AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 5 /5 (sur 11 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Patryck Froissart a enseigné en France métropoliltaine, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, est devenu inspecteur de l'Education nationale, puis proviseur. Il a dirigé plusieurs établissements à la Réunion et à Maurice. Maintenant retraité, il se consacre à l'écriture.

Source : http://www.youscribe.com
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

La More dans l'âme, roman érotico-exotique de Patryck Froissart. Vidéo: portraits des personnages


Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
JBFROLI   14 mai 2011
La Mise à nu de Patryck Froissart
« Je glisserai par ci, par là, avait-il anticipé, au cours de notre lent, très lent, très sinueux cheminement, la tranche gourmande de ma main dans le canyon moite et flottant qui faillera devant mes yeux les fesses animées de la vive lupronne, et tout d’un coup, la retournant avec violence au tronc d’un bouleau pubescent, je langueyerai son interstice



Qui de sa nectareuse odeur

Le nez et le cœur me recrée



et j’y exprimerai mon vertige d’avoir pu réaliser l’essentiel de ce qui me préoccupe, qui est de vérifier que la montée puis que l’explosion de ma liqueur essentielle peuvent être facilement et aimablement provoquées par tout embouquement de l’organe éjecteur et par toute manœuvre de la paume sororale attentive à ses soubresauts, aux variations de sa turgescence, et à ses suintements préliminaires. »
Commenter  J’apprécie          70
PatryckFroissart   03 février 2015
La divine mascarade de Patryck Froissart
Le verbe grec poïen qui est la racine étymologique de notre poésie, on le sait, se traduit en français par « faire ».

Or Aragon précise, avec raison, car le poète a toujours raison, que faire signifie chier.

Je verbifie. Je poétifie. Je « fais », à la va-comme-je-pousse. Je tartis mes pages.

Je « fais » le monde, tel que je le vois, tel que je le sens, pouah, tel que nous sommes tous en train de nous le pourrir, de nous le massacrer, avec, forcément, l'assentiment, et sans doute de par la volonté même, du démiurge qui, s'il est, doit être, nous dit-on, par définition, tout-puissant.

Ce « faisant », je cherche, obstinément, à démasquer ce dieu que d'aucuns ont « fait ».

C'est, pour moi, une démarche de déconstipation mentale.
Commenter  J’apprécie          40
StephanieMarcos   08 septembre 2016
Le feu d'Orphée de Patryck Froissart
A l’appel du muezzin s’esquiva le calife

Qui, cher hasard, me crut sans malice d’amour

Et, seul homme au harem, me laissa, sous la griffe

Exquise de la mante au caftan de velours.



Elle, alors, m’encadrant aux décors de l’alcôve,

M’abîma d’un regard au cœur de ce couffin

Où le soudan s’attend qu’à ses genoux se love

L’esclave dévoltée dont la danse a pris fin.



Durant que j’aspirais au jasmin de Ses mains,

Les doux collets de khôl de l’œil de la sultane

Mettant un chiffre rond sur tous mes lendemains

M’enchevillaient au pied hautain de l’ottomane.



Dans l’encens adultère et le naffe et le nard

De sa natte safrane, oh ! sans que j’en souffrisse,

On me fit mozarabe, et l’insu traquenard

Me soumit au sérail de cette impératrice.

(Sultane)
Commenter  J’apprécie          30
StephanieMarcos   08 septembre 2016
Le feu d'Orphée de Patryck Froissart
Par une lune pleine il advint que gémit plus que d’accoutumée le sloughi favori qui veillait sur le seuil de nos appartements. Furieux, sorti de lui, projetant grossièrement d’horribles imprécations sur les marbres des corridors, avant la rose aurore il fit égorger le fidèle et, pour que l’acte lâche eût le sceau légitime, dicta sur-le-tapis le décret ordonnant qu’on tuât tous les chiens connus du sultanat.
Commenter  J’apprécie          30
PatryckFroissart   17 septembre 2019
La more dans l'âme de Patryck Froissart
Petit à petit, la bière aidant, on s’éjouit.



A la faible clarté des lumignons, Jean s’obligea à peaufiner de biais, à coups d’yeux brefs, et puis se mit, sans avoir à s’y forcer, à désirer, ce qui eut pour effet d’accélérer son pouls, le profil bis de la jeune Tingitane somme toute fort jolie qui lui était échue et qui, pour marquer qu’elle se faisait sienne, sur son flanc progressivement s’abandonnait.



La tendresse lui venant, il lui ceignit la taille et lui mania doucettement la cuisse.



Une flasque de bière après, Damya sortit d’un débarras un bendir et deux derboukas.



Se désinhibant, les dames chantèrent et tambourinèrent, s’astreignant à une sourdine relative afin de ne pas déranger le voisinage, et invitèrent les hommes à les soutenir en tapotant discrètement du métacarpe.

Entre les mélopées s’intercalaient d’intégrales avalées de l’amère bière, chaque paire d’amants embouchant à tour de bouche une canette partagée.

A mesure elles se déplièrent et se firent esses, d’abord lentes et réservées, mélopant et tapant du plat de la main.

Puis elles activèrent le tempo, tressautèrent du culot, trépignèrent au carreau, branlèrent des rotoplots.



La tête à Jean, les yeux suivant les girations de leur bassin, toupillait saoule.



Alain s’évanouit, conformément à mon programme.

Nul n’en fit cas.



Damya plaqua sur un électrophone un disque d’un grand chanteur de dakka et de gnaoua d’un pays voisin.



Fouettée par l’air des chants chacune sortit de soi.



Le rythme libératoire électrisa les hanches et décoinça les rotules ! Iwa ! Les bayadères de circonstance murent sans retenue leur armature, et les formes transparurent et puis se précisèrent, la jupe ayant chu, et le tchamir l’ayant suivie, au travers des minces combinaisons d’intérieur dont les tulles sous les suées perdaient de leur opacité et dont les échancrures latérales infiniment vers le haut s’allongeaient, et vers le bas s’élargissaient.

Animées par les ardeurs qui leur montaient des reins, leurs mains artistiquement ornées dégrafèrent les aqâad qui étranglaient initialement leurs cols sveltes, et éployèrent les revers des chemises sur le sillon perlé de sudation qui s’évasait ou s’étranglait au mitan des mamelons au gré des ondulations des thorax, jusqu’à ce que les soies fussent lâchement décloses et que le nu se fût quasiment fait de la glotte au nombril, précisément jusqu’au foulard lourdement frangé dont elles s’étaient ceintes pour souligner leurs déhanchements.



Les seins synchronisés avec le saint-crépin voltigeaient, pendulaient, dans leur si dense et pourtant si flottante gravité, en la corolle épanouie des voilures qui volaient telles de graciles ailes, et les almées sous la syntaxe musicale ancestrale torsionnaient leur corps serpentin, tantôt secoué par un tangage syncopé, tantôt projeté par un roulis échevelé, et le manège en pâmait les amateurs, syntonisés dans l’eurythmie de cet ahwach ensorcelant.

De leurs coups de talons soigneusement noircis au henné barbaresque, les houris capripèdes firent au travers de la natte sonner et frissonner la terre.



Elles entrèrent dans la transe.

Elles frappaient à outrance le sol qui leur transmettait en retour la tellurique énergie, battantes, bacchantes, atlantes, haletantes.



Lève-toi et frappe des pieds, afin que nous frappions des mains. Buvons en présence des belles aux yeux langoureux du narcisse. Le bonheur n’est pas très grand quand on n’a vidé qu’une vingtaine de coupes ; il est étrangement complet quand on arrive à la soixantième .



Les lanières déployées de leur chevelure s’affranchirent et balayèrent le sol, envahirent la chambre, traversèrent les murailles, cinglèrent le monde, relièrent le nadir au zénith, et dans leur senne de frénésie draguèrent les compagnons sidérés.

Cependant du centre du globe ainsi sollicité par leurs trépignements ascensionnait aux reins des mâles le magma bouillonnant d’un volcanique désir d’elles.



Lorsque recrues, le souffle haché, elles se dégroupèrent, magnifiquement hirsutes, ruisselantes, chancelantes, elles inclinèrent au triclinium et y échurent pantelantes et provisoirement hagardes, culbutes amorties par les paumes blettes des compères.

On s’engoula sans les compter d’autres cervoises.

On s’entêta de maintes autres sarabandes.



Et les conscrits suaient, et les conscrits puaient, un peu, beaucoup, passionnément, non lavés depuis Marseille.

Mais que leur en chalait ?



Peu à peu forcément pesa la lassitude, mollirent les cachinnations, s’espacèrent les rasades de bière, cessèrent les sabbats endiablés, s’allongèrent les périodes d’enlacements fébriles ponctués par le murmure ardent des divines litanies des je veux te ci laisse-moi te ça machi daba s’il te plaît bellati pas encore attends mennbad et par le balbutiement syncopé, sortant des lèvres alouvies, des oui maintenant habibi si tu veux ouarra mon chéri.



Ainsi, Jean massait, de ses mains de moins en moins hasardeuses, de plus en plus déterminées, le ventre de plomb où les nylons adhéraient, tout imbibés des diaphorèses excrétées par les sauteries.

Il inhalait à gourmandes insufflations le nard enivrant de la More dont il percevait en cette phase pleinement les grâces, et il inspirait avec avidité les suintements sapides de ses pores, et ces fragrances métalliques et ces saveurs salaces lui semblaient résurger, familières, de lectures lointaines et d’étreintes d’autre part.



Oh ! peindre tes cheveux du bleu de la fumée,

Ta peau dorée et d’un ton tel qu’on croit voir presque

Une rose brûlée ! et ta chair embaumée,

Dans des grands linges d’ange, ainsi qu’en une fresque ...



Mais il conçut qu’il était l’heure : il en fit part à sa noceuse.

Le pas court, l’esprit gourd, dans l’air lourd, tiré du bout du boursier par la sarrasine en un dédale de corridors aux luminances blafardes et fantasmatiques, Jean Martin y festonna, y tâtonna, s’y cogna, jusqu’à manquer de s’affaler en un diverticule en contre-bas qu’il identifia, de confuse hypothèse, par le gras du grès du sol qui collait à ses chaussettes, par le suif qui encrassait les murs où il prenait appui de sa main, par les relents qui là-dedans croupissaient, comme devant être une espèce de souillarde qu’éclairait obscurément un trait lunaire y faufilé par une ouverture haute et étroite seulement équipée d’un grillage obstrué par la suie.



Alors tout à coup forcenant, la bave à la commissure, il se la colleta, lui empoigna frénétiquement les naches, et quêta vampiriquement l’incarnadin de ses lèvres afin d’y mordre et puis d’en aspirer le sang qu’il salivait soudain d’en faire gicler.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
PatryckFroissart   19 octobre 2013
Valdemoras de Patryck Froissart
"J'en ai ras ma motte, t'sais! J'vas foutre le camp d'ici. J'veux partir avec toi. Tu m'prends dans ta cantine?"
Commenter  J’apprécie          30
StephanieMarcos   08 septembre 2016
Le feu d'Orphée de Patryck Froissart
J’étais l’éminence au divan et le valet au lit de cette haute Dame. L’esprit jaloux et vacillant du nouveau calife en conçut forte haine et crucial besoin de me supprimer. Je sus déjouer ses ruses et deviner ses sbires. Il en fut insomniaque.
Commenter  J’apprécie          20
PatryckFroissart   19 octobre 2013
Les bienheureux de Patryck Froissart
Dans « Les bienheureux », Patryck Froissart nous en livre une démonstration

foisonnante. Les femmes y dévorent les hommes avec un sourire doux, amusé et sensuel.

Extrait de la préface écrite par le romancier Marc Durin-Valois.
Commenter  J’apprécie          20
PatryckFroissart   19 octobre 2013
Les bienheureux de Patryck Froissart
Tout d’un coup, avait-il grotesquement articulé, surgissant du bosquet bordant le bas-côté, une femme d’une taille et d’une beauté surnaturelles lui avait fait face, les bras en croix, la longue chevelure déployée, offrant à sa vision d’éberlué, dans le flamboiement du couchant, son intégrale et fulgurante nudité.
Commenter  J’apprécie          10
PatryckFroissart   09 mai 2019
Sans interdit de Patryck Froissart
Le poète écrit, le poème est cri.

Le poète est Je, le poème est double jeu.

A dire-lire en ce livre une tirelire de cinquante délires aux formes très variées, aux tonalités multiples, sur des thèmes éclectiques, volontiers hétéroclites.

Patryck Froissart double-joue, démultiplie et tire sur tout larigot.

Prosodie classique ou divers vers dits libres, ponctués et non.

Rimes riches, suffisantes, pauvres, croisées, embrassées, plates, ou absentes.

Lexique à huppe, mots désuets, termes modernes, ancien français, créole, brusque résurgence du rouchi de son enfance, impertinente irruption de ces mots qu’on dit gros.

Bucolisme, érotisme, cynisme, épicurisme, romantisme, banditisme, lyrisme peut-être, et fantaisie jusqu’à la comptine enfantine.

L’ensemble, contrairement à ses précédents ouvrages, n’a ni queue ni tête.
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Sartre t'apprendra !

Quelle est la date de naissance de Jean-Paul Sartre ?

Le 21 juin 1895
Le 21 juin 1905
Le 21 juin 1915

10 questions
32 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , littérature , écrivain homme , philosopheCréer un quiz sur cet auteur

.. ..