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Note moyenne 3.71 /5 (sur 62 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 22/10/1963
Biographie :

Patrick Eris, de son vrai nom Thomas Bauduret, est un écrivain et traducteur.

Il écrit également sous les pseudonymes de Samuel Dharma et Jeffrey Lord.

Traducteur de profession, il a traduit de nombreux auteurs notamment Stuart Kaminski, Jack Higgins, Joolz Denby Graham Joyce, John Steakley, Clive Barker, F. Paul Wilson, John Jakes, Graham Masterton, Linda Barnes, Garfield Reeves-Stevens, Robert Rankin….

Il est le traducteur de la série des "Bobby Pendragon" de D.J. MacHale ou encore des vingt tomes de la saga "Les Apprentis Jedi" de Dave Wolverton et Jude Watson, après avoir traduit les épisodes II et III de "Star Wars".

En tant qu'auteur, il écrit autant des polars que du fantastique ou de l’anticipation. Il est entre autres l'auteur du roman "Fils de la Haine" (éd. Rivière Blanche, 2005), un thriller cyberpunk futuriste.

Patrick Eris a aussi dirigé l’anthologie Rock Stars aux éditions Nestiveqnen (2003).

En 2007 il propose en France et traduit "Stone Baby" de son amie Joolz Denby et devient coéditeur aux Éditions Malpertuis.

Depuis mai 2013, il fait partie du groupe "The Deep Ones", un collectif de musiciens et d'auteurs de l'imaginaire proposant des lectures de textes en live avec accompagnement musical.

page Facebook : https://www.facebook.com/Patrick-Eris-167206356697224/
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Pendant Les Rencontres de l'imaginaire de Sèvres a eu lieu une conférence / rencontre avec Brian Stableford, grand auteur de science fiction. Philippe Ward posait les questions, Thomas Bauduret traduisait les réponses.


Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Unity   27 mars 2014
Le chemin d'ombres de Patrick Eris
Elle connaissait ces relations d'un jour... On se reverra, on se téléphone, on s'écrit, et puis, on ne le fait jamais. Souvenirs des longues vacances universitaires, où elle s'ennuyait à crever. On téléphone, oui, on se revoit, on se parle, et puis on sent la distance, et on s'aperçoit qu'on est la seule à téléphoner, à inviter ; alors on ose plus appeler, on attend, on attend, on croit que les autres vous feront signe, mais ils ne le font pas, ils sont occupés ailleurs, se fichent pas mal de vous. On reste seule , on se trouve nulle, moche et on pleure, et on les rencontre, un jour, ici ou là "Tiens, salut, comment va, on se rappelle, d'accord", et on attend et attend et espère mais ils ne rappellent pas, et c'est reparti... "Qu'est ce qu'ils ont donc de plus, les autres ?" se demande-t-on. Mais il n'y a pas de réponse. C'est comme ça, c'est tout.
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NicolasFJ   11 février 2012
Malpertuis III de Patrick Eris
Pour avoir côtoyé plusieurs vrais fantômes, je savais qu'ils étaient tristes, vengeurs, perdus, ou affamés. Mais jamais charmants ! Et ceux qui semblaient charmeurs cachaient en fait un piège mortel.

Je fus furieux pendant plusieurs mois, mais j'étais impuissant. La mode était au surnaturel mignon. Les jeunes femmes ne rêvaient plus du Prince Charmant, mais de vampires à la peau de diamant.

L'amour d'un monstre ne pouvait pourtant être que torturé et impossible – comme l'était l'amour réel, la plupart du temps.

C'est dans cette confusion et cette fureur que j'étais plongé lorsqu'on me présenta Frederica. Je le précise, car vous allez penser que ce que j'ai fais à cette jeune femme n'était que pure vengeance. Toutefois j'ai agis sous le coup de la colère, et j'ai voulu, je pense, faire un exemple. Il ne s'agissait pas de froide revanche, mais de démonstration.

Cette frêle et innocente Frederica, donc, avait le crâne vérolé par cette mode insensée d'horreurs amoureuses. Elle voulait que je lui présente un fantôme.
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Gr3nouille2010   02 mars 2013
Le chemin d'ombres de Patrick Eris
Ils déjeunèrent sans hâte. En silence. Chacun se demandait ce qui les attendait. On ne leur avait rien dit, rien du tout. Qu'ils signent le papier, on les prendrait en charge, on s'occuperait d'eux. C'était ce qu'on faisait. Il suffisait de se laisser faire. Plus de problèmes, plus de douleur, on s'habituait, c'était tout. Se laisser vivre et essayer de ne plus penser. De ne plus avoir mal. Lorsqu'on ne pensait plus, on n'avait plus mal.
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Unity   26 mars 2014
Le chemin d'ombres de Patrick Eris
Le vrai Brian, derrière son sourire, derrière son rempart, était constamment à vif. Il avait envie de tomber à genoux, de se prendre la tête dans les mains et de hurler, de supplier et d'appeler au secours. Il souffrait à chaque fois qu'il voyait une jolie femme, parce que la beauté, ça peut faire très mal, et plus tard, une fois le rideau rabaissé, le vrai Brian rentrait dans sa chambre après avoir bu quelques bières au pub du coin avec des gens qui se fichaient pas mal de lui, et mettait la radio, priant qu'elle ne diffuse pas quelque chose de trop beau parce que les belles musiques aussi, ça peut faire mal, et il la laissait marcher toute la nuit parce que le silence lui faisait peur. Le vrai Brian, c'était un petit garçon dans une chambre trop grande qui attendait en retenant ses pleurs quelqu'un qui ne viendrait pas, qui ne viendrait plus. Qui attendait seul.
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Unity   24 mars 2014
Le chemin d'ombres de Patrick Eris
(...) marcher, éviter ce gros bonhomme assis sur le capot d'une voiture, une canette de bière en main (Maintenant, elles ne portaient plus de noms, juste le nombre de degrés, comme pour spécifier qu'elles n'étaient pas là pour désaltérer, mais pour saouler le plus vite possible au moindre prix), ignorer...
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NicolasFJ   11 février 2012
Malpertuis II de Patrick Eris
Tout part dans l'eau. Tout part toujours.

Mélanie l'avait appris de sa mère, lavandière, qui allait tous les jours à la rivière nettoyer les draps et vêtements du château. « L'eau lave tout, lui racontait-elle, Pas seulement les souillures de leurs habits, mais celle de mon esprit. Sans elle je repenserai sans cesse à ton père, à la douleur... Dans l'eau je noie mon chagrin. »

Sa pauvre mère faisait son deuil dans l'eau glacée, râpant ses mains en nettoyant sa mémoire.

Et Mélanie jouait avec les cailloux en écoutant sa mère. Parfois elle mimait qu'elle l'aidait. Elle était encore trop jeune pour ça, mais bientôt elle aurait droit à un beau métier, elle aussi elle viendrait laver ses larmes dans la rivière.
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Janelle2   18 décembre 2019
Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse de Patrick Eris
Trois nids de poules, deux tournants, quelques gravillons, deux embardées et quelques piaillements outragés de chiens dérangés dans leur sieste ou de poulets en vadrouille plus tard, je jetai un bref coup d'oeil vers l'avant. Le 4x4 n'était plus si loin.
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NicolasFJ   11 février 2012
Malpertuis 1 de Patrick Eris
Elle a éteint le réveil et s'est replongé la tête dans l'oreiller en râlant.

Après quelques secondes elle s'est relevée et a lancé :

« Allez, debout !

— Je suis mort. », lui ai-je répondu.

Elle ne m'a pas écouté, s'est levée pour faire le café.

Revenant des toilettes elle m'a tapoté le dos.

« Debout debout, grosse marmotte !

— Je ne bougerai pas, je suis mort.

— T'es pas drôle. Je vais être prête et je n'ai pas envie de t'attendre. »

Elle a bu son café, me criant depuis la cuisine :

« Ton café va être froid ! »

Je n'ai pas répondu.

Avant de passer par la salle de bain elle m'a répété qu'il fallait que je me lève.

« Je suis mort. » lui ai-je dit.
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Unity   26 mars 2014
Le chemin d'ombres de Patrick Eris
Plus que l'héroïne, c'était la communauté des drogués elle-même qui l'avait attirée. Il y avait trouvé une bande de jeunes tout aussi déboussolés que lui, qui ne se mêlaient pas de le juger et l'acceptaient tel qu'il était. Bien sûr, ce n'est que plus tard qu'il avait conclu que cette acceptation de façade n'était en fait qu'une profonde indifférence et que cette "communauté" était prête à tout, du moment qu'il y avait un fix au bout. Un drogué est forcément, profondément égoïste, et en grattant un peu; il y avait trouvé une société encore plus cruelle que celle des gens "normaux" qu'elle prétendait rejeter.
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gabrielleviszs   15 janvier 2020
Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse de Patrick Eris
Tandis que nous cahotions sur une route poussièreuse (une de plus, me direz-vous), j'avais comme un peu de vague à l'âme. Après tout, ce matin même, j'avais vu tuer un homme sous mes yeux et mourir un second dans un accident. Pas plus tard qu'hier, ils étaient bien en vie, même si ces deux-là n'étaient qu'une nuisance particulièrement tenace de puis le peu de temps que je les connaissais, mais c'étaient des hommes, avec un père et une mère comme tout le monde, qui s'étaient vu effacer de la carte du monde, comme ça, comme on souffle une chandelle. Qui se souviendrait de leur passage ? Qui penserait à eux ? Avaient-ils quelqu'un pour les regretter ? Une famille ? Je ne sais plus dans quel film comique débile dont se délectait Rhonda Jane, avec un acteur principal braillant et grimaçant comme toute une tribu d'orangs-outangs sous amphétamines, tout un développement montrait la famille éplorée d'un homme de main anonyme...
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