AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.35 /5 (sur 71 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 01/12/1968
Biographie :

Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968.
Elle hante les bibliothèques et les archives pour assouvir son appétit de mots et révéler les secrets oubliés. De cette quête elle a fait son métier : recherchiste.
Les heures d’attente dans le silence des bibliothèques sont propices à l’écriture, une écriture qui, lorsqu’elle se déchaîne, l’entraîne vers des continents lointains à la recherche de nouveaux horizons.
Perrine Le Querrec a publié Coups de ciseaux aux Carnets du Dessert de Lune en 2007,
Oui-Merci aux Editions Bordessoules en 2008.


Source : parcheminstraverses.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Perrine Le Querrec   (22)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Le Printemps des Poètes se termine bientôt ! On vous propose un dernier moment de partage autour de notre anthologie "Le désir – Aux couleurs du poème", avec Stéphane Bataillon, Hélène Dorion, Bruno Doucey, Louise Dupré, Aurélia Lassaque, Ariane Lefauconnier, Perrine le Querrec, Hala Mohammad, Carl Norac, Dimitri Porcu, Thierry Renard et Murielle Szac ! / le désir – Aux couleurs du poème, anthologie, Éditions Bruno Doucey, 2021.

+ Lire la suite

Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
Lprieur   24 septembre 2020
Rouge pute de Perrine Le Querrec
Le jour du jugement



Je ne bouge pas, juste les larmes

Je ne le regarde pas, juste les larmes

Le temps ne passe pas, juste les larmes

Grand débat entre les avocats, le coup de boule

devant l’école était-il intentionnel ou pas ?

Et les coups de boule sans témoins ?

les strangulations sans témoins

les représailles sans témoins

Je ne bouge pas, juste les larmes

Je ne le regarde pas, juste les larmes

Le temps ne passe pas, juste les larmes

J’ai survécu au quotidien aux menaces aux nuits, j’ai

survécu aux questions de la police Quand il vous

frappe il vous dit quoi ? J’ai survécu à ses droites

à ses beuveries, j’ai survécu à la confrontation

côte à côte il faut que je parle et lui il frotte ses

mains, j’ai survécu à la lenteur de la procédure à

l’aménagement de sa peine

J’ai aménagé

Mes peines mes peur mes culpabilités

Je suis ailleurs, juste les larmes
Commenter  J’apprécie          50
Charybde2   03 juin 2018
Rouge pute de Perrine Le Querrec
Journal de résidence : 23 janvier 2018. Mot après mot elles se sont redressées. Leur courage, leur joie de vivre, leur force, c’est cela qui a mené l’écriture ; notre besoin commun de briser le silence et l’indifférence autour des violences faites aux femmes, violences conjugales, sexuelles, psychologiques, violences humaines, violences de la société, la violence ses nombreux visages, c’est cela que vous allez lire.
Commenter  J’apprécie          50
MarianneDesroziers   14 septembre 2013
Bec & Ongles de Perrine Le Querrec
Allez, vas-y

Vis-le, ton rêve

Crache-le à la gueule de la réalité

Ouvre les bras, ouvre la bouche, ouvre

les yeux

Tu ne te noies pas : tu respires, peut-être pour la première fois. Ou la

Dernière.

Va arracher ton rêve aux angoisses du

Quotidien, à la misère qui recouvre tout

D’une poussière irritante, grise et acide.

Commenter  J’apprécie          50
SZRAMOWO   27 mars 2018
Bec & Ongles de Perrine Le Querrec
Allez, vas-y

Vis-le, ton rêve

Crache-le à la gueule de la réalité

Ouvre les bras, ouvre la bouche, ouvre

les yeux

Tu ne te noies pas : tu respires, peut-être pour la première fois. Ou la

Dernière.

Va arracher ton rêve aux angoisses du

Quotidien, à la misère qui recouvre tout

D’une poussière irritante, grise et acide.
Commenter  J’apprécie          50
YvPol   18 juillet 2013
Jeanne L'Etang de Perrine Le Querrec
Elle entend. Jeanne. C'est Jeanne L'Étang. Elle arrive. Des feuilles humides. De la terre. La forêt. De l'air. Un cri. Celui de Jeanne L'Étang, née un jour d'octobre 1856. Pluie de feuilles, pluie de sang, pluie de cris. On la prend. On la débarrasse des feuilles. On la serre contre la bouche. "Jeanne ! Ma Jeanne !" On la mouille de sang et de salive. On la nettoie. ­A coups de langue, entre "Jeanne !" et "Jeanne !" Lever les petits bras, nettoyer, là aussi, plis du cou, jambes cerceaux, poings virgules, cheveux noirs. Les yeux, longuement. Jeanne s'envole au bout de deux bras, plonge sous la robe, rencontre la peau. appliquée. Transférée. Jeanne L'Étang a chaud. Elle s'endort contre Dora, Dora sa mère. Un sein au-dessus de ses cheveux noirs. On est à l'abri ici. Il fait chaud. (p.7)
Commenter  J’apprécie          40
YvPol   18 juillet 2013
Jeanne L'Etang de Perrine Le Querrec
Perversion, dégénérescence, homosexualité, peur du juif, criminalité, décadence, syphilis, statistiques, population migrante : Paris détruit ses taudis et se reconstruit dans un vocabulaire brutal. (p.21)
Commenter  J’apprécie          50
Charybde2   03 juin 2018
Rouge pute de Perrine Le Querrec
L’interrogatoire

T’es où ?

Avec qui ?

Tu fais quoi ?

Tu rentres quand ?

Chaque question. T’es où ? Tu rentres quand ?

Attaque à ma liberté. Où tu étais ? Avec qui ?

J’ai été tellement battue. Tu fais quoi ? Avec qui ?

Je me suis tellement battue. Avec qui ? Et pourquoi ?

Pour la conquérir ma liberté. Qui ? Quoi ? Où ?

Maintenant, à la moindre question. Tu rentres quand ? t’es où ?

Tu fais quoi ?

Avec qui ?

je bloque je débloque je recule je refuse je m’enfuis

avec qui je veux où je veux quand je veux
Commenter  J’apprécie          40
LoretteIpsum   31 décembre 2014
Le plancher de Perrine Le Querrec
Autour de la table tombale, cinq silences

Celui du père, tout en mots de labeur et de sécheresse

Celui de l'aînée, désordonné, débordant, qui voudrait s'échapper

Celui de la cadette, saillant, rebelle, indicible

Celui du benjamin, reclus, terré derrière la pudeur du cri

Celui de la mère, retranchement et travaux forcés, un silence de haine que nul n'écoute jamais

Il sont tous un air de famille, un air de désastre

Trois fois par jour, ils meurent de faim
Commenter  J’apprécie          40
LoretteIpsum   31 décembre 2014
Le plancher de Perrine Le Querrec
Il est sur mon corps, il pousse et geint et frappe et crie et bave. Il est sur mon ventre, mon visage, mes seins, mes cuisses. Il perce, saigne, jure, force. Ses coups résonnent dans mes os; je pensais en avoir terminé avec lui, avec eux, je pensais m'enfoncer dans le néant et l'oubli, je pensais m'échapper. Mais il est là, sur moi, à me chevaucher.

Couteau, poinçon, gouge, il m'écorche, me pèle, me fend, me taille.
Commenter  J’apprécie          40
Charybde2   02 juin 2016
Têtes blondes de Perrine Le Querrec
Elle a terminé son gilet hier lors du cours « Tricot / Couture ». Elle se félicite de savoir à présent habiller sa famille avec des rebuts, des fibres naturelles, papier, carton, fil, laine : elle sait tout faire. Parce qu’il n’y aura plus aucun magasin, plus rien à acheter, tout sera dévalisé, détruit, vandalisé, pillé. Parce qu’il y aura des nuages de cendre, des températures constamment inférieures à 0 degré. Ou constamment supérieures à 40. Elle doit être prête. Comment savoir ? Organisation, anticipation, s’attendre au pire. (« This is the end »)
Commenter  J’apprécie          30

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Grand ou petit ?

Alain-Fournier a écrit :

Le Petit Meaulnes
Le Grand Meaulnes

20 questions
4532 lecteurs ont répondu
Thèmes : humour , littérature , grand , petits , contrairesCréer un quiz sur cet auteur