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Note moyenne 4.46 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1968
Biographie :

Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968.
Elle hante les bibliothèques et les archives pour assouvir son appétit de mots et révéler les secrets oubliés. De cette quête elle a fait son métier : recherchiste.
Les heures d’attente dans le silence des bibliothèques sont propices à l’écriture, une écriture qui, lorsqu’elle se déchaîne, l’entraîne vers des continents lointains à la recherche de nouveaux horizons.
Perrine Le Querrec a publié Coups de ciseaux aux Carnets du Dessert de Lune en 2007,
Oui-Merci aux Editions Bordessoules en 2008.


Source : parcheminstraverses.com
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[Lecture performée] Perrine le Querrec "One Person Died" Capsule #1 de la conférence "Lausanne-Quincampoix Express" proposée par les éditions art&fiction, réalisée à l'occasion de la deuxième édition en ligne des Littératures suisses d'automne au CCS (2020) Programme complet sur ccsparis.com


Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
MarianneDesroziers   14 septembre 2013
Bec & Ongles de Perrine Le Querrec
Allez, vas-y

Vis-le, ton rêve

Crache-le à la gueule de la réalité

Ouvre les bras, ouvre la bouche, ouvre

les yeux

Tu ne te noies pas : tu respires, peut-être pour la première fois. Ou la

Dernière.

Va arracher ton rêve aux angoisses du

Quotidien, à la misère qui recouvre tout

D’une poussière irritante, grise et acide.

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SZRAMOWO   27 mars 2018
Bec & Ongles de Perrine Le Querrec
Allez, vas-y

Vis-le, ton rêve

Crache-le à la gueule de la réalité

Ouvre les bras, ouvre la bouche, ouvre

les yeux

Tu ne te noies pas : tu respires, peut-être pour la première fois. Ou la

Dernière.

Va arracher ton rêve aux angoisses du

Quotidien, à la misère qui recouvre tout

D’une poussière irritante, grise et acide.
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YvPol   18 juillet 2013
Jeanne L'Etang de Perrine Le Querrec
Elle entend. Jeanne. C'est Jeanne L'Étang. Elle arrive. Des feuilles humides. De la terre. La forêt. De l'air. Un cri. Celui de Jeanne L'Étang, née un jour d'octobre 1856. Pluie de feuilles, pluie de sang, pluie de cris. On la prend. On la débarrasse des feuilles. On la serre contre la bouche. "Jeanne ! Ma Jeanne !" On la mouille de sang et de salive. On la nettoie. ­A coups de langue, entre "Jeanne !" et "Jeanne !" Lever les petits bras, nettoyer, là aussi, plis du cou, jambes cerceaux, poings virgules, cheveux noirs. Les yeux, longuement. Jeanne s'envole au bout de deux bras, plonge sous la robe, rencontre la peau. appliquée. Transférée. Jeanne L'Étang a chaud. Elle s'endort contre Dora, Dora sa mère. Un sein au-dessus de ses cheveux noirs. On est à l'abri ici. Il fait chaud. (p.7)
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YvPol   18 juillet 2013
Jeanne L'Etang de Perrine Le Querrec
Perversion, dégénérescence, homosexualité, peur du juif, criminalité, décadence, syphilis, statistiques, population migrante : Paris détruit ses taudis et se reconstruit dans un vocabulaire brutal. (p.21)
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LoretteIpsum   31 décembre 2014
Le plancher de Perrine Le Querrec
Autour de la table tombale, cinq silences

Celui du père, tout en mots de labeur et de sécheresse

Celui de l'aînée, désordonné, débordant, qui voudrait s'échapper

Celui de la cadette, saillant, rebelle, indicible

Celui du benjamin, reclus, terré derrière la pudeur du cri

Celui de la mère, retranchement et travaux forcés, un silence de haine que nul n'écoute jamais

Il sont tous un air de famille, un air de désastre

Trois fois par jour, ils meurent de faim
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LoretteIpsum   31 décembre 2014
Le plancher de Perrine Le Querrec
Il est sur mon corps, il pousse et geint et frappe et crie et bave. Il est sur mon ventre, mon visage, mes seins, mes cuisses. Il perce, saigne, jure, force. Ses coups résonnent dans mes os; je pensais en avoir terminé avec lui, avec eux, je pensais m'enfoncer dans le néant et l'oubli, je pensais m'échapper. Mais il est là, sur moi, à me chevaucher.

Couteau, poinçon, gouge, il m'écorche, me pèle, me fend, me taille.
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Charybde2   02 juin 2016
Têtes blondes de Perrine Le Querrec
Elle a terminé son gilet hier lors du cours « Tricot / Couture ». Elle se félicite de savoir à présent habiller sa famille avec des rebuts, des fibres naturelles, papier, carton, fil, laine : elle sait tout faire. Parce qu’il n’y aura plus aucun magasin, plus rien à acheter, tout sera dévalisé, détruit, vandalisé, pillé. Parce qu’il y aura des nuages de cendre, des températures constamment inférieures à 0 degré. Ou constamment supérieures à 40. Elle doit être prête. Comment savoir ? Organisation, anticipation, s’attendre au pire. (« This is the end »)
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Charybde2   02 mai 2016
L'Apparition de Perrine Le Querrec
Dans le village l’eau court ainsi que les poules, les petits cochons, les moutons, les chèvres et vaches avec leurs clochettes. Les maisons, rectangles de pierre enfoncés dans la terre, attendent au bord des routes. Ni eau courante ni chauffage, une cuisine enfumée sous la grande cheminée dans laquelle se passent les soirées. On s’éclaire au soleil, à la lune et aux orages. La porte d’entrée n’est pas sur la façade mais sur le côté obscur. Pour entrer, franchir un porche noir encombré d’outils et de bois. La fenêtre principale de la cuisine surveille le chemin et l’arrivée du visiteur. S’il se profile, les chiens bavent ; qu’il surgisse, ils grondent, aboient, attaquent. L’ennemi, c’est l’inconnu.

Le danger surplombe, les balcons se défont, il pleut de la poussière de pierre. Un peu d’électricité, quelques heures le soir, miracle moderne au cœur de la faille. Charrettes, puits, lavoir, quand d’autres, juste Au-Delà, sont voitures, pétrole, machines nombreuses, vitesse. Ici-Bas pas un seul moteur, le cuir des bêtes, les roues de bois, les muscles des hommes, les mains des femmes, les heures de marche, les alpages lointains.

Ce n’est pas la résurrection d’un temps, c’est le temps même. Intemporel. Éternel. Indéfini. Une mémoire calcaire. ni d’hier ni d’aujourd’hui. Simplement, ça dure.
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Charybde2   03 juin 2018
Rouge pute de Perrine Le Querrec
Journal de résidence : 23 janvier 2018. Mot après mot elles se sont redressées. Leur courage, leur joie de vivre, leur force, c’est cela qui a mené l’écriture ; notre besoin commun de briser le silence et l’indifférence autour des violences faites aux femmes, violences conjugales, sexuelles, psychologiques, violences humaines, violences de la société, la violence ses nombreux visages, c’est cela que vous allez lire.
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Charybde2   02 mai 2016
L'Apparition de Perrine Le Querrec
Petit déluge entre mes cuisses, assise au bord du lit dans le vieux ventre de la maison mon corps m’échappe. Je suis née dans ces entrailles de pierre, grandir, mourir ici, je saigne. Elle se perce, se creuse, se lézarde. J’entends ça suinte s’affaisse. Mon héritage. Je fixe les nouvelles crevasses au fond noir.

Rien ne me sera donné, va falloir que je me serve si je ne veux pas terminer les cinquante dernières années de ma vie les mains croisées dans les plis du tablier. Jambes serrées.

Les herbes géantes maintenant je les écrase. Les tiges hautes ne sont plus hautes alors imaginez le reste, bientôt, trop bientôt, rien ne sera si haut, ni beau, ni enchanteur. Le début de la saison, puis la fin de la saison, puis le début de la saison, puis la fin de la saison. Voici les promesses, le calendrier. Nous connaissons par cœur chaque pli, chaque pente, chaque pointe, chaque commencement, chaque fin. Nous ne renonçons pas, cherchons la pousse, la possibilité. Un renouveau.
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