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Note moyenne 3.89 /5 (sur 315 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Faou , 1959
Biographie :

Philippe Le Guillou (né en 1959 au Faou) est un écrivain français. Ses romans sont marqués par les légendes celtiques et le christianisme, dans un style rappelant Julien Gracq. Il a reçu le Prix Médicis en 1997 pour Les Sept Noms du peintre et le Prix Méditerranée en 1990 pour La Rumeur du soleil.

Philippe Le Guillou devient professeur de lettres modernes en 1981 à Brest. Il passe l'agrégation en 1985 et enseigne ensuite à Rennes (notamment dans les classes préparatoires du lycée Chateaubriand). Il devient en 1995 inspecteur de lettres puis, en 2002, inspecteur général de l'Éducation nationale. Il a été président du jury de l'agrégation externe de lettres modernes de 2006 à 2009. Philippe Le Guillou est chevalier des Arts et Lettres, chevalier dans l'Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d'honneur. Les oeuvres de Philippe Le Guillou sont d'inspiration et de facture très traditionnelles, à l'écart de toute tentative de recherche novatrice. Se réclamant volontiers de Julien Gracq, Le Guillou accorde une grande importance aux paysages et aux légendes de sa Bretagne natale.Son écriture est souvent maniérée et volontiers emphatique.

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Source : Wikipédia
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La Pierre et le vent Philippe le Guillou Tallandier , (mars 2019) Un écrivain évoque sa foi à travers ses souvenirs d'enfance en Bretagne, ses déambulations dans Rome et ses rencontres parisiennes. © Electre 2019
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Citations et extraits (174) Voir plus Ajouter une citation
mcd30   23 mai 2020
Le donjon de Lonveigh de Philippe Le Guillou
Avant-propos



Pour celui qui l'a créé, le roman porte toujours en filigrane ses secrets de fabrique. Et, à cet égard, la lecture de Lonveigh aura ravivé des souvenirs qui flottaient en moi et que la fréquentation des pages de ce livre sombre et mouillé aura réssuscités et coagulés, me laissant à penser qu'un romancier n'a pas à tenir un journal ou à écrire le récit de sa vie, ses fictions étant comme les reliquaires où il dépose , au passage, la trace oula matière de ce qui le hantait à ce moment-là de son existence.
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mcd30   23 mai 2020
Le donjon de Lonveigh de Philippe Le Guillou
Avant-propos



Je ne relis jamais mes livres. Ce sont comme des peaux mortes, des défroques lointaines, je continue à être appelé par les textes à venir, ce sont eux qui m'excitent et aimantent ma songerie.
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LydiaB   18 octobre 2014
À Argol, il n'y a pas de château de Philippe Le Guillou
Il n'est plus là. Eût-il été, d'ailleurs, qu'il eût laissé faire. Alors on racontera, on inventera, on le fera parler. On lui prêtera perfidies et aigreurs. On fouillera peut-être même le "misérable petit tas de secrets" : quelle importance ! Sa liberté l'emportera, plus grande que le pouvoir nocif des vestales, des doctes, des embaumeurs, des échotiers minables.
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Erik35   16 mai 2018
Livres des guerriers d'or de Philippe Le Guillou
Alors les terres sont entrées dans la nuit. Les hautes terres du Nord que battent les vents, le rythme fou des lames, les terres bordées de rivages noirs aux longs festons d'écume. Les grands plateaux de l'île du Saumon et du Cerf. Des forts des temps anciens, arc-boutés sur les falaises, défiaient encore les bourrasques de l'hiver. Ils descendaient en dégradés de lames courbes et usées par la mer. À les regarder longtemps, dans la perspective de la lande que rasaient les vents, on se disait que les habitaient peut-être des guerriers minéraux, tassés sous l'aplat des murailles, des guerriers aux javelots corrodés par le sel.
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enjie77   01 mai 2020
Les marées du Faou de Philippe Le Guillou
Des tombeaux livresques et des autels.



Les tombeaux à la mémoire de Gabriel, mes lecteurs les visitent. Les autels, seuls mes intimes ou mes visiteurs les connaissent. Dès mon installation, en août 1998, j'ai fait de la petite entrée de mon appartement parisien une chapelle dévolue au souvenir de mon grand-père maternel. Sur une console, auprès d'une statue de Notre-Dame de la Garde, la Madone des mers et des missions, et juste sous une photographie qui montre Gabriel sur le pont du torpilleur "Cyclone", entouré de ses frères marins, j'ai disposé un carnet de navigation qui lui appartint au temps de sa formation, des sphères armillaires, un petit guerrier chinois exhumé d'un hypogée impérial, le couteau à l'aide duquel il pelait ses poires à l'épaisse peau hivernale, des azulejos avec des emblèmes maritimes. De la même manière, j'ai raccroché au-dessus de la porte du salon le plan très précis d'un navire, le "Jules-Michelet", dessiné par lui dans les années vingt.

Il est là ainsi, au cœur d'une ville qu'il ne connaissait pas, tout près de l'ancien ventre de Paris, et il me regarde dans l'accomplissement de ma vie quotidienne.

Sur le buffet du salon, tout près de la collection d'assiettes de Quimper, j'ai déposé sur un petit chevalet un cours de timonerie à la couverture rouge usée. On dirait presque un traité de mathématiques mais, ce qui m'émeut, ce sont les annotations de la main de Gabriel et la mention, par lui tracée, de son matricule



Martin Gabriel

Matricule 116 095.
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nadejda   03 août 2012
Les sept noms du peintre de Philippe Le Guillou
Une nuit, ils firent l'escalade de Montségur. Ils étaient seuls dans ce repaire d'aigles sous un ciel criblé d'étoiles. Il sembla à Erich Sebastian que le monde tournait autour du vaisseau céleste. La montagne était face à eux, puis le creusement des plaines. Un océan de feux roulait au loin. Les pierres s'effondraient sous les pas. Des oiseaux, surpris, s'enfuyaient dans un claquement d'ailes maudites. Erich Sebastian rêvait de bûcher, d'ascèse, de méditations dans le vif des nuits stellaires. Ils y restèrent la nuit. Ils voulaient voir le jour arriver, ce feu qui viendrait couronner les heures de vigie au sommet du chicot céleste. p 178
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ibon   20 février 2017
D'Armor en Argoat de Philippe Le Guillou
A Ouessant, près des landes brûlées par les vents du large, sur cette île vigie qui est comme un commencement d'Irlande, la pensée que les disparus en mer pussent être condamnés à une errance sans fin et sans gîte serait à ce point insupportable que l'on inventerait les "proella", ces effigies de cire que l'on enfouirait en terre pour donner aux naufragés un semblant de sépulture - pour qu'à l'horreur de la liquéfaction du corps dans l'élément marin ne s'ajoute pas celle d'une damnation loin de l'ancrage primordial.
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mcd30   24 mai 2020
Le donjon de Lonveigh de Philippe Le Guillou
Mais, je le redis les mots ne dansent plus pour moi
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Erik35   26 mai 2018
Livres des guerriers d'or de Philippe Le Guillou
[C'est Merlin qui parle]



- Cette nuit, dès que je t'aurai quitté, je m’enfermerais dans mon esplumoir. On désigne de ce nom la cage où l'on enferme les oiseaux pendant la mue. Sous ma robe verte, je vais me parer des robes du phénix. Je vais retisser la geste des rois d'or. Il n'y aura ni sang ni flamme. Seulement des mots dont je serais le maître. Des mots de douleur, de nostalgie, des mots de prophétie aussi, car qui écrit fait oeuvre d'incarnation. Sous ces mots rouleront des flux de vent et de lumière. C'est un autre or que je vais quêter. Je n'aurai plus besoin de sanctuaire, ni de rites. Je t'ai donné ta mission. Veille sur Excalibur et le Graal. Quant à moi, je vais transporter mon esplumoir au bord des lochs et des tourbières de mon origine. Et j'attendrai l'envoyé lumineux, à qui je dicterai la geste de la quête. Mon entombement, ce sera l'écriture. J'ai prophétisé. Je veux écrire. Je veux connaître ce lieu d'épreuve et de passage, d'origine et de secret...
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mcd30   07 juillet 2018
Le pont des anges de Philippe Le Guillou
Aucune religion n'avait à imposer sa loi et sa vision du monde, aucune . Aucune société n'avait à s'emparer d'une religion pour tenter de l'imposer aux autres et au monde. Les religions, dirait-il encore, s'étaient toujours fourvoyées quand elles pensaient se consolider grâce à la violence, quand elles s'armaient, qu'elles devenaient des idéologies aveugles en se confondant avec les Etats. Elles n'avaient de raison d'être que lorsqu'elles prêchaient la liberté, la tolérance et l'amour.



P; 420-421
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