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Note moyenne 4.12 /5 (sur 706 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Moudon (Vaud) , le 30/06/1925
Mort(e) à : Grignan, Drôme , le 24/02/2021
Biographie :

Philippe Jaccottet est un écrivain, poète, critique littéraire et traducteur suisse vaudois. Il est l'époux de l'illustratrice et peintre Anne-Marie Jaccottet, née Haesler.

Après des études de lettres à l'université de Lausanne, il a été correspondant à Paris de l'éditeur vaudois Mermod. En 1953, il s'est établi à Grignan, dans la Drôme (Provence), où il vit toujours avec sa femme.
Il a traduit du grec, de l'allemand, de l'italien et de l'espagnol - notamment les poètes Hölderlin, Rilke, Mandelstam. Mais aussi Novalis, Thomas Mann ("La Mort à Venise"), Musil. Dès 1948, il entreprend la traduction, depuis l'italien, des textes poétiques de son ami Giuseppe Ungaretti.
Établi en France depuis 1946, il fréquente de nombreux poètes, de nombreux auteurs dont certains deviendront des amis. Citons Francis Ponge, Jean Paulhan, Yves Bonnefoy, Pierre Leyris, André Dhôtel. Peu à peu, Jaccottet trouve sa propre voie, sa propre voix.
1953 est l'année de la publication de "L'Effraie", que Jaccottet reconnait comme sa véritable première oeuvre littéraire.
Depuis Grignan, où il vit désormais, il poursuit son écriture poétique, ses traductions, et collabore activement à "La Nouvelle Revue française". Il écrit sur nombre de poètes contemporains, dont, du vivant du poète, sur Armand Robin.
Tout comme pour Yves Bonnefoy, il mène en parallèle une vie de traducteur, qu'il juge vitale, essentielle.
Il a reçu de nombreuses distinctions prestigieuses, et un nombre considérable d'essais ont été consacrés à son oeuvre. Ainsi, "Creazione e traduzione in Philippe Jaccottet", sous la direction de F. Melzi d'Eril Kaucisvili (1998) ; de Mattia Cavadini, "Il poeta ammutolito. Letteratura senza io: un aspetto della postmodernità poetica. Philippe Jaccottet e Fabio Pusterla (2004).
En français, entre autres, Philippe Jaccottet. Pages retrouvées, inédits, entretiens, dossier critique , textes réunis et présentés par Jean-Pierre Vidal, Payot, Lausanne, 1989 ; "Paysages avec figures absentes" de Philippe Jaccottet , Zoé, Carouge-Genève, 2007.
Ses poésies sont traduites dans une vingtaine de langues.
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Source : /www.culturactif.ch
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Bibliographie de Philippe Jaccottet   (115)Voir plus

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« […] toute chose vraie est prophétique et inonde son temps de lumière, et c'est à la poésie qu'il incombe de répandre cette lumière ; c'est pourquoi l'esprit ne doit et ne peut surgir qu'à travers elle. L'esprit ne surgit qu'à travers l'inspiration… » (Bettina von Arnim, Begeisterung) « Hölderlin (1770-1843) a seize ans. […] déjà, c'est de poésie surtout qu'il se nourrit […]. […] ce sera toujours immédiatement, antérieurement à toute réflexion, à tout vouloir, au désir même, que le monde bourré de sa charge de sacré l'assaillera, indubitable, indéchiffrable. […] […] Hölderlin méditera longtemps, et avec quelle profondeur, sur la Grèce ; mais il ne l'aurait pas fait, ni de cette manière, s'il n'avait été d'abord emporté, ravi (au sens le plus fort). […] » (Philippe Jaccottet, avant-propos) « […] Jamais peut-être la haute tristesse méditante n'a été si magnifiquement exprimée. Parfois ce génie devient obscur et sombre dans le puits amer de son coeur ; mais le plus souvent, son apocalyptique étoile Mélancolie brille, merveilleusement touchante, au-dessus de la vaste mer de ses émotions. […] » (Clemens Brentano à Philipp Otto Runge, le 21 janvier 1810) « […] je parle comme quelqu'un qui a fait naufrage. On est alors porté à conseiller aux autres de rester au port jusqu'à l'arrivée de la saison propice au voyage. J'ai de toute évidence voulu m'élancer trop vite, j'ai aspiré trop tôt aux grandes choses, et je l'expierai sans doute tant que je vivrai ; il est peu probable que je réussisse parfaitement en quoi que ce soit, faute d'avoir laissé mûrir ma nature dans la tranquillité d'une modeste insouciance. […] » (Friedrich Hölderlin à son frère, Francfort-sur-le-Main, le 12 février 1798, traduction par Denise Naville) « Durant toute la première moitié de sa vie, Hölderlin est resté presque inconnu ; la démence, durant la deuxième moitié de cette vie, l'a maintenu dans une étrange absence où, du monde des hommes, il ne voyait plus que les images des saisons. […] » (Philippe Jaccottet, avertissement) « […] […] Il affirme que la source de la sagesse est empoisonnée aujourd'hui, que les fruits de la connaissance sont des noix creuses, une tromperie. […] » (Fragments de l'entretien du menuisier Zimmer avec l'écrivain Gustav Kühne, qui rendit visite à Hölderlin au cours de l'été 1836) « […] C'est ainsi : qui hante de trop près les dieux, ils le condamnent à la misère. […] » (Bettina von Arnim, Die Günderode, 1840) 0:00 - le Laurier (poème) 0:18 - Lettre à Neuffer Hypérion ou l'ermite De Grèce : 0:57 - 1er extrait (Hypérion à Bellarmin) 1:45 - 2e extrait (Hypérion à Bellarmin) 2:29 - 3e extrait (Hypérion à Bellarmin) 2:56 - 4e extrait (Hypérion à Bellarmin) 4:24 - 5 extrait (Hypérion à Bellarmin) 5:14 - Lettre à son frère 5:46 - Lettre à Johann Gottfried Ebel 7:05 - Lettre à Neuffer 7:22 - Lettre à son frère Empédocle : 7:54 - La mort d'Empédocle (extrait) 8:11 - Lettre à Suzette Gontard Période des grands poèmes : 8:57 - Vocation du poète 10:14 - le pain et le vin 11:25 - L'archipel 12:13 - Comme au jour de repos 13:51 - L'esprit du Temps 14:18 - Générique Référence bibliographique : Friedrich Hölderlin, Oeuvres, édition publiée sous la direction de Philippe Jaccottet, Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1967 I

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Citations et extraits (541) Voir plus Ajouter une citation
Elisanne   14 mai 2010
A la lumière d'hiver. Leçons. Chants d'en bas. Pensées sous les nuages de Philippe Jaccottet
Les larmes quelquefois montent aux yeux

comme une source,

elles sont de la brume sur des lacs,

un trouble du jour intérieur,

une eau que la peine a salée.
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Philippe Jaccottet
palamede   26 février 2021
Philippe Jaccottet
L’ignorant



Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,



plus j'ai vécu, moins je possède et moins je règne.



Tout ce que j'ai, c'est un espace tour à tour



enneigé ou brillant, mais jamais habité.



Où est le donateur, le guide, le gardien ?



Je me tiens dans ma chambre et d'abord je me tais



(le silence entre en serviteur mettre un peu d'ordre),



et j'attends qu'un à un les mensonges s'écartent :



que reste-t-il ? que reste-t-il à ce mourant



qui l'empêche si bien de mourir ?



Quelle force le fait encor parler entre ses quatre murs ?



Pourrais-je le savoir, moi l'ignare et l'inquiet ?



Mais je l'entends vraiment qui parle, et sa parole



pénètre avec le jour, encore que bien vague :



« Comme le feu, l'amour n'établit sa clarté



que sur la faute et la beauté des bois en cendres... »
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Philippe Jaccottet
pgremaud   14 mai 2016
Philippe Jaccottet
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
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Piatka   29 mars 2017
Haïku de Philippe Jaccottet
De temps en temps

Les nuages donnent un répit

Aux contempteurs de lune.



BASHÔ - Automne
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Piatka   30 octobre 2013
Rilke de Philippe Jaccottet
Comment se fait-il que nous puissions fermer les yeux et garder en nous le visible ? Et ne nous serait-il pas permis, et même intimé, de faire comme l'anémone qui se referme, au soir, sur ce qu'elle a absorbé de jour, et se rouvre le lendemain un peu plus grande ?
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Philippe Jaccottet
sabine59   23 janvier 2020
Philippe Jaccottet
Dans le ciel de cette aube tiède

où la montagne prend la couleur de la violette

alors que la lune ronde se dissout,

deux buses entrecroisent leurs spirales silencieuses
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Philippe Jaccottet
sabine59   01 septembre 2020
Philippe Jaccottet
On voit les écoliers courir à grands cris

dans l'herbe épaisse du préau.



Les hauts arbres tranquilles

et la lumière de dix heures en septembre

comme une fraiche cascade



(" A la lumière d'hiver")
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Piatka   01 décembre 2014
A travers un verger de Philippe Jaccottet
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
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Piatka   05 avril 2017
Haïku de Philippe Jaccottet
La conscience de n’être jamais qu’un voyageur vous lave les yeux.
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Philippe Jaccottet
sabine59   26 février 2021
Philippe Jaccottet
Il se dessine une veine rose dans l'air

et peu à peu plusieurs, comme sous la peau

d'une main jeune qui salue ou dit adieu.

Il s'insinue une douceur dans la lumière

comme pour aider à traverser la nuit.



Autant de plumes, tourterelle, pour tes ailes,

Autant de rumeurs tendres à tes lèvres, inconnue.



(" Poésies")
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