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Note moyenne 4.16 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Coventry , 1922
Mort(e) : 1985
Biographie :

Poète, romancier et critique de jazz britannique. On le considère généralement comme le plus grand poète anglais de la seconde moitié du 20e siècle. L'écrivain Martin Amis, qui a publié en septembre 2011 un choix de poèmes de Larkin qu'il a préfacé, dit de lui : « ses plus belles strophes, en dépit de leur caractère inattendu, vous donnent le sentiment qu’une part de votre esprit était déjà prête à les recevoir – les attendait avec anxiété. Elles semblent inéluctables, ou prédestinées. Larkin, souvent, est bien plus que mémorable. Il est instantanément inoubliable »

Source : Wikipedia
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Poème de Philip Larkin lu par lui-même They fuck you up, your mum and dad. They may not mean to, but they do. They fill you with the faults they had And add some extra, just for you ... Ils te niquent, tes père et mère. Ils le cherchent pas, mais c’est comme ça. Ils te remplissent de leurs travers Et rajoutent même un p’tit chouïa – rien que pour toi. .. La Vie avec un trou dedans (trad. G. Le Gaufey), ed. Thierry Marchaisse


Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Philip Larkin
moravia   15 novembre 2015
Philip Larkin
Le premier jour après une mort, la neuve absence

Est toujours la même ; nous devrions avoir souci

Les uns des autres, nous devrions avoir de la bonté,

Pendant qu'il en est encore temps.



(La Tondeuse. Traduction Jacques Nassif).
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Tandarica   08 décembre 2019
Où vivre, sinon ? de Philip Larkin
XVIII



Si le chagrin pouvait

Tel un charbon enfoui se consumer,

Le cœur se reposerait calme,

L’âme indéchirée serait

Tranquille comme une voile ;

Mais la nuit entière j'ai regardé



Grandir du feu le silence,

La cendre grise en douceur s'accroître :

Et je remue le réfractaire silex

Que délaissent les flammes dans l’âtre,

Et le chagrin se remue, et le dextre

Cœur gît dans l'impuissance.



(p. 31)
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torpedo   03 septembre 2018
Moeurs étranges au pensionnat de jeunes filles de Philip Larkin
L'Ecole au Mois d'Août



Pour Jacinth



Les patères du vestiaire sont libres désormais,

Et la porte de la classe fermée à double tour,

La poussière a terni les pupitres vides

Et un rayon de soleil paresseux

Traverse le plancher, et puis enfin,

Le soleil cesse de se montrer.



Qui s'est coiffé devant cette glace ?

Qui a gravé "Elaine aime Jill" avec des ciseaux

Sur le rebord de la fenêtre

Pendant le cours de couture, dans la somnolence de l'été ?

Qui a étudié sur ce piano

Dont les touches se taisent à présent ?



Ah, le panneau d'affichage a été enlevé,

Les registres sont rangés,

Et les cadettes d'aujourd'hui

Demain seront grandes ;

Même les équipes de natation pourraient bien disparaître

Et les professeurs de gymnastique se mettre à grisonner.
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Philip Larkin
torpedo   16 juillet 2019
Philip Larkin
Born Yesterday



For Sally Amis



Tightly-folded bud,

I have wished you something

None of the others would:

Not the usual stuff

About being beautiful,

Or running off a spring

Of innocence and love—

They will all wish you that,

And should it prove possible,

Well, you’re a lucky girl.



But if it shouldn’t, then

May you be ordinary;

Have, like other women,

An average of talents:

Not ugly, not good-looking,

Nothing uncustomary

To pull you off your balance,

That, unworkable itself,

Stops all the rest from working.

In fact, may you be dull—

If that is what a skilled,

Vigilant, flexible,

Unemphasised, enthralled

Catching of happiness is called.



publié dans The less Deceived, 1955
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torpedo   15 août 2018
Une fille en hiver de Philip Larkin
Elle passa en revue ces petits événements et d'autres similaires, comme en une incantation et, progressivement, il apparut plus familier. Si elle n'avait eu l'esprit si las qu'il aurait pu se laisser entraîner sans y prendre garde, cette brusque apparition aurait pu l'émouvoir. En la circonstance, il n'établit pas de contact. Il y avait, elle le savait, des choses qu'elle devrait ressentir, des choses qu'elle devrait dire ; mais que ce soit la faute de l'un ou de l'autre, elle ne les contrôlait pas. Elle ne pouvait se représenter leur rencontre qu'en termes plats et incolores : un jeune homme qu'elle avait connu autrefois était venu lui rendre visite en cette nuit d'hiver, et maintenant ils étaient dans une pièce brillamment éclairée, où il y avait du feu et les quelques biens qu'elle possédait, et en bas il y avait la rue, et le froid en chasse à travers l'obscurité.
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TM   15 juillet 2012
La vie avec un trou dedans de Philip Larkin
TEL SOIT LE DIT



Ils te niquent, tes père et mère.

Ils le cherchent pas, mais c’est comme ça.

Ils te remplissent de leurs travers

Et rajoutent même un p’tit chouïa – rien que pour toi.

Mais ils furent niqués en leur temps

Par des fous en chapeaux claques,

Tantôt sérieux et larmoyants

Et tantôt à s’traiter d’macaques.

L’homme refile la misère à l’homme.

Ça devient très vite abyssal.

Tire-toi de là, mets la gomme,

Et n’essaie pas d’avoir des mômes.





THIS BE THE VERSE



They fuck you up, your mum and dad.

They may not mean to, but they do.

They fill you with the faults they had

And add some extra, just for you.

But they were fucked up in their turn

By fools in old-style hats and coats,

Who half the time were soppy-stern

And half at one another’s throats.

Man hands on misery to man.

It deepens like a coastal shelf.

Get out as early as you can,

And don’t have any kids yourself
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Philip Larkin
torpedo   18 décembre 2020
Philip Larkin
MCMXIV



Those long uneven lines

Standing as patiently

As if they were stretched outside

The Oval or Villa Park,

The crowns of hats, the sun

On moustached archaic faces

Grinning as if it were all

An August Bank Holiday lark;



And the shut shops, the bleached

Established names on the sunblinds,

The farthings and sovereigns,

And dark-clothed children at play

Called after kings and queens,

The tin advertisements

For cocoa and twist, and the pubs

Wide open all day;



And the countryside not caring:

The place-names all hazed over

With flowering grasses, and fields

Shadowing Domesday lines

Under wheat’s restless silence;

The differently-dressed servants

With tiny rooms in huge houses,

The dust behind limousines;



Never such innocence,

Never before or since,

As changed itself to past

Without a word – the men

Leaving the gardens tidy,

The thousands of marriages,

Lasting a little while longer:

Never such innocence again.
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Philip Larkin
jadzia   13 mai 2014
Philip Larkin
'What are days for?

Days are where we live.

They come, they wake us

Time and time over.

They are to be happy in:

Where can we live but days?



Ah, solving that question

Brings the priest and the doctor

In their long coats

Running over the fields.'



'Days.'
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Philip Larkin
colimasson   14 juin 2013
Philip Larkin
Nous haïssons tous notre maisonnette,

avoir à y rester :

moi je déteste ma chambre,

ses meubles spécialement choisis,

la bonté des livres et le lit

et ma vie parfaitement ordonnée.
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torpedo   16 juillet 2019
The Whitsun Weddings de Philip Larkin
Talking In Bed



Talking in bed ought to be easiest,

Lying together there goes back so far,

An emblem of two people being honest.



Yet more and more time passes silently.

Outside the wind's incomplete unrest

builds and disperses clouds about the sky,



And dark towns heap up on the horizon.

None of this cares for us. Nothing shows why

At this unique distance from isolation



It becomes still more difficult to find

Words at once true and kind,

Or not untrue and not unkind.
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