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Note moyenne 4.08 /5 (sur 143 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Philadelphie, Pennsylvanie , le 11/03/1911
Mort(e) à : Lawrence, Kansas , le 21/11/1973
Biographie :

Professeur d'histoire et d'anglais, Paul Murray Kendall a enseigné pendant plus de trente ans à l'université de l'Ohio, puis, après sa retraite, à l'université du Kansas.

Spécialiste de la fin du Moyen Age, Il a consacré plusieurs ouvrages à l'histoire du XVe siècle, dont trois grandes biographies qui ont fait date dans les biographies historiques : Richard III, Louis XI et Warwick, le Faiseur de rois.

Il a également écrit un roman historique Mon frère Chilpéric ainsi qu'une étude de la vie quotidienne au temps de la Guerre des Deux-Roses intitulée The yorkist Age.

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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   28 septembre 2014
Richard III de Paul Murray Kendall
Il entendit des cris...un choc métallique. La cavalerie de Stanley taillait sa troupe en pièces. "Trahison !" criait-il entre deux coups de hache comme pour résumer en un mot la malédiction de sa vie. Aucun de ses hommes ne se trouvait plus à son côté. Il affrontait seul un bouquet de lances et d'épées aux coups desquelles il était insensible. Et pourtant, sur son heaume, en dépit de la poussière et des éclairs de l'acier, brillait toujours le cercle d'or de sa couronne. "Trahison !" hurlait-il en faisant tournoyer sa hache.

Une dizaine d'armes transpercèrent son armure. Seul au milieu de ses ennemis, il tomba sans vie sur le sol, laissant son royaume et sa renommée entre les mains d'Henry Tudor.
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Sarindar   04 juillet 2018
Richard III de Paul Murray Kendall
"O Dieu ! s'eclame le chroniqueur de Croyland. Quelle assurance nos rois pourront-ils désormais avoir qu'au jour de la bataille ils ne seront pas abandonnés par leurs sujets !"
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Paul Murray Kendall
milamirage   13 novembre 2013
Paul Murray Kendall
Il se refusait à admettre l'existence de défauts qu'il fût incapable de surmonter, de défaites irrémédiables, et il avait le courage, et la vanité, de pousser ses pions jusqu'au bout.
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Jcequejelis   11 octobre 2012
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
Une part importante de cette biographie se trouve basée sur des documents diplomatiques italiens, et surtout milanais, qui pour la plupart n'ont pas été publiés et dont pratiquement aucune n'a été utilisé par les biographes de Louis XI.

(...)

Ayant travaillé quelque treize ans à cette biographie, j'ai contracté tant de dettes envers les savants, les collègues, les amis, le personnel des archives et des bibliothèques des États-Unis, d'Angleterre, de France et d'Italie, qui m'ont prêté leur concours, que je ne vois d'autre solution que celle, bien imparfaite, de leur adresser en bloc mes remerciements pour l'aide toujours précieuse et bien souvent sans prix qu'ils m'ont apportée.



568 - [p. III et V de la Préface]
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gill   03 mai 2012
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
Ayant travaillé quelque treize ans à cette biographie, j'ai contracté tant de dettes envers les savants, les collègues, les amis, le personnel des archives et des bibliothèques des États-Unis, d'Angleterre, de France et d'Italie, qui m'ont prêté leur concours, que je ne vois d'autre solution que celle, bien imparfaite, de leur adresser en bloc mes remerciements pour l'aide toujours précieuse et bien souvent sans prix qu'ils m'ont apportée.

Ce livre a pu être écrit grâce à l'appui de la fondation Guggenheim, dont par deux fois j'ai été le boursier, de 1957 à 1958 et de 1961 à 1962, de l'American Philosophical Society, qui m'a accordé une subvention en 1959, et de l'Ohio University, qui m'a offert une chaire de professeur en 1966...

(extrait de la préface de l'auteur insérée en début de l'édition de poche parue en 1980)
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Taraxacum   17 décembre 2013
Richard III de Paul Murray Kendall
Il n'est pas facile d'être le frère d'un roi. De partager son sang sans partager son trône. D'être presque tout et par là même rien. Les Français lui ont donné un titre qui lui sied mieux que tout autre: Monsieur - un titre où joue une ombre d'ironie. Monsieur tout court, car le nom qui devrait suivre est le nom même du roi. S'il n'a pas de fonctions précises, le frère du roi a mille tentations. L'ambition est son patrimoine, et la conspiration, le seul exutoire à sa jalousie. Les pages d'histoire sont pleines de ses intrigues et de ses trahisons. En ce même moment, les frères de Louis XI et de Jacques III d’Écosse composaient leurs propres variations sur cet inépuisable thème, que George de Clarence consacrait à orner tant d'ardeur et d'imagination.
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dezecinte   29 octobre 2019
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
Le samedi 19 novembre 1468, des hérauts royaux publièrent sur les places de la capitale la paix qu'avaient signée le roi et le duc de Bourgogne. Le même jour, il fut proclamé que personne ne devait dire quoi que ce fût "à l'opprobre dudit seigneur, fût de bouche, par écrit, signes, peintures, rondeaux, ballades, virelais, libelles diffamatoires, chansons de geste ni autrement". Le 19 toujours, des commissaires royaux s'occupèrent de rassembler tout ce que Paris comptait de "pies, geais, chouettes étant en cage ou autrement" et de les apporter au roi, qui fit enregistrer les noms de leurs propriétaires et consigner par écrit les paroles qu'on leur avait appris à prononcer (dans le genre : "Larron! Paillard! Fils de putain! Va dehors, va! Perrette, donne-moi à boire!"). Peut-être Louis espérait-il découvrir une pie qui fût capable de dire : "Bourguignon, fils de putain!"
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dezecinte   28 octobre 2019
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
A la grande surprise de ses auditeurs, qui s'attendaient à entendre le chancelier, ce fut Louis qui prit la parole. Avec conviction, il s'efforça de leur inculquer sa vision d'une France unie et prospère où chacun aurait la même chance de succès. Il désirait, expliqua-t-il "trois choses principales pour le bien du royaume tout entier" : que chacun puisse commercer sans entrave, selon son bon plaisir ; que la justice soit réformée de façon à éliminer atermoiements et corruption ; que la France enfin soit soumise à une loi unique et ne connaisse plus désormais qu'un seul poids, une seule mesure et une seule monnaie. Il admettait que "son royaume était si grand qu'on ne pourrait y parvenir qu'au prix de grandes difficultés". C'était la dernière fois que ses sujets et lui auraient l'occasion de se voir.
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dezecinte   01 novembre 2019
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
Alors que cinq siècles seulement nous séparent aujourd'hui de la France dont hérita Louis XI lorsqu'il devint roi, le 22 juillet 1461, six siècles et demi déjà séparaient celle-ci de l'époque de Charlemagne. Cependant, ce dernier se fût certainement trouvé plus à l'aise dans la France de Louis XI que nous, qui en sommes pourtant moins éloignés dans le temps.

L'accélération générale de l'évolution, le stupéfiant paradoxe que constituent la coexistence d'une société ordonnée, supérieurement organisée, avec une violence concertée d'une intensité et d'une efficacité sans précédent sont autant de nouveautés et d'aspects propres à notre temps qui nous rendent tout à fait étrangère l'époque plus simple de Louis XI.

Les hommes du temps de Louis savaient ce qui était juste, même s'ils ne s'appliquaient pas toujours à suivre la justice ; ils connaissaient l'existence d'une source de miséricorde, quoique eux-mêmes ne fussent pas toujours miséricordieux ; ils savaient que peine et châtiment sont les justes tributs du mal, même si ce n'est pas toujours en ce monde qu'il faut payer le prix de ses errements ; ils n'avaient pas le moindre doute quant à l'existence de Dieu.

La masse n'avait qu'une intelligence primitive de l'homme, de la fonction et de la force des institutions, mais sans doute appréciait-elle plus vivement que nous l'aspect tragi-comique, le caractère absurde et merveilleux de l'existence humaine. Les amusements étaient rares mais intensément savourés ; l'ennui était inexistant, ou du moins méconnu ; la précarité de la vie était admise ; largement répandues, la souffrance et la pauvreté n'étaient pas déshonorantes. L'inhumanité de l'homme face à son prochain ne constituait pas une insulte au progrès ; elle attestait tout bonnement la réalité de la chute et de l'expulsion du Paradis terrestre. La foi, l'habitude et la résignation venaient adoucir la dure existence de l'homme.
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meknes56   14 juin 2019
Louis XI : L'universelle araigne de Paul Murray Kendall
Pour les malfaiteurs à qui la peine de mort était épargnée, on leur crevait les yeux, on leur couper une oreille ou le nez, on leur tranchait une main, ou encore, on les fouettait à travers les rues de sorte qu'il leur fuût impossible de marcher
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