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Note moyenne 3.62 /5 (sur 211 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Los Angeles , le 09/06/1962
Biographie :

Paul Beatty est un écrivain afro-américain contemporain, professeur à l'université Columbia de New York.
Il est diplômé d'un Master of Fine Arts du Brooklyn College en écriture créative. Il a également obtenu une maîtrise en psychologie à l'université de Boston.

En 2016, il obtient le Groprix de littérature grolandaise pour son roman "Moi contre les Etats-Unis d'Amérique" ("The Sellout") lors du Festival international du film grolandais de Toulouse. La même année il est le premier américain à recevoir le prix Booker pour le même ouvrage.

Source : /www.seuil.com
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Bibliographie de Paul Beatty   (4)Voir plus

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Vidéo de

"Prière pour ceux qui ne sont rien" de Jerry Wilson. Editions su serpent à plumes "La réceptionniste du New-Yorker" de Janet Groth. Editions du Sous-Sol "Sans lendemain" de Jake Hinkson. Editions Gallmeister "Tuff" de Paul Beatty. Editions Cambourakis Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ

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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
horline   06 mars 2022
Moi contre les États-Unis d'Amérique de Paul Beatty
Ne me dites pas que Kinshasa, la ville la plus pauvre du pays le plus pauvre au monde, endroit où le revenu moyen par habitant se monte à une cloche de chèvre, deux cassettes pirates de Michael Jackson et trois gorgées d'eau potable par an, nous trouve trop pauvres pour être fréquentables.
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strummer   03 octobre 2017
Moi contre les États-Unis d'Amérique de Paul Beatty
Si Jean Valjean m’avait eu comme avocat, aime-t-il souligner, Les Misérables n’aurait compté que 6 pages. Chapardage de pain : non-lieu.
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SZRAMOWO   27 juin 2020
Slumberland de Paul Beatty
Aucune des tribus germaniques n’a eu de dieu du Soleil. Païens comme des professeurs de philosophie, les Visigoths, les Francs et les Vandales se gardèrent bien de croire en quelque chose qu’ils ne voyaient pas. Râ, Hélios, Huitzilopochtli – mon nom pour le soleil, moi, c’est Charlie. Je me faufile parmi les piétons et j’imagine quelque Hun flâneur, deux mille ans plus tôt, chaussé non pas de Birkenstock mais de sandales de paille, empruntant le même sentier en quête de traces solaires dans cette nature désormais bétonnée. Mais je ne capte que des éclats de la divinité jaune, la couronne chatoyante à travers les feuilles des arbres en fleurs du parc de Tiergarten, le lustre herbalescent du shampoing dans les mèches raides hippies d’une grande blonde, peut-être un reflet dans la façade glaciale d’un gratte-ciel. Ces apparitions ne sont jamais plus que des éclipses partielles ; parapet de château ou clocher d’église, il y a toujours quelque chose qui empêche de voir correctement.

Sachant que les Égyptiens n’ont rien accompli de remarquable depuis trois mille ans, les ingénieurs civils de Berlin ont dû emboîter le pas aux Anciens. De même que les hommes de science de Gizeh construisirent les pyramides de Kheops de façon qu’elles soient dans l’axe du pôle céleste, les urbanistes de Berlin ont établi un code de répartition en zones qui semble stipuler que toute structure, qu’il s’agisse d’un bâtiment, d’un panneau d’affichage, d’un lampadaire ou d’un nid d’oiseau, soit érigée à une hauteur telle, ou de manière telle, que toute personne de stature normale se tenant n’importe où à l’intérieur des limites de la ville ne puisse avoir une vue dégagée, non obstruée, du soleil.

J’abandonne toujours commodément ma quête sur la Winterfeldplatz, tandis que les cloches de Saint-Matthias retentissent dans le crépuscule, marquant la fin de la chasse. Le ciel s’assombrit. L’odeur âcre de pita carbonisée et de shawarma flotte dans l’air. Un vieil homme passe sur un vélo deux-vitesses tout grinçant. Une femme maudit sa fille peu coopérative. Les lumières à l’intérieur du Slumberland Bar s’allument en un clignotement. Depuis le temps que je vis ici, j’ai vu un et un seul coucher de soleil. Et sans la réunification de l’Allemagne, il n’y en aurait même pas eu autant que ça.

La sonnerie retentit, mais avant même que je commence à me redresser, la réceptionniste règle la minuterie pour un quart d’heure supplémentaire, remet ma chanson, et me fait signe de me rallonger. En retournant s’asseoir, elle écoute la musique, un coin de bouche retroussé en un sourire fort impressionné. Soudain, ce coin s’abaisse en une moue songeuse. Ses doigts cessent de danser. Ses pieds cessent de taper. Elle veut savoir pourquoi. Pourquoi je me fais bronzer. Pourquoi je suis venu en Allemagne. Je lui dis qu’il me faudra plus d’un quart d’heure pour répondre à cette question. Il faudra qu’on ait une bonne vieille liaison à l’horizontale, nous deux, du genre que la verticalité au quotidien des rendez-vous, des joggings et du lèche-vitrines finit par détruire au bout de deux ans. J’en serais déjà à lui envoyer des cartes postales avec des haïkus accidentels griffonnés à la hâte au verso…

Au lit repos. Un baiser.

Bientôt comme mon pied touche sol –

La merde décolle.

… que sa question demeurera encore sans réponse, puis je l’appellerai en pleurnichant : « Je t’ai envoyé une carte postale, je t’en prie, ne la lis pas. » Elle voudra se séparer de moi, mais ne mènera pas le processus à son terme car elle ne saura toujours pas pourquoi.
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viduite   12 mars 2017
American Prophet de Paul Beatty
Ces sessions de déprogrammation de une heure étaient censées nous laver le cerveau pour nous libérer d'un prétendu culte de l'autodestruction et nous permettre de venir grossir les rangs de la classe moyenne américaine, secte de la normalité éclairée.
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strummer   08 octobre 2017
Moi contre les États-Unis d'Amérique de Paul Beatty
Mais en y réfléchissant bien, les seuls trucs qu’on ne voit jamais dans les pubs pour des voitures, ce ne sont ni les juifs, ni les homos, ni les méchants nègres des villes, ce sont les bouchons.
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Corboland78   14 juin 2017
Slumberland de Paul Beatty
Slumberland. J’avais beau placer mes doigts bien serrés autour des yeux, je n’arrivais pas à voir l’intérieur du bar. Une lumière rouge vaporeuse filtrait à travers les stores en bambou toujours tirés. La vitre vibrait avec le murmure de la conversation bruyante et de la musique reggae. A en juger par le tremblement de la vitre, je supposai que a chanson était une de mes ballades préférées, « On and On » d’Aswad, une reprise profondément respectueuse du tube easy-listening de Stephen Bishop. J’entrai dans le bar. Et effectivement, c’était « On and On » qui passait ; j’étais plus que content de moi. J’avais l’impression d’être un super héros venant de découvrir ses pouvoirs. Ma capacité à identifier une chanson à la façon dont sa rythmique faisait trembler les carreaux ne sauverait pas le monde d’une invasion extraterrestre ou d’un météore fugitif, mais je pouvais envisager de remporter quelques paris dans les bistrots.
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Guixxx   12 septembre 2013
American Prophet de Paul Beatty
Soudain, il m’est venu à l’esprit qu’un poème était peut-être comparable à un rhume. Peut-être qu’un jour j’en sentirais un s’emparer de moi. Une sorte d’oppression dans la poitrine, les yeux qui soudain larmoient ; des bouffées de chaleur et un sifflement dans les oreilles, annonciateur de l’arrivée d’un vers éternel.
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Corboland78   04 novembre 2015
Moi contre les États-Unis d'Amérique de Paul Beatty
En revanche, le pays se démerde en fait plutôt pas mal, à mon avis, dans sa façon d’aborder la race. Et quand certains disent « Pourquoi on ne peut pas aborder le sujet plus honnêtement ? », en réalité il faut entendre : « Eh les négros, pourquoi vous n’êtes pas plus raisonnables ? » ou alors : « Va te faire foutre blondin. Si c’était plus facile d’évoquer la question, je te dirais vraiment ce que j’ai sur le cœur et je me ferais virer encore plus vite que tu me virerais en temps normal. » Ce qu’on entend par race, en fin de compte, c’est « négro ». Parce que personne, quelle que soit sa confession, ne semble avoir de mal à trouver les mots quand il s’agit d’Amérindiens, de Latinos, d’Asiatiques ou de la race la plus récente des Etats-Unis, les Célébrités
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Bruno_Cm   19 février 2020
Tuff de Paul Beatty
... Les quartiers sensibles ? Me lancez pas là-dessus .

- Trop tard, soupira Spencer.

- Et pourquoi on entend jamais parler des quartiers insensibles ? Dites-moi si je me trompe, mais est-ce qu'on devrait pas plutôt des quartiers insensibles ? Est-ce que c'est pas le manque de sensibilité des friqués qu'on devrait condamner ? C'est quoi un quartier sensible ? La communauté hip-hop ? Là où il y'a au moins un Noir comme moi ? Ils sont sensibles, les Noirs comme moi ? Me faites pas rire, putain !" Winston imita l'accent du Midwest de Bruce. ""Nous menons le combat ensemble." Ah bon ? Alors comment ça se fait que quand je suis dans la merde, je vois pas un seul enfoiré de Bruce à la ronde ? Me lancez pas là-dessus.
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jocelynev   18 août 2015
American Prophet de Paul Beatty
"J'étais le seul Noir,de l'école primaire black, blanc, jaune, établissement multiculturel des blancs de Santa Monica. Là-bas, j'ai connu deux multiculturalismes : celui de la salle de classe, où l'on nous enseignait que les notions de race, de sexe et d'orientation sexuelle n'avaient aucun sens, et celui de la cour de récré, territoire sur lequel régnaient les spécialistes des blagues de pédés, de paysans et de Polonais. Certes cruel mais au moins drôle. Une fois encore, même parée des meilleurs intentions, la rigide pédagogie QCM s'avérait inapplicable dans les faits." p53
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