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Note moyenne 3.54 /5 (sur 126 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Meaux , le 25/06/1977
Biographie :

Philippe Charlier est un médecin légiste, un anatomo-pathologiste et un paléopathologiste français, né dans une famille bourgeoise. Son père est médecin de campagne, sa mère est pharmacienne.

À 10 ans, Philippe Charlier fait sa première fouille près de la maison familiale, et y trouve un crâne.

Titulaire du baccalauréat à 16 ans et demi, Philippe Charlier rêve de devenir archéologue. Mais ses parents préfèrent l'inscrire en médecine. Obéissant mais obstiné, le jeune homme suit en parallèle des cours d'archéologie et histoire de l'art à l'Institut Michelet, tout en passant ses étés sur des sites de fouilles.

A 35 ans, Philippe Charlier est docteur en médecine, docteur ès-sciences (éthique) et docteur ès-lettres (École pratique des hautes études, IVe section).
Il est aujourd'hui maître de conférences des universités et praticien hospitalier (MCU-PH) dans le service de médecine légale de l'Hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches (AP-HP, UVSQ). Il est également chercheur au Laboratoire d’Éthique Médicale de l'Université Paris 54. Il dirige une équipe pluridisciplinaire travaillant dans les domaines de l'anthropologie médico-légale, du diagnostic rétrospectif, de la paléopathologie et de la pathographie. En revanche, depuis l'été 2013, Philippe Charlier ne fait plus partie du service de médecine légale du CHU de Garches (Hauts-de-Seine), dirigé par le professeur Lorin de la Grandmaison .

Initiateur et organisateur des colloques internationaux de pathographie à Loches, Bourges, Saint-Jean-de-Côle et Bergues (dernier colloque en mai 2013), ses travaux ont porté sur l'étude des restes de Richard Cœur de Lion, d'Agnès Sorel, de Foulque III Nerra d'Anjou, de Diane de Poitiers, des fausses reliques de Jeanne d'Arc, et de la tête présumée d'Henri IV. À ce titre, il est surnommé par la presse « l'Indiana Jones des cimetières ».

Philippe Charlier est également connu du grand public pour avoir participé à plusieurs émissions de télévision sur l'Histoire, notamment Secrets d'histoire sur France 26, Sous les jupons de l'Histoire sur Chérie 25, et sur la médecine, notamment Le Magazine de la santé sur France 5. Il coécrit et présente une série documentaire, Enquête d'ailleurs, coproduite et diffusée par Arte en 2013 et 2015.
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Source : wikipedia
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Philippe Charlier, médecin, anthropologue, directeur de la recherche et de l'enseignement au musée du Quai Branly, est passionné d'histoire et de littérature. Surnommé "l'Indiana Jones des cimetières", Philippe Charlier a étudié et décelé le mystère de grands personnages historiques. Il a notamment établi qu'Agnès Sorel, la maîtresse de Charles VII était vraiment décédée d'un empoisonnement au mercure ou encore que les reliques de Jeanne d'Arc conservées dans un musée à Chinon étaient en réalité celles d'une momie égyptienne. Il publie "Rituels" aux éditions du Cerf. Qu'est-ce qu'un rituel ? A quoi ça sert ? "Un rituel est une manière qu'a trouvé l'homme pour organiser le chaos", affirme le médecin, invité de la Grande Librairie. En période de confinement, où les familles touchées par la mort d'un proche n'ont pas pu faire de cérémonie funéraire rituelle, Philippe Charlier s'attend à des traumatismes psychologiques : "Sans le rituel on a vraiment du mal à comprendre que la personne est réellement morte". Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1454555-crise-sanitaire-ce-que-nous-apprend-l-histoire.html
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Musardise   04 juillet 2017
Zombis de Philippe Charlier
Autrement dit, pour déclarer un décès, deux témoins suffisent. Il n'est pas nécessaire de faire médicalement examiner le corps, ce qui ouvre la porte à toutes les irrégularités : l'officier d'état civil ne demande aucune justification médicale ou scientifique de l'état de mort du sujet. Deux membres d'une famille souhaitant se débarrasser d'un parent gênant peuvent ainsi le poudrer à l'aide d'un hokor, puis déclarer faussement mort leur proche, et en faire un zombi sans être inquiétés par qui que ce soit.

Cet article, comme le reste du Code civil haïtien, a été adopté en 1826 ! Si l'on peut comprendre qu'en cette première moitié de XIXème siècle, le nombre de praticiens était suffisamment faible pour qu'on soit obligé de se passer d'eux pour déclarer un décès, il est possible de dire que la situation a vraisemblablement changé en ce début de XXIème siècle. Une spécialité nouvelle est apparue (la médecine légale), d'autres sont venues complétées le champ des possibilités permettant - théoriquement - de diagnostiquer avec certitude un décès : anesthésie, réanimation, toxicologie. Il existe en effet de nombreuses circonstances mettant u individu en état de mort apparente, de telle sorte qu'il puisse être considéré par autrui comme décédé alors que ses fonctions vitales ne sont qu'au ralenti : prise de toxiques (hormis la tétrodotoxine, il faut compter les bêtabloquants - des médicaments qui diminuent la pression artérielle et le rythme cardiaque - et les barbituriques), les troubles métaboliques (hypoglycémie profonde, hypothyroïdie), l'hypothermie,le locked-in syndrome (ou accident vasculaire cérébral au niveau du tronc cérébral, une maladie bien décrite par Jean-Dominique Bauby dans son autobiographie, Le Scaphandre et le Papillon), et les troubles psychiatriques comme la nécromimie où certains patients "jouent à faire le mort".



Chapitre : Des zombis au tribunal
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gazellll   07 juillet 2020
Quand la science explore l'histoire de Philippe Charlier
2. AMPUTATION PRÉHISTORIQUE

Une amputation néolithique à Buthiers-Boulancourt



En 2005, un squelette néolithique a été découvert à Buthiers-Boulancourt, en Seinte-et-Marne, à 70 km au sud-est de Paris. Vers 4900-4700 av. J.-C., cette région était occupée par des populations pratiquant l'agriculture et l'élevage ; plusieurs maisons et fragments de poteries datant de cette époque ont été découverts dans les environs, ainsi que quelques tombes et un site de crémation. Tout laisse à penser que le site était habité depuis longtemps. La tombe fouillée en 2005 était une sépulture dite "de prestige", destinée à un personnage important. En effet, un magnifique silex de près de 20 cm reposait aux côtés du squelette, ainsi que des os d'animaux, probablement sacrifiés et enterrés avec le défunt. Dans l'ensemble, les ossements étaient plutôt bien conservés.

Le grand intérêt de cette découverte réside dans le bras gauche de l'individu. En effet, la partie distale de son humérus gauche a été amputée ; ce sujet n'avait donc plus de coude ni d'avant-bras. Après étude microradiologique, il est apparu clairement qu'il ne s'agissait ni d'une malformation congénitale , ni d'un traumatisme lié à un accident, ni même d'une cassure post-mortem. L'examen du squelette n'a pas montré d'autres lésions traumatiques. Il s'agit bien d'un acte chirurgical intentionnel. Le médecin était habile et le patient, robuste. La coupe est nette, ainsi que la cicatrisation, car aucune trace d'infection n'a été retrouvée autour de l'os amputé. Aucune trace non plus de traitement thermique, la plaie n'ayant semble-t-il pas été cautérisée. Et le patient n'a pas fait de complication hémorragique massive non plus, puisqu'il a survécu. Le praticien ayant réalisé cet acte chirurgical impose le respect quand on connaît les techniques et les moyens de l'époque. Demeure, seule inconnue, l'origine de cette amputation. Malgré des analyses poussées, il a été impossible de déterminer de quoi ce patient souffrait avant l'intervention (tumeur ? nécrose ? infection ? autre pathologie ?).

Cette découverte prouve qu'il y a 7000 ans, nos lointains ancêtres possédaient de bonnes connaissances médicales (on le savait déja avec les trépanations par exemple, qui étaient pratiquées dès le néolithique). Outre l'acte chirurgical en lui-même, le praticien de l'époque a très bien soigné la blessure et assuré une excellente cicatrisation de la plaie. L'intervention fut une réussite puisque le patient a survécu et a pu reprendre sa place au sein de sa communauté. Cette amputation n'est pas un cas isolé en archéologie : d'autres squelettes présentant des signes d'amputation ont été retrouvés en Europe, mais il s'agissait de périodes plus récentes (époque romaine principalement). Le squelette de Buthiers-Boulancourt est un cas exceptionnel, puisque c'est, à notre connaissance, la plus ancienne amputation humaine connue à ce jour.
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Musardise   06 juillet 2017
Zombis de Philippe Charlier
Mais, on l'a vu, le vocable zombi peut recouvrir des réalités bien différentes : le "vrai" zombi, fruit de pratiques toxicologiques et de sorcellerie, un zombi qui présenterait un caractère social (avec un changement d’identité plus ou moins volontaire, facilité par ce véritable problème d'identité et de tenues des comptes d'état civil en Haïti), et enfin le zombi à connotation presque psychiatrique (pathomomie, nécromimie, personnalité multiple et notamment d'individu ayant connu la mort).



Chapitre : Des zombis au tribunal
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Aelinel   30 mai 2016
Quand la science explore l'histoire de Philippe Charlier
"Cet ouvrage est aussi le résultat de multiples rencontres et innombrables échanges fructueux. La recherche scientifique est et se doit d'être objective ; justement, ces recherches ne sont pas le résultat d'un travail solitaire dans un laboratoire, mais celui d'une équipe pluridisciplinaire qui implique un sain et nécessaire dialogue entre les différents intervenants. Certaines des études décrites ci-après ont pu réunir jusqu'à une trentaine de chercheurs, dont quelque uns n'étaient jamais intervenus en médecine légale." (P. 14)
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Musardise   03 juillet 2017
Zombis de Philippe Charlier
Pas de journée sans que des églises chrétiennes n'accumulent les prêches antivaudou. Certaines simulent des cas de possession où la victime déclare "avoir un loa dans la tête", "être le diable", "être Lucifer", et autres folklores caricaturaux qui, pour Erol Josué, assujettissent le peuple et continuent de "zombifier la société", établissant une forme de néocolonialisme dont témoignent les églises qui poussent "comme du maïs" sur l’île. C'est ainsi qu'un des sites majeurs de l'histoire du vaudou en Haïti (mais aussi de l'histoire même de la nation) a été touché de plein fouet par cette crise conscience : un arbre des esclaves avait été élevé à Bois-Caïman le jour de la cérémonie du 14 août 1791 ; c'est au cours de cette cérémonie magico-religieuse que des esclaves réunis autour de la mambo Cécile Fatiman ont bu le sang d'un cochon noir égorgé pour se rendre invulnérables face aux balles des colonisateurs. Cette cérémonie est à l'origine de la flambée insurrectionnelle qui a abouti à la création de l'Etat haïtien, établissant du même coup le vaudou comme religion protectrice de la révolution du peuple tout entier. Or, cet arbre extrêmement symbolique a été coupé il y a quelques années par des fanatiques chrétiens sous prétexte qu'il "hébergeait le diable", puis des églises ont été construites sur le site même pour le décontaminer.



Chapitre : Dans le péristyle d'Erol
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Aelinel   29 mai 2016
Quand la science explore l'histoire de Philippe Charlier
"En attendant que la situation se débloque, la tête du "bon roi Henri (IV)" repose depuis bientôt trois ans dans le coffre fort d'une banque parisienne. Un bien triste sépulcre." (P. 197)
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Aelinel   27 mai 2016
Quand la science explore l'histoire de Philippe Charlier
"Les textes anciens indiquent peut-être la voie à suivre, mais pas la voie suivie au quotidien." (P.115)
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Nastie92   27 février 2014
Les secrets des grands crimes de l'histoire de Philippe Charlier
"Mon ami, je t'ai envoyé quérir pour me venger de mon mari qui m'a battue. Mon ami, il faudrait que tu le tues et mettes à mort, car aussi bien je n'aurai jamais bien avec lui. Il dit aussi qu'il me tuera.

- Mademoiselle, ne vous en souciez plus, car je le tuerai bien.

- Mon ami, tu me feras un grand plaisir"

(Dialogue rapporté lors du témoignage d'une femme de chambre dans une affaire criminelle datant de 1532.)
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Musardise   06 juillet 2017
Zombis de Philippe Charlier
On le voit, les études sérieuses sur les cas de zombi sont rares. Certains universitaires nord-américains, assez facétieux, se sont servis de ce mot comme d'une figure de style pour étudier sur le plan neurologique les altérations liées à l'état de faible conscience ou de mort cérébrale. En 1997, la publication dans le Lancet - journal médical de réputation mondiale - d'un article portant sur trois cas de zombis examinés médicalement par un psychiatre anglais et son homologue haïtien (Charles Douyon) a fait l'effet d'une bombe dans le milieu scientifique. Après des investigations de terrain, des examens cliniques et complémentaires (scanner et confrontation génétique avec les autres membres de la famille, par exemple), les praticiens ont pu clore trois dossiers sélectionnés avec des diagnostics divers : schizophrénie catatonique (pour la patiente "FI") correspondant très vraisemblablement à Francina Ileus vue plus haut) ; lésions cérébrales postanoxique avec épilepsie séquellaire ; usurpation d'identité.



Chapitre : D'autres zombis... morts ou vifs
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Aelinel   30 mai 2016
Quand la science explore l'histoire de Philippe Charlier
"Quel sera l'avenir de cette discipline, l'archéo-anthropologie? Peut-être et surtout une interdisciplinarité, c'est à dire, une collaboration intense et fructueuse avec d'autres champs d'application et d'autres disciplines scientifiques et humanistes : médecins légistes, historiens, archéologues, anthropologues, ethnologues. (...) Les échanges entre disciplines universitaires ne sont pas dispersion mais émulation, progrès. Ils sont la clé de l'objectivité et de l'excellence scientifique, de la "manifestation de la vérité", comme on dit au tribunal." (P. 224)
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