AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.61 /5 (sur 53 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nîmes , le 18/09/1937
Mort(e) à : Marseille , le 28/08/2016
Biographie :

Paul de Roux est un poète, critique d'art, traducteur.

Il fonde en 1969 avec Henri Thomas, Georges Perros et Bernard Noël la revue La Traverse.

La plupart de ses livres de poèmes ont été publiés par Gallimard, dont Le soleil dans l’œil (1998) et Allers et retours (2002).

Auteur également d’un roman (Une double absence, Gallimard, 2000) et d’essais sur l’art, il a donné aux éditions Le Temps qu’il fait les trois premiers volumes de ses carnets ( Au jour le jour, 1986, Les intermittences du jour, 1989 et Au jour le jour 3, 2002 ).

Traducteur de Hyperion de Keats.

Source : .lekti-ecriture.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Paul de Roux   (19)Voir plus

étiquettes
Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Paul de Roux : Fantin Latour figures et fleurs
Olivier BARROT présente "Fantin-LATOUR, figures et fleurs" par Paul DE ROUX : un biographie du peintre Henri FANTIN-LATOUR avec la reproduction de 38 de ses toiles analysées en détail ; BARROT fait une courte biographie artistique du peintre.

Citations et extraits (140) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineB   10 juin 2021
Entrevoir / Le front contre la vitre / La halte obscure de Paul de Roux
APOCALYPSE DANS LES FEUILLES



Un jour on s'est dit que l'aventure

était peut-être plus belle ainsi :

tout disparaîtra

- les choucas aussi et la falaise

où ils rentrent le soir avec de petits cris

et l'eau vive et les guerres

intestines où s'use la vie

- cela c'est le vent qui l'inspire

en jouant dans les feuilles

à la fin d'un beau jour

lumineux sur la terre.
Commenter  J’apprécie          265
ATOS   30 mai 2015
Entrevoir / Le front contre la vitre / La halte obscure de Paul de Roux
Terre et ciel



Les amants du ciel

ceux qui dévalent de bon matin

dans les prés trempés de rosée

et boivent du regard, dans leur lente dérive

les glaciers célestes

leurs grands manteaux de haute neige

et les roses de leurs flancs

c'est à eux qu'il est donné

la nuit, les yeux fermés

de descendre dans les carrières profondes de la Terre

de palper les lourds métaux et les fines agates

et les opales doucement lumineuses, sœurs des étoiles

qui à cette heure scintillent, légères, sur les toits.

Ceux-là mêmes, inaperçus

sur les mains desquels, longtemps

se pose un papillon dans les jours chauds.

Commenter  J’apprécie          220
GeraldineB   04 décembre 2020
Les intermittences du jour : 1984-1985 - Carnets de Paul de Roux
Comment se fait-il que certaines journées, de trop nombreuses journées, ne soient pas sauvées (éclairées) par une seule image? Comme si elles avaient été traversées rideaux fermés. Il faudrait sauver ne serait-ce qu'une image au soir de chaque jour, fût-ce la plus prosaïque. Ce soir, ce serait celle de la forte ondée qui a frappé rageusement les vitres, les toits. Une sorte d'allégresse crépitante dans une dispersion de reflets argentés.
Commenter  J’apprécie          220
GeraldineB   19 décembre 2020
À la dérobée de Paul de Roux
LES OISEAUX



Dieu merci, les villes

retiennent certains oiseaux

qui s'y repaissent d'ordures

et cela fait frémir un instant

le ciel nébuleux et anime

les mornes cheminées lorsqu'un pigeon

semble y découvrir un très lointain espace

ou qu'un corbeau criaille dans la pluie

- c'est un peu comme si avec eux

la terre passait une main ailée

dans les barreaux de nos cages

et vérifiait qu'en nous

une corde vibre encore.
Commenter  J’apprécie          180
GeraldineB   09 décembre 2020
Les intermittences du jour : 1984-1985 - Carnets de Paul de Roux
Il faut aimer fortement le réel pour qu'il ait plus de relief, plus de poids, plus de couleur que les fantômes. Il "faudrait" l'aimer. Je crains notre tiédeur à l'égard de tout, de quasi tout ce qui nous entoure, de ce qui pourrait ou aurait pu nous entourer si, justement, par amour, nous l'avions sollicité, choisi - dont nous nous sommes privés. La tiédeur dépeuple, la froideur désertifie.
Commenter  J’apprécie          187
GeraldineB   08 novembre 2020
Le soleil dans l'oeil de Paul de Roux
Les plus belles couleurs

découvertes par la lumière,

un vin vieux, légèrement fruité,

l'eau qui coule dans la baignoire

un jour d'automne, tout

et jusqu'à ce que je ne connais pas,

que je pourrais découvrir ce soir,

me rappelle ton absence:

je ne peux te dire ni : " Regarde "

ni : " Le bain est prêt " :

tout trésor me coûte.
Commenter  J’apprécie          170
GeraldineB   20 janvier 2021
Au jour le jour, 5 : 2000-2005 - Carnets de Paul de Roux
Il y a un visage de tendresse (la Vierge Mère) qui justifie tout l'art médiéval. Nous trouvons savoureux les monstres, les «grotesques » des gargouilles ou des chapiteaux, mais nous retiennent-ils vraiment? Il en va autrement pour ce visage qui se penche vers la tête d'un enfant ou d'un supplicié. Ici, la beauté n'apparaît pas « malgré » la douleur, elle exprime la douleur, la tendresse blessée, sans se renier, remplissant son office car il n'y a pas de beauté qui ne délivre un message.
Commenter  J’apprécie          162
coco4649   01 juin 2018
La Halte obscure de Paul de Roux
LE CONSEIL





Le conseil des vieux chats

inclinerait vers une vie casanière

laissant place à de longues heures

où ils occuperaient vos genoux,

clignant des yeux à la lumière

‒ et cependant un souffle infime

filtre d'un volet, les attire

et ils voudraient les portes ouvertes

et de grands espaces soufflant

leur haleine d'odeurs inconnues :

en tout cela ils se confondent avec nous.



p.24
Commenter  J’apprécie          160
coco4649   25 mai 2018
La Halte obscure de Paul de Roux
INTERMÈDE





Aimer la vie n'est pas un crime,

savoir la prendre est autre chose :

rétif, obtus, face à ses seins

tu fermes les yeux, elle passe

‒ c'est elle à l'aube dans la rue,

tu en prends pour ta journée

plein la tête la nostalgie.

‒ Aime-moi un peu, lui dis-tu,

elle est loin, déjà elle rit

dans les bras d'un inconnu.

‒ Tu refermes ta fenêtre.



p.33
Commenter  J’apprécie          130
GeraldineB   04 décembre 2020
Les intermittences du jour : 1984-1985 - Carnets de Paul de Roux
Notre vie ressemble à ces grandes étendues d'eau où on ne trouve que de loin en loin des particules vivantes. Écrire c'est aller à la recherche de ces particules, c'est être sourdement angoissé par les espaces vides qu'il faut traverser pour les découvrir - sans savoir si on pourra jamais en découvrir encore.
Commenter  J’apprécie          131

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Les monstres de la littérature fantastique

Je suis un humain qui, à la pleine lune, me transforme en loup mangeur d'hommes. Qui-suis-je ?

Un homme-loup
Un loup-garou
Un loup-homme
Un troll

10 questions
71 lecteurs ont répondu
Thèmes : monstre , fantastiqueCréer un quiz sur cet auteur

.. ..