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Note moyenne 3.61 /5 (sur 77 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Hyères, Var , le 21/02/1908
Mort(e) à : Paris , le 19/01/1994
Biographie :

Paul Berna, est le pseudonyme le plus connu de l'écrivain Jean-Marie-Edmond Sabran.

Après avoir publié sous son nom différents ouvrages, il entre en 1949 aux éditions G. P. (Générale Publicité) où travaille son frère Guy Sabran, qui y est illustrateur de livres pour la jeunesse, et y écrit des adaptations de classiques pour la jeunesse.

À partir de 1952, sous le pseudonyme de Paul Berna, il écrit ses propres romans pour enfants, publiés aux éditions G. P.. Les deux frères produiront ensemble la série des albums Zoupette, des adaptations de classiques comme Les Contes des mille et une nuits, des albums et romans inédits comme Nous irons à Lunaterra ou La Porte des étoiles.

Son livre le plus célèbre, Le Cheval sans tête, paru en 1955, raconte les aventures d'une bande de gamins de rue d'une banlieue populaire fictive, Louvigny-Triage. Le livre est traduit en plusieurs langues et connaît un grand succès en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

En 1963, les studios britanniques Disney adaptèrent le livre en un téléfilm réalisé par Don Chaffey avec un scénario de T. E. B. Clarke sous le nom L'Affaire du cheval sans tête (The Horse without a Head).

En 1958, il épouse Jany Saint-Marcoux (1920-2002), elle-même auteur de romans pour la jeunesse chez G. P..

Il écrit également des romans de science-fiction dont les plus connus sont, pour la jeunesse La Porte des étoiles et sa suite Le Continent du ciel.

Il utilise les pseudonymes Bernard Deleuze et Paul Gerrard pour les romans noirs, et Joël Audrenn pour les policiers.

En 1959 il obtient le Grand prix de littérature policière pour son roman Deuil en rouge. Il obtient en 1969 le Edgar Poe Award du meilleur roman policier pour la jeunesse, décerné par les Mystery Writers of America avec L'Épave de la Bérénice.

À la fin de sa vie il est atteint de cécité.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Fontenella   20 juin 2018
Le commissaire Sinet et le mystère de l'autoroute Sud de Paul Berna
- Comment le trouves-tu?



Langlais répondit par un froncement de sourcils, puis recula de quelques pas, ses yeux mi-clos fixés sur la bête, comme pour s'assurer en fin de compte qu'il avait bien en face de lui un mulet de l'espèce vulgaire et non une locomotive à vapeur. Bobby attendit patiemment son verdict. Le visiteur ouvrit enfin la bouche et parla de tout autre chose :



- J'habite Le Puisay, commença-t-il, mais mes grands-parents sont installés depuis pas mal de temps à Verrières-le-Buisson, où je suis leur invité chaque jeudi et chaque dimanche. Comme tu peux l'imaginer, il ne se passe rien dans le patelin sans que j'en sois informé tôt ou tard. Ton article de ce matin m'a beaucoup amusé, car Césarin aurait pu sortir de chez nous, si l'on s'en rapporte au panneau indicateur que tu plantes dans ta description et qui situe Le Puisay à deux kilomètres cinq cents de là.
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Fontenella   03 mars 2019
Le Cheval sans tête de Paul Berna
- Soit entre les mains de Fernand et de son père, soit dans l’atelier de M. Rossi ! acheva Gaby d’un ton catégorique. Personne d’autre n’a pu y toucher… » […]



- Rien d’autre ?



- Si ! Papa a pris le cheval par les deux pattes arrière et l’a vidé sur le dallage du vestibule ; il avait le ventre plein comme un oeuf. Papa ne voulait pas l’apporter à M. Rossi dans cet état-là.



- Nous y voilà ! s’écria Gaby en sautant sur ses pieds. Qu’y avait-il dans le cheval ? […]



- Un bout de chaîne à vache, un crochet, deux boîtes de sardines, une tringle à rideaux, un

réveil-matin, une branche de tenaille, une timbale, une vieille clef…
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Nostradamus27   20 juin 2018
Le commissaire Sinet et le mystère de l'autoroute Sud de Paul Berna
Bobby n'espérait pas de miracle, l'hypothèse du commissaire Sinet lui paraissait un peu tortueuse. Dès quatre heures et demie, laissant filer ses frères avec Patte-Molle et le rédacteur en chef, il alla reprendre son poste à l'écurie B, étrilla consciencieusement Césarin, puis reçut deux douzaines de visiteurs qui commentèrent l'article du dernier Pep en face du mulet indifférent.
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HORUSFONCK   06 juillet 2017
Croque-diamant de Paul Berna
- Théo-le- Boeuf ! laissa tomber le bougnat d'un air profondément dégoûté.

Une des créatures de la Licorne. Trois cents livres de viande et d'os, mais sa

cervelle doit avoir tout juste la grosseur d'un radis.
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caryatide   15 novembre 2013
Le piano à bretelle de Paul Berna
M. Bollaert secoua la tête :

- Contente-toi de jeter un petit coup d'oeil sur le square, comme cela, en passant, dit-il pour finir. Tu préviendras ton frère et les deux autres tout à l'heure. Si cette marmaille s'avise de tourner autour de la maison et du jardinet, ma femme y mettra le holà.

Le grand Pierce allait se retirer. M; Bollaert le rappela :

- A propos, lui demanda-t-il en fronçant les sourcils, à quoi jouaient-ils ?

- Est-ce que je sais ? répondit Pierce, qui n'aimait pas les enfants. A des imbécillités, comme tous les gosses.
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caryatide   05 novembre 2013
Les incandescentes de Paul Berna
- Votre pierre en vaut le triple à cause de sa teinte. Les "roses" du Sierra Leone, surtout ceux de cette taille, sont plus recherchés que les blancs-bleus de même poids. Je connais très bien celle-ci. Elle a été sertie par mon baguier avec des soins particuliers et c'est moi-même qui l'ai vendue, il y a deux ans environ.Donc, vous avez une affaire superbe à portée de main. Ne la faites pas, Bonardi. Je connais aussi la propriétaire, une épouse abusive qui a mis trois maris en terre avant d'exhiber sa merveille au bar du Noailles ou chez Guido. Pour tout dire, ce que vous tenez entre le pouce et l'index est certainement un bijou volé.
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caryatide   15 novembre 2013
Le piano à bretelle de Paul Berna
Les Dix de la bande à Gaby étaient assis en rang d'oignon sur un des bancs de la place Théodore Branque, comme dix moineaux posés sur une branche. Le plus gros moineau était assis tout à l'extrême gauche, une fesse dans le vide.C'était Tatave Louvrier. Il portait le bras droit en écharpe, ficelé dans un gros pansement pas très propre et soutenu par une vieille paire de bretelles passées en sautoir. Tatave se penchait avec amour sur son bras, le faisait sautiller mollement entre les bretelles. Il avait l'air de trouver ça épatant, d'avoir un bras en écharpe.
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caryatide   05 novembre 2013
Les incandescentes de Paul Berna
Mme Limayer entra chez Thomassin vers seize heures trente et tomba sur la vieille arménienne de la rue Grignan. Chouka Arozian tenait un petit club de bridge bien fréquenté qui camouflait ses activités matrimoniales : toutes les veuves et les divorcées professionnelles du Prado avaient défilé dans ses deux salons à miroirs.
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caryatide   16 novembre 2013
La Javanaise de Paul Berna
- Ce n'est pas la première fois que des malfrats se battent en duel sur la voie publique. S'il n'y a pas mort d'homme, la fusillade fait l'objet d'un rapport vite torchonné au commissariat du coin et les journaux lui consacrent une dizaine de lignes, rien de plus. Ce coup-ci, malheureusement, un gosse qui passait par là s'est fait butter stupidement en plein jour, à cent mètres de son domicile, presque sous les yeux de sa mère. Soyez sûrs que France-Soir va titrer ce malheur en première page et que la flicaille encaissera double ration de compliments, à commencer par nous, qui sommes chargés de rattraper un saligaud doublé d'un maladroit.
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caryatide   05 novembre 2013
Les incandescentes de Paul Berna
- Vous avez changé quelque chose dans les vitrines...

- Les coupes, dit Thomassin, sans se retourner. Vous ne trouvez pas qu'elles sont merveilleuses ?

Des céramiques bleues et rouges ourlées d'un épais filet noir qui se mordorait dans la lumière frisante. le bleu était sombre et velouté comme le ciel d'une nuit tropicale, le rouge aussi vif, aussi riche que le sang jailli d'une artère béante...

- Elles sont très belles, convint Evelyne...C'est du Vallauris ?

-Pensez-vous! dit Thomassin. On travaille aussi bien et pour moitié moins cher dans les collines d'Aubagne, du coté de Roquevaire.
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