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Note moyenne 3.68 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 04/01/1932
Mort(e) à : Paris , le 10/09/2018
Biographie :

Paul Virilio est un urbaniste et essayiste français, né en 1932 à Paris. Il est principalement connu pour ses écrits sur la technologie et la vitesse dont l'alliance constitue à ses yeux une « dromosphère ».
Il est né d'un père communiste italien et d'une mère catholique bretonne. Enfant, il vit les bombardements de Nantes et en gardera un intérêt pour les choses de la guerre et une inquiétude pour la fragilité du monde urbain.

Après une formation de maître verrier qu'il fait tout en suivant les cours de Vladimir Jankélévitch et de Raymond Aron à la Sorbonne, il collabore avec Henri Matisse à Saint-Paul-de-Vence et avec Georges Braque à Varengeville.

En 1963, il fonde avec Claude Parent, le groupe Architecture Principe, puis publie un premier manifeste pour une architecture oblique.

Professeur avec lui à l' École spéciale d'architecture à Paris, ils ont formé dans leur atelier plusieurs grands noms de l'architecture contemporaine française, comme Jean Nouvel. Son enseignement à l'ESA évolue vers l'urbanisme et l'architecture qu'il aborde en même temps comme un vaste système de réseaux dont il s'agit de catégoriser les objets, puis pondérer la hiérarchie par leurs vitesses.

Il a su tellement bien mettre en évidence l'importance de l'espace concret dans la vie sociale, que plusieurs auteurs qui l'ont connu ont fait une œuvre remarquable sur ce sujet, comme Espèce d'espaces de Georges Perec, Énergie et équité d'Ivan Illich ou L'Art de faire de Michel de Certeau.

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Source : Le Monde
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Vidéo de
Paul Virilio : "Je crains que le nihilisme ne revienne en ayant un programme de la fin" .
Paul Virilio en mai 2004 sur France culture
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Paul Virilio
palamede   03 novembre 2018
Paul Virilio
L'image virtuelle, c'est la machine qui voit, qui sent à votre place et vous liquide en tant qu'être actif au profit d'un être passif.





(Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001)
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Paul Virilio
palamede   15 octobre 2018
Paul Virilio
La photographie a ouvert des horizons illimités à la pathologie du progrès, puisqu'elle nous a incités à déléguer à la multitude de nos machines de vision le pouvoir exorbitant de regarder le monde, de le représenter, de le contrôler.
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Paul Virilio
Unhomosapiens   13 août 2018
Paul Virilio
Nous sommes dans une société où le tempo est donné par l'ordinateur. Or, le temps humain n'est pas le temps des machines. Avant, le temps humain, c'était le passé, le présent, le futur. Aujourd'hui, c'est du 24/24, du 7 jours sur 7, c'est l'instantanéité. Ça explique combien il est difficile de vivre, de tout concilier, ça explique les suicides professionnels... Il ne faut pas que le réflexe remplace la réflexion. Il faut se laisser le temps de réfléchir, le temps d'aimer...
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Mimimelie   08 septembre 2013
Cybermonde, la politique du pire de Paul Virilio
Aujourd'hui, les nouvelles technologies véhiculent un certain type d'accident, et un accident qui n'est plus local et précisément situé, comme le naufrage du Titanic ou le déraillement d'un train, mais un accident général, un accident qui intéresse immédiatement la totalité du monde. Quand on nous dit que le réseau Internet a une vocation mondialiste, c'est bien évident. Mais l'accident d'Internet, ou l'accident d'autres technologies de même nature, est aussi l'émergence d'un accident total, pour ne pas dire intégral. Or cette situation-là est sans référence. Nous n'avons encore jamais connu, à part peut-être, le krach boursier, ce que pourrait être un accident intégral, un accident qui concernerait tout le monde au même instant.
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Grapheus   26 novembre 2010
Cybermonde, la politique du pire de Paul Virilio


À propos de cette réduction des distances, vous écrivez dans

La Vitesse de libération : «la mesure est dans mon âme.»

Pouvez-vous préciser votre pensée à ce sujet?



Le monde est au-dedans de nous avant d'être au-

dehors de nous. Mais s'il est réellement au-dehors,

dans la géographie et dans l'espace-monde, il l'est

aussi à travers ma conscience du monde. Cette

conscience du monde, à moi qui me déplace, qui

suis animé, c'est mon mouvement et la nature de

mon mouvement. Un homme qui vit enfermé

dans un espace d'horizon restreint, comme beau-

coup de paysans du Moyen Age, n'a pas la même

conscience du monde que celui qui va aux anti-

podes en quelques heures. La mapping-mental, la

carte mentale, évolue avec la révolution des trans-

ports et la révolution des transmissions. Plus je vais

vite au bout du monde, plus j'en reviens vite et plus

ma carte mentale se réduit à rien. Aller à Tokyo

dans le même temps qu'il faut pour descendre à

Naples en train a réduit mon monde d'une façon

définitive. Je ne peux plus avoir la vision mentale

du monde que j'avais avant d'aller à Tokyo en

quatorze heures. Quand, par la suite, j'ai fait une

téléconférence à Tokyo avec huit heures de déca-

lage horaire, ma carte mentale a subi une nouvelle

contraction tout aussi définitive.



La mesure du monde est notre liberté. Savoir que

le monde autour de nous est vaste, en avoir

conscience, même si on ne pratique pas ce monde,

est un élément de la liberté et de la grandeur de

l'homme. Howard Hughes, qui a vécu le tour du

monde en quelques heures, est arrivé à un état

d'inertie mentale et de perte du rapport au monde.

Cela a d'ailleurs été pathologique chez lui. Il a été

un homme-planète et a identifié le monde à son

corps au point de ne plus souhaiter bouger de son

desert-in, l'hôtel de Las Vegas, puis de mourir

comme un malade mental...



La menace, et c'est cela le grand renfermement,

c'est d'avoir dans la tête une Terre réduite. Une

Terre constamment survolée, traversée, violée

dans sa grandeur nature et qui, par là même,

me détruit, moi, l'homme-planète qui n'a plus

conscience d'une étendue quelconque. Bien des

astronautes qui ont tourné autour de la Terre en

orbite ont éprouvé une sorte de vertige dans leur

propre relation à eux-mêmes. La conquête de l'es-

pace a été une expérimentation du délire de la

perte de la Terre. Non pas de la fin de la Terre,

mais de la perte mentale..
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Mimimelie   11 janvier 2016
La bombe informatique de Paul Virilio
La globalisation des échanges n’est donc pas économique, comme on se plaît à le répéter depuis l’essor du marché unique, elle est d’abord écologique et intéresse non pas uniquement la pollution des substances, avec, par exemple, l’effet de serre atmosphérique, mais aussi la pollution de distances et des délais qui composent le monde de l’expérience concrète.

Autrement dit, la globalisation concerne l’effet de serre dromosphérique de l’enfermement dans l’accélération limite des télécommunications.

« Le temps du monde fini commence », décrétait Paul Valéry dès les années 20. Avec les années 80, le monde du temps fini débute. Devant cette finition intempestive de toute durée localisée, l’accélération de l’histoire récente vient buter contre le mur du temps réel, ce temps mondial et universel qui supplantera, demain, l’ensemble des temps locaux qui avaient su faire l’Histoire.

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Blackbooks   15 juin 2020
L'administration de la peur de Paul Virilio
(...) il faut mentionner un double phénomène qui explique la propagation contemporaine de la peur. D’une part, la remise en cause de la capacité de la science et du progrès à pourvoir à la sécurité et au bonheur de l’humanité après les violences du XXe siècle et la nucléarisation du monde (« Désormais nous sommes tous des fils de pute », déclarait en juillet 1945 le directeur du test nucléaire « Manhattan » après la première explosion nucléaire dans le désert du Nouveau-Mexique). D’autre part, la diffusion de la pensée du philosophe allemand Hans Jonas qui entend prendre acte de ces atrocités et fait de la peur un véritable « principe heuristique » : pour penser convenablement le monde, recommandait le philosophe, il faut commencer par la peur, notamment de la disparition de notre planète, avant de juger de l’opportunité de telle ou telle décision, politique ou scientifique. 
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Mimimelie   06 janvier 2016
La bombe informatique de Paul Virilio
Il semble utile de dénoncer la confusion soigneusement entretenue entre le savant et le champion, l’aventurier qui se porte avec violence à l’extrémité de ses limites physiques et l’homme de laboratoire qui s’aventure, à son tour, jusqu’aux limites éthiques celles-là, celui qui éprouve l’exaltation de jouer, plus que sa propre mort, celle du genre humain !
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lanard   02 septembre 2010
La vitesse de libération de Paul Virilio
p. 165 Einstein et le Big Bang :

le présent qui s’est ainsi dilaté à la mesure de « l’espace monde », au point de dépasser l’alternance diurne/Nocturne comme mesure habituelle du temps local, c’est donc bien celui de la « lumière », plus exactement de ce temps-matière des superficies, des masses ou des lieux.

Mais devant ce déploiement mondial du temps présent, revient soudain à l’esprit, une dimension souvent cachée de la théorie einsteinienne de la relativité, celle de l’éternel présent. Curieusement, cette notion inévitable a été oubliée ou probablement omise, bien qu’elle éclaire grandement le refus du savant d’accepter, avec Ewin Hubble et quelques autres, le principe de l’expansion universelle. En effet, si quelqu’un n’est pas « fixiste », ni adepte d’un Univers « stationnaire », c’est bien Einstein, lui qui s’écriait justement : il n’y a rien de fixe dans l’univers ! Ne pouvait comme c’est le cas si souvent, être taxé d’immobilisme mental !

Pourquoi donc interpréter si mal, ce refus du phénomène « inflationnaire », issu du Big Bang, dans une sorte de procès d’intention post mortem, constamment relancé ?

Pour Einstein, le présent c’est déjà « le centre du temps », le passé du Big Bang originaire n’est pas, ne peut être scientifiquement ce centre ancien. Le centre véritable est toujours nouveau, le centre est perpétuel, ou plus exactement encore, le « présent » est un éternel présent.

Aux trois temps de la succession (chronologique), passé, présent, futur, Einstein substitue un temps d’exposition (chronoscopique ou dromoscopique), sous exposé, exposé, sur-exposé.

Selon lui, la flèche du temps est une flèche de lumière et ne saurait être celle magique de l’archer cosmique ; d’où son approche d’une « optique cinématographique » et son anticipation des fameux mirages gravitationnels et autres aberrations astrophysiques qui organisent pour l’observateur humain, la vision, mais surtout, l’interprétation scientifique des phénomènes, à partir de cette vitesse-limite absolue, et de la lumière et de la gravitation universelle, soit 300 000 kilomètres/seconde.

Le centre du temps, ce serait donc la lumière, ou mieux, la vitesse des ondes qui véhiculent l’information.

Il ne s’agit donc plus de compter les années ou les siècles, à partir de l’alternance traditionaliste du jour et de la nuit, il s'’git désormais de fonder « la science du temps » surle mur de l’accélération, ce mur du temps-lumière qui organise et « l’étendue » et « la durée » des phénomènes de vieillissement du temps-matière.

Effectivement, puisque cette vitesse finie mais cependant absolue, n’est pas un phénomène, mais la relation entre les phénomènes, le continuum spatio-temporel ne peut avoir de « centre » - et encore moins une origine – en dehors de cette relativité même, autrement dit : en dehors de cette « vitesse-lumière » d’un temps d’exposition qui s’impose au temps de la succession, historique et classique.
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Mimimelie   11 janvier 2016
La bombe informatique de Paul Virilio
Ainsi, derrière la propagande libertaire pour une démocratie directe (live), susceptible de renouveler la démocratie représentative des partis politiques, se met en place l’idéologie d’une démocratie automatique où l’absence de délibération serait compensée par un « automatisme social » semblable à celui du sondage d’opinion ou à la mesure d’audience de la télévision.

Démocratie-réflexe et sans réflexion collective, où le conditionnement l’emporterait sur la « campagne électorale », et où le caractère « démonstratif » du programme des partis céderait le pas au caractère strictement « monstratif » et spectaculaire d’un dressage des comportements individuels dont la publicité a depuis longtemps testé les paramètres.

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