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Note moyenne 3.67 /5 (sur 117 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) : 1942
Biographie :

Pauline Gill est originaire du Bas-Saint-Laurent. Elle a résidé pendant trente-trois ans à Longueuil avant de s'établir à Varennes en 2006.

Elle a œuvré dans le monde de l'enseignement aux niveaux primaire, secondaire et collégial avant de se consacrer entièrement à l'écriture et à la recherche, et cela à partir de 1990.

Elle a été chargée de cours au collège Marie-Victorin, de 1988 à 1998 : en sociologie, en gérontologie et en histoire du Québec.

Pauline Gill est une passionnée de la recherche. Entre autres, elle a collaboré à la recherche chapeautée par l'Institut national de recherches scientifiques, volet société et culture, sur les histoires régionales Histoire de la Montérégie, 1997.

C'est à elle que l'on doit la recherche sur les institutions religieuses et leur contribution au phénomène des Enfants de Duplessis, 1989-1991 et aussi la recherche sur l'évolution des institutions québécoises.

Depuis 1988, ses recherches sur la famille Dufresne, l'ont amenée à la publication du roman historique dont trois tomes (La jeunesse de la cordonnière, La cordonnière et Le testament de la cordonnière).
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Source : felix.cyberscol.qc.ca
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Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
Jessoya   24 juin 2010
Evangeline et Gabriel de Pauline Gill
C’est comme la marée montante, ma brave Clara. La première vague vient de loin et atteint à peine l’endroit où on se trouve sur la rive. Puis, la prochaine se rapproche, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous devenions la mer elle-même. C’est pour cela que ces deux mots, mer et mère, se prononcent pareil. Il n’y a que la façon de l’écrire qui est différente, tu sais. Mais nous, celles qui parlons juste, on n’en fait pas, de différence. On sait que c’est la même mère ou mer! Peut-être parce que ce sont les hommes, pas les femmes, qui ont inventé l’écriture et qu’ils pensaient que ce n’était pas la même chose. Clara, quand les vagues commencent à se rapprocher, comme elles le font maintenant, il reste juste à laisser ce petit être que tu nous donnes nager dans les eaux tumultueuses de la Grande Vie.
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LiliGalipette   16 mai 2012
Docteure Irma, tome 2 : Indomptable de Pauline Gill
Chapitre 1



New York, été 1908

« Y aurait-il donc, entre l'offense et la blessure, un passage obligé vers le bonheur ? » se demande Irma en visite chez ses amis Bob et Hélène.

Pas plus que sa tante Rose-Lyn, la Dre LeVasseur ne prendra le train pour Québec en ce lundi 8 juin. Le besoin de rester lovée encore et encore dans cette ambiance chaleureuse la retient là, abandonnée à cette source lénifiante. L'amitié d'Hélène, l'allégresse de Rose-Lyn, l'amour discret de Bob, son cousin, et, plus que tout, la présence du petit Charles portent à son oreille et à son coeur tous les mots qu'elle aurait souhaité entendre avant de quitter son hôpital de Montréal, maintenant désigné sous le vocable d'hôpital Sainte-Justine. Des mots et des gestes qui lui auraient peut-être évité un départ. Dans les yeux de cet enfant, elle retrouve toute la limpidité qu'elle avait naïvement prêtée à chaque être humain. Que de déceptions à cet égard ! « Comment doser circonspection et confiance dans ses relations ? » se demande-t-elle, enviant la candeur de l'enfant. Quand elle tient son filleul dans ses bras, ce sont tous les enfants malades du Québec qu'elle presse sur son coeur, qu'elle enchâsse dans sa déter mination de revenir près d'eux... quand la blessure sera guérie.

Le ciel prend un bain de feu. Assise dans le jardin, Irma voit Bob venir vers elle, des papiers à la main. Une opportunité dont il lui a soufflé un mot en matinée. Une proposition pour le moins flatteuse.

- Tu devrais te présenter, Irma. Ce n'est pas un hasard si tu es ici juste au moment où commencent les entrevues.

- C'est très tentant, mais j'ai peur que le contact direct avec les enfants me manque... terriblement.

Plus un mot de la bouche de la jeune pédiatre. Des larmes gonflant ses paupières, les mains posées sur la page du journal que Bob a découpée pour elle, Irma réfléchit. De fait, l'idée de se consacrer à la recherche la fascine depuis son entrée en faculté de médecine. Celle de rédiger un guide d'hygiène destiné aux parents avait fait l'objet d'une de ses conférences lors de son bénévolat à la crèche de la Miséricorde. La même tâche lui serait confiée si sa candidature était retenue ; mais la perspective de travailler sous l'autorité des dirigeants de la ville de New York l'inquiète. Ces hommes épouseront-ils sa perception des priorités à établir pour donner aux jeunes enfants un milieu de vie sain et des habitudes alimentaires favorables à la santé ? « Comment les familles que je devrai visiter me recevront-elles ? » La Dre Mary Putnam lui manque. Le 10 juin, ce sera le deuxième anniversaire de son décès.

- Crois-tu, Bob, que les morts peuvent quelque chose pour les vivants ?

La question le bouscule.

- Qu'est-ce que cette idée vient faire dans la décision que tu dois prendre ? demande-t-il, un tantinet coquin.

- Si Mme Mary Putnam était encore des nôtres, j'irais lui demander conseil. Son expérience, sa grande sagesse et son affection surtout...

Bob devine les mots coincés dans sa gorge, Irma le sait.

- À nous trois, Hélène, Rose-Lyn et moi, on n'arrive pas à la remplacer ? murmure-t-il, attristé.

Irma relève la tête, sourcille et, rivant ses yeux noisette aux siens, elle lui confie :

- Ce que j'ai vécu à Montréal m'a fait comprendre une chose : riches ou pauvres, instruits ou ignorants, on est tous uniques mais rarement irremplaçables.

- Une mère ?

- Irremplaçable, une mère ! Mme Putnam en était une pour moi, à certains égards. Elle a complété...

Bob attend la suite, mais elle ne vient pas.

- Y a donc deux complaintes qui ne se taisent jamais en toi...

« Et celle de la mère perdue n'est pas moins présente que celle de l'enfant que je ne porterai jamais. Mais seul un autre orphelin de mère peut mettre des mots aussi justes sur une telle blessure », aurait-elle aimé lui répondre.

Le regard d'Irma parle pour elle.

Instants de silence. Instants de dérive vers un passé qui se conjugue toujours au présent. Un passé qui risque de lézarder leur devenir à moins que...

- Bob, il m'est arrivé d'entendre, plus forts que cette complainte... les éclats de rire des petits que j'avais délivrés de leurs douleurs. Et toi ?

- Moi ? La voix de mon fils. La tienne aussi, parfois. Quand elle porte des mots... des mots tendres.

Pour sortir de ce couloir d'intimité qu'elle n'a ni choisi ni anticipé, Irma revient à la page du journal.

- On décrit les tâches mais pas un mot sur l'expérience requise...

- Tu sais bien, Irma, que tu en as amplement. Ce n'est pas pour rien que...

Il s'arrête, hésite, puis reprend :

- Il faut que je te dise... Sachant que tu venais à New York, je suis allé leur parler de toi. Je leur ai laissé un compte-rendu de tes études et de tes expériences.

Soupçonnant qu'il n'a pas tout dit, Irma ne le quitte pas du regard.

Bob retourne dans la maison et en revient avec une enveloppe déjà décachetée.

- C'est leur réponse, annonce-t-il.
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rkhettaoui   16 janvier 2014
La Cordonniere de Pauline Gill
Mettre un enfant au monde ou créer un modèle de chaussure puis le mener à la perfection, ça doit venir de la même source... Et si on parvient à faire les deux, alors je me demande ce que le paradis peut offrir de mieux.
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Shana   26 août 2009
Docteure Irma, tome 1 : La Louve Blanche de Pauline Gill
Son expérience dans cet hôpital, en tout irréprochable, place Irma devant un dilemne de taille : ou exercer sa médecine comme elle le souhaite et renoncer à travailler dans sa patrie natale, ou rentrer au Québec où tout est à bâtir pour la femme médecin. Et bâtir est synonyme de combats, d'abnégation et d'audace... sans garanties de succès. N'était-ce pas le message que Mme Putnam Jacobi lui avait laissé lors d'une de leurs précieuses conversations ?
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rkhettaoui   10 décembre 2013
Gaby Bernier, tome 1 de Pauline Gill
Faire ses adieux à un fils majeur qui poursuit son idéal religieux me semble toutefois moins cruel que de se faire arracher un homme qui était au cœur de sa vie.
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rkhettaoui   10 mai 2020
Dans le regard de Luce, tome 1 de Pauline Gill
Les regards envoûtés de son époux lui offrant son premier baiser en public furent accueillis avec grâce et dignité, pendant que, accroupis dans l’escalier, Jean-Baptiste et René-Flavien gloussaient comme des poules. Les convives levèrent leur gobelet de rhum au bonheur des nouveaux mariés. Ils furent ensuite invités à partager le festin de pâtés de toutes sortes, de pièces de mouton relevées, de ragoûts et de desserts délicieux.
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ladesiderienne   11 avril 2017
Les enfants de Duplessis de Pauline Gill
Il va sans dire qu'en ces années 1940-1950 les crèches et les orphelinats débordent ; une politique gouvernementale propose comme solution que les orphelinats ne gardent dans leurs classes que les "enfants éducables", à qui ils dispenseront une éducation et une instruction soignées. Les autres enfants seront intégrés dans des asiles pour y accomplir différentes tâches d'entretien tout en parachevant une scolarisation de base.
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rkhettaoui   10 mai 2020
Dans le regard de Luce, tome 1 de Pauline Gill
"J’ai peur que cet homme qui semble porter la destinée de notre peuple sur ses épaules éteigne la joie de vivre de ma belle Luce. Quoi de plus essentiel à des enfants que de grandir dans l’amour et la joie? Hélas, je n’arrive pas à imaginer Pierre Bédard combler ses petits de tendresse et de gaieté."
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rkhettaoui   17 juillet 2016
Les Fils de la Cordonnière de Pauline Gill
La meilleure façon de redire à votre mère comment on l'a aimée, c'est de suivre l'exemple de son courage. De continuer d'aller de l'avant pour ne

pas avoir de regrets quand notre tour viendra...
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rkhettaoui   17 décembre 2013
Marie Antoinette la Dame de la Riviere Rouge de Pauline Gill
J’avais rêvé d’un printemps… roucoulant comme le chant des colombes. Rieur et désinvolte comme la course du ruisseau. Parfumé comme une allée de muguets. De ces muguets dont j’avais souhaité garnir le parterre devant notre maison mais celui-ci a été encombré par les éclats de bardeaux de cèdre jusqu’en juillet. Les ruisseaux ont mis du temps à se tracer un sillon vers la lumière. Les oiseaux ont préféré nicher loin du vacarme des marteaux et des vociférations des ouvriers maladroits.
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