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Note moyenne 3.46 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Cambrésis, Nord , le 05/06/1949
Biographie :

Patrick De Wever est Professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle.

Géologue de formation, il s’est consacré à l’étude des Radiolaires (microplancton siliceux) après un séjour en Californie. Chercheur au CNRS pendant près de 20 ans. Très spécialisé il a voulu élargir son spectre d’intérêt et a rejoint le Muséum comme Professeur pour prendre la direction du laboratoire de Géologie. Il s'intéresse aux relations entre la biosphère et la géosphère. Il est aujourd’hui investi dans la diffusion des connaissances et la sauvegarde du patrimoine géologique.

Il a rassemblé une communauté de spécialistes au niveau européen, puis mondial, qu’il a animé pendant une quinzaine d’années. Ce groupe (InterRad) continue à se réunir tous les trois ans depuis lors. Il a été distingué par des institutions de recherche (CNRS, Académie des sciences, Institut de recherche d’URSS) et de sociétés savantes de France (SGF) et des États-Unis (AAPG).

Il a été Élu membre correspondant de l’Académie Européenne des Sciences des Arts et des Lettres en 1997. Membre de plusieurs associations professionnelles, il a été président de la Société géologique de France (2002-2004).

Il est Membre de Conférence Permanente du Patrimoine géologique au Ministère chargé du développement durable, depuis 1998, Directeur pour les Géosciences du Service du Patrimoine Naturel et responsable de l’Inventaire National du Patrimoine Géologique.

Expert scientifique auprès de plusieurs instances, il est notamment consulté pour les sites géologiques candidats à figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO). Il est aujourd’hui membre du jury de l’Agrégation des Sciences de la Vie et de la Terre.
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Patrick de Wever - le beau livre de la Terre .
Patrick de Wever vous présente son ouvrage "Le beau livre de la Terre, de la formation du système solaire à nos jours" aux éditions Dunod. Avec la collaboration de Jean-François Buoncristiani. http://www.mollat.com/livres/wever-patrick-beau-livre-terre-formation-systeme-solaire-anthropocene-une-histoire-200-9782100701759.html Notes de Musique : Jan Morgenstern/Big Buck Bunny/01 Prelude. Free Music Archive.

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Nastasia-B   10 mars 2015
La Valse des Continents de Patrick De Wever
Les plaques tectoniques se déplacent lentement à l'échelle humaine, mais elles ont une telle inertie que l'on peut aisément se projeter dans l'avenir pour au moins quelques millions d'années. Elles continueront leur ballet avec des rapprochements, mariages, chevauchements, divorces, fractures pendant quelques centaines de millions d'années tant que l'intérieur du globe ne sera pas suffisamment refroidi. Même si ce temps semble très long à nos yeux, il ne s'agit cependant pas d'une éternité car progressivement la Terre refroidit : les échanges de chaleur se feront de moins en moins importants pour finalement s'arrêter. La Terre deviendra un solide parfaitement stable sans déplacement, comme le sont aujourd'hui la Lune ou Mars. Mais cette échéance nous laisse encore quelques centaines de millions d'années de danse des plaques.



Chapitre 7 : Les continents de demain.
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Nastasia-B   08 mars 2015
La Valse des Continents de Patrick De Wever
COMMENT RENDRE PERCEPTIBLE CETTE VITESSE DE DÉPLACEMENT ?

Les mouvements terrestres semblent lents à l'échelle humaine, si bien que l'on a l'impression qu'il n'y a pas de déplacement. Une manière de faire " sentir " cette vitesse, et en raison de notre tendance naturelle à l'anthropocentrisme, est de la comparer avec des mouvements lents propres à notre corps comme la pousse des ongles ou des cheveux. (Fig. 40, 41)



Fig. 40 - On a beau regarder ses ongles, on ne les voit pas pousser.

Pour autant, on n'en conclut pas qu'ils sont immobiles car on sait bien que l'on doit les couper régulièrement (pour la plupart d'entre nous tout au moins). Effectivement, ils poussent d'environ 5 cm/an. Cette vitesse est celle avec laquelle l'Amérique s'éloigne de l'Europe.



Fig. 41 - Cheveux et plaques : même vitesse.

Nous allons chez le coiffeur (la plupart d'entre nous, ici aussi) pour (leur redonner une forme et une couleur, certes mesdames) couper nos cheveux car ils poussent d'environ 10 cm/an. Ils le font invisiblement, sans bruit, mais le constat est aisé chez ceux qui se teignent les cheveux, au bout d'un mois, les racines sont bien blanches. Cette vitesse est celle des mouvements rapides de certaines plaques, telles les plaques qui concernent l'océan Pacifique.



Chapitre 4 : La vitesse de déplacement des plaques.
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Nastasia-B   25 février 2015
La Valse des Continents de Patrick De Wever
Les interprétations données par la science, à la différence du dogme, fluctuent au gré des découvertes. Ces modifications de conception font les délices des historiens des sciences qui s'interrogent sur l'aspect culturel d'une nouvelle conception, ou au contraire, sur un certain immobilisme, sur la palétiologie, etc.

Au milieu du XXe siècle : Xavier Le Pichon a démontré dans sa thèse de physique soutenue à Strasbourg en 1966, que la dérive des continents était impossible. Sa démonstration était logiquement exacte et géologiquement fausse. Le Pichon écrira : " Je fis de ce désaccord quantitatif l'argument central qui me conduisait à rejeter l'hypothèse du renouvellement océanique de Harry Hess. […] L'encre de ma thèse venait à peine de sécher que sa principale conclusion s'écroulait. "

On sait qu'il est devenu par la suite l'un des principaux chantres de cette théorie. Une belle illustration de ce qu'est la science : une perpétuelle remise en question des faits, des interprétations, de soi…

Il faut donc parfois se renier pour pouvoir avancer et ce n'est pas forcément une frustration, X. Le Pichon dit d'ailleurs lui-même : " La science n'est pas, comme on l'imagine trop souvent, ce musée glacé où trônerait la Déesse Raison. " Nous la considérons plutôt comme une histoire policière : il faut suivre des pistes, le plus rigoureusement possible et de temps en temps, quand les faits y invitent, savoir changer de piste, avec la même rigueur. Qui trouve un (bon) polar ennuyeux ?



Chapitre 9 : Histoire de la découverte. Comment est venue l'idée ?
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lanard   14 décembre 2010
Le temps mesure par les sciences de Patrick De Wever
p. 12 L’étude des chroniques économiques – prix du pétrole dans les pays de l’OPEP, du maïs aux USA, débit moyen annuel du Nil – montre que l’aléa le plus parfait, à savoir le mouvement brownien, donne naturellement naissance à de pseudo-cycles lents dont la période dépend de l’intervalle d’observation retenu.
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