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Note moyenne 3.91 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Ivry-sur-Seine , le 24/05/1922
Mort(e) à : Paris , le 02/11/2014
Biographie :

Pierre Daix est un journaliste, écrivain et historien de l'art.

Il adhère au Parti communiste français, en 1939. En juillet 1940, il crée un club étudiant du Centre laïque des auberges de la jeunesse (Claj) qui servait de paravent légal aux étudiants communistes clandestins. Résistant, il est arrêté. Prisonnier, il passe de Fresnes à Clairvaux puis au camp de concentration de Mauthausen, en 1944. Connaissant l'allemand, Pierre Daix travaille avec l'organisation de résistance internationale clandestine et aider à sauver des résistants français sans distinction d'origine politique.
À la Libération, il est nommé chef de cabinet du ministre communiste Charles Tillon au ministère de l'Air, de l'Armement et de la Reconstruction jusqu'à 1947. Il devient un ami intime du peintre Pablo Picasso, rencontré en 1945.
Sa carrière de journaliste commencée en décembre 1946 au journal France d'abord. Il rédige un article, "Pierre Daix, matricule 59 807 à Mauthausen", paru dans les Lettres françaises en 1949, démentant qu'il y eût un univers concentrationnaire en Union soviétique.
En 1950, Pierre Daix est directeur du journal communiste "Ce soir", dont Louis Aragon est le directeur nominal. Lorsque "Ce soir" cesse sa parution en mars 1953, il accompagne Aragon à l'hebdomadaire "Les Lettres françaises", dont il redevient rédacteur en chef jusqu'en 1972, date de la fin du journal.
Pierre Daix publie en 1957 une "Lettre à Maurice Nadeau" dans laquelle il aborde de front les crimes de Joseph Staline. En 1963 il présente "Une journée d'Ivan Denissovitch" d'Alexandre Soljenitsyne aux lecteurs français. En 1974, il publie un livre "Ce que je sais de Soljenitsyne" à l'occasion de la publication de "L'Archipel du Goulag" et rompt avec le PCF, après une passe d'armes avec René Andrieu, rédacteur en chef de L'Humanité.
En octobre 1978, dans une chronique prémonitoire parue dans Le Point, après l'élection du pape Jean-Paul II, il intitule son article "L'espoir a changé de camp" et décrit le séisme qui va ébranler le communisme.
Du début des années 1980 et jusqu'à l'arrêt de la parution du titre en 1994, il collabore au "Quotidien de Paris". Il reçoit le prix Georges-Pompidou en 2003 pour sa contribution à la connaissance de l'art par ses très nombreux ouvrages sur le sujet.

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Les combattants de l'impossible, Pierre Daix

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation

Ton film fera ce qu'il voudra. C'est comme mes toiles. Je les commence, et puis elles se peignent toutes seules. Elles font ce qui leur plaît. Ton film ne t'obéira pas.

(Déclaration de Picasso à Cocteau)

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Parce que c’était ça, au fond, sa grande affaire : le vide. Là où ses confrères occidentaux étaient aux prises avec une critique qui leur reprochait leur non-dire, leur non-figuration, comme une sorte de démission, qui cherchait frénétiquement à identifier leurs signes - ah ! le bouddhisme zen ! - et ne supportait pas le travail de la nouvelle peinture avec le vide (quand elle réussissait, quand elle ne se laissait pas sombrer dans la facilité, ce qui est arrivé souvent), Zao Wou-Ki était issu lui de la tradition du vide. .../... Le peintre donne la vie non pas seulement dans la forme de ses signes mais là où son pinceau n’a pas touché le papier.

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Mon Dieu, comme c'est difficile la peinture ! Je marcherai sur les règles et serai lapidé !

(P.Gauguin)

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Comme lors de chaque transition, il est très difficile de déterminer à quoi Gauguin se met à travailler, d'autant plus que cette fois, s'il a loué un atelier à Lezaven, il quitte Pont-Aven après deux ou trois semaines pour aller s'installer au petit port du Pouldu fin juin avec Sérusier, puis Meyer de Haan. Visiblement, ils se sont succédé. Il écrira à Bernard en août qu'il est au Pouldu depuis un mois avec de Haan (sans parler de Sérusier) annonçant: «Je retourne dans trois jours à Pont-Aven parce que j'y ai crédit et que mon argent est épuisé. Je compte y rester jusqu'à l'hiver, et si je puis à cette époque obtenir quoi que ce soit au Tonkin, je fille étudier les annamites. Terrible démangeaison d'inconnu qui me fait faire des folies.» Il ne restera qu'un peu plus d'un mois à Pont-Aven, pour repartir au Pouldu le 2 octobre. C'était à une vingtaine de kilomètres plus au nord, à l'embouchure de la rivière Quimper, un village isolé, étrange, perdu dans les dunes, surtout loin de la colonie des peintres. C'est là que va se passer l'essentiel du séjour.

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Ce fut vraiment une prise de possession de l'auberge de Marie Henry par la peinture, dans une effervescence que renforçait l'émulation entre Gauguin et Meyer de Haan. Celui-ci avait fait un grand portrait de Marie que Gauguin appréciait tellement qu'il en peignit le cadre avant de l'accrocher à la place d'honneur. Certaines scènes furent peintes à même le plâtre.

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Pour faire neuf, il faut remonter aux sources, à l'humanité, en enfance.

(P. Gauguin)

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Dans notre société, un titre de journal est une marchandise qui s’acquiert, se transfère et s’hérite comme une autre. On peut en faire ce qu’on veut. Il n’y a pas de droit moral là-dessus des journalistes.

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Au fond, la peinture est comme l'homme, mortel, mais toujours en lutte avec la matière.

(P.Gauguin)

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Nos ainés, les Bolchéviks, nous ont appris que la bataille du prolétariat ça n'était pas une caisse d'épargne collective. Le cadre qui tombe dans le combat, il donne dix combattants, dix cardes nouveaux, plus jeunes plus durables, à notre cause commune.

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Que si c'est la société qui est responsable du développement de la poésie, il faut changer la société pour changer les poètes, et non s'en prendre aux poètes, dans le naïf espoir d'améliorer la société.

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