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Note moyenne 3.5 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 13/03/1916
Mort(e) à : Lons-le-Saunier , le 20/02/1997
Biographie :

pseudonyme de Pierre Fournier Né en 1916 à Paris d'un père ouvrier et d'une mère institutrice, il dut vivre une partie de son enfance dans le Périgord familial, suite à l'internement en asile de sa mère ; cette enfance difficile lui donna la matière de "La graine" et du "Meilleur de la vie". Revenu à Paris après le lycée, il s'engagea à gauche et commenca à se lier avec quelques écrivains. Prisonnier en stalag pendant la Seconde guerre mondiale, son œuvre témoigne fortement de cette période : "Le temps des Morts" narre sa vie de fossoyeur dans le camp de représailles de Rawa-Russka, aux abords duquel il assiste à la traque des Juifs.

Journaliste au retour de la guerre, il se consacre totalement à son œuvre à partir de 1953, date à laquelle il obtient le prix Goncourt pour "Les Bêtes" et "Le temps des morts" : le public découvre le souci d'une écriture exigeante consacrée à l'exploration des liens entre les végétaux, les animaux et les hommes. Puis il consacra une part de son œuvre à l'écriture de biographies, consacrées à des personnages chez qui on retrouve une part de lui-même : l'appétit de savoir, l'indépendance, l'inquiétude, qu'il s'agisse de Humbolt, de Buffon ou de Bernard Palissy. Dans d'autres textes, il observe la nature avec les yeux du poète et du philosophe ("Le présage", "Les sources", "Le règne végétal").

Les "Yeux sans visage", le célèbre film de Franju, lui doit l'essentiel de son scénario et ses dialogues. Des pièces de théâtre, notamment "Les pas perdus", des textes d'albums et de nombreuses préfaces complètent son œuvre.

Après le Grand Prix de l'Académie Française, il reçoit en 1994 le prix Roger Caillois : il partageait la fascination de cet écrivain vis-à-vis du monde naturel, en se tenant quant à lui résolument dans "la forêt humaine" (titre d'un ouvrage biographique). Il est mort en 1997. L'essentiel de ses ouvrages ont été publiés par les éditions Gallimard.
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Source : wikipédia
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Bibliographie de Pierre Gascar   (56)Voir plus

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Videos et interviews (9) Voir plusAjouter une vidéo
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La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité. Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes. ©Garage Productions. Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78   01 mai 2015
Le présage de Pierre Gascar
Les lichens supportent le froid, la raréfaction de l’oxygène (on les rencontre jusqu’à 6 000 mètres d’altitudes), la chaleur extrême, l’absence d’eau (ils revivent plusieurs mois après une dessiccation complète), mais meurent aujourd’hui dans le centre de Paris, de Londres, de New York, de Tokio et même de Venise où cependant des herbes, des arbres, sensibles, par contre, aux excès du climat, continuent tant bien que mal de pousser. En un mot, les lichens ne se montrent vulnérables qu’aux modifications anormales du milieu. Comment ne pas admirer la justesse, pour ne pas dire la sagesse, de cette réaction ? Comment ne pas applaudir à ce refus, ne pas y voir une leçon ?
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Marpesse   06 juin 2015
Les bêtes de Pierre Gascar
Mon Dieu!, mon Dieu, faites qu'on ne tue plus jamais les moutons.
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lilianelafond   17 novembre 2019
Le présage de Pierre Gascar
Si nous sommes enclins à imaginer, à Venise, en particulier certains soirs de l’arrière-saison, la présence dans les rues et dans l’air des symboles pervertis qu’alentour tant d’œuvres d’art recelaient jusqu’ici en secret, si nous finissons par éprouver, dans cette ville, une oppression due au poids de l’histoire et du génie humain, si nous en venons à peupler de fantômes ces rues vides, à doubler de l’écho de la fable le moindre cri, le moindre appel ou le moindre bruit d’aile, si nous nous sentons, par moments, comme coupables de tout cet art, de toute cette culture qui n’a pas su donner un sens à la vie et qui s’achève sur le vide, si, au cours de nos promenades, nous errons comme poursuivis par les âmes inapaisées que nous avons fait naître dans nos tableaux, nos sculptures, nos poèmes, nos musiques, nous ne pouvons pas supporter que disparaisse à jamais la plus petite partie de ce fonds où s’enracinent à la fois notre orgueil et notre désespoir. Car nous n’avons pas d’autre au-delà que l’art. Ciel ou enfer, la distinction ici ne s’impose guère. Il importe peu que l’œuvre nous parle de notre salut ou de notre damnation. Ce que nous y cherchons, c’est seulement une ouverture.
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lilianelafond   17 novembre 2019
Le présage de Pierre Gascar
Les lichens ont eu leur poète en la personne de Camillo Sbarbaro qui occupe une place très honorable dans l’histoire de la littérature italienne de la première moitié de ce siècle (…) Sbarbaro alliait le sentiment poétique à la connaissance scientifique et faisait des lichens le thème de ses rêveries les plus libres comme de ses traités de botanique les plus rigoureux
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talou61   23 juin 2020
L'ombre de Robespierre de Pierre Gascar
En ce temps, l'évolution des esprits passe obligatoirement par l'acte d'écrire. Il est devenu la première manifestation de liberté, la première affirmation concrète de l'indépendance de la pensée.
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Achab1970   28 février 2020
L'ombre de Robespierre de Pierre Gascar
"Les aliments nécessaires à l’homme sont aussi sacrés que la vie elle-même, déclare Robespierre. Tout ce qui est nécessaire pour la conserver est une propriété commune à la société entière. Il n'y a que l'excédent qui soit une propriété individuelle."
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Aude_   08 novembre 2018
La graine de Pierre Gascar
C''était un de ces bourgs de plaine situés loin des grands axes de communication et dont les carrefours distribuent des noms de villages secrets, un bout de route blanche près de laquelle une scierie ronfle, dans la chaleur du jour." (incipit)
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Maiakowski   16 mai 2018
Auto de Pierre Gascar
Ceux qu'effraie légitimement le nombre des accidents sur les routes et qui conseillent aux automobilistes de rouler moins vite devraient, sans pour autant renoncer à leurs sages mises en garde, ne pas oublier qu'ils prêchent une résignation dont l'homme est devenu incapable. Nous avons droit à la vitesse, et rien, sauf le respect de la vie du prochain, ne peut nous empêcher d'essayer par moments d'acquérir ce surplus d'existence qui, en fait, équivaut à une idéalisation - hélas! fugitive - de notre condition.
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lilianelafond   17 novembre 2019
Le présage de Pierre Gascar
....goût nostalgique du passé dans lequel, à toutes les époques, certaines natures, souffrant d’une sorte de frilosité, au contact du présent, ont cherché refuge
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Aude_   08 novembre 2018
La graine de Pierre Gascar
Je connus bientôt tous les à-pics de la rive, toutes les plages où battait un flot frangé d'écume et de brindilles, l'arbre penché au-dessus de l'eau comme un mât de beaupré. La rive, à cet endroit, était sauvage, plantée d'arbres ou de taillis et cette végétation riveraine s'avançait assez loin dans les terres : c'était mon Amazonie.
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