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Note moyenne 3.55 /5 (sur 41 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Pallet , 1079
Mort(e) à : Chalon-sur-Saône , le 21/04/1142
Biographie :

Pierre Abélard ou Pierre Abailard ou encore Pierre Abeilard est un théologien, philosophe et compositeur breton ayant vécu en France.

Il a été un des principaux acteurs du renouveau des arts du langage au début du XIIe siècle. Après son entrée en religion, ses travaux de théologien ont suscité la critique des autorités ecclésiastiques (concile de Soissons, 1121 ; concile de Sens, 1141). Il est encore plus célèbre pour sa liaison avec Héloïse et les lettres échangées par le couple.

Le 16 juin 1817, ses restes et ceux d'Héloïse ont été transférés au cimetière du Père-Lachaise.

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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   20 février 2013
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Je rends grâce à Dieu, qui inspire à vos cœurs tant de sollicitude pour mes cruelles et incessantes épreuves, et qui vous fait participer à mon affliction. Faites, par l’assistance de vos prières, que la miséricorde divine me protège et écrase bientôt Satan sous nos pieds. A cet effet, j’ai hâte de vous envoyer le Psautier que vous me demandez avec tant d’instance, ô sœur jadis si chère dans le siècle, mais bien plus chère aujourd’hui en Jésus-Christ : qu’il vous serve à offrir au Seigneur un perpétuel holocauste de prières, pour expier nos grands et si nombreux péchés, pour conjurer les périls dont je suis journellement menacé !
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LydiaB   01 juillet 2012
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
LETTRE DEUXIÈME.



HÉLOISE À ABÉLARD.



À son maître, ou plutôt à son père ; à son époux, ou plutôt à son frère ; sa servante, ou plutôt sa fille ; son épouse, ou plutôt sa sœur ; à Abélard, Héloïse.





La lettre que tu as adressée à un ami pour le consoler, mon bien-aimé, un hasard l’a fait venir dernièrement jusqu’à moi. Au seul caractère de la suscription reconnaissant aussitôt qu’elle était de toi, je la dévorai avec une ardeur égale à ma tendresse pour celui qui l’avait écrite : si j’avais perdu sa personne, ses paroles du moins allaient me rendre en partie son image. Hélas ! chaque ligne, pour ainsi dire, de cette lettre encore présente à ma mémoire était pleine de fiel et d’absinthe, car elle retraçait la déplorable histoire de notre conversion et de tes épreuves sans trêve, ô mon unique.

Tu as bien rempli la promesse qu’en commençant tu faisais à ton ami : ses peines, au prix des tiennes, il a pu s’en convaincre, ne sont rien ou peu de chose. Après avoir rappelé les persécutions dirigées contre toi par tes maîtres, et les plus grands outrages lâchement infligés à ton corps, tu as peint l’odieuse jalousie et l’acharnement passionné dont tes condisciples aussi, Albéric de Reims et Lotulphe de Lombardie, t'ont poursuivi. Tu n’as oublié ni ce que leurs cabales ont fait de ton glorieux ouvrage de théologie, ni ce qu’elles ont fait de toi-même, condamné à une sorte de prison. De là tu arrives aux machinations de ton abbé et de tes perfides frères, aux épouvantables calomnies de ces deux faux apôtres déchaînés contre toi par ces indignes rivaux, au scandale soulevé dans la foule à propos du nom de Paraclet donné, contre l’usage, à ton oratoire ; enfin, passant aux vexations intolérables dont ta vie aujourd’hui encore n’a pas cessé d’être l’objet, de la part de ce persécuteur impitoyable et de ces méchants moines que tu appelles tes enfants, tu as mis les derniers traits à cette pitoyable histoire.

Je doute que personne puisse lire ou entendre sans pleurer le récit de telles épreuves. Pour moi, il a renouvelé mes douleurs avec d’autant plus de violence que le détail en était plus exact et plus expressif ; que dis-je ? il les a augmentées en me montrant tes périls toujours croissants. Voilà donc tout ton troupeau réduit à trembler pour ta vie, et chaque jour nos cœurs émus, nos poitrines palpitantes attendent pour dernier coup la nouvelle de ta mort. Aussi nous t'en conjurons, au nom de celui qui, pour son service, te couvre à quelques égards de sa protection ; au nom du Christ, dont nous sommes, ainsi que de toi-même, les petites servantes, daigne nous écrire fréquemment et nous dire les orages au sein desquels tu es encore ballotté ; que nous du moins, qui te restons seules au monde, nous puissions avoir part à tes peines et à tes joies. D’ordinaire, la sympathie est un allégement à la douleur, et tout fardeau qui pèse sur plusieurs est plus léger à soutenir, plus facile à porter. Si la tempête vient à se calmer un peu, hâte-toi d’autant plus d’écrire que les nouvelles seront plus agréables à recevoir. Mais, quel que soit l’objet de tes lettres, elles ne laisseront pas de nous faire un grand bien, par cela seul qu’elles seront une preuve que tu ne nous oublies pas. [...]

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Aela   05 février 2011
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Apprenons l'art d'aimer, de plaire tour à tour,

Ne cherchons en un mot que l'amour dans l'amour

Lettre d'Héloïse à Abélard
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Pierre Abélard
Cer45Rt   31 octobre 2018
Pierre Abélard
Le doute amène l'examen et l'examen la vérité.
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Chocolatiine   13 mars 2016
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Car mon cœur n’était pas avec moi, mais avec toi, et, aujourd'hui surtout, s'il n'est pas avec toi, il n'est nulle part.
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Chocolatiine   10 mars 2016
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Car il n'est pas facile de soupçonner l'infamie chez ceux que nous aimons le plus, et la souillure d'une suspicion honteuse ne peut pénétrer un amour intense. Comme l’écrit Saint Jérôme à Castricien : "Nous connaissons toujours en dernier les maux de notre maison, et ignorons les vices de nos enfants et de nos épouses alors même que nos voisins les chantent sur les toits." Mais ce que l'on sait en tout dernier, il faut le savoir de toute façon un jour, et ce que tout le monde connait, il n'est pas facile de le cacher à un seul.
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AuroraeLibri   21 avril 2016
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
"Les hauteurs excitent l'envie, c'est sur les sommets que se déchaînent les vents."

Ovide
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Chocolatiine   14 mars 2016
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Plus haute est l'ascension, plus dure est la chute quand on s’écroule.
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AuroraeLibri   21 avril 2016
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
De loin, on l'aurait cru un grand arbre plein de feuilles; de près, on voyait qu'il était stérile. Et en m'approchant dans l'espoir de cueillir quelques fruits, je compris que c'était le figuier maudit par Notre Seigneur dans l'Evangile, ou bien le vieux chêne auquel Lucain compare Pompée, dans ces vers:

"Il se dresse là, l'ombre d'un grand nom, comme un chêne vénérable au milieu d'un champ de blé."

Phars., I, 135-136
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LydiaB   20 février 2013
Lettres d'Abélard et Héloïse de Pierre Abélard
Si, depuis que nous avons quitté le siècle pour Dieu, je ne vous ai pas encore adressé un mot de consolation ou d’exhortation, ce’ n’est point à ma négligence qu’il en faut attribuer la cause, mais à votre sagesse dans laquelle j’ai toujours eu une absolue confiance. Je n’ai point connaissance qu’aucun de ces secours fût nécessaire à celle à qui Dieu a départi tous les dons de sa grâce, à Celle qui, par ses paroles, par ses exemples, est capable elle-même d’éclairer les esprits troublés, de soutenir les cœurs faibles, de réchauffer ceux qui s’attiédissent. C’est ce que vous saviez faire il y a déjà longtemps, alors que vous n’étiez encore que prieure obéissant à une abbesse. Aujourd’hui, dès le moment que vous veillez sur vos filles avec autant de zèle que jadis sur vos sœurs, c’est assez pour m’autoriser à penser qu’instructions ou exhortations de ma part ne peuvent être que superflues. Toutefois, si votre humilité en jugeait autrement, et si, même dans les choses qui regardent le ciel, vous éprouviez le besoin d’avoir notre direction et nos conseils écrits, mandez-nous sur quel sujet vous voulez que je vous éclaire, je répondrai selon que le Seigneur m’en donnera le moyen.
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