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Note moyenne 3.43 /5 (sur 37 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Choisy-le-Roi , le 20/06/1964
Biographie :

Philippe Di Folco est un écrivain et un scénariste français.

Il a publié de plusieurs textes en revue et dans des magazines culturels.

Il publie son premier livre, un roman intitulé "My Love Supreme", en 2000 aux éditions Denoël, réédité en 2012 chez Stéphane Million et traduit en italien.

Son travail poétique est publié aux éditions Derrière la salle de bains.

Auteur de nombreux essais, il a dirigé deux dictionnaires en sciences humaines pour les Presses universitaires de France et Larousse.

Avec Mathieu Amalric, il a cosigné le scénario du film Tournée (2010).

En 2013 sort son quatrième roman, "Lavomatic".

En mars 2014, il publie pour la première fois une biographie, inédite et fort documentée, intitulée L'Empereur du Sahara, qui reconstitue la vie d'un mystérieux cryptarque, le millionnaire Jacques Lebaudy.

Dans le cadre des écoles d'arts, il est régulièrement invité à des ateliers d'écriture.
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Entretien avec Philippe Di Folco à propos de son livre L`Empereur du Sahara


L`Empereur du Sahara est votre première biographie. Pourquoi ne pas avoir abordé ce genre plus tôt ? Y aviez-vous déjà songé auparavant ?

Non. Ma pratique de la biographie se limitait à des notices plus ou moins longues destinées à des dictionnaires ou des colloques. Si on veut le faire sérieusement, c`est un genre très exigeant, prenant du temps. Trois ans ont été nécessaires à la reconstitution de la vie de Jacques Lebaudy, l`héritier d`une sucrière géante (son père était l`une des 20 grandes fortunes mondiales).

Comment avez-vous rencontré ce Jacques Lebaudy, cet aventurier qui rêva d`une micro-nation en plein Sahara, et qu`est-ce qui vous intéressait en lui au point de lui consacrer une biographie ?

Les éditions Plein Chant rééditent depuis plusieurs années des essais savoureux datant de la Belle Epoque, dont Rois sans couronne signé par le baron Villiers du Terrage : dans ce reprint, une note de Bruno Fuligni m`a conduit à Jacques, un « cryptarque » parmi des centaines d`autres, qui voulait bâtir sa monarchie privée comme on fonde une entreprise. Le cas de Lebaudy m`a touché car on ne trouvait principalement sur son compte que des propos négatifs. Ce « looser » devait avoir des côtés magnifiques, alors forcément, j`ai creusé. Un colloque en Aubrac en août 2012 m`a permis d`exposer au public mes premières notes de synthèse. Patrick Deville et l`éditrice Emmanuelle Collas m`ont encouragé à poursuivre.

Vous avez écrit trois essais autours de l`imposture. Peut-on faire entrer Jacques Lebaudy dans la catégorie des grands imposteurs de l`histoire ?

Pas du tout. C`est justement ce que la presse a dit de lui à l`époque et ce que l`on continue à répéter. A part quelques exceptions, les médias peignirent Lebaudy (et encore de nos jours) en fou-mégalomane-impulsif- inconsistant et… en imposteur. Cette biographie ne vise pas à le réhabiliter : j`ai découvert un jeune homme fragile, seul et parfois très violent, mais aussi doué pour la finance. On peut même parlé chez lui d`un don. Et comme tous les gens doués, il n`est pas adapté à son époque : à la fois en retard et en avance. Comme « à côté ».

"Je vais créer une patrie où tous les hommes de bonne volonté trouveront le bonheur dans la liberté et la dignité", affirme Jacques Lebaudy dans votre livre. Quelles motivations premières ont guidé Jacques Lebaudy dans son entreprise selon vous ? Quelles étaient ses ambitions ?

Après avoir hérité de dizaines de millions à 24 ans, je pense que Jacques se retrouve face au pire ennemi qui soit : le spectre de l`ennui. Il voyage. Il collectionne les chevaux et les bateaux. Les femmes, un peu. Mais tout ça lui pèse. La seule chose dans laquelle il excelle et persévère c`est la Bourse et les affaires. A l`âge de 35 ans, il a fait le tour de la question : la France matérialiste petite bourgeoise et va-t-en-guerre le dégoute, il part fonder son empire ailleurs, au sud, au désert. Oh ! c`est pas du Rimbaud, c`est du Lebaudy. Son geste est cependant très singulier. Il invente sa manière à lui de dépenser : fonder un Etat de A à Z. Cependant, j`ai découvert que derrière la parade, la grandiloquence, la démesure, se cache en fait un secret venu des profondeurs (je ne le dirai pas : lisez le livre !).

On voit dans votre biographie que la presse parlait beaucoup à l`époque de cet aventurier un peu fou et fantasmait volontiers sur son "empire", jusqu`à lui inventer un faux drapeau (que vous reproduisez dans le livre). Comment expliquer cet intérêt des médias ainsi que son rapide oubli ?

Jacques s`est amusé entre l`été 1903 et 1905 à manipuler la presse du monde entier. Il faisait parvenir aux médias des communiqués, des signes de souveraineté, etc. Il se délectait de lire sous la plume des reporters (qui ne bougeaient pas de leurs bureaux) toutes les retranscriptions déformées de ses « hauts faits ». Le plus beau de l`histoire c`est que jamais aucun journaliste ne l`a réellement rencontré ni photographié. Une sorte de Charles Foster Kane si vous voulez. Sauf que là c`est vrai. Quant à l`oubli, ne surnagent avec un siècle de distance que ce que les gens veulent bien retenir de cette histoire : les aspects rocambolesques et scandaleux.

L`histoire de ce qui ferait un incroyable roman se passe en plein début du XXème siècle. Pensez-vous qu`une telle aventure ou qu`un tel projet soit possible aujourd`hui ?

Je connais des histoires actuelles d`individus s`autoproclamés « prince » ou « seigneur » (en Australie par exemple) mais aucune comme celle de Jacques. Par comparaison et relativement parlant, il faudrait imaginer un Bill Gates décidé tout à coup à envahir l`Antarctique pour y planter son drapeau ! Il n`y a plus beaucoup de terres physiques à conquérir : des terres virtuelles, en revanche, oui. La lune ? C`est amusant car il y avait chez Jacques un côté lunaire…

On trouve assez peu de choses sur Jacques Lebaudy aujourd`hui. Comment êtes vous partis à la recherche de ses traces ? Avez-vous dû romancer certains vides biographiques de sa vie ?

J`ai passé beaucoup de temps à vérifier des centaines d`articles par recoupement. J`ai aussi trouvé des faits dans des centres d`archives américains. Il reste, comme pour toutes vies, des zones d`ombres. J`ai sans doute contribué à lever pas mal de mystères mais Jacques était un homme très secret et qui ne laissait entrevoir de lui que ce qu`il voulait bien laisser entrevoir. C`est un être attachant en fin de compte. Très riche mais incapable de changer le monde. Sa vie finit en tragicomédie. Mais son parcourt mérite notre regard et notre époque devrait méditer plus souvent sur ce genre de singuliers personnages : les excentriques, les déclassés ont quelque chose de rassurant. Ils disent non.

Philippe Di Folco et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire?

Depuis pas mal d`années, des livres me hantent. J`appelle ça des « livres revenants ». La vie mode d`emploi de Perec, par exemple ou Fictions de Borges. J`ai toujours été attiré par les écrivains qui permettent de repenser à la fois ce que signifie raconter une histoire et les différentes facettes du langage. Perec et Borges, entre autres, questionnent le langage et donc les modes de production des imaginaires.
Les chants de maldoror de Lautréamont, que j`ai lu à 15 ans fait aussi partie de ces « livres-pulsions ». Le Roi Lear également même si aujourd`hui je préfère La Tempête.
Rien de très moderne en fait : des classiques.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

J`ai été complètement fasciné, trois ans durant, par Atlas occidental de Danièle del Giudice. Je l`ai couvert d`annotations. C`était en 1989, ça a été un vrai choc. Je l`imaginais véritablement en film. C`est la première œuvre qui m`ait transporté, qui m`ait fait penser différemment le présent du monde, cette époque, juste avant la fin du Mur.
Sinon, il y a pour ça Pynchon, L`arc en ciel de la gravité. de manière générale j`adore les auteurs secrets, ceux qui refusent la publicité alors qu`ils publient. Pour Pynchon on parle parfois d`imposture parce qu`il ne se montre pas. Parce qu`il ne témoigne pas de sa présence au monde, il n`existerait pas.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Atlas occidental m`a longtemps obsédé mais celui que j`ai relu le plus souvent c`est Maîtres anciens de Thomas Bernhard, conseillé par ma compagne (une bien plus gourmande lectrice que moi !).


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Ah, j`adore ce genre de questions ! Ça me fait un peu penser à l`excellent essayiste Pierre Bayard. J`ai bien aimé son essai sur les livres « qu`on fait semblant » d`avoir lu (ndlr :Comment parler des livres que l`on n`a pas lus ?). Alors c`est lié parce que ces livres que j`ai honte de ne pas avoir lu, je fais semblant parfois de les avoir lu. On le fait tous, moi je l`ai fait pour le bac de français, à l`époque je cite Valery alors que je ne l`ai pas lu… il y a une certaine forme de jouissance à mentir ainsi, à glisser dans une conversation des citations de livres ou d`auteurs que l`on n`a pas forcément lu. Dans une conversation de bar où un quelqu`un me dit « mais Hegel ou Nietzsche affirment cela », ce serait drôle de faire surgir une métalepse, comme Woody Allen dans Annie Hall, où là tu sors Nietzsche d`un placard qui, lui, dit, derrière ses grosses moustaches : « Mais vous dites n`importe quoi, je n`ai jamais affirmé cela. » !
Imaginons que pendant un repas on parle des livres qu`on a honte de ne pas avoir lu. Là tu as quelqu`un qui pourrait dire par exemple, « Ah non moi je n`ai pas honte de mes lacunes, de toute façon on ne peut pas tout lire ». Réponse sensée, raisonnable, qui est un peu la mienne d`ailleurs. Mais il se trouve que parfois, emportés par nos discours et nos échanges, on s`échauffe, il y a l`alcool, le sucre, la cigarette, la nuit qui avance, le désir… on peut effectivement s`amuser à être avec l`autre, parce que c`est un jeu. On dit oui j`ai lu ça » comme fonction d`acquiescement et ça c`est pour faire avancer le discours. C`est pour que l`autre ne soit pas seul et pour que toi tu ne sois pas seul non plus avec tes lacunes. Qui dit lacune dit manque et c`est dur à remplir un manque. Je crois que ça à voir avec l`amour cette histoire.
Pour vous répondre plus concrètement, des livres que j`ai honte de ne pas avoir encore lu il y en a plein ! J`ai un peu honte de ne pas avoir vraiment lu La Généalogie et la Morale de Nietzsche qui est peut-être l`un dès livre plus important de la philosophie occidentale. le mot « morale » me fait peur mais c`est « généalogie » qui aurait dû m`attirer. C`est une lecture que je vais entreprendre bientôt. Je ne sais pourquoi, je reviens à Nietzsche très régulièrement depuis quelques mois… J`aimerai revenir à l`allemand aussi que j`ai bien oublié, hélas.
J`ai toujours lu par fragments Pantagruel et Gargantua et ça m`énerve parce que j`aimerais pouvoir trouver le temps de les dévorer en entier tout en mangeant des pâtés. Je n`ai toujours pas lu entièrement Les Essais de Montaigne que j`aimerai lire allongé sous des pins. Ce sont nos écoles et nos universités qui nous apprennent à lire comme ça, par fragments. Je n`ai toujours pas lu l`intégrale de la Comédie de Balzac alors que ma fille prend de l`avance, d`où l`envie d`en parler avec elle. Flaubert, il me manque aussi quelques textes, les premiers. Encore des classiques !


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Je trouve que souvent les petits blogs littéraires, tenus par des gens qui font attention à ce qu`ils écrivent, qui ont des lectures rares qu`ils veulent faire partager, sont admirables. J`ai beaucoup de tendresse pour ces gens-là. Ils sont nombreux en France, en Italie, en Allemagne. Ils ont des petits auteurs cultes. Moi c`est Marcel Cohen que j`aime énormément. Je suis étonné qu`on en parle pas plus. Il y a aussi Georges Lambrichs qui a fait des œuvres courtes, souvent fragmentaires. Des petits textes mais à grande portée. Pierre Herbart aussi, je l`aime énormément et Jean Paulhan, Pierre Autin-Grenier, Etgar Keret. Les formes courtes : ça vient de mon amour pour Borges.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Un classique usurpé ? Il n`est pas facile de répondre… d`abord qu`est-ce qu`un classique ? Je dirais La Chartreuse de Parme… Je suis plutôt le Rouge et le Noir.
Je ne vois bien entendu que des auteurs français pour l`instant…


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature

Dans un atelier d`écriture je disais récemment à des adolescents que « les contraintes vont vous rendre libres ! » Je crois que c`est quelque chose qui vient de Perec. C`est presque de mauvais goût de dire ça dans un lycée qui ressemble à une prsion, mais c`est assez vrai. Même si moi dans mes textes à facture disons « poétique », je fais plutôt dans le vers libre.


Que lisez-vous en ce moment ?

L`Ethnologie de soi de Marc Augé, Anton Reiser de Karl Philip Moritz etBerlin de Jules Laforgue.

Découvrez "L`Empereur du Sahara" de Philippe Di Folco aux éditions Galaade :



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Vidéo de
Yves Stavridès est en tête à tête avec Gérard Collard. En présence de Benoit Yvert, éditeur chez Perrin, parlent du livre Criminels co écrit avec Philippe di Folco, chez Sonatine - plateau des Deblogueurs - SMEP 2015

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Bibalice   10 mars 2014
L'empereur du Sahara de Philippe Di Folco
Jacques Lebaudy a bâti sa vie comme on écrit un roman monstrueux, un roman-monde, nourri à la fois d'aventure, de picaresque, de vaudeville, de naturalisme de drame sanglant, de "phynances" et de beaucoup de "fausses nouvelles", mais il ne nous a pas donné le "comment j'ai écrit certains aspects de ma vie".
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Bibalice   17 février 2014
L'empereur du Sahara de Philippe Di Folco
Qui était Jacques Lebaudy, l'homme dont la petite histoire retient le nom parce qu'il s'autoproclama durant l'été 1903 "empereur du Sahara" ? Au cours des années qui suivirent le débarquement dans le Sud marocain et toutes les péripéties qui s'ensuivirent, des centaines d'articles furent publiés de par le monde, le caricaturant parfois assez méchamment, le qualifiant de fou, de mégalomane, d'illuminé, de rêveur... Et puis on l'oublia.
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Mimimelie   28 juillet 2018
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
Des couleuvres, par centaines, les gens sont toujours prêts à en avaler. C’est si facile que c’en est désolant.
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pictura   07 mai 2014
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
Citons encore le cas de George Parker qui, peu après 1918, à New York, vendit des bâtiments publics à des touristes imprudents. Son choix préféré se portait, comme son prédécesseur McCloundy, sur le pont de Brooklyn, qu’il vendit deux fois par semaine pendant plusieurs mois ! Au début, il s’installait à l’entrée du pont, se présentant comme contrôleur du péage, et empochait les taxes. Par la suite, il se fit passer pour le propriétaire du site. La police l’arrêta plusieurs fois, mais Parker recommençait. Il vendit également le Madison Square Garden, le Metropolitan Museum of Art, le tombeau d’ULysse Grant et la statue de la Liberté. George usait de nombreuses et diverses méthodes pour organiser ses ventes. Pour le tombeau du président Grant, il se présenta comme son petit-fils. Il ouvrit même une officine pour gérer ses escroqueries immobilières. Il produisit quantité de faux titres pour prouver qu’il était le propriétaire légal de tous les biens qu’il désirait vendre.
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Bibalice   10 mars 2014
L'empereur du Sahara de Philippe Di Folco
L'attitude de Jacques était décidément subversive : elle dit en filigrane "je serai le raffineur de ma destinée, je veux conquérir des terres, je suis un héros, je suis l'artiste de ma vie, je suis ma propre loi".
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Bibalice   17 février 2014
L'empereur du Sahara de Philippe Di Folco
Rio-Buenos Aires est la dernière destination connue de Jacques Lebaudy par les autorités des douanes françaises. Dans les registres, l'employé a même notifié "Rio de Janeiro" suivi d'un point d'interrogation. Jacques agit comme s'il voulait brouiller les pistes. Augustine n'est pas dans la confidence.
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Mimimelie   27 juillet 2018
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
Les beaux tableaux de Fernand Legros.



Il fréquente les milieux de « l’art dealing », et s’avise que la cote d’un artiste se construit à hauteur de 20% sur le nom du peintre et à 80 % sur celui du marchand, Rosenberg, Kahnweiler, Granoff, Wildenstein valent donc plus que le nom de Picasso ou Matisse. En même temps, il apprend que des milliers de Corot et d’Utrillo auraient été vendus sur le sol américain. Les faux pullulent. Ces découvertes fascinent Fernand. Il veut en être. Mais comment s’y prendre ? Comment se faire un nom de marchand, un nom qui ait valeur de certificat d’authenticité ?

… Entre temps, il est devenu l’amant du secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarsjöld, dont le carnet d’adresses devait servir.



On le voit aux côté de Judy Garland, Hary Belafonte. Zizi Jeanmaire et Roland Petit veillent assi au développement artistique de leur cher Fernand. Dans les coulisses des studios, la maman de Zizi est là. Il se trouve qu’elle vend de (vrais) tableaux aux grands pontes des studios. Elle conseille à Fernand d’investir. Il achète donc pour 500 dollars une ébauche, à peine un dessin, signé Picasso, qu’il revend le jour même à l’acteur Bob Hope. La garantie ? Il avait appartenu à la poétesse Gertrude Stein. Ce qui plait à Fernand, c’et la facilité avec laquelle ces échanges ont lieu, mais aussi la conception même des œuvres modernes : la vitesse de production du trait d’un Matisse ou d’un Picasso, sans aucune mesure avec la lenteur d’un Vermeer ou d’un Poussin….

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Mimimelie   27 juillet 2018
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
De Façon certaine, Legros et Hory sont en partie la source d’inspiration de l’ultime album inachevé des « Aventures de Tintin », « Tintin et l’Alph-Art ». Dans les croquis, la silhouette de Fernand apparaît sous le crayon d’Hergé. Son nom ? Endaddine Akass (« qu’est-ce qu’on encaisse » en dialecte bruxellois.)
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Mimimelie   27 juillet 2018
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
Cette histoire prend place à la toute fin des Années folles et peu de gens s’en souviennent. Toute la saveur de l’affaire tient en une seule phrase : lors d’une session parlementaire, au printemps 1929, plusieurs députés français tentent de mettre à l’ordre du jour l’intervention, au nom de « la solidarité avec des peuples frères » et « de la Liberté », dans les affaires de la Poldévie… un pays qui n’existe pas !
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Mimimelie   28 juillet 2018
Histoires d'imposteurs de Philippe Di Folco
Arrivé à New York en 1925, il reprend ses « activités ». Il loue la Maison-Blanche à un éleveur de bétail pour la modique somme de 100 000 dollars l’an, la première année étant payable d’avance. Il s’est permis d’encaisser le chèque dans la foulée.

Fergusson aurait pu donc vivre de ses rentes, mais le vice étant plus fort que sa volonté, il continue. Il tombe alors sur le pigeon parfait. Un riche Australien se promène sur la cinquième avenue… … la statue de la Liberté gêne les travaux et…
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