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4.14/5 (sur 37 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Coventry , 1922
Mort(e) : 1985
Biographie :

Poète, romancier et critique de jazz britannique. On le considère généralement comme le plus grand poète anglais de la seconde moitié du 20e siècle. L'écrivain Martin Amis, qui a publié en septembre 2011 un choix de poèmes de Larkin qu'il a préfacé, dit de lui : « ses plus belles strophes, en dépit de leur caractère inattendu, vous donnent le sentiment qu’une part de votre esprit était déjà prête à les recevoir – les attendait avec anxiété. Elles semblent inéluctables, ou prédestinées. Larkin, souvent, est bien plus que mémorable. Il est instantanément inoubliable »

Source : Wikipedia
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Poème de Philip Larkin lu par lui-même They fuck you up, your mum and dad. They may not mean to, but they do. They fill you with the faults they had And add some extra, just for you ... Ils te niquent, tes père et mère. Ils le cherchent pas, mais c’est comme ça. Ils te remplissent de leurs travers Et rajoutent même un p’tit chouïa – rien que pour toi. .. La Vie avec un trou dedans (trad. G. Le Gaufey), ed. Thierry Marchaisse


Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Philip Larkin
Le premier jour après une mort, la neuve absence
Est toujours la même ; nous devrions avoir souci
Les uns des autres, nous devrions avoir de la bonté,
Pendant qu'il en est encore temps.

(La Tondeuse. Traduction Jacques Nassif).
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XVIII

Si le chagrin pouvait
Tel un charbon enfoui se consumer,
Le cœur se reposerait calme,
L’âme indéchirée serait
Tranquille comme une voile ;
Mais la nuit entière j'ai regardé

Grandir du feu le silence,
La cendre grise en douceur s'accroître :
Et je remue le réfractaire silex
Que délaissent les flammes dans l’âtre,
Et le chagrin se remue, et le dextre
Cœur gît dans l'impuissance.

(p. 31)
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L'Ecole au Mois d'Août

Pour Jacinth

Les patères du vestiaire sont libres désormais,
Et la porte de la classe fermée à double tour,
La poussière a terni les pupitres vides
Et un rayon de soleil paresseux
Traverse le plancher, et puis enfin,
Le soleil cesse de se montrer.

Qui s'est coiffé devant cette glace ?
Qui a gravé "Elaine aime Jill" avec des ciseaux
Sur le rebord de la fenêtre
Pendant le cours de couture, dans la somnolence de l'été ?
Qui a étudié sur ce piano
Dont les touches se taisent à présent ?

Ah, le panneau d'affichage a été enlevé,
Les registres sont rangés,
Et les cadettes d'aujourd'hui
Demain seront grandes ;
Même les équipes de natation pourraient bien disparaître
Et les professeurs de gymnastique se mettre à grisonner.
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Philip Larkin
Born Yesterday

For Sally Amis

Tightly-folded bud,
I have wished you something
None of the others would:
Not the usual stuff
About being beautiful,
Or running off a spring
Of innocence and love—
They will all wish you that,
And should it prove possible,
Well, you’re a lucky girl.

But if it shouldn’t, then
May you be ordinary;
Have, like other women,
An average of talents:
Not ugly, not good-looking,
Nothing uncustomary
To pull you off your balance,
That, unworkable itself,
Stops all the rest from working.
In fact, may you be dull—
If that is what a skilled,
Vigilant, flexible,
Unemphasised, enthralled
Catching of happiness is called.

publié dans The less Deceived, 1955
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Elle passa en revue ces petits événements et d'autres similaires, comme en une incantation et, progressivement, il apparut plus familier. Si elle n'avait eu l'esprit si las qu'il aurait pu se laisser entraîner sans y prendre garde, cette brusque apparition aurait pu l'émouvoir. En la circonstance, il n'établit pas de contact. Il y avait, elle le savait, des choses qu'elle devrait ressentir, des choses qu'elle devrait dire ; mais que ce soit la faute de l'un ou de l'autre, elle ne les contrôlait pas. Elle ne pouvait se représenter leur rencontre qu'en termes plats et incolores : un jeune homme qu'elle avait connu autrefois était venu lui rendre visite en cette nuit d'hiver, et maintenant ils étaient dans une pièce brillamment éclairée, où il y avait du feu et les quelques biens qu'elle possédait, et en bas il y avait la rue, et le froid en chasse à travers l'obscurité.
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TEL SOIT LE DIT

Ils te niquent, tes père et mère.
Ils le cherchent pas, mais c’est comme ça.
Ils te remplissent de leurs travers
Et rajoutent même un p’tit chouïa – rien que pour toi.
Mais ils furent niqués en leur temps
Par des fous en chapeaux claques,
Tantôt sérieux et larmoyants
Et tantôt à s’traiter d’macaques.
L’homme refile la misère à l’homme.
Ça devient très vite abyssal.
Tire-toi de là, mets la gomme,
Et n’essaie pas d’avoir des mômes.


THIS BE THE VERSE

They fuck you up, your mum and dad.
They may not mean to, but they do.
They fill you with the faults they had
And add some extra, just for you.
But they were fucked up in their turn
By fools in old-style hats and coats,
Who half the time were soppy-stern
And half at one another’s throats.
Man hands on misery to man.
It deepens like a coastal shelf.
Get out as early as you can,
And don’t have any kids yourself
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Philip Larkin
MCMXIV

Those long uneven lines
Standing as patiently
As if they were stretched outside
The Oval or Villa Park,
The crowns of hats, the sun
On moustached archaic faces
Grinning as if it were all
An August Bank Holiday lark;

And the shut shops, the bleached
Established names on the sunblinds,
The farthings and sovereigns,
And dark-clothed children at play
Called after kings and queens,
The tin advertisements
For cocoa and twist, and the pubs
Wide open all day;

And the countryside not caring:
The place-names all hazed over
With flowering grasses, and fields
Shadowing Domesday lines
Under wheat’s restless silence;
The differently-dressed servants
With tiny rooms in huge houses,
The dust behind limousines;

Never such innocence,
Never before or since,
As changed itself to past
Without a word – the men
Leaving the gardens tidy,
The thousands of marriages,
Lasting a little while longer:
Never such innocence again.
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Philip Larkin
'What are days for?
Days are where we live.
They come, they wake us
Time and time over.
They are to be happy in:
Where can we live but days?

Ah, solving that question
Brings the priest and the doctor
In their long coats
Running over the fields.'

'Days.'
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Les arbres

Les arbres en feuilles nous reviennent
Comme une chose dite juste à peine ;
Les bourgeons nouveaux se déploient et s'affaissent,
Leur verdeur a une espèce de tristesse.

Serait-ce parce qu'ils sont nés derechef
Et que nous vieillissons ? Ils meurent aussi, non !
Chaque an leur truc pour se donner l'air neuf
Est écrit sur le grain du bois en ronds.

Toujours est-il qu'à chaque Mai s'étoffent
Châteaux mouvants de frondaisons épaisses.
L'année dernière est morte semble être leur annonce
Recommence toi-même à neuf, à neuf, à neuf !
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Philip Larkin
Nous haïssons tous notre maisonnette,
avoir à y rester :
moi je déteste ma chambre,
ses meubles spécialement choisis,
la bonté des livres et le lit
et ma vie parfaitement ordonnée.
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