mœurs."
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tristantristan   22 décembre 2019
La cause du peuple de Patrick Buisson
En inventant le gouvernement par la télévision, en consacrant l'abaissement de la chose publique au rang d'un artefact de la publicité, Kennedy s'est assuré d'une innombrable postérité dont les imitations plus ou moins réussies jalonnent l'histoire politique du dernier demi-siècle. La présidence de Bill Clinton au cours de la décennie 1990-2000, en demeure incontestablement la version la plus élaborée et la plus connue. Elle fait irrémissiblement penser à la sentence oraculaire de Hegel complétée par Karl Marx dans "Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte" : "Les grands faits et les grands personnages se produisent pour ainsi dire, deux fois. La première fois, comme tragédie et la seconde, comme farce." Aussi, le destin de Clinton, qui a fait de sa rencontre avec JFK à l'été 1963 le catalyseur de son entrée en politique, ne butera-t-il pas sur les balles d'un tueur à Dallas, mais sur les lèvres d'une stagiaire à la Maison Blanche.
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MissSherlock   20 décembre 2012
Le Paris de Céline de Patrick Buisson
Devant l'entrée principale, les édiles ont placé une borne informative. On n'est jamais assez instruit. Céline a vécu là une partie de son enfance, qu'elle nous rencarde la borne. C'est la seule trace à travers tout Paris du passage d'un des plus grand romancier du XXe siècle. Plus sobre y a pas... Relégué l'énergumène... On en apprend davantage sur Alphonse Lemerre, l'éditeur des Parnassiens sis au 23 ou sur Jacques Offenbach et son théâtre des Bouffes-Parisiens installé au 73.

Ah, vous pouvez toujours vous gratter, il n'y a rien dans tout Paris, Courbevoie, Clichy, Montmartre, Meudon. Les politiques de tout bord qui, d'habitude, ne sont d'accord sur rien, là ils ont fait l'union sacrée. Pas la moindre plaque. Pas la moindre inscription. Même pas le plus petit hiéroglyphe. Rien... zéro... nada...

Tous d'accord pour planquer le monstre. Pas présentable qu'il est, mais alors pas du tout.

Super tricard, le Ferdine !
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Mimimelie   17 mars 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
Depuis l’ouvrage du politologue américain Benjamin Barber, l’« ethos infantiliste» du capitalisme n’a plus de mystère. Il tient dans le comportement qui substitue le présent atemporel à la temporalité, l’élan à la réflexion, les images aux mots, le facile au difficile, le plaisir au bonheur et, partant, l’égoïsme à l’altruisme, le droit à l’obligation, le narcissisme à la sociabilité. En dernière analyse, on dira qu’il se fonde sur le rejet de toute ascèse, de toute discipline personnelle semblable en cela aux programmes miracles des charlatans qui promettent la perte de poids sans régime et un corps d’athlète sans le moindre exercice.



http://www.babelio.com/livres/Barber-Comment-le-capitalisme-nous-infantilise/91523

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AntonyM   03 février 2017
La cause du peuple de Patrick Buisson
Patrick Buisson - La cause du peuple



la tyrannie de l'émotion



"En marge de l'artifice conceptuel du storytelling, la force de coercition émotionnelle qu'offre le médium audiovisuel aura été la grande découverte d'une nouvelle génération d'hommes politiques qui court de Clinton à Obama en passant par Berlusconi, Blair et Sarkozy. A des degrés divers et avec un succès inégal, tous ont choisi d'abandonner l'emploi ingrat de Créon pour rallier le camp des Antigone de pacotille. Tous ont troqué les attributs de l'autorité contre l'empathie immédiate et affective qui est systématiquement sollicitée par les animateurs de télévision, se rêvant à la fois le nombril du monde et les glandes lacrymales du genre humain.

Affaire de tempérament, de génération, de culture ou simple prise de compte de la rétraction du périmètre politique ? Le fait est que les dirigeants occidentaux semblent, pour la plupart, avoir renoncé à une stratégie de puissance au profit d'un jeu d'influence ou le pouvoir s'exerce de moins en moins dans l'espace de la souveraineté et de plus en plus dans l'univers de la communication, c'est à dire à l'intérieur même du système médiatique. Les formes de manipulation et d'assujettissement plus enveloppantes et plus insidieuses qui trouvent leur modèle inconscient dans l'emprise maternelle sont désormais jugées plus performantes et donc préférables aux anciennes formes patriarcales de la domination."
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aleatoire   28 novembre 2015
La guerre d'Indochine (1DVD) de Patrick Buisson
Nous arpentions la terre d'Indochine qui a été imbibée de notre sueur, de notre sang et de nos larmes. Elle est devenue notre terre que nous aimions comme la terre de France.

Et puis certains d'entre-nous ont connu le fond de la misère humaine quand ils furent fait prisonniers.

André Lebon, le caméraman qui avait perdu une jambe sur le piton Anne-Marie, nous disait en buvant un cognac-soda :" L'avantage que j'ai sur vous, c'est que moi j'ai toujours mon pied-à-terre à Diên Biên Phu."

Pierre Schoendoerffer
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